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à La Maison du
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 22:17
Autoroutes : racket au péage...

Les sociétés d’autoroutes ont augmenté leurs tarifs de 1,12 % en moyenne au 1er février. Mais ce n’est qu’une moyenne. Pour les automobilistes empruntant certains tronçons, cela peut être beaucoup plus : 4 % supplémentaires par exemple pour traverser le viaduc de Millau dont le concessionnaire est Eiffage, ou 1,63 % sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF) appartenant à Vinci. Cela alors que le taux officiel de l’inflation qui était censé fixer l’augmentation est très faible : 0,2 %.

Pour justifier ces hausses, les sociétés brandissent le coût des travaux qu’elles vont effectuer. Mais il ne s’agit là que d’un tour de passe-passe, car les chantiers sont la plupart du temps concédés aux groupes de travaux publics qui possèdent ces sociétés ou à leurs filiales, et l’autorité créée pour contrôler les appels d’offres avoue elle-même n’avoir pas les moyens de le faire. Elles mettent aussi en avant le fait que l’État a augmenté la redevance qu’elles doivent lui payer pour l’occupation du domaine public et qu’elles ont légalement le droit de répercuter cette hausse sur l’automobiliste. Bref, au bout du compte, c’est toujours l’usager qui débourse.

Les autoroutes constituent pour les grands groupes de travaux publics qui les possèdent une poule aux œufs d’or. L’Autorité de la concurrence avait estimé en septembre 2014 que, sur 100 euros payés par l’automobiliste, entre 20 et 24 euros constituaient du bénéfice net pour les concessionnaires d’autoroutes. Les surprofits de ces sociétés se chiffrent à plusieurs centaines de millions par an.

L’an dernier, ce racket ayant été rendu public, le gouvernement avait obligé les sociétés à geler leurs tarifs pour 2015, tout en leur permettant de rattraper le manque à gagner sur les années suivantes. Elles avaient aussi obtenu l’allongement de la durée de leurs concessions, ce qui constitue une importante source de profits supplémentaires, les principaux investissements se faisant en début d’exploitation et la rentabilité du tronçon augmentant au fil des ans.

C’est déjà un scandale de devoir passer au péage pour circuler, quand bien souvent on n’a pas d’autre choix que de prendre l’autoroute. Mais les sociétés concessionnaires et l’État, complices pour augmenter les tarifs, en rajoutent encore en faisant payer toujours plus cher les usagers.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 22:13
EDF : nouvelle hausse des tarifs...

Cela s’est fait assez discrètement : les tarifs de l’électricité ont augmenté de 2 % le 1er janvier. Les usagers s’en rendront compte quand ils éplucheront leurs prochaines factures.

EDF cherche depuis longtemps à augmenter les tarifs et l’a déjà fait à plusieurs reprises. Mais cette fois, déclare la société, elle n’y est pour rien : le prix du kWh n’a pas bougé. Ce qui a augmenté c’est la CSPE, la très mal nommée contribution au service public de l’électricité, qui n’a pas grand-chose d’un service public. Cette CSPE, qui augmente vertigineusement chaque année et dont le montant passe maintenant à plus de 15 % des factures, est censée être une contribution pour soutenir la péréquation tarifaire dans les régions d’électrification peu commode (Corse, territoires d’outre-mer, etc.). Mais on a fourré dedans les subventions aux énergies renouvelables de l’éolien et du solaire, dont le montant atteint désormais les deux tiers de cette CSPE. En gros, chaque usager subventionne l’éolien et le solaire pour environ 10 % de sa facture. Et cela grimpe avec la multiplication des parcs éoliens et solaires dans le pays.

Cela avantage sans doute les particuliers qui ont installé des panneaux solaires sur leur toit et qui revendent avec bénéfice leur électricité à EDF, mais cela avantage surtout de grosses sociétés et bien sûr EDF elle-même et ses gros actionnaires. Au premier rang de ceux-ci, il y a l’État, propriétaire de près de 85 % des actions d’EDF, et qui empoche chaque année près de 2 milliards d’euros de dividendes, nullement destinés à financer les progrès en matière de production d’électricité, classique ou renouvelable. Cet argent va dans ses caisses et sert en grande partie à subventionner le grand patronat.

Les usagers l’ignorent généralement mais, quand ils allument l’électricité, le courant passe vers pas mal de profiteurs.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 23:33
l'assurance chômage...

Alors que les négociations entre syndicats et patronat débutent le 22 février, un rapport remis à la Ministre du travail propose de réduire la dette de l’Assurance chômage en réduisant la durée d’indemnisation et en introduisant la dégressivité des allocations chômage. La baisse pourrait aller jusqu’à 2 600 euros par an pour près de 400 000 allocataires.

Mise en œuvre entre 1992 et 2001, la dégressivité des allocations a pourtant démontré son inefficacité pour les demandeurs d’emploi à retrouver du travail. Cette nouvelle concession au patronat serait un aveu supplémentaire de faiblesse du gouvernement qui choisirait l’austérité pour ne pas s’attaquer aux immenses profits financiers annoncés chaque jour.

Faute de réussir à lutter efficacement contre le chômage, le gouvernement préfèrerait-il accroître la précarité des plus fragiles ? Le retour à l’équilibre de l’Assurance chômage est pourtant envisageable si on décidait d’augmenter la cotisation patronale, de créer des emplois pour augmenter le nombre de cotisants. Les mesures d'inspiration libérale n'ont-elles pas suffisamment fait la preuve de leur inefficacité économique et sociale ?

Avec les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat je m'opposerai avec détermination à la dégressivité des allocations chômage et à la réduction de la période d’indemnisation. Le seul résultat à peu près certain de ce type de mesures c'est que les dispositifs départementaux d’aides sociales comme le RSA, actuellement en crise, seront encore plus mis à contribution, tout comme les Centre Communaux d'Action Sociale. L'avenir, ce doit être un travail pour chacun. Il n'y a pas d'avenir dans ces calculs à courte vue qui tendent à équilibrer un régime d'aide sociale au détriment d'un autre…et surtout au détriment de la dignité humaine.

Paris, le 2 février 2016

Patrick ABATE

Maire de Talange

Sénateur de La Moselle

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 05:57
LA FORTUNE LE PEN

Les héritiers et héritières des Le Pen se présentent du côté de "ceux d’en bas" mais habitent Saint-Cloud.

Leur père et parrain, fondateur du FN, est assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF) depuis sa création en 1982. Une partie de son patrimoine vient du testament d’Hubert Lambert, auteur d’articles dans des revues nationalistes et héritier de la dynastie des ciments Lambert, dont le château au parc de Saint-Cloud.

Leurs financeurs sont ceux de la banque qu’ils font semblant de dénoncer, comme Hollande !

Et la justice dit qu’ils ont planqué des fonds en suisse !

Oui, le FN, c’est l’autre parti des riches !

Comment faire reculer le Front National ? Voilà une question largement partagée aujourd’hui par tous ceux pour qui l’antifascisme est à juste titre une valeur essentielle.

Le Front National ne cesse de progresser en voix et en élus et cela s’est confirmé aux dernières régionales. Certes, il ne remporte aucune région, mais il gagne partout des élus, et il était frappant de constater qu’à l’ouverture des conseils régionaux, les doyens comme les plus jeunes étaient souvent issus de ce parti.

Historiquement ceux qui n’ont pas pris au sérieux la possible arrivée au pouvoir des partis fascistes l’ont payé très cher. Le capital n’hésite pas, plutôt Hitler que le Front Populaire, Franco que la république espagnole, Pinochet qu’Allende au Chili ….la liste est longue jusqu’au Vénézuela où la révolution est aujourd’hui menacée.
La dictature de ses éléments les plus féroces, capables de museler les peuples et de réduire le plus possible le coût du travail, cela ne fait pas peur à la bourgeoisie ! Et il n’y a plus grand monde pour considérer que l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen est complètement impossible.
Mais le danger ne s’arrête pas là. Car, même sans prise de pouvoir directe, le FN joue un rôle particulièrement efficace pour empêcher toute alternative politique.

Le Front national a grossi au rythme de politiques gouvernementales qui ont sacrifié l’emploi, les services publics, la protection sociale, tandis que l’Union européenne étranglait les peuples et détruisait les nations. Il a bien profité aussi de médias complaisants toujours prêts à tendre leur micro aux faiseurs d’audimat.

Le FN est sciemment entretenu par François Hollande et Cambadélis, comme par Sarkozy et consorts à droite, qui espèrent ainsi gagner les élections présidentielles pour que rien ne change, c’est à dire pour que tout continue de s’aggraver pour les peuples en France, dans l’Union européenne et dans le monde.

Ainsi , nous nous retrouvons obligés de voter pour ceux que nous combattons au prétexte que c’est le seul moyen de battre le FN. D’une part, de plus en plus d’électeurs dégoûtés de ce jeu de dupes s’abstiennent, d’autre part le FN continue de se renforcer puisque tout changement politique est impossible. Loin de bousculer la vie politique et d’être un parti anti-système, comme le croient certains électeurs qui se fourvoient, le FN contribue à maintenir le pouvoir des représentants du capital et à bloquer toute perspective de changement.

Enfin, ses scores tirent à droite la vie politique, favorisent les mauvaises mesures et font oublier que la démocratie a déjà du plomb dans l’aile dans notre pays.

Notre gouvernement entend « constitutionnaliser » l’état d’urgence et , en toute complicité avec le patronat, criminalise les salariés en lutte. Les Air France licenciés pour une chemise déchirée, les Good Years condamnés à de la prison ferme, tout cela est inacceptable et traduit la volonté du système d’écraser toute révolte.

Et c’est bien là l’objectif du Front national, car ce parti qui se prétend proche des « petits » est là pour protéger les grandes richesses.

Ce n’est pas en maintenant les choses en l’état qu’on réduira le Front national mais bien en construisant une perspective de rupture avec ce système injuste et destructeur.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 04:05
JOURNEE DE LUTTE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Des centaines de fonctionnaires ont répondu à l’appel de l’intersyndicale mardi 26 janvier à Metz pour demander la fin du blocage de leur rémunération gelée depuis huit ans, et, la suppression du projet des réformes des collèges.

De nombreux camarades de la section du Jarnisy étaient présents dans le cortège.

JOURNEE DE LUTTE DANS LA FONCTION PUBLIQUE
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:16
Casserole

Alors que Sarkozy est parti pour se présenter à la présidentielle de 2017, quatre responsables de sa campagne de 2012 viennent d’être mis en examen pour la falsification des comptes.

Déjà treize personnes, dont ces quatre-là, sont poursuivies dans l’affaire Bygmalion pour la disparition frauduleuse de 18,5 millions d’euros dans ses comptes de campagne.

À présent ce sont 13,5 autres millions qui sont en cause. Sarkozy aurait donc dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne de 142 %, au moins, car on ne sait peut-être pas tout encore.

Curieusement, Sarkozy, qui habituellement sait tout sur tout, a déclaré aux juges ne rien savoir sur sa propre campagne présidentielle. Ce qui ne l’empêche pas de sortir cette semaine un livre sur « sa vérité ». Quant à ses tricheries, motus…

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:00

La section du Parti communiste du Jarnisy appelle les salariés, les retraites, les privés d’emploi à participer à la manifestation qui aura lieu :

MARDI 26 JANVIER 2016

A METZ, PLACE ST THIEBAULT

A 14 HEURES 30,

contre l’austérité dans le secteur public de l’enseignement et de la santé et pour un service public de qualité, de proximité au service des citoyens, et une nette augmentation du pouvoir d'achat.

Un covoiturage partira place de la gare à Jarny à 13 heures 15

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:53
Travailleurs de Goodyear : une condamnation scandaleuse !

Vingt-quatre mois de prison dont neuf mois de prison ferme et cinq ans de mise à l’épreuve ! C’est la condamnation qui a été prononcée, en première instance, par le tribunal correctionnel d’Amiens à l’encontre de huit anciens salariés et militants de Goodyear.

Que leur est-il reproché ? D’avoir retenu deux cadres de l’entreprise pendant trente heures dans une salle de réunion dans le cadre d’une lutte contre la fermeture de leur usine.

Mais s’il y avait une justice, ce sont les tribunaux qui auraient dû « retenir » les dirigeants de cette multinationale et empêcher que la rapacité du groupe fasse 1 143 chômeurs de plus. Et trente heures n’auraient peut-être pas suffi !

Au lieu de cela, les ouvriers de Goodyear se sont battus avec les seuls moyens à leur disposition, leur force collective et leur capacité de révolte. Et aujourd’hui, ce sont huit d’entre eux que la justice voudrait envoyer derrière les barreaux. C’est bien la preuve que les lois et la justice ne sont pas faites pour les ouvriers !

Les grands groupes capitalistes ont tous les droits. Leurs dirigeants mentent comme des arracheurs de dents. Ils mentent sur leurs produits, comme les affaires Volkswagen et Renault le montrent. Ils mentent sur leur situation financière alors qu’ils offrent des parachutes dorés à leurs dirigeants et des dividendes royaux à leurs actionnaires.

Ces mastodontes du profit ont le droit de nuire à toute la société sans être inquiétés par la justice parce que les lois sont des lois de classe. Parce que la politique menée est une politique de classe.

Après la chemise déchirée des cadres d’Air France et les déclarations infamantes de Valls à l’encontre des salariés, le gouvernement montre, une fois de plus, qu’il considère les ouvriers qui défendent leur emploi comme de vulgaires criminels. Car il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés l’ont fait.

Cette condamnation est donc le fait de l’acharnement du ministère de la Justice et, derrière lui, de Taubira et de Hollande.

Le même Hollande s’était rendu à l’usine Goodyear d’Amiens à l’occasion de la campagne pour la primaire socialiste. À la suite de Montebourg qui avait promis « l’interdiction des licenciements boursiers », Hollande s’était engagé à faire passer une loi permettant de sauver le site. Il avait alors insisté : « Je vous dis qu’au mois de mai, si je gagne, vous serez dans une meilleure situation pour vos luttes et votre emploi. »

Aujourd’hui, huit de ces salariés sont menacés de prison ferme. Et Hollande prétend toujours faire de la lutte contre le chômage sa priorité ! Avec cynisme, il nous fait même le coup de « l’urgence », après trois ans et demi de pouvoir, et après 41 milliards de CICE versés aux entreprises sans qu’un seul emploi ne soit créé !

Comme sous la droite, la lutte contre le chômage aura été le prétexte à de nouveaux cadeaux au patronat et à la démolition des droits sociaux.

Aujourd’hui, outre la manipulation statistique qui permettra de sortir 500 000 personnes des chiffres du chômage en les mettant en formation, le gouvernement prévoit encore d’attaquer les droits des salariés aux Prud’hommes en plafonnant les indemnités de licenciement.

Preuve supplémentaire que le gouvernement ne combat pas les licencieurs, mais les salariés menacés de licenciements. Ce n’est sûrement pas cela qui créera le moindre emploi !

Alors oui, il faut se mobiliser pour obtenir la relaxe des ex-salariés de Goodyear. Pour dénoncer cette attaque visant tous les travailleurs qui veulent défendre leur emploi. Pour réaffirmer la nécessité d’interdire les licenciements et forcer ces grands groupes richissimes à embaucher et répartir le travail entre tous, sans diminution de salaire.

C’est, pour nous tous, travailleurs, une question de survie.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 15:53

Un plan d’urgence pour l’emploi : voilà comment patronat et gouvernement veulent encore nous berner, au prétexte de lutter contre le chômage. Cela fait plus de trois ans que le gouvernement nous mène en bateau. En 2013, promis-juré, les affaires allaient reprendre et la courbe du chômage s’inverser.

En 2014, grâce au crédit d’impôt compétitivité et au pacte de responsabilité, synonymes de 50 milliards d’allégements de cotisations et d’impôts pour les entreprises, le gouvernement et le patronat garantissaient la création d’un million d’emplois. Pour l’occasion, le Medef avait même réalisé des Pin’s « 1 million d’emplois ».

En 2015, le gouvernement nous annonçait la reprise. Tels madame Irma, tous les ministres voyaient un parfait alignement des planètes, avec des taux d’intérêt historiquement bas, un euro plus faible et un pétrole en baisse. Et puis, avec la loi Macron, le travail du dimanche et la déréglementation d’activités, forcément, des emplois seraient créés…

Le bilan de toutes de ces années de « lutte » contre le chômage s’élève à un million… de chômeurs supplémentaires ! Depuis que Hollande est élu, Pôle emploi enregistre 670 000 chômeurs de plus en catégorie A, sans aucun travail, fût-ce à temps partiel, et 1,12 million de plus si on inclut ceux qui ont eu une activité réduite dans le mois.

Et voilà qu’Hollande nous fait le coup de l’état d’urgence économique et sociale !

Pour les plus de 6 millions de femmes et d’hommes qui doivent se débrouiller pour vivre sans emploi, c’est une urgence quotidienne. C’est une urgence vitale pour des centaines de milliers de jeunes condamnés à l’inactivité et à la précarité. Pour les licenciés de plus de 50 ans, certains de rester sur la touche s’ils ne retrouvent pas un emploi très vite, oui, chaque jour compte.

Mais Hollande n’a rien à faire de cette urgence-là. Ce n’est pas son monde. Il ne détermine pas sa politique pour répondre à l’urgence et aux besoins des chômeurs ou des salariés. Il définit sa politique pour répondre aux exigences du patronat, pour faciliter leurs affaires et leurs profits.

Quant au patronat, le chômage l’arrange bien. Il lui permet de faire le chantage au coût du travail, à la compétitivité et à la délocalisation, tout en bénéficiant de la politique de lutte contre le chômage qui consiste à arroser les entreprises à coups de milliards et à liquider les droits sociaux. Et cela va continuer.

Hollande a donné les grandes lignes du plan qu’il présentera le 18 janvier. Le patronat, qui réclame de payer toujours moins la main-d’œuvre, y est déjà bien servi puisqu’une nouvelle prime de 1 000 à 2 000 euros serait accordée à chaque embauche dans les très petites entreprises.

À côté de cela, il promet – encore et toujours – de relancer l’apprentissage et il serait prêt à mettre un milliard sur la table pour la formation de 500 000 chômeurs dans les métiers dits d’avenir ou en tension.

Envoyer des milliers de chômeurs en formation pour les sortir des chiffres du chômage permettra peut-être d’inverser la courbe sur le papier, et à Hollande de se présenter pour 2017, mais ce n’est pas cela qui créera de vrais emplois.

Et puis, il y aura la loi de la ministre du Travail, El Khomri, censée réécrire le Code du travail pour faciliter la tâche des patrons. CDI, 35 heures, indemnités prud’homales, exonérations de cotisations sociales : le patronat pousse pour remettre tous les droits des salariés en cause. Pourquoi se gênerait-il quand le gouvernement a, jusqu’à présent, satisfait toutes ses exigences ?

Les voilà donc repartis pour une campagne d’intox sur « les freins à l’embauche » et « la peur du patronat d’embaucher ». Et pendant ce temps, tous les grands groupes continueront de planifier des suppressions d’emplois, comme chez Air France, à la SNCF ou dans l’automobile.

Sans que cela fasse la une de l’actualité, les licenciements se poursuivent. C’est le cas du groupe Pentair, qui veut fermer son usine à Ham dans la Somme avec 130 licenciements à la clé, d’Avenir télécom qui a planifié la fermeture de 60 agences et 260 licenciements, du groupe Tétra qui veut licencier 111 salariés au Havre-Octeville-sur-Mer. Et combien d’autres dans le pays ?

Un véritable plan d’urgence imposerait d’arrêter cette hémorragie et d’interdire à tous ces groupes de licencier. Il imposerait la répartition du travail entre tous les salariés sans baisse de salaire, à commencer par l’embauche immédiate des intérimaires et CDD. Mais, pour cela, il faudrait déclarer l’état d’urgence contre la rapacité patronale dont le gouvernement est complice.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 15:53

Suite à la décision du tribunal correctionnel d'Amiens de sanctionner les salariés mobilisés contre la fermeture de leur entreprise à 9 mois de prison ferme, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) font part de leur colère face à cette condamnation et expriment à nouveau avec force leur engagement en faveur de l’action collective et de la défense des salarié-e-s victimes de la répression, alors que les sanctions à l’encontre des représentant-e-s du personnel se multiplient.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC rappellent l'adoption par la majorité du Sénat de leur proposition de loi d'amnistie sur les faits commis à l'occasion de mouvements sociaux le 27 février 2013. Ils affirment vouloir continuer à défendre l'amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux mais aussi d'activités syndicales ou revendicatives ainsi que l'amnistie des sanctions disciplinaires actuellement en instance de débat à l’Assemblée nationale.

Aussi, les Sénatrices et Sénateurs du groupe CRC demandent l’inscription à l’ordre du jour à l'Assemblée Nationale dans les plus brefs délais de l’examen de leur Proposition de loi d'amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

Paris, le 12 Janvier 2016

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