Le droit au Bonheur

ImageProxy.mvc.jpgPour Eric Monnini : « Communiste, c’est positiver, c’est aller voir derrière l’horizon. » Photo Frédéric LECOCQ

Dernier volet des portraits de militants avec aujourd’hui Eric Monnini, secrétaire de la section du Parti communiste de Jarny. A 52 ans, cet homme de conviction croit en des jours meilleurs.



 

Il a connu des galères, « un peu comme tout le monde » , relativise-t-il, le RMI à l’époque, les huissiers venus frapper à sa porte, le chômage. Traumatisant sur le coup, certes, mais avec un peu de recul et de la bouteille, ces mauvaises passes constituent pour lui des étapes de vie. « J’ai commencé à bosser à 18 ans, j’en ai 52 aujourd’hui… Il n’y a rien d’exceptionnel. L’existence est faite de hauts et de bas. »

Né dans une famille ouvrière d’origine italienne, ce Jarnysien pure souche, « ma mère a accouché à la maison », a, dès sa plus tendre enfance, appris les notions de partage, de respect, de solidarité. Un père employé dans une entreprise de métallurgie, ancré à gauche, sans pour autant être militant ou appartenir à une famille politique, Eric a eu la chance de pouvoir faire des études. Un bac de comptabilité en poche, une stature d’athlète, il égrène les petits boulots, à la chaîne, posté, comme animateur sportif et même dans le commerce.

Au fil de ces expériences, il comprend très vite que la société et le monde du travail se soucient plus du rendement que de l’être humain. Un constat qui le pousse tout naturellement à se rapprocher des syndicats, et en particulier de la CGT. Il milite pour le droit au bonheur comme il dit, « pour que tout le monde puisse travailler, se loger, s’habiller, manger, vivre dignement en somme ». C’est cette volonté de révolutionner – en douceur -, de permettre à chacun de s’émanciper, de profiter du fruit de son labeur qui le pousse tout naturellement à prendre un engagement. Un engagement politique, au Parti communiste français. « J’ai pris ma carte en 2008 », avoue-t-il. « Après en avoir beaucoup parlé avec des copains de manif’et d’autres qui avaient sauté le pas, bien avant moi. »

Le PCF lui est apparu comme une évidence, « être communiste aujourd’hui, c’est essayer de faire le bien, de donner un sens à l’indignation, en étant sur le terrain, aux côtés des laissés pour compte, en les aidant dans leur combat. Vous savez, les inégalités sociales ont été créées pour mieux diviser la population ».

Voilà le sens de sa lutte. Eric se rend compte qu’aujourd’hui la société a tendance à tirer la population vers le bas, pour mieux l’asservir. Une société qui, en taxant les retraites, en allongeant la durée du travail, tourne le dos à ceux qui ont trimé. Une société qui laisse aussi la place aux discours les plus extrêmes en surmédiatisant des événements créant un climat de peur.

« C’est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs qui n’ont proposé aucune solution pour améliorer le quotidien. Et cela se ressent aux urnes, avec la montée du Front national et le fort taux d’abstention. Il faut réagir, et nous sommes là pour convaincre ceux qui ne s’y retrouvent plus. Ils doivent voter, s’exprimer et revendiquer leurs droits. »

Loin des clichés de « ces vieux cocos », se réunissant presqu’en secret dans une vieille maison du peuple dont les murs ont été jaunis par les volutes de tabac brun, pour Eric, le secrétaire de la section de Jarny, « être communiste, ce n’est pas vivre replié sur soi, mais être à l’écoute des gens, leur redonner de l’espoir. Aujourd’hui, la population a besoin de proximité, à besoin d’échanger, de confronter des idées. Je crois au rassemblement des initiatives et des volontés et non à l’avènement d’un grand chef à plumes. »

Résister pour mieux reconquérir sa condition d’être humain, soutenir les luttes qui menacent le prolétariat, être aux côtés de ceux susceptibles de perdre leur emploi, « le parti est capable de se regarder dans la glace, il a su analyser son histoire, les erreurs commises et devenir une force de proposition, une force de progrès ».

D’un naturel optimiste, Eric Monnini aime à rappeler : « Communiste, c’est positiver, c’est aller voir derrière l’horizon. »

Romuald Ponzoni.

Samedi 4 janvier 2014 6 04 /01 /Jan /2014 16:09

http://www.veigne.fr/sites/default/files/images/cadredevie/eaupotable/eau-robinet.jpgLa facture d’eau potable constitue un poste important dans les charges qu’ont à payer les travailleurs. Deux études, celle de Que Choisir et celle de la Confédération générale du logement, rappellent une fois de plus l’arbitraire qui préside à la fixation du prix du mètre cube. Les écarts peuvent être considérables au sein du même département, sans que cela soit justifié par des contraintes techniques.

Mais cette étude montre surtout que les communes qui ont choisi d’assurer ce service en régie municipale font payer l’eau beaucoup moins cher que celle qui le délègue à une société privée.

Trois grands trusts contrôlent le marché : Veolia, Suez-Lyonnaise des eaux et Saur. Elles se sont partagé le territoire et s’entendent pour faire payer des tarifs sans commune mesure avec le prix de revient. Il ne faut pas chercher plus loin l’origine de la surfacturation générale. Les contrats signés par ces puissantes sociétés avec les collectivités locales sont volontairement opaques et intègrent de nombreux frais totalement invérifiables à l’échelon de la commune ou de la collectivité. Tout cela sans parler de leurs pressions permanentes pour intéresser les élus à leur cause, car les multinationales de l’eau s’y entendent en matière de corruption.

Reprendre le service de l’eau en régie municipale permet d’abaisser la facture, les habitants n’ayant plus à payer pour les surprofits des compagnies privées. Certaines villes ont d’ailleurs obtenu des rabais considérables, rien qu’en menaçant de le faire, ce qui montrer bien que Veolia, Suez-Lyonnaise des eaux ou Saur peuvent payer. Mais encore faut-il avoir la possibilité de cette mise en régie. Cela dépend de la taille de la collectivité locale et de sa capacité à assumer, entre autres, les travaux de réparation d’un réseau que les sociétés privées ont souvent laissé se dégrader, même si elles ont facturé l’entretien aux consommateurs. Et, de toute façon, même les villes optant pour la régie n’échappent pas totalement au pouvoir des sociétés privées, seules à avoir des installations au niveau national.

L’eau est un bien vital, que l’on devrait payer à prix coutant. Il faudrait pour cela que sa distribution soit géré par un service public à l’échelle nationale, sous le contrôle des travailleurs, ce qui nécessiterait d’exproprier sans indemnité ni rachat les trois sociétés privées qui imposent aujourd’hui leur loi.

Lu dans Lutte Ouvrière

Par PCF du Jarnisy 54
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Jeudi 2 janvier 2014 4 02 /01 /Jan /2014 18:18

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Par PCF du Jarnisy 54
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Dimanche 29 décembre 2013 7 29 /12 /Déc /2013 14:44

http://3.bp.blogspot.com/-RHaQbHyQMoA/UPxePwTstII/AAAAAAAACzE/h7Zr9zTR_Cc/s1600/restos_du_coeur.jpgLes Restos du cœur viennent de dépasser le million d’inscrits. Lorsqu’ils ont été fondés en 1985, il y a vingt-huit ans, ils ont servi la première année environ 11 millions de repas. L’an dernier on en était à 130 millions !

Cette évolution résume à elle seule la chute dans la pauvreté, et même la misère pour une partie de la population. Et encore, les Restos du cœur n’accueillent pas tout le monde : il faut être en-dessous d’un certain plafond de ressources déjà bas.

 Et pendant que les Restos et d’autres associations s’évertuent comme ils peuvent à soulager un peu la misère, le patronat continue à leur envoyer des clients, en multipliant les emplois précaires et les chômeurs.

Par PCF du Jarnisy 54
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Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 20:08

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6744559-greve-sncf-six-tgv-et-ter-sur-dix-en-circulation.jpgLe budget 2014 de la SNCF a été présenté au CCE du 18 décembre. C’est un véritable plan d’austérité imposé aux cheminots et au service public. Il est la traduction financière du projet d’entreprise : « Excellence 2020 ». Il priorise le développement des filiales hors de l’ÉPIC SNCF, et l’amplification de la politique de rigueur pour les cheminots.

 

Le budget 2014 prévoit une croissance limitée du chiffre d’affaires de +2,5% (à périmètre et charges constantes). Il acte le net ralentissement observé en 2013 du transport de marchandises (Fret SNCF) et voyageurs, notamment du TGV. Les activités conventionnées de service public (TER, Transilien, Infra) continueraient à nourrir le chiffre d’affaires.  

 

Les décisions de l’État en matière d’imposition et taxes (+ 2,1%) et d’augmentation des péages (+6,3%), alourdissent les charges. La direction entend faire supporter aux cheminots et aux usagers le coût que cela entraîne.

 

Budget SNCF 2014

Comme en 2013, elle va détourner de son sens le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), versé par l’État pour limiter l’augmentation de la dette, alors qu’il doit favoriser les embauches.

 

LA SNCF, PREMIER EMPLOYEUR DE FRANCE ?

L’emploi sera encore la variable d’ajustement. 2500 nouvelles suppressions d’emplois sont programmées dans l’EPIC SNCF à fin 2014. Au niveau des voyageurs, la suppression envisagée de 1000 emplois exacerberait la déshumanisation des gares et des trains.

 

Du côté de Fret SNCF, c’est la fuite en avant, avec la destruction de 856 emplois supplémentaires. Le déclin de l’activité continue. Une situation historiquement catastrophique pourrait être atteinte fin 2013 avec 18,9 millions de tonnes kilomètres transportés. La proposition CGT d’une réforme ferroviaire pour un grand service public SNCF incluant le Fret est plus que jamais d’actualité.

 

Toutes les activités supprimeraient des effectifs. Seul l’Infra V verrait une hausse significative par rapport aux années précédentes avec le recrutement de +900 agents. C’est toutefois loin du niveau d’embauches nécessaire pour répondre à la croissance d’activité dans des conditions optimales de travail et de sécurité, notamment en Ile-de-France (+25%). La direction n’a donc pas abandonné l’objectif de faire monter en charge la filiale de travaux Sféris, l’emploi intérimaire et les CDD.

Par ailleurs, dans la logique d’« Excellence 2020 », le budget prépare des évolutions dans l’exercice des métiers ainsi que du temps de travail, marquant l’empreinte d’un cadre social régressif auquel il est fait référence dans le projet de réforme ferroviaire.

Ce budget est la démonstration de ce qui serait réservé aux cheminots et au service public si le projet de réforme ferroviaire du gouvernement venait à être appliqué.

 

Le 12 décembre 2013, les cheminots ont donc eu raison d’agir dans l’unité avec l’UNSA et SUD-Rail, pour exiger des moyens pour l’emploi à la SNCF, des augmentations de salaire et pensions, l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, ainsi que l’exigence d’autres choix en matière de service public ferroviaire afin de répondre aux besoins de la Nation.

 

LA CGT RASSEMBLE ET AGIT !

 

Un changement de cap est indispensable et possible. C’est le sens de la grande campagne sur le coût du capital lancée par la CGT pour une autre répartition des richesses créées par le travail. Elle s’inscrit dans une double volonté de peser dans le débat public et de gagner des avancées concrètes pour et avec les salariés.

 

Cette dynamique revendicative doit nous permettre de gagner des moyens financiers, matériels et humains et des conditions sociales de haut niveau pour garantir une SNCF publique et intégrée dans un seul Épic et le statut des cheminots.

 

Nous devons affirmer plus haut et plus fort que d’autres solutions existent en partant des besoins du quotidien. Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer notre régime spécial de santé et de retraite.

 

Restons mobilisés pour gagner une autre réforme du système ferroviaire, des moyens supplémentaires pour vivre et travailler dans de bonnes conditions et garantir la qualité du service public SNCF attendue par les usagers.

 

Ensemble, amplifions les mobilisations unitaires pour gagner une réforme et des moyens qui permettent le développement et la modernisation du service public SNCF.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 20 décembre 2013 5 20 /12 /Déc /2013 19:50

012.jpg Léon Landini à Onfray :

" Qu’il vienne raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités"

Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Bagneux le 25 mars 2013 Lettre ouverte Teleparis 4 bis, rue Descombes 75017 Paris

Monsieur, C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ». Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève de la diffamation.

Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission. Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ».

En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste. Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis.

Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer. Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque contre l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement. Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte. Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté de notre pays. En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la Carte de Combattant.

Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance. Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ». Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale. Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.

La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942. Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ». Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ». Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne. Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest. Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari. Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées. Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart. Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges. Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs. Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge. Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon. Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ». Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes.

Ces quelques exemples démontrent que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes. Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet, voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray : Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ». Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme. Guy Môquet. Son père député communiste fut arrêté en octobre 1939. Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce l’ardeur militante de Guy. Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait, relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française. Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards. Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard*. Cela n’est pas une insulte mais une constatation. *Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ». Léon Landini Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Ces communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Par PCF du Jarnisy 54
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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 20:27

003-copie-1.jpgLes communistes  de la section du Jarnisy se sont réunis le samedi 14 décembre la Maison du Peuple 

en assemblée générale.

 

Dès l’ouverture de l’assemblée Eric Monnini (secrétaire de section) a proposé un président de séance en la personne de Christian Tabaglio. Celui-ci a été voté à l’unanimité par les camarades.

 

La réunion pouvait commencer, Christian a retracé la vie de Nelson Mandela  et 1 minute de silence a été demandé à l’assistance  en mémoire de sa disparition qui a, par son courage et sa détermination, su mettre fin au régime de l’Apartheid en Afique du Sud.

 

Après cette minute de silence,  Eric a présenté un compte rendu sur la situation politique de notre pays.

 

Après  ce rapport un échange constructif et fraternel a pu se faire entre les camarades .  

Nous avons également ouvert une discussion très brève sur les prochaines élections municipales qui auront lieu au mois de mars 2014.

 

A la fin de cette matinée, nous nous sommes souhaités de bonnes fêtes de fin d’année avec la promesse de tous nous retrouver début janvier 2014 pour nous engager derrière nos candidats respectifs et dans de bonnes conditions pour la campagne des élections municipales.

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Par PCF du Jarnisy 54
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Dimanche 15 décembre 2013 7 15 /12 /Déc /2013 18:52

http://missionfalestine.files.wordpress.com/2012/04/marwan-barghouti1.jpgMarwan Barghouti est en prison depuis bientôt 12 ans. Il a été condamné par un tribunal militaire israélien illégal à 5 condamnations à la prison à perpétuité, plus une autre à 40 ans, au cas où peut-être ! 
Marwan, c'est le dirigeant populaire du Fatah, l'héritier politique de Yasser Arafat, le rassembleur politique des Palestiniens, l'organisateur des deux intifadas. Il jouit d'un grand prestige chez les Palestiniens pour son courage, ses dons d'orateur et d'organisateur, son combat contre le corruption. 
De longue date, il s'est prononcé pour la Paix avec les Israéliens, avec deux états voisins sur les frontières de 1967, garanties par l'ONU. 
Il est seul capable, par son autorité politique et morale, par son honnêteté, de réunir tous les Palestiniens pour une grande mobilisation populaire et pacifique vers cet objectif.
Comme Mandela, il a compris qu'il lui faudra combiner à la fois résistance et réconciliation. Il y est prêt, avec intelligence et courage.
Tout cela, c'était trop pour les faucons israéliens qui ne veulent renoncer ni à la colonisation, ni à l'apartheid dont sont victimes les Palestiniens. Ils ont donc tenté à plusieurs reprises de l'assassiner. N'y parvenant pas, ils ont mis sa tête à prix et ont fini par l'arrêter. Et, pour faire bonne mesure, ils l'ont accusé de terrorisme et d'assassinats. Pourtant, tout le monde se souvient que Marwan, s'il a toujours défendu le droit des Palestiniens à la résistance contre l'occupation, a également toujours condamné les attentats contre des civils. Oui, si Marwan croupit derrière les barreaux d'une prison israélienne, c'est justement parce qu'il est l'homme d'une solution pacifique au Moyen-Orient. Obtenir sa libération, c'est ouvrir la voie à une paix juste et à un État palestinien uni et pacifique au côté d'Israël. 
En Israël même, des voix, qui l'ont bien compris, s'élèvent courageusement et de plus en plus nombreuses pour cette libération. 
Le peuple de France, celui des droits de l'homme, celui de la Résistance, celui de la Liberté et de la Fraternité, doit répondre massivement présent. 
12 ans de prison, ça suffit ! Nous n'attendrons pas 27 ans pour rendre à son peuple le Mandela palestinien. 
Oui, pour un monde de paix, finissons-en avec ce conflit qui n'a que trop duré. 
Liberté pour Barghouti !

Lu dans Médiapart

Par PCF du Jarnisy 54
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Vendredi 13 décembre 2013 5 13 /12 /Déc /2013 10:48

http://www.biography.com/imported/images/Biography/Images/Galleries/Nelson%20Mandela/nelson-mandela-thumb.jpgOn en voit beaucoup dans les partis traditionnels qui sont en train de rendre hommage à Mandela et il y en a combien qui étaient au balcon lorsque Mandela était en prison ?

Ce  que Mandela avait besoin, c’était du soutien quand il était en prison dans les années 70-80. On constate qu’à ce moment-là, il n’y avait que les organisations syndicales, les Communistes et les comités anti-apartheid qui soutenaient activement ce combat pour la libération de Mandela."

L’ANC vient de communiquer, Mandela était membre du parti communiste sud-africain lorsqu’il a été mis en prison. Effectivement, le mouvement communiste international était une des seules tendances politiques à avoir soutenu la lutte anti-apartheid aujourd’hui tout comme d’ailleurs il faut quand même le dire, cette lutte continue dans des pays comme la Palestine.

Par PCF du Jarnisy 54
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Jeudi 12 décembre 2013 4 12 /12 /Déc /2013 20:46

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Malgré le froid et le brouillard qui sévissaient sur le Jarnisy, les camarades étaient présents dès 6 heures devant la gare de Jarny pour distribuer des centaines de tracts aux usagers de la SNCF (voir tract ci-dessous)

 

Retraites des fonctionnaires :

Ne pas laisser dire n’importe quoi  

Le vote à l’Assemblée de la nouvelle contre-réforme des retraites a été l’occasion d’une nouvelle tentative de division des salariés avec une nouvelle attaque en règle des médias contre les fonctionnaires.

Les mensonges les plus gros sont alignés les uns derrière les autres, sous couvert de chiffres manipulés.

 

La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

 

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

 

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

 

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

 

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

 

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spéciaux sur les retraites pour les détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, il veut privatiser !

 

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

Par PCF du Jarnisy 54
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Mercredi 11 décembre 2013 3 11 /12 /Déc /2013 17:58

777.jpg L’exaspération monte chez les voyageurs comme chez les cheminots devant les conditions de service dégradées. La politique de privatisation rampante, au nom des directives européennes, pour dégager du profit pour les grands groupes privés aux dépens du service public en est l’origine.

La « réforme ferroviaire » prévue par le gouvernement est la nouvelle étape de ce processus visant à faire éclater la SNCF. Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève le 12 décembre. Usagers des transports, c’est notre intérêt de comprendre et de soutenir les grévistes.  

Parce que nous ne pouvons plus tolérer la « gêne occasionnée » par la politique de privatisation organisée par le pouvoir, la plupart des régions, la direction de la SNCF et l’UE.

 

Non à la réforme ferroviaire ! Soutien à la grève du 12 décembre!

 

D’année en année, la situation est devenue insupportable. Les trains sont de plus en plus souvent en retard. Des horaires ont été supprimés. Les rames sont bondées. Les accidents se multiplient jusqu’au drame, non-élucidé, de Brétigny. Et dans quelques semaines, il neigera peut-être… Les guichets ferment, les automates tombent en panne. Il n’y a plus personne pour nous conseiller. Derrière, de moins en moins de cheminots pour entretenir les voies, les aiguillages.

Dans le même temps, les tarifs s’envolent. Ils sont devenus incompréhensibles. Avec la hausse de la TVA, pour payer de nouveaux cadeaux fiscaux au patronat, le gouvernement va les faire monter de 3%, encore, au 1er janvier. C’est inacceptable !

Ces 30 ans de dégradation du service public ne doivent rien à la fatalité ! C’est le résultat d’une politique, poursuivie par les gouvernements successifs, avec l’Union européenne. Son but est d’utiliser notre besoin de transport public pour détourner notre argent vers la finance, vers le privé.

La nouvelle étape de cette politique de casse, c’est la « réforme ferroviaire ».

Elle doit passer au Parlement au premier semestre 2014. Massivement, les cheminots avec leurs organisations syndicales s’y opposent et préparent la lutte. Usagers, ils défendent notre intérêt, notre droit à la mobilité.

Cette « réforme » n’a qu’un but : préparer la mise en concurrence prévue par l’Union européenne en 2019 du transport de voyageurs. Peu importe qu’elle ait conduit partout, dramatiquement en Grande-Bretagne, à des catastrophes économiques et humaines. Pour les capitalistes, il faut faire éclater la SNCF, nationalisée par le Front populaire. Il faut casser le statut des personnels et l’emploi. Il faut endetter la SNCF, les régions, sur les marchés financiers, pour enrichir les spéculateurs.

L’éclatement de la SNCF permettra de sous-traiter et d’externaliser à des entreprises privées un maximum d’opérations immédiatement profitables pendant que la collectivité paiera les investissements à long terme. Privatisation des profits, nationalisation des pertes : voilà ce que souhaitent le gouvernement et la commission européenne !

par la lutte, faisons échec au plan du gouvernement et de l’union européenne : avec les cheminots, battons-nous jusqu’au retrait de la réforme ferroviaire

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat.  Nous rejetons l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement : casse des retraites, casse du code du travail, exonérations fiscales pour les patrons. Le démantèlement de la SNCF et du service public nationalisé est au centre de la politique que nous combattons.

Au nom des directives européennes, Hollande et Ayrault ne font que continuer la même politique que leurs prédécesseurs, pour casser nos acquis sociaux et démocratiques, au profit des actionnaires.. Nous militons pour :  

- Le GEL DES TARIFS NATIONAUX ET REGIONAUX, l’augmentation du versement transports des entreprises, le financement des investissements par L’ETAT avec appel A l’épargne populaire.

Le RETRAIT DE LA REFORME FERROVIAIRE — Stoppons les politiques de casse du service public, c’est contre l’intérêt des usagers et contre celui des cheminots.

- Le rejet des directives européennes de liberalisation et de casse du service public — La politique de l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples, elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

- La défense et la reconquete du monopole public de la sncf - C’est la seule garantie d’un service public de qualité, avec des tarifs réglementés et des garanties de sécurité.

 - LE RETABLISSEMENT DES LIGNES ET ARRETS SUPPRIMES CES DERNIERES ANNEES — La fermeture de lignes de TER provoque la mort des territoires non desservis, impossible à rejoindre sans voiture.

Par PCF du Jarnisy 54
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