Vendredi 13 décembre 2013 5 13 /12 /Déc /2013 10:48

http://www.biography.com/imported/images/Biography/Images/Galleries/Nelson%20Mandela/nelson-mandela-thumb.jpgOn en voit beaucoup dans les partis traditionnels qui sont en train de rendre hommage à Mandela et il y en a combien qui étaient au balcon lorsque Mandela était en prison ?

Ce  que Mandela avait besoin, c’était du soutien quand il était en prison dans les années 70-80. On constate qu’à ce moment-là, il n’y avait que les organisations syndicales, les Communistes et les comités anti-apartheid qui soutenaient activement ce combat pour la libération de Mandela."

L’ANC vient de communiquer, Mandela était membre du parti communiste sud-africain lorsqu’il a été mis en prison. Effectivement, le mouvement communiste international était une des seules tendances politiques à avoir soutenu la lutte anti-apartheid aujourd’hui tout comme d’ailleurs il faut quand même le dire, cette lutte continue dans des pays comme la Palestine.

Par PCF du Jarnisy 54
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Jeudi 12 décembre 2013 4 12 /12 /Déc /2013 20:46

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Malgré le froid et le brouillard qui sévissaient sur le Jarnisy, les camarades étaient présents dès 6 heures devant la gare de Jarny pour distribuer des centaines de tracts aux usagers de la SNCF (voir tract ci-dessous)

 

Retraites des fonctionnaires :

Ne pas laisser dire n’importe quoi  

Le vote à l’Assemblée de la nouvelle contre-réforme des retraites a été l’occasion d’une nouvelle tentative de division des salariés avec une nouvelle attaque en règle des médias contre les fonctionnaires.

Les mensonges les plus gros sont alignés les uns derrière les autres, sous couvert de chiffres manipulés.

 

La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

 

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

 

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

 

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

 

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

 

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spéciaux sur les retraites pour les détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, il veut privatiser !

 

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

Par PCF du Jarnisy 54
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Mercredi 11 décembre 2013 3 11 /12 /Déc /2013 17:58

777.jpg L’exaspération monte chez les voyageurs comme chez les cheminots devant les conditions de service dégradées. La politique de privatisation rampante, au nom des directives européennes, pour dégager du profit pour les grands groupes privés aux dépens du service public en est l’origine.

La « réforme ferroviaire » prévue par le gouvernement est la nouvelle étape de ce processus visant à faire éclater la SNCF. Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève le 12 décembre. Usagers des transports, c’est notre intérêt de comprendre et de soutenir les grévistes.  

Parce que nous ne pouvons plus tolérer la « gêne occasionnée » par la politique de privatisation organisée par le pouvoir, la plupart des régions, la direction de la SNCF et l’UE.

 

Non à la réforme ferroviaire ! Soutien à la grève du 12 décembre!

 

D’année en année, la situation est devenue insupportable. Les trains sont de plus en plus souvent en retard. Des horaires ont été supprimés. Les rames sont bondées. Les accidents se multiplient jusqu’au drame, non-élucidé, de Brétigny. Et dans quelques semaines, il neigera peut-être… Les guichets ferment, les automates tombent en panne. Il n’y a plus personne pour nous conseiller. Derrière, de moins en moins de cheminots pour entretenir les voies, les aiguillages.

Dans le même temps, les tarifs s’envolent. Ils sont devenus incompréhensibles. Avec la hausse de la TVA, pour payer de nouveaux cadeaux fiscaux au patronat, le gouvernement va les faire monter de 3%, encore, au 1er janvier. C’est inacceptable !

Ces 30 ans de dégradation du service public ne doivent rien à la fatalité ! C’est le résultat d’une politique, poursuivie par les gouvernements successifs, avec l’Union européenne. Son but est d’utiliser notre besoin de transport public pour détourner notre argent vers la finance, vers le privé.

La nouvelle étape de cette politique de casse, c’est la « réforme ferroviaire ».

Elle doit passer au Parlement au premier semestre 2014. Massivement, les cheminots avec leurs organisations syndicales s’y opposent et préparent la lutte. Usagers, ils défendent notre intérêt, notre droit à la mobilité.

Cette « réforme » n’a qu’un but : préparer la mise en concurrence prévue par l’Union européenne en 2019 du transport de voyageurs. Peu importe qu’elle ait conduit partout, dramatiquement en Grande-Bretagne, à des catastrophes économiques et humaines. Pour les capitalistes, il faut faire éclater la SNCF, nationalisée par le Front populaire. Il faut casser le statut des personnels et l’emploi. Il faut endetter la SNCF, les régions, sur les marchés financiers, pour enrichir les spéculateurs.

L’éclatement de la SNCF permettra de sous-traiter et d’externaliser à des entreprises privées un maximum d’opérations immédiatement profitables pendant que la collectivité paiera les investissements à long terme. Privatisation des profits, nationalisation des pertes : voilà ce que souhaitent le gouvernement et la commission européenne !

par la lutte, faisons échec au plan du gouvernement et de l’union européenne : avec les cheminots, battons-nous jusqu’au retrait de la réforme ferroviaire

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat.  Nous rejetons l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement : casse des retraites, casse du code du travail, exonérations fiscales pour les patrons. Le démantèlement de la SNCF et du service public nationalisé est au centre de la politique que nous combattons.

Au nom des directives européennes, Hollande et Ayrault ne font que continuer la même politique que leurs prédécesseurs, pour casser nos acquis sociaux et démocratiques, au profit des actionnaires.. Nous militons pour :  

- Le GEL DES TARIFS NATIONAUX ET REGIONAUX, l’augmentation du versement transports des entreprises, le financement des investissements par L’ETAT avec appel A l’épargne populaire.

Le RETRAIT DE LA REFORME FERROVIAIRE — Stoppons les politiques de casse du service public, c’est contre l’intérêt des usagers et contre celui des cheminots.

- Le rejet des directives européennes de liberalisation et de casse du service public — La politique de l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples, elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

- La défense et la reconquete du monopole public de la sncf - C’est la seule garantie d’un service public de qualité, avec des tarifs réglementés et des garanties de sécurité.

 - LE RETABLISSEMENT DES LIGNES ET ARRETS SUPPRIMES CES DERNIERES ANNEES — La fermeture de lignes de TER provoque la mort des territoires non desservis, impossible à rejoindre sans voiture.

Par PCF du Jarnisy 54
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Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 20:57

http://media.dvelos.com/media/manufacturers/c6da7303be1continental/continental_continental_logo.pngMalgré la récente victoire aux prud’hommes des Continental de Clairoix(Oise), ce terrible préjudice ne peut pas être réparé.

Quatre ans après la fermeture de leur usine, 500 salariés sont toujours au chômage, 250 ont divorcé, une dizaine se sont suicidés. Car c’est dans cette tenaille que sont aujourd’hui pris les individus : avoir un travail peut nuire à la vie personnelle, mais ne plus en avoir pèse encore plus lourdement sur les familles.

les travaux de la sociologue Anne Solaz montrent que le chômage, en confrontant brutalement les couples à une turbulence financière et à l’incertitude quant à l’avenir, accroit le risque de séparation. La précarité de l’emploi, elle aussi s’immisce dans les projets familiaux.

Par PCF du Jarnisy 54
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Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 17:58

mandela.jpg L’hommage à la mémoire de Nelson Mandela est unanime. Mais les condoléances n’ont rien de sincère quand elles proviennent des dirigeants des puissances qui défendirent jusqu’au bout l’Etat raciste sud-africain de l’Apartheid, Etats-Unis, Royaume-Uni, même Israël, ou encore d’une France si réticente à le boycotter. En 1988, Reagan plaçait le nom de Mandela sur la liste « noire » des « terroristes » à surveiller. Il y est resté jusqu’en 2008…

Ces pleurs n’ont pour but que de noyer, sous un humanisme vague, la nature du long combat du héros, du symbole, national et mondial, de la lutte contre le racisme, le colonialisme établis par l’ordre capitaliste.

Il faut faire oublier les conditions de ce combat politique qu’il a impulsé, passant tour à tour par la non-violence, la lutte armée, la résistance, y compris depuis les geôles sordides de l’Apartheid.

Il faut faire oublier le rôle de ceux qui portèrent ce combat avec Mandela dans l’ANC et notamment les communistes sud-africains et les syndicats d’inspiration révolutionnaire.

Il faut faire oublier l’élan de solidarité internationale, dont la résistance de Mandela a été le point de convergence. Le camp socialiste, Cuba, les communistes du monde entier, en France le PCF et la Jeunesse communiste, en ont été au tout premier rang. La lutte contre l’Apartheid a été un aspect de la bataille de classe mondiale.

Jusqu’au bout de son action politique, après sa libération en 1990, Mandela, lui, n’a pas oublié. Il a conservé la même confiance fraternelle, la même sympathie politique, pour les communistes et le mouvement syndical de son pays. Il n’a cessé d’exprimer sa reconnaissance aux premiers soutiens de sa lutte. Libre, puis président de son pays, il a mis le rayonnement mondial de sa personnalité au service de la poursuite du même combat émancipateur, en exprimant par exemple sa solidarité avec le peuple palestinien.

Le capitalisme sud-africain, les forces de l’impérialisme ont enregistré une défaite dure à digérer. Ils ont tout fait pour que, lorsque tout change, rien ne change dans le fond. Ils ont dû faire le deuil du racisme d’Etat, mais ont pu éviter tout changement décisif de structure de propriété. Depuis les années 90, une bourgeoisie noire s’est considérablement développée, un prolétariat et un sous-prolétariat blancs relativement aussi. Les inégalités sociales restent béantes. La démocratie se heurte à la domination du capital, traduite notamment par la corruption.

Le 20 avril 1964, au dernier jour de son procès, Mandela exprimait pour la dernière fois publiquement avant sa libération 25 ans plus tard les justifications de la lutte armée : « Je me suis battu contre la domination des blancs et je me suis battu contre la domination des noirs. J’ai toujours mis en avant, comme idéal, une société libre et démocratique. C’est un idéal pour lequel je voudrais vivre mais pour lequel, s’il le faut, je suis prêt à mourir ».

Il a réalisé ce pas de géant dans l’histoire. Dans la mémoire de l’action de Nelson Mandela, les travailleurs, noirs et blancs, le peuple sud-africain, les autres peuples, trouveront les forces de continuer un combat émancipateur qui ne fait toujours que commencer.

mandela1.jpg

Nous reproduisons ci-dessous l’allocution de bienvenue prononcée par Georges Marchais, secrétaire général du PCF, le 7 juin 1990, à l’occasion de la visite de Nelson Mandela au siège du PCF.

Cher Nelson Mandela,

chère Winnie,

chers camarades de l’A.N.C.

Je suis particulièrement heureux de vous accueillir et de vous souhaiter une fraternelle bienvenue au nom de tous les communistes français. Votre présence dans notre pays, en homme libre, est pour nous une profonde source de joie, de fierté et d’espoir.

C’est une grande joie, parce que vous incarnez la résistance victorieuse au plus odieux des pouvoirs.

C’est un légitime motif de fierté, parce que l’engagement dans le combat pour isoler le régime de Pretoria et mettre un terme aux honteuses complicités dont il bénéficie ici a sauvé l’honneur de la France, berceau des droits de l’homme.

C’est enfin une profonde source d’espoir: l’espoir que la nouvelle étape de la lutte du peuple sud-africain puisse, grâce à la participation directe d’hommes comme vous, Nelson Mandela, comme Walter Sisulu, comme Joe Slovo, comme – bientôt, j’espère – Oliver Tambo et de tous les militants de l’A.N.C., du Parti communiste d’Afrique du Sud et des autres mouvements anti-apartheid, hâter l’heure où votre peuple recouvrera sa liberté et sa dignité.

Des millions de Françaises et de Français partagent ces sentiments. Nous en sommes profondément satisfaits, car ce n’est pas faire preuve d’immodestie que d’y voir un résultat auquel nous avons beaucoup contribué.

Il n’allait pas de soi il y a seulement cinq ou six ans. A l’époque, un sondage d’opinion national, organisé à notre initiative, indiquait qu’à la question « A quel pays pensez-vous le plus quand on parle d’atteintes aux droits de l’homme? », seulement 7% des personnes interrogées répondaient: « L’Afrique du Sud ». Et, parmi dix victimes célèbres de violations des libertés dans le monde, seul un sondé sur cinq vous situait, cher Nelson Mandela, plus des deux tiers des gens ignorant jusqu’à votre nom.

A partir de ce jour, nous n’avons cessé – notre parti, le Mouvement de la jeunesse communiste, notre Comité de défense des libertés et des droits de l’homme – d’intensifier nos efforts et d’élargir nos initiatives pour remonter ce handicap indigne d’un pays comme le nôtre. Ainsi, dès 1985, des dizaines d’écrivains, d’artistes, d’universitaires, de syndicalistes, d’hommes d’Eglise, de personnalités éminentes de tous horizons vous ont, à notre invitation, adressé des lettres que nous avons publiées semaine après semaine. L’Humanité et toute notre presse se sont mobilisées sans relâche pour informer l’opinion sur les crimes de l’apartheid, les relations entre la France et l’Afrique du Sud, les multiples facettes de la lutte du peuple d’Afrique du Sud, parmi lesquelles votre combat exemplaire.

Ainsi, nos élus ont usé de tous les moyens qui sont les leurs pour populariser votre combat et faire grandir la solidarité. On ne compte plus les rues, les ponts, les écoles, les centres culturels Nelson Mandela dans les communes que nous administrons. Des propositions de loi déposées par nos députés et nos sénateurs n’attendent que le feu vert du gouvernement pour être discutées et votées: elles permettraient notamment que la France ratifie enfin la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par les Nations unies en 1973, et qu’elle applique des sanctions globales contre Pretoria. Au Parlement européen, parmi les quelque soixante initiatives anti-apartheid prises ces dernières années par nos parlementaires, je citerai l’organisation de la première visite d’une délégation de l’A.N.C. à cette institution et l’adoption de multiples prises de position officielles condamnant l’apartheid et préconisant des sanctions.

Permettez-moi de faire une mention particulière pour le Mouvement de la jeunesse communiste. Par leur mobilisation dans les lycées, les universités, les quartiers, leurs concerts avec les artistes anti-apartheid, leurs multiples initiatives, les jeunes communistes ont contribué à forger une véritable « génération Mandela », comme il y eut naguère une « génération Vietnam ».

Quant aux militants de notre parti, leurs actions – auxquelles est souvent associé le représentant de l’A.N.C. en France, après que le fut notre si regrettée amie Dulcie September – ont aidé à susciter dans notre pays un climat populaire anti-apartheid. L’immense succès de notre campagne pour que vous soit attribué le Prix Nobel de la Paix 1989 en a témoigné. Elle fut lancée au cours du meeting de la Fête de l’Humanité et prolongée huit mois durant. 1.500 personnalités parmi les plus prestigieuses de notre pays y ont pris part à mon initiative, ainsi que des centaines de milliers de gens du peuple, qui ont porté l’insigne Mandela.

Dans ce contexte, il devenait de plus en plus difficile aux dirigeants de notre pays de continuer à justifier le refus des sanctions par le souci, selon les termes officiels alors employés, « de ne pas porter atteinte à l’intérêt national (et de) protéger les intérêts des exportateurs français ». Des mesures furent enfin prises. Nous sommes au regret de constater leur insuffisance. Au moins ont-elles prouvé l’efficacité des sanctions.

A présent, vous êtes libre, ainsi que d’autres militants anti-apartheid. C’est un grand pas en avant. Mais, comme vous ne cessez de le rappeler avec raison, l’apartheid n’est pas aboli; votre peuple n’a pas encore conquis ses droits essentiels; la police et l’armée continuent de tirer et de tuer; des résistants, des patriotes en grand nombre restent en prison ou en exil.

C’est tout cela qui doit cesser. Tant que des changements fondamentaux et irréversibles n’auront pas été arrachés, nous demandons avec insistance que les sanctions ne soient pas levées, mais si possible renforcées. Vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens, tant au niveau de la France qu’à celui de la Communauté européenne, qui doit prochainement fixer sa position à ce sujet.

Cher Nelson Mandela,

Chère Winnie,

Chers camarades de l’A.N.C.,

Dans quelques jours, votre Charte de la Liberté aura trente-cinq ans. Elle demeure d’une brûlante actualité. Tandis que, sur tout le continent africain, l’aspiration à la justice, à la démocratie, à la dignité, ainsi que l’exigence d’un ordre international plus équitable connaissent un essor prometteur, vous mettez tout votre cœur, votre intelligence et votre ténacité à aider votre peuple à se frayer la voie vers sa libération. Les communistes français vous assurent dans ce rude et exaltant combat de leur plus profonde solidarité.

Par PCF du Jarnisy 54
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Mardi 3 décembre 2013 2 03 /12 /Déc /2013 17:02

222144.pngOuf de soulagement pour les responsables du Front de gauche : malgré les divergences internes, la « marche pour une révolution fiscale » a réuni autour de 30 000 personnes, ce dimanche à Paris. Un point de départ pour « relever le drapeau rouge », selon le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Les trottoirs n'étaient pas envahis, mais la rue était pleine, ce dimanche à Paris, entre la place d'Italie et Bercy. L'appel à une « marche pour la révolution fiscale » du Front de gauche, rejoint par le NPA et Lutte ouvrière, a mobilisé les troupes militantes, et c'est un soulagement pour les responsables du rassemblement de l'autre gauche, après trois mois de discordes internes à son sommet. la base militante est un peu démoralisée », abonde la communiste Marie-Pierre Vieu. « Après la tétanie, il y a une remise en marche », se réjouit timidement le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

 

« L'ambiance est encore extrêmement frileuse entre Pierre et Jean-Luc, mais après avoir été proche de l'explosion. La fracture de Paris, et le choix des communistes – fortement encouragé par la direction nationale – de faire alliance avec les socialistes dès le premier tour, sont loin d'être cicatrisés. Au moment de prononcer son discours, juste après celui de Mélenchon, Pierre Laurent a vu tous les drapeaux PG se baisser, puis de nombreux militants quitter l'assistance.

Au-delà des toujours plus irréconciliables querelles de chiffres, le Parti de gauche annonce 100 000 manifestants, le PCF « entre 60 et 70 000 », tandis que la préfecture de police, après avoir dit qu'elle ne ferait pas de comptage, a de son côté estimé… 7 000 personnes. Comme souvent, la vérité se trouve plus sûrement au milieu, l'affluence se situant autour des 30 000. On a bousculé l'agenda de Hollande, et l'idée selon laquelle l'opposition au gouvernement ne serait qu'à l'extrême droite. »

 « L'ennemi, ce n'est pas l'immigré, ce n'est pas le fonctionnaire, ce n'est pas le travailleur révolté. Paris n'est pas l'ennemi des régions de France. La laïcité n'est pas l'ennemie des croyants. Ne nous trompons pas de colère ! L'ennemi, il y en a un. C'est la finance. Française et mondialisée ! Qui profite, salit, et saigne sans limite tout ce qu'elle touche. » 

 

Ce dimanche, dans le carré VIP derrière la tribune, on retrouvait déjà les responsables de la motion d'Eva Joly, à la gauche d'EELV. Pas encore suffisant pour l'alternative, mais toujours ça de pris pour passer les fêtes encore en vie, le regard toujours tourné vers les européennes de la fin mai 2014, vrai test pour l'avenir du Front de gauche.

Par PCF du Jarnisy 54
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Jeudi 28 novembre 2013 4 28 /11 /Nov /2013 20:03

4569.jpgDevant le tollé suscité par l’annonce de sa retraite de 21 millions d’euros, le licencieur en chef de PSA Philippe Varin semble reculer, disant renoncer à toucher cette retraite « dans les dispositions actuelles ». Il n’y a de toute façon guère de souci à se faire sur les conditions dans lesquelles Varin passera ses vieux jours, vu qu’il a touché 6 000 euros par jour, samedi et dimanche compris, pendant toute la durée de son mandat chez PSA. Et il ne fait pas de doute que la famille Peugeot trouvera un moyen de récompenser grassement Varin pour ses services, à savoir : licencier 11 200 personnes dans le groupe et serrer la vis aux travailleurs par le biais d’un « accord de compétitivité » inique.
Et qu’en sera-t-il des 50 autres millions d’euros provisionnés pour la seule retraite de cinq autres principaux dirigeants du groupe ? Varin s’est bien gardé d’en parler. 

Dans ce dossier, l’indignation hypocrite du gouvernement, Hollande en tête, est insupportable. Le gouvernement sait parfaitement que nombre de grands PDG se goinfrent de cette façon, en pleine crise, au moment même où la population travailleuse est frappée de tous les côtés. Il ne pousse des cris d’orfraie que parce que le scandale a éclaté. Mais, dès l’émotion retombée, il continuera à laisser faire. Les promesses du gouvernement de légiférer finiront, dans quelques jours, au fond d’une corbeille. Il n’y a que sur les attaques contre les plus pauvres que le gouvernement fait preuve de constance.

Oui, la retraite chapeau de Varin est révoltante. Mais elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : Varin n’est qu’un salarié de luxe de la famille Peugeot, un mercenaire surpayé pour effectuer le sale boulot. La famille Peugeot, comme toutes les grandes familles capitalistes, n’a pas besoin de « retraites chapeau » : ils sont multimilliardaires depuis des générations, grâce au vol du fruit du travail des centaines de milliers d’ouvriers. Et eux n’ont renoncé à rien.

Par PCF du Jarnisy 54
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Mercredi 27 novembre 2013 3 27 /11 /Nov /2013 20:56

4846.jpg Le vote à l’Assemblée de la nouvelle contre-réforme des retraites a été l’occasion d’une nouvelle tentative de division des salariés avec une nouvelle attaque en règle des médias contre les fonctionnaires.

Les mensonges les plus gros sont alignés les uns derrière les autres, sous couvert de chiffres manipulés.

En 2010, au cœur de la bataille contre la contre-réforme Fillon-Woerth, nous avons édité un tract rétablissant la réalité. Nous le reproduisons ci-dessous.

La comparaison des cotisations retraites du régime général avec les « cotisations » des fonctionnaires d’Etat n’a aucun sens. L’Etat est à la fois l’employeur et fait office de caisse de retraite pour ses fonctionnaires. Il ne se verse pas de cotisations « patronales » à lui-même.   

Les soi-disant « cotisations » prélevées sur le traitement ne constituent en fait qu’une « retenue pour pension ».

Ce qui est comparable entre privé et public, c’est le salaire et le traitement nets (à qualification et poste équivalents etc.), mais pas les taux de « cotisation ».

L’offensive de l’idéologie dominante sur les retraites des fonctionnaires vise à baisser les traitements nets en augmentant la retenue pour pension, ensuite à faire pression à la baisse sur tous les salaires.

Malgré l’augmentation de la population et des besoins, le gouvernement Fillon a fortement réduit le nombre de postes de fonctionnaires. Ayrault n’inverse pas la tendance. Les traitements sont gelés. De nombreux postes de fonctionnaires d’Etat ont été transférés vers la fonction publique territoriale. Comment s’étonner ensuite d’une dégradation de l’équilibre démographique dans la fonction publique d’Etat entre actifs et retraités ?

Même dans cette situation, les fonctionnaires contribuent toujours massivement, plus d’un milliard d’euros par an, à la solidarité avec les régimes de retraites les plus déficitaires structurellement comme celui des mineurs, ceux des paysans et ceux des commerçants.

Et oui, les fonctionnaires payent pour les retraites des indépendants et commerçants !

Ci-dessous le texte de notre tract plus complet d’avril 2010 :

 

Retraites public/privé : on ne peut pas les laisser dire !

Mesurons-le ! La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

L’objectif du pouvoir est autant de diminuer les droits à la retraite des fonctionnaires, comme des salariés du privé, que de détruire un élément constitutif du statut de la fonction publique. L’attaque va de pair avec l’offensive générale contre les dépenses publiques et sociales, les services publics de l’Etat, au nom de la « dette publique » creusée par le gouvernement.

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

Le quotidien « Aujourd’hui/Le Parisien » publie notamment un tableau de comparaisons qui se veut accablant. Sauf qu’aucune de ses comparaisons n’est valide !

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Pour les emplois pénibles, des professions comme les égoutiers, les gardiens de prisons, certains militaires peuvent partir avant 60 ans dans le public. Certains patrons voudraient envoyer en sous-sol ou en Afghanistan des papys ! Ce n’est pas notre cas. Des retraites anticipées doivent être prévues pour toutes les professions pénibles pour maintenir des conditions de vie équivalentes pour tous. Etc…

Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spécieux sur les retraites pour le détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, privatiser, détruire l’esprit de service public basé sur l’impartialité et les valeurs de la République.

On voit ce que ça donne à France Télécom, que nous soyons salariés, fonctionnaire, usagers ou simple citoyens. Ne laissons pas faire !

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

Par PCF du Jarnisy 54
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Lundi 25 novembre 2013 1 25 /11 /Nov /2013 19:42

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Mensonge. Si Georges Marchais « était vivant, il voterait Front national ». L’insulte faite à l’ancien secrétaire du PCF a été proféré par M. Le Pen lors d’une visite à Champigny-sur-Marne. L’ancien chef du FN, que Georges Marchais qualifiait de « politicien milliardaire raciste et sinistre », détourne, comme tout bon anticommuniste, une lettre dans laquelle  Georges Marchais demandait l’arrêt de l’immigration au service du capital. Le sinistre Le Pen oublie délibérément que le dirigeant communiste appelait « les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux mais à unir leurs forces contre les vrais ennemis communs, les exploiteurs et ceux qui les servent ».

Par PCF du Jarnisy 54
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Samedi 23 novembre 2013 6 23 /11 /Nov /2013 17:12

4546.png Indignez-vous ! Rarement, le slogan de Stéphane Hessel, n’aura été si juste que devant la politique de l’Etat d’Israël, qu’il condamnait publiquement au prix des insultes d’organisations comme le CRIF.

La récente visite de François Hollande en Israël, avec un passage éclair en Cisjordanie, a de quoi susciter l’indignation.  

Hollande a commis un acte politique lourd. Il est venu apporter un appui quasi inconditionnel à la politique de l’Etat d’Israël, concordant avec l’orientation de la diplomatie et de la politique étrangère de la France depuis plusieurs quinquennats.

Hollande est allé très loin, au-delà même de Sarkozy, jusqu’à la flagornerie, jusqu’à même tutoyer publiquement le premier ministre Netanyahou, politicien de droite extrême qui gouverne avec l’extrême-droite. France et Israël seraient liés presque « charnellement » ! Même Netanyahou a fait un geste de recul, stupéfait par de telles avances qu’il ne partage certainement pas.

Devant le Parlement israélien, Hollande a fait acte d’allégeance au nom de l’Histoire, après avoir repris à son compte toute l’idéologie sioniste : « Oui, la France a toujours été du côté d’Israël… Cette amitié, elle vous est acquise. Elle est d’autant plus forte qu’elle dépasse les alternances politiques, les dirigeants successifs et même les aléas de la vie internationale ».

Hollande a célébré, toujours hors du temps, la « démocratie israélienne ». Dès son arrivée, il déclame au Président Pérès : « Vous êtes une grande démocratie, car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. »

Au même moment, l’Etat d’Israël et son armée se livrent au « nettoyage » du Néguev, au regroupement forcé au parcage de 40.000 bédouins et à la destruction de leurs villages. Une diplomate française s’en était émue. Elle a été rappelée.

La « démocratie » en Israël, c’est l’Apartheid, la ségrégation, le racisme d’Etat, la colonisation !

Hollande a vanté les performances de l’économie israélienne. Quel modèle en effet ! C’est le pays de l’OCDE qui compte le plus grand nombre de pauvres. L’ultralibéralisme fait des ravages tout en profitant de la colonisation et de transferts massifs des Etats-Unis.

Hollande a eu sans cesse le mot « paix » à la bouche, mais surtout pas pour condamner les violations du droit international, les crimes de guerre commis par Israël, qui font régulièrement l’objet de résolutions de l’ONU.

Pour François Hollande, la « paix », c’est d’abord la guerre. En Libye, en Syrie, au Mali, demain en Iran peut-être. Hollande promet : « La lutte contre le terrorisme ne connaît pas de frontières ». Une phraséologie que Netanyahou comprend bien et maîtrise ! Avec l’activiste Laurent Fabius, la France dépasse même les Etats-Unis dans les prétentions à cette politique. La décomposition politique des Etats arabes voisins est un objectif de l’impérialisme israélien en passe d’être réalisé. La France en est un bras armé.

Reste l’Iran. Le comble de l’hypocrisie française est atteint sur ce sujet. Citons Hollande déclarant à Netanyahou : « Le but, c’est que l’Iran renonce à tout jamais à l’arme nucléaire. Je dis cela pour l’Iran comme je dis cela pour d’autres pays. Mais il se trouve que c’est l’Iran et que nous sommes contre la prolifération nucléaire ». Et il dit cela dans un pays qui – secret de polichinelle – compte des dizaines de têtes nucléaires et qui a multiplié les guerres et actions militaires agressives au mépris du droit international !

La question palestinienne a presqu’été renvoyée au second plan par Hollande. Mais son soutien sans réserve à la politique globale de Netanyahou est déjà plus qu’une prise de position française. Hollande, après Sarkozy, a rappelé l’objectif de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale. Mais ces déclarations sont devenues un rituel hypocrite, destiné à donner le change. La politique d’Israël, la colonisation, l’encerclement de Jérusalem, de démantèlement de la Cisjordanie, le blocus de Gaza rendent évidemment virtuelle la perspective d’un Etat palestinien, qui plus est, « viable ».

Hollande félicite Netanyahou pour la reprise de négociations, acte politique pourtant sans conséquence, on l’a vu. Il compatit aux « efforts » israéliens, « notamment du côté de la libération des prisonniers. J’imagine, dit-il, la difficulté de prendre des décisions comme celle-là ».

A l’oppresseur israélien, Hollande demande juste, timidement, l’arrêt du processus de colonisation, non qu’il la juge « illégitime », mais « parce qu’elle compromet la solution des deux Etats ». Quelle découverte ! Mais dès qu’il reprend, la France ne fait rien…

Aux opprimés palestiniens, à Ramallah, Hollande demande aussi des gestes, mais autrement coûteux politiquement. Les frontières de 1967, qu’il n’a même pas mentionnées côté israélien, sont réduites à une référence pour l’éventuel Etat palestinien, à la base d’un processus d’échanges de territoires entérinant les annexions des colonies. Et, malgré les résolutions l’ONU, Hollande appelle les Palestiniens à faire « des propositions réalistes » et à faire des « efforts sur les réfugiés ».

A l’Etat d’Israël, Hollande, flanqué de sa kyrielle de patrons, vient quémander des marchés. On notera au passage que PSA a dû abandonner son premier marché à l’export, l’Iran, à cause de la politique impérialiste en faveur d’Israël, pour une association éphémère avec General Motors…

Aux Palestiniens, Hollande agite, comme une carotte au bout d’un bâton, l’aide de 300 millions d’euros par an versé à l’appareil de l’Autorité palestinienne. Israël étouffe l’économie palestinienne, les contribuables français paient à sa place pour maintenir le statu quo.

Le voyage de Hollande en Israël représente un acte politique très important et très inquiétant. L’alignement sur les intérêts de l’impérialisme israélien confirme et prolonge la nouvelle étape de l’intégration de l’impérialisme français dans le bloc atlantique. L’évolution des intérêts et des rapports de force à l’origine de cette inflexion exigent une analyse.

 

Communistes, nous ne pouvons que dénoncer et combattre frontalement le positionnement de l’impérialisme français, le soutien global du pouvoir à la politique de l’Etat d’Israël, les prises de position précises de Fabius et Hollande, complices de ses agissements.  

C’est une question de solidarité avec le peuple palestinien, aussi, autrement, avec le peuple israélien. C’est une question décisive dans notre lutte pour la paix, tant le Proche-Orient reste, plus que jamais, une zone sensible de l’affrontement inter-impérialiste.

Dans l’immédiat, nous appelons

-          à dénoncer le plan d’expulsion des bédouins du désert du Neguev,

-          à demander un étiquetage marquant la provenance de produits importés des territoires palestiniens

Nous demandons des autorités françaises des actes, dont des sanctions économiques, pour

-          la fin du processus de colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, le lancement d’un programme de destructions des implantations existantes et de restitution des terres au peuple palestinien,

-          la fin du blocus inhumain de Gaza,

-          le retrait de l’armée israélienne de toute la Cisjordanie

-          la destruction du « mur de séparation »

-          le respect des droits civiques des Arabes israéliens

-          l’envoi d’inspecteurs internationaux contrôler les armements nucléaires israéliens, puis leur démantèlement,

Notre perspective pour une paix juste et durable demeure plus que jamais la constitution d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, droit au retour des réfugiés et de leurs descendants.

Libye, Syrie, Iran, Israël… : la politique étrangère de la France, poursuivie par Hollande après Sarkozy, est dangereuse.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : L'Internationale
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