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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 20:12

En France, un spectre hante les nuits du patronat, trouble le concert politicien du gouvernement Hollande et de ses partisans de l’austérité, dérange les médias bien en cour.

On s’acharne journalièrement à déclarer notre Parti « en déclin », « archaïque », « dépassé», «sectaire », « dogmatique »… « mort». On falsifie ses propos, caricature ses actes, on le censure pur et simplement dans les médias. Pourtant, en dépit de tout, le PCF est toujours là dans le paysage politique de la France. Un parti qui fait de la liberté, de la démocratie, la clé de tous les progrès, d’une société transformée enfin remise à l’endroit au service du monde du travail. Ce parti existe depuis 1920 dans notre pays. Si son influence en 2016 grandissait par le renforcement, c’est tout le mouvement populaire qui sera plus influent, plus fort.

L’heure n’est pas aux faux-fuyants et à tomber dans le piège grossier de cette Ve République monarchique, mais au bilan des récents et très mauvais résultats électoraux de notre parti.

L’heure doit être au sursaut et à une véritable autocritique dans un contexte de crise profonde du capitalisme mondialisé et d’un chômage de masse mortifère pour notre pays et qui profite actuellement sur fond de misère à l’extrême droite.

L’heure est à offrir une réponse aux urgences sociales par des propositions fortes d’actions et de mobilisation contre les ravages du chômage, des bas salaires et de la pauvreté qui grandit…

La politique de droite du gouvernement Valls doit être résolument combattue en ouvrant une perspective de rupture aux politiques européennes et nationales menées ces trente dernières années.

Plus que jamais, la question d’une revitalisation de nos fondamentaux est nécessaire pour les combats de classe futurs.

Notre parti ne peut fuir plus longtemps sa responsabilité de mettre en débat toutes ces questions qui doivent être au cœur de notre prochain congrès plutôt que de proposer une tambouille électorale indigeste et inutile.

Il est temps de discuter d’un projet de société qui pose ouvertement la perspective d’en finir avec un capitalisme à bout de souffle qui porte en germe la solution fasciste pour résoudre sa crise structurelle.

Voilà à mes yeux où se trouve l’urgence pour notre parti !

Jean Baus

Secrétaire à la propagande

Membre de Comité Départemental

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 20:09
Reprendre confiance dans notre force...

Les chauffeurs de taxis sont à bout. À cause de la concurrence des VTC, les voitures de tourisme avec chauffeur, leurs revenus sont en chute libre. Même en allongeant leur journée de travail, beaucoup n’arrivent plus à payer le crédit de leur voiture et de leur licence. Mais ils s’organisent et se battent pour défendre leurs intérêts.

Il en va de même pour les éleveurs et les producteurs de lait. Ils vendent leurs produits à perte et n’arrivent à se payer un salaire que grâce aux aides de l’Europe et du gouvernement. Mais ils manifestent, ils mettent l’opinion de leur côté et forcent le gouvernement à les entendre.

Et les salariés ? Combien d’ouvriers, d’employés, de techniciens sont, eux aussi, au bout du rouleau ? Combien d’hospitaliers, d’agents territoriaux ? Eux aussi accumulent les heures de travail et la fatigue, et sont condamnés aux salaires de misère. Et que dire de ceux plongés au chômage et réduits à survivre avec les minima sociaux ?

Eh bien, ils doivent, eux aussi, se manifester ! D’abord pour se faire entendre, puis pour réussir à résister aux attaques contre leurs conditions de travail et de vie. Car les salariés subissent, depuis plusieurs années, une offensive systématique du grand patronat. Déjà violentes sous Sarkozy, les attaques ont empiré avec Hollande.

La crise, la concurrence exacerbée et le chômage de masse ont été utilisés comme des moyens de chantage pour restaurer les marges et les profits des entreprises qui n’ont fait qu’enrichir une minorité. Les grandes banques réalisent des milliards de bénéfices annuels. Même des firmes comme PSA, dont on nous a dit qu’elles étaient à deux doigts de la faillite pour justifier des milliers de licenciements, font désormais le bonheur de la Bourse.

Il s’agit d’une politique de classe. Il s’agit d’une guerre de classe que le patronat mène avec l’aide du gouvernement. Mais il la mène d’autant plus facilement qu’il n’y a pas d’opposition frontale avec les travailleurs, car les réactions sont faibles ou isolées. C’est ce qu’il faut changer.

La politique et la vie des travailleurs changeront si le rapport de force entre eux et le patronat change, si les travailleurs se lèvent à nouveau pour leurs intérêts.

Les attaques contre le Code du travail, celle qui se dessine contre les chômeurs, la répression contre les salariés d’Air France ou ceux de Goodyear montrent qu’aujourd’hui le patronat et le gouvernement se sentent tout permis.

Faut-il rappeler que Hollande, Valls et Macron se revendiquent toujours de la « gauche » ? Faut-il rappeler que, de Mitterrand à Hollande, tous se sont présentés comme des candidats « vraiment » à gauche et qu’il y a eu tromperie sur la marchandise ?

L’expérience a prouvé que les frontières politiques ne passent pas entre la gauche et la droite. Elles sont déterminées par les intérêts de classe et opposent les travailleurs et les exploités à la poignée de capitalistes qui dominent l’économie.

Au lieu de véhiculer de nouvelles illusions dans des politiciens qui ne méritent pas la confiance des travailleurs, il faut encourager ces derniers à mettre en avant leurs intérêts et leur donner confiance en leurs propres forces.

La crise est à mettre au compte des banquiers et du grand patronat. C’est la faillite d’un système basé sur le monopole du capital et la recherche effrénée du profit.

Les travailleurs, qui portent toute la société sur leurs épaules, n’ont pas à accepter d’être les pions d’un tel système. Ils doivent se battre pour leurs intérêts et pour remettre l’économie sur ses pieds.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 22:17
Autoroutes : racket au péage...

Les sociétés d’autoroutes ont augmenté leurs tarifs de 1,12 % en moyenne au 1er février. Mais ce n’est qu’une moyenne. Pour les automobilistes empruntant certains tronçons, cela peut être beaucoup plus : 4 % supplémentaires par exemple pour traverser le viaduc de Millau dont le concessionnaire est Eiffage, ou 1,63 % sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF) appartenant à Vinci. Cela alors que le taux officiel de l’inflation qui était censé fixer l’augmentation est très faible : 0,2 %.

Pour justifier ces hausses, les sociétés brandissent le coût des travaux qu’elles vont effectuer. Mais il ne s’agit là que d’un tour de passe-passe, car les chantiers sont la plupart du temps concédés aux groupes de travaux publics qui possèdent ces sociétés ou à leurs filiales, et l’autorité créée pour contrôler les appels d’offres avoue elle-même n’avoir pas les moyens de le faire. Elles mettent aussi en avant le fait que l’État a augmenté la redevance qu’elles doivent lui payer pour l’occupation du domaine public et qu’elles ont légalement le droit de répercuter cette hausse sur l’automobiliste. Bref, au bout du compte, c’est toujours l’usager qui débourse.

Les autoroutes constituent pour les grands groupes de travaux publics qui les possèdent une poule aux œufs d’or. L’Autorité de la concurrence avait estimé en septembre 2014 que, sur 100 euros payés par l’automobiliste, entre 20 et 24 euros constituaient du bénéfice net pour les concessionnaires d’autoroutes. Les surprofits de ces sociétés se chiffrent à plusieurs centaines de millions par an.

L’an dernier, ce racket ayant été rendu public, le gouvernement avait obligé les sociétés à geler leurs tarifs pour 2015, tout en leur permettant de rattraper le manque à gagner sur les années suivantes. Elles avaient aussi obtenu l’allongement de la durée de leurs concessions, ce qui constitue une importante source de profits supplémentaires, les principaux investissements se faisant en début d’exploitation et la rentabilité du tronçon augmentant au fil des ans.

C’est déjà un scandale de devoir passer au péage pour circuler, quand bien souvent on n’a pas d’autre choix que de prendre l’autoroute. Mais les sociétés concessionnaires et l’État, complices pour augmenter les tarifs, en rajoutent encore en faisant payer toujours plus cher les usagers.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 22:13
EDF : nouvelle hausse des tarifs...

Cela s’est fait assez discrètement : les tarifs de l’électricité ont augmenté de 2 % le 1er janvier. Les usagers s’en rendront compte quand ils éplucheront leurs prochaines factures.

EDF cherche depuis longtemps à augmenter les tarifs et l’a déjà fait à plusieurs reprises. Mais cette fois, déclare la société, elle n’y est pour rien : le prix du kWh n’a pas bougé. Ce qui a augmenté c’est la CSPE, la très mal nommée contribution au service public de l’électricité, qui n’a pas grand-chose d’un service public. Cette CSPE, qui augmente vertigineusement chaque année et dont le montant passe maintenant à plus de 15 % des factures, est censée être une contribution pour soutenir la péréquation tarifaire dans les régions d’électrification peu commode (Corse, territoires d’outre-mer, etc.). Mais on a fourré dedans les subventions aux énergies renouvelables de l’éolien et du solaire, dont le montant atteint désormais les deux tiers de cette CSPE. En gros, chaque usager subventionne l’éolien et le solaire pour environ 10 % de sa facture. Et cela grimpe avec la multiplication des parcs éoliens et solaires dans le pays.

Cela avantage sans doute les particuliers qui ont installé des panneaux solaires sur leur toit et qui revendent avec bénéfice leur électricité à EDF, mais cela avantage surtout de grosses sociétés et bien sûr EDF elle-même et ses gros actionnaires. Au premier rang de ceux-ci, il y a l’État, propriétaire de près de 85 % des actions d’EDF, et qui empoche chaque année près de 2 milliards d’euros de dividendes, nullement destinés à financer les progrès en matière de production d’électricité, classique ou renouvelable. Cet argent va dans ses caisses et sert en grande partie à subventionner le grand patronat.

Les usagers l’ignorent généralement mais, quand ils allument l’électricité, le courant passe vers pas mal de profiteurs.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 23:33
l'assurance chômage...

Alors que les négociations entre syndicats et patronat débutent le 22 février, un rapport remis à la Ministre du travail propose de réduire la dette de l’Assurance chômage en réduisant la durée d’indemnisation et en introduisant la dégressivité des allocations chômage. La baisse pourrait aller jusqu’à 2 600 euros par an pour près de 400 000 allocataires.

Mise en œuvre entre 1992 et 2001, la dégressivité des allocations a pourtant démontré son inefficacité pour les demandeurs d’emploi à retrouver du travail. Cette nouvelle concession au patronat serait un aveu supplémentaire de faiblesse du gouvernement qui choisirait l’austérité pour ne pas s’attaquer aux immenses profits financiers annoncés chaque jour.

Faute de réussir à lutter efficacement contre le chômage, le gouvernement préfèrerait-il accroître la précarité des plus fragiles ? Le retour à l’équilibre de l’Assurance chômage est pourtant envisageable si on décidait d’augmenter la cotisation patronale, de créer des emplois pour augmenter le nombre de cotisants. Les mesures d'inspiration libérale n'ont-elles pas suffisamment fait la preuve de leur inefficacité économique et sociale ?

Avec les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat je m'opposerai avec détermination à la dégressivité des allocations chômage et à la réduction de la période d’indemnisation. Le seul résultat à peu près certain de ce type de mesures c'est que les dispositifs départementaux d’aides sociales comme le RSA, actuellement en crise, seront encore plus mis à contribution, tout comme les Centre Communaux d'Action Sociale. L'avenir, ce doit être un travail pour chacun. Il n'y a pas d'avenir dans ces calculs à courte vue qui tendent à équilibrer un régime d'aide sociale au détriment d'un autre…et surtout au détriment de la dignité humaine.

Paris, le 2 février 2016

Patrick ABATE

Maire de Talange

Sénateur de La Moselle

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 05:57
LA FORTUNE LE PEN

Les héritiers et héritières des Le Pen se présentent du côté de "ceux d’en bas" mais habitent Saint-Cloud.

Leur père et parrain, fondateur du FN, est assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF) depuis sa création en 1982. Une partie de son patrimoine vient du testament d’Hubert Lambert, auteur d’articles dans des revues nationalistes et héritier de la dynastie des ciments Lambert, dont le château au parc de Saint-Cloud.

Leurs financeurs sont ceux de la banque qu’ils font semblant de dénoncer, comme Hollande !

Et la justice dit qu’ils ont planqué des fonds en suisse !

Oui, le FN, c’est l’autre parti des riches !

Comment faire reculer le Front National ? Voilà une question largement partagée aujourd’hui par tous ceux pour qui l’antifascisme est à juste titre une valeur essentielle.

Le Front National ne cesse de progresser en voix et en élus et cela s’est confirmé aux dernières régionales. Certes, il ne remporte aucune région, mais il gagne partout des élus, et il était frappant de constater qu’à l’ouverture des conseils régionaux, les doyens comme les plus jeunes étaient souvent issus de ce parti.

Historiquement ceux qui n’ont pas pris au sérieux la possible arrivée au pouvoir des partis fascistes l’ont payé très cher. Le capital n’hésite pas, plutôt Hitler que le Front Populaire, Franco que la république espagnole, Pinochet qu’Allende au Chili ….la liste est longue jusqu’au Vénézuela où la révolution est aujourd’hui menacée.
La dictature de ses éléments les plus féroces, capables de museler les peuples et de réduire le plus possible le coût du travail, cela ne fait pas peur à la bourgeoisie ! Et il n’y a plus grand monde pour considérer que l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen est complètement impossible.
Mais le danger ne s’arrête pas là. Car, même sans prise de pouvoir directe, le FN joue un rôle particulièrement efficace pour empêcher toute alternative politique.

Le Front national a grossi au rythme de politiques gouvernementales qui ont sacrifié l’emploi, les services publics, la protection sociale, tandis que l’Union européenne étranglait les peuples et détruisait les nations. Il a bien profité aussi de médias complaisants toujours prêts à tendre leur micro aux faiseurs d’audimat.

Le FN est sciemment entretenu par François Hollande et Cambadélis, comme par Sarkozy et consorts à droite, qui espèrent ainsi gagner les élections présidentielles pour que rien ne change, c’est à dire pour que tout continue de s’aggraver pour les peuples en France, dans l’Union européenne et dans le monde.

Ainsi , nous nous retrouvons obligés de voter pour ceux que nous combattons au prétexte que c’est le seul moyen de battre le FN. D’une part, de plus en plus d’électeurs dégoûtés de ce jeu de dupes s’abstiennent, d’autre part le FN continue de se renforcer puisque tout changement politique est impossible. Loin de bousculer la vie politique et d’être un parti anti-système, comme le croient certains électeurs qui se fourvoient, le FN contribue à maintenir le pouvoir des représentants du capital et à bloquer toute perspective de changement.

Enfin, ses scores tirent à droite la vie politique, favorisent les mauvaises mesures et font oublier que la démocratie a déjà du plomb dans l’aile dans notre pays.

Notre gouvernement entend « constitutionnaliser » l’état d’urgence et , en toute complicité avec le patronat, criminalise les salariés en lutte. Les Air France licenciés pour une chemise déchirée, les Good Years condamnés à de la prison ferme, tout cela est inacceptable et traduit la volonté du système d’écraser toute révolte.

Et c’est bien là l’objectif du Front national, car ce parti qui se prétend proche des « petits » est là pour protéger les grandes richesses.

Ce n’est pas en maintenant les choses en l’état qu’on réduira le Front national mais bien en construisant une perspective de rupture avec ce système injuste et destructeur.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 04:05
JOURNEE DE LUTTE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Des centaines de fonctionnaires ont répondu à l’appel de l’intersyndicale mardi 26 janvier à Metz pour demander la fin du blocage de leur rémunération gelée depuis huit ans, et, la suppression du projet des réformes des collèges.

De nombreux camarades de la section du Jarnisy étaient présents dans le cortège.

JOURNEE DE LUTTE DANS LA FONCTION PUBLIQUE
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:16
Casserole

Alors que Sarkozy est parti pour se présenter à la présidentielle de 2017, quatre responsables de sa campagne de 2012 viennent d’être mis en examen pour la falsification des comptes.

Déjà treize personnes, dont ces quatre-là, sont poursuivies dans l’affaire Bygmalion pour la disparition frauduleuse de 18,5 millions d’euros dans ses comptes de campagne.

À présent ce sont 13,5 autres millions qui sont en cause. Sarkozy aurait donc dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne de 142 %, au moins, car on ne sait peut-être pas tout encore.

Curieusement, Sarkozy, qui habituellement sait tout sur tout, a déclaré aux juges ne rien savoir sur sa propre campagne présidentielle. Ce qui ne l’empêche pas de sortir cette semaine un livre sur « sa vérité ». Quant à ses tricheries, motus…

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:00

La section du Parti communiste du Jarnisy appelle les salariés, les retraites, les privés d’emploi à participer à la manifestation qui aura lieu :

MARDI 26 JANVIER 2016

A METZ, PLACE ST THIEBAULT

A 14 HEURES 30,

contre l’austérité dans le secteur public de l’enseignement et de la santé et pour un service public de qualité, de proximité au service des citoyens, et une nette augmentation du pouvoir d'achat.

Un covoiturage partira place de la gare à Jarny à 13 heures 15

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:53
Travailleurs de Goodyear : une condamnation scandaleuse !

Vingt-quatre mois de prison dont neuf mois de prison ferme et cinq ans de mise à l’épreuve ! C’est la condamnation qui a été prononcée, en première instance, par le tribunal correctionnel d’Amiens à l’encontre de huit anciens salariés et militants de Goodyear.

Que leur est-il reproché ? D’avoir retenu deux cadres de l’entreprise pendant trente heures dans une salle de réunion dans le cadre d’une lutte contre la fermeture de leur usine.

Mais s’il y avait une justice, ce sont les tribunaux qui auraient dû « retenir » les dirigeants de cette multinationale et empêcher que la rapacité du groupe fasse 1 143 chômeurs de plus. Et trente heures n’auraient peut-être pas suffi !

Au lieu de cela, les ouvriers de Goodyear se sont battus avec les seuls moyens à leur disposition, leur force collective et leur capacité de révolte. Et aujourd’hui, ce sont huit d’entre eux que la justice voudrait envoyer derrière les barreaux. C’est bien la preuve que les lois et la justice ne sont pas faites pour les ouvriers !

Les grands groupes capitalistes ont tous les droits. Leurs dirigeants mentent comme des arracheurs de dents. Ils mentent sur leurs produits, comme les affaires Volkswagen et Renault le montrent. Ils mentent sur leur situation financière alors qu’ils offrent des parachutes dorés à leurs dirigeants et des dividendes royaux à leurs actionnaires.

Ces mastodontes du profit ont le droit de nuire à toute la société sans être inquiétés par la justice parce que les lois sont des lois de classe. Parce que la politique menée est une politique de classe.

Après la chemise déchirée des cadres d’Air France et les déclarations infamantes de Valls à l’encontre des salariés, le gouvernement montre, une fois de plus, qu’il considère les ouvriers qui défendent leur emploi comme de vulgaires criminels. Car il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés l’ont fait.

Cette condamnation est donc le fait de l’acharnement du ministère de la Justice et, derrière lui, de Taubira et de Hollande.

Le même Hollande s’était rendu à l’usine Goodyear d’Amiens à l’occasion de la campagne pour la primaire socialiste. À la suite de Montebourg qui avait promis « l’interdiction des licenciements boursiers », Hollande s’était engagé à faire passer une loi permettant de sauver le site. Il avait alors insisté : « Je vous dis qu’au mois de mai, si je gagne, vous serez dans une meilleure situation pour vos luttes et votre emploi. »

Aujourd’hui, huit de ces salariés sont menacés de prison ferme. Et Hollande prétend toujours faire de la lutte contre le chômage sa priorité ! Avec cynisme, il nous fait même le coup de « l’urgence », après trois ans et demi de pouvoir, et après 41 milliards de CICE versés aux entreprises sans qu’un seul emploi ne soit créé !

Comme sous la droite, la lutte contre le chômage aura été le prétexte à de nouveaux cadeaux au patronat et à la démolition des droits sociaux.

Aujourd’hui, outre la manipulation statistique qui permettra de sortir 500 000 personnes des chiffres du chômage en les mettant en formation, le gouvernement prévoit encore d’attaquer les droits des salariés aux Prud’hommes en plafonnant les indemnités de licenciement.

Preuve supplémentaire que le gouvernement ne combat pas les licencieurs, mais les salariés menacés de licenciements. Ce n’est sûrement pas cela qui créera le moindre emploi !

Alors oui, il faut se mobiliser pour obtenir la relaxe des ex-salariés de Goodyear. Pour dénoncer cette attaque visant tous les travailleurs qui veulent défendre leur emploi. Pour réaffirmer la nécessité d’interdire les licenciements et forcer ces grands groupes richissimes à embaucher et répartir le travail entre tous, sans diminution de salaire.

C’est, pour nous tous, travailleurs, une question de survie.

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