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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:42
Loi Macron : tout pour les patrons

« Une loi pour la croissance et l'activité », voilà comment Valls et Hollande présentent la loi Macron. Ils n'ont décidément pas peur du ridicule. Ni l'ouverture de lignes de car nationales ni la libéralisation des professions d'avocat ou de notaire ne relanceront l'économie. Quant à vendre plus aux touristes le dimanche, cela fera surtout le bonheur de quelques grands magasins.

Plus cynique encore, ils vendent la loi Macron comme une « loi de progrès et de liberté ». Cette loi programme la quasi-disparition des inspecteurs du travail. Elle « simplifie » encore les procédures de licenciements collectifs, ce qui signifie que les travailleurs auront moins de droits, moins de recours, moins de temps pour défendre leurs intérêts. Et le gouvernement prétendument socialiste ose parler de progrès !

Au prétexte de réduire les délais d'attente aux Prud'hommes, la loi prévoit de renforcer le rôle des juges professionnels au détriment des conseillers prudhommaux, suspectés d'être trop favorables aux salariés puisque, dans 60 % des cas, ils leur donnent raison. Ce sera certainement un progrès pour le patronat, pas pour les travailleurs !

Après les reculs imposés par la réforme des retraites, après la loi sur la flexibilité qui a donné les coudées franches au patronat dans les entreprises, après les cadeaux du pacte de responsabilité que nous paierons tous, le gouvernement continue de démolir les droits des travailleurs les uns après les autres.

Le travail du dimanche en est le symbole. Oui, dans le contexte actuel, la banalisation du travail du dimanche est un recul pour les travailleurs. Le gouvernement assure qu'il respectera la liberté de chacun, car le travail du dimanche se fera au volontariat. Seuls de fieffés hypocrites peuvent parler ainsi.

Comment une employée de magasin craignant pour son emploi peut-elle dire non à son patron ? Comment dire, dans un entretien d'embauche, qu'on ne veut pas travailler le dimanche ? Et comment refuser, là où une compensation existe, 100 ou 200 euros de plus, quand on n'arrive pas à boucler ses fins de mois ?

Non, le travail du dimanche n'a rien d'un choix libre. Les salariés concernés y sont forcés par la nécessité comme par la pression patronale et, pour eux, ce sera une contrainte, un sacrifice de plus.

Le gouvernement prétend imposer une compensation systématique au travail du dimanche. C'est encore à voir, car la loi n'oblige pas à ce qu'elle soit financière. Les employeurs auront toute latitude pour ne pas majorer le travail dominical, surtout une fois qu'il sera banalisé.

Le travail du dimanche est très demandé par les étudiants, nous dit-on. Mais ce n'est pas par plaisir que certains étudiants passent leur dimanche à travailler chez McDo, c'est faute d'une bourse d'études suffisante.

Présenter comme une « liberté » ce qui n'est qu'un choix imposé aux exploités et aux plus pauvres fait partie depuis toujours de la propagande patronale. Au prétexte que des salariés l'acceptent, le patronat veut pouvoir faire travailler les salariés 24 heures sur 24, sept jours sur sept, au gré de ses intérêts bien sûr.

Aujourd'hui, le gouvernement accède aux désirs patronaux sur le travail du dimanche ; mais demain, à quoi s'attaquera-t-il ? Au nombre de jours de congés ? Au CDI ? Aux délégués du personnel ? Au smic ? Nombre de patrons se permettent aujourd'hui, au prétexte de la crise, d'imposer des baisses de salaire ; demain, ils demanderont au gouvernement de revenir aux 39 heures payées 35.

Le gouvernement et les médias veulent faire pleurer dans les chaumières avec les prétendues difficultés patronales. Même quand il est question du compte pénibilité, ce sont les patrons qu'ils veulent faire plaindre. À les entendre, ce n'est plus le port de charges lourdes, les gestes mille fois répétés, le travail dans le froid ou de nuit qui est pénible, c'est le travail harassant qui consiste à répertorier tout cela sur une feuille !

C'est le monde à l'envers. Et il n'y a aucune raison que les attaques patronales s'arrêtent là.

Les « verrous », les « carcans », que patronat et gouvernement dénoncent d'une même voix, sont des droits et des protections pour les travailleurs.

La lutte de classe a ses lois : quand les exploiteurs réclament « plus de droits » cela en signifie moins pour les exploités. Mais une des lois de la lutte de classe, c'est aussi que les exploiteurs ne peuvent pas tirer indéfiniment sur la corde.

Les travailleurs ne se laisseront pas renvoyer à la condition ouvrière du 19e siècle. Ils se sont battus pour en sortir, ils se battront pour ne pas y retourner.

L.O.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 20:53
Dormir dans la rue en hiver

Avec la baisse des températures, la situation des sans-abri devient encore plus dramatique. Selon l'Insee, 150 000 personnes dorment dans la rue ou sont hébergées dans des logements précaires sans confort. C'est un chiffre en augmentation de 40 % en dix ans. Dans tout le pays, il n'y a que 100 000 places disponibles dans des centres et 8 000 de plus ouvertes en hiver. C'est notoirement insuffisant, et plus de la moitié des personnes qui appellent le numéro d'urgence, le 115, sont éconduites, chiffre encore plus élevé pour les familles avec enfants.

Les associations d'accueil réclament l'ouverture des places disponibles que l'État ne veut utiliser qu'en cas de « grand froid ». Elles dénoncent une « politique du thermomètre » alors que, dès maintenant, laisser dormir dans la rue des familles avec des enfants représente un véritable scandale.

Sans des associations comme la Banque alimentaire ou les Restaurants du cœur, les plus démunis ne mangeraient pas à leur faim. Pour les moyens alloués aux aides d'urgence, le gouvernement applique la même politique d'austérité que dans les autres domaines. Pour les SDF, il n'y a jamais d'argent ni d'urgence, et c'est à la générosité du public que les associations font appel. C'est honteux et, comme aurait dit Coluche, « Putain de société ! »

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:26

La direction de l'usine Sovab de Batilly, en Meurthe-et-Moselle, vient d'annoncer une forte hausse des commandes d'utilitaires Masters : + 8 % pour le premier trimestre 2015, alors que pour les premiers mois de l'année c'est en général plutôt le contraire dans le secteur automobile. Cette annonce a lieu trois semaines après la suppression de l'équipe de nuit et le licenciement de 450 intérimaires présents dans l'usine depuis avril.

Pour tous les travailleurs de l'usine, il n'y a pas besoin de réfléchir beaucoup. La solution, simple et de bon sens, ce serait l'embauche en CDI, une mesure d'utilité publique face au chômage. Cela permettrait de diminuer les charges de travail de tous et de remplacer les départs en retraite qui, depuis des années, ne sont pas compensés. Rien que pour cette année, il y a cent travailleurs de moins dans l'usine !

L'embauche en CDI ne serait que justice, pour ces centaines de camarades intérimaires qui chaque année travaillent aux postes les plus durs, trois, six ou huit mois, en contrat pour « accroissement temporaire d'activité ».

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 12:49

Vandières pour la Lorraine

Sans impôt nouveau, le financement de la gare d’interconnexion, TER-TGV de Vandières est assuré. C’est une chance historique pour notre région ! Nancy et Metz desserviront toujours, par TGV, Paris qui n’est pas desservi par Louvigny.

Avec Vandières, de toute la Lorraine, à partir de la gare la plus proche, chacun pourra prendre le TGV, pour se rendre partout en France et en Europe sans déranger personne, faire de longs trajets en voiture et payer le parking.

Mais surtout, les 4 coins de l’Europe seront reliés directement à la lorraine via la gare d’interconnexion TGV de Vandières. C’est une attractivité nouvelle pour notre région !

La reconversion de la gare de Louvigny est dans le fret ferroviaire express avec une voie blanche de liaison exclusivement réservée et dédiée au transport de marchandises avec l’aéroport de Metz- Nancy-Lorraine.

Pour des raisons politiciennes ceux qui hier ont signé le protocole additionnel pour Vandières : le Conseil Général 57, ville de Nancy, Longuet…oseraient –ils dire aujourd’hui le contraire ?

Serait-il inconcevable pour eux que nous réussissions, là où ils ont échoué ? Afin d’éviter les polémiques avec la droite qui prétend à la gabegie des deniers publics, le Président Masseret propose une consultation citoyenne.

Chiche ! Un véritable débat d’idées va s’ouvrir. Nous prendrons notre part en faveur de Vandières. L’opinion publique se prononcera, le vote sera respecté. Nous sommes loin de la démagogie haineuse de la droite.

Roger Tirlicien

Président du Groupe Communiste

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 20:24

On aura tout vu ! Voilà que le patronat organise une semaine de « mobilisation » ! Gattaz, le représentant du Medef, qui regroupe des grands patrons comme Pinault, Arnault ou Dassault, parle, sans rire, de la « souffrance des patrons ».

On imagine combien les fins de mois doivent être difficiles pour ce grand patronat, qui se partage les dividendes des grands groupes. On imagine la souffrance des grands actionnaires de L'Oréal, qui doivent se contenter des 2,9 milliards de profits nets, quand la BNP Paribas en affiche 4,8 et Total 8,4 !

Quant au PDG de Sanofi, qui a gagné 8,6 millions d'euros en 2013, soit 500 années de smic, et à Bernard Arnault, le patron de LVMH appointé à 8 millions, on les voit bien dénoncer les hausses d'impôts autour d'un repas à quelques centaines d'euros.

Ces « malheureux » ne se donneront tout de même pas la peine de manifester. Le Medef ayant prévu de s'en tenir à un meeting et une pétition, il n'y a aucune chance de croiser Arnault ou Pinault dans la rue. Il faut dire qu'ils n'ont pas besoin de défiler, puisque ce sont les ministres qui défilent à chacune de leurs réunions, et qu'ils peuvent s'inviter comme ils veulent à l'Élysée.

Non, ceux que l'on a vus battre le pavé, ce sont les petits patrons, ceux du bâtiment ou de la métallurgie, qui ont répondu à l'appel de la Confédération générale des PME. Autrement dit, le grand patronat a réussi à mobiliser derrière sa cause la grande masse des petits patrons qu'il est en train d'étrangler.

Les problèmes de nombreux petits patrons, confrontés à la chute de leurs carnets de commandes, sont réels. Mais ils le sont d'autant plus que les grandes entreprises et les banques ne leur font pas de cadeaux. Combien d'agriculteurs, d'artisans et de petits commerçants, ruinés par la concurrence des Carrefour et autres Auchan ? Combien se sont vu refuser le crédit qui leur aurait permis de traverser une mauvaise passe ?

Les grands groupes traversent la crise sans encombre, parce qu'ils la font payer aux travailleurs mais aussi parce qu'ils se servent des plus petites entreprises comme d'amortisseurs, en arrêtant net leurs contrats ou en leur imposant des prix cassés.

Et l'inégalité ne s'arrête pas là. Quand une PME est effectivement taxée à 30 % au titre de l'impôt sur les sociétés, les entreprises de plus de 2 000 salariés ne le sont, en moyenne, qu'à 13 %, et les entreprises du CAC 40 à 8 %. Et c'est sans parler des mastodontes comme Total, qui réussissent à payer zéro euro d'impôt sur les sociétés.

L'ironie de la situation est que les petits patrons donnés en exemple vont porter des revendications qui ne sont pas les leurs. Qu'est-ce que cela peut changer, pour eux, que le dimanche devienne un jour travaillé comme les autres ? La plupart des commerçants y sont même opposés, car ils savent qu'ils ne pourront tenir face à la grande distribution.

Nombre de petits patrons et commerçants savent que leur sort est lié à celui des travailleurs, puisque leur chiffre d'affaires en dépend. Quand il y a des licenciements dans les grandes entreprises, ils savent qu'ils finiront, eux aussi, par en payer le prix.

Lu dans Lutte Ouvrière

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 19:05
A Gérard Collomb, qui déborde le MEDEF par la droite

Même le MEDEF n’avait pas osé ! Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, préconise une période d’essai « de 2 à 3 ans » pour les salariés en CDI. Objectif : le patron aura plus de temps « pour évalué le salarié et l’évolution de l’activité ».

Le sénateur en connaît un rayon, lui qui n’a jamais mis les pieds dans une entreprise…

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 19:04
 Florange , symbole de la servilité de Hollande  vis-à-vis de la bourgeoisie

Hollande est retourné à Florange pour poser la première pierre de l'Institut de métallurgie du Val de Fensch et vanter la « Lorraine du futur ». Il prétend faire de la région une Silicon Valley de la métallurgie. De qui se moque-t-il ?

Il y a deux ans, Hollande a entériné la fermeture des hauts-fourneaux de Florange. Il n'y a donc plus d'acier produit sur place. Le site de transformation tourne à plein, mais il est désormais dépendant de l'acier importé et rien n'empêche plus ArcelorMittal de déplacer cette production, dans l'avenir.

Quant à la « réindustrialisation » de la Lorraine, elle se résume pour l'heure à la mise en place d'un laboratoire de recherche publique qui créera... 15 emplois. 15 emplois, pour une vallée de la Fensch où le taux de chômage est de 17 % à Hayange, Uckange ou Gandrange, où les petites entreprises et les commerces survivent difficilement, voilà la réponse du gouvernement !

Hollande s'est félicité de ce qu'il n'y ait pas eu de plan social. Entre les départs à la retraite et les reclassements dans la filière froide du site, seul un employé sur les 629 licenciés resterait à recaser. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais, si aucun des 629 ouvriers des hauts-fourneaux ne pointe à Pôle emploi, d'autres y sont retournés. Car Mittal n'a pas créé de postes pour les ouvriers reclassés, ceux-ci ont pris la place de CDD ou d'intérimaires. Ce sont ces derniers qui pointent aujourd'hui à Pôle emploi. Et, sur les centaines d'ouvriers des entreprises extérieures travaillant pour les hauts-fourneaux, combien ont été licenciés à la suite de l'arrêt du site ?

Les défenseurs de Hollande diront que le président a eu le courage de revenir, ce que Sarkozy n'avait pas fait à Gandrange. Mais cela ne s'appelle pas du courage, c'est de la manipulation. Une manipulation grossière et indécente.

Florange est et restera le symbole des trahisons de Hollande vis-à-vis des travailleurs. Il est le symbole de sa passivité face aux licenciements, le symbole de sa lâcheté vis-à-vis des groupes richissimes et de sa servilité vis-à-vis de la bourgeoisie.

Une servilité que l'on constate tous les jours, d'un bout à l'autre du pays

Florange n'a rien d'un accident de parcours. Elle reflète la conception profondément ancrée que, sans les riches capitalistes, les travailleurs et la société ne sont rien. C'est une façon de voir le monde à l'envers. C'est un préjugé d'autant plus répandu qu'il est partagé et propagé par tous les politiciens qui cautionnent la société capitaliste, qu'ils soient de droite, ou d'extrême droite.

Le résultat est celui que l'on connaît : des fortunes qui s'accumulent à un pôle, avec des records de dividendes, des groupes qui se rachètent à coups de dizaines de milliards et, de l'autre côté, les bas salaires, le chômage et la précarité pour les travailleurs.

À Florange, Hollande n'a pas prévu d'aller saluer les bénévoles des Restos du cœur de la région, qui ont ouvert leurs portes. C'est pourtant là qu'il pourrait mesurer les effets concrets de sa politique !

Mais le monde du travail ne se laissera pas condamner indéfiniment à être laissé pour compte par une bourgeoisie cupide et un gouvernement complice. Tôt ou tard, il revendiquera son dû, car c'est lui qui est à la base de tout dans la société. Tôt ou tard, il contestera leur légitimité à tous ces capitalistes qui sont aujourd'hui arrosés de milliards et acculent l'économie et la société à la faillite.

Lu dans le journal lutte ouvrière du 24 novembre 2014

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:26

La procédure se poursuit concernant l’affaire qui oppose le maire de Saint-Avold à quatre employés de la ville. Hier, trois des quatre dossiers ont été examinés par le tribunal administratif de Strasbourg.

Les salariés avaient porté plainte en juillet 2012 pour discrimination syndicale et harcèlement moral. En effet, trois agents, qui avaient créé une section CGT au sein de la mairie, s’étaient vu sanctionnés, déclassés et/ou mutés à des postes qui n’étaient pas en lien avec leurs compétences. Une quatrième personne, conjointe d’un des plaignants et également employée à la mairie, avait attaqué André Wojciechowski, constatant qu’après cinq années de services, son CDD n’était soudainement plus renouvelé.

Le tribunal correctionnel de Sarreguemines a déjà condamné le maire à une amende de 2 500 €, pour ces faits de discrimination syndicale. Hier, devant le tribunal administratif, le rapporteur public s’est montré favorable à toutes les demandes des requérants. Il a ainsi demandé au juge la réintégration de chacun au sein de leurs fonctions d’origine et de condamner la Ville à verser 1 000 € à chaque demandeur.

La décision devrait être rendue dans un délai de trois semaines.

La section du Parti communiste du Jarnisy a soutenu dès le 1er jour ces salariés qui luttaient avec leur syndicat CGT pour leur réintégration et le droit syndical face à ce maire ultra réactionnaire.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:24
POLITIQUE CONSEIL GENERAL DE MEURTHE-ET-MOSELLE ALERTE A LA PRECARITE !

27 000 habitants du département touchent aujourd’hui le RSA. Ce qui, souvent, ne suffit pas à vivre.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 65 % en six ans dans le département et 8 % des habitants sont au RSA. Les chiffres ont été communiqués lors de la session du conseil général de Meurthe-et-Moselle.

Les chiffres communiqués, mercredi, lors du débat d’orientation budgétaire mené au conseil général de Meurthe-et-Moselle, sont effrayants. Depuis le début de la crise, en 2008, le nombre de chômeurs a augmenté de 23 000 dans le département, soit une hausse de 65 % ! Plus de 55 000 Meurthe-et-Mosellans sont aujourd’hui en recherche d’emploi.

43 % de ces demandeurs d’emploi sont au chômage depuis plus d’un an, contre 27 % six ans auparavant. Les chômeurs de très longue durée sont également en forte hausse. Leur nombre a doublé en quatre ans. Ils représentent 22 % des chômeurs.

Corollaire de cette situation inquiétante, l’augmentation du nombre d’allocataires du RSA (revenu de solidarité active). Plus de 27 000 habitants du département touchent aujourd’hui ce RSA. Soit 8 % de la population. 0,8 point de plus que la moyenne nationale.

40 M€ de moins en trois ans

« Certains territoires comme l’Est-Lunévillois subissent plus fortement la pauvreté et la précarité », a commenté René Mangin, rapporteur d’un projet de budget départemental qui doit prendre en compte une baisse des dotations de l’État de 40 millions d’euros (M€) sur les trois années à venir, dont 12 à 13 M€ pour 2015, alors que dans le même temps, les dépenses obligatoires d’allocations de solidarité versées par le Département sont en augmentation.

René Mangin s’est tout de même engagé à ne pas augmenter la fiscalité départementale en 2015, et à maintenir les actions de solidarité. Les dépenses de fonctionnement « seront contenues pour préserver un autofinancement minimal et dégager des marges pour l’investissement », a-t-il précisé.

Malgré la crise, le conseil général prévoit, en effet, d’augmenter les investissements, avec notamment la poursuite du plan collèges nouvelles générations, qui affecte 270 M€ à la restructuration des 69 collèges du département, d’ici 2018.

Ces choix seront pour partie financés par l’emprunt. L’exécutif départemental assure que l’encours de la dette par Meurthe-et-Mosellan est de 352 €, plaçant le département au 21e rang national.

Les prévisions de budget 2015 portent les recettes de fonctionnement à 700,5 M€, les dépenses de fonctionnement à 657,1 M€, les dépenses d’investissement à 192,5 M€, pour un emprunt de 79,3 M€.

« De sérieuses difficultés existent, mais la qualité de la gestion menée nous donne la possibilité de considérer les années à venir sans inquiétude excessive », a estimé René Mangin.

Mathieu Klein, président du conseil général, a conclu de manière volontariste : « Je m’inscris en faux par rapport à tous les discours anxiogènes. Nous ne sommes pas là pour hurler avec les loups. Mais pour agir ! »

L’opposition ne partageait pas la vision positive de la majorité…

Lu dans le RL du 21-11-2014

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 23:01
Question a  André Chassaigne Député du Puy-de-Dôme (Parti communiste)

Renationaliser ce bien commun pour baisser les prix

La renationalisation des autoroutes est-elle réaliste ?

C’est réalisable. Une partie des bénéfices réalisés servirait à rembourser les concessionnaires. Cela laisserait également une marge pour baisser le prix des péages. À moyen terme, cela permettrait de développer d’autres modes de transport dans le cadre de la transition écologique. Les autoroutes sont un bien commun que l’on ne doit pas laisser aux privés.

Des tarifs qui baissent… C’est du domaine du rêve ?

Sur 100 € de péage versés, entre 20 € et 24 € euros vont aujourd’hui directement dans les poches des actionnaires. Un quart des recettes ! Entre 2006 et 2013, depuis la privatisation, les sociétés concessionnaires ont versé 15 milliards d’euros de dividendes, soit du profit net, après investissement, après entretien… Il y a de la marge pour en reverser aux usagers.

Quelle est l’estimation du prix des concessions ?

En 2005, le prix avait été évalué à 15 milliards. Depuis 2005, les concessionnaires ont donc largement payé leurs investissements vu qu’ils ont versé 15 milliards de dividendes. Il faudra une évaluation précise.

Les usagers ont-ils été les vrais perdants de la privatisation ?

Notre ministre de l’Économie Emmanuel Macron l’a dit au Sénat le 13 novembre. L’autorité de la concurrence avait tenu le même discours en septembre en soulignant « la rentabilité exceptionnelle » des concessionnaires.

La Fondation Terra Nova, un laboratoire d’idées de gauche, propose de toucher la fiscalité des maisons mères des concessionnaires.

Elle propose de réguler le secteur et de taxer les surprofits. Il s’agit de contraindre les sociétés à renégocier à l’amiable leurs contrats. Il s’agit d’une première étape. C’est l’urgence. Cela n’empêche pas de poser la question de la renationalisation

Lu dans le RL du 20/11/2014

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