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Politique nationale

Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 19:07

http://cdn-parismatch.ladmedia.fr/var/news/storage/images/paris-match/actu/societe/salon-de-l-agriculture-hollande-rassure-et-annonce-des-mesures-160145/1664412-1-fre-FR/Salon-de-l-agriculture-Hollande-rassure-et-annonce-des-mesures.jpg Comme chaque année, le salon de l'Agriculture a ouvert ses portes. Et ils sont venus, ou vont venir, ces politiciens cultiver l'électorat ! Et c'est à qui restera le plus longtemps, goûtera le plus de spécialités, trouvant tout délicieux. Oublié le régime minceur, Hollande a enfourné charcuterie, fromage, vin et viande dès 7 heures du matin et « tâté le cul des vaches », comme on disait de Chirac.

En période électorale, il ne faut rien négliger. Même s'il y en a moitié moins qu'il y a vingt ans, il reste un peu plus de 500 000 exploitations agricoles en France, dont les trois quarts sont de petites exploitations individuelles : 340 000 exploitations familiales et un peu moins de 150 000 sociétés, dont 110 000 GAEC et EARL (entreprises agricoles à responsabilité limitée, qui peuvent être individuelles). Sur l'ensemble, une petite moitié, 235 000, inférieures à 20 hectares, cultivent moins de 5 % du sol, tandis qu'à l'autre pôle les 4 % les plus grosses cultivent à elles seules le cinquième des terres.

Le secteur est donc dominé par les grosses exploitations, céréalières notamment, alors que la majorité des agriculteurs vivent souvent difficilement de leur propre travail et de celui de leur famille : 70 % du travail est réalisé au sein de la famille, les salariés ne représentant que 29 % du travail fourni. Et ces agriculteurs sont des travailleurs coincés entre leurs fournisseurs et la grande distribution.

Dans sa tournée de salon, Hollande a commencé par la traite des vaches, car les producteurs de lait revendiquent. Le prix du lait varie fortement et, lorsqu'il augmente comme c'est le cas en ce moment, les agriculteurs se plaignent que les grosses sociétés agro-industrielles comme Lactalis ou les grands distributeurs comme Leclerc et Carrefour ne le leur payent pas plus cher. Et il en va de même pour la viande de porc ou les fruits et légumes.

Hollande a demandé à son ministre de l'Agriculture d'y veiller... Une information qui ne va pas rassurer les producteurs de lait et autres, quand on connaît le penchant du gouvernement pour les plus riches.

Alain LECAIRE

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 20:08

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6744559-greve-sncf-six-tgv-et-ter-sur-dix-en-circulation.jpgLe budget 2014 de la SNCF a été présenté au CCE du 18 décembre. C’est un véritable plan d’austérité imposé aux cheminots et au service public. Il est la traduction financière du projet d’entreprise : « Excellence 2020 ». Il priorise le développement des filiales hors de l’ÉPIC SNCF, et l’amplification de la politique de rigueur pour les cheminots.

 

Le budget 2014 prévoit une croissance limitée du chiffre d’affaires de +2,5% (à périmètre et charges constantes). Il acte le net ralentissement observé en 2013 du transport de marchandises (Fret SNCF) et voyageurs, notamment du TGV. Les activités conventionnées de service public (TER, Transilien, Infra) continueraient à nourrir le chiffre d’affaires.  

 

Les décisions de l’État en matière d’imposition et taxes (+ 2,1%) et d’augmentation des péages (+6,3%), alourdissent les charges. La direction entend faire supporter aux cheminots et aux usagers le coût que cela entraîne.

 

Budget SNCF 2014

Comme en 2013, elle va détourner de son sens le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), versé par l’État pour limiter l’augmentation de la dette, alors qu’il doit favoriser les embauches.

 

LA SNCF, PREMIER EMPLOYEUR DE FRANCE ?

L’emploi sera encore la variable d’ajustement. 2500 nouvelles suppressions d’emplois sont programmées dans l’EPIC SNCF à fin 2014. Au niveau des voyageurs, la suppression envisagée de 1000 emplois exacerberait la déshumanisation des gares et des trains.

 

Du côté de Fret SNCF, c’est la fuite en avant, avec la destruction de 856 emplois supplémentaires. Le déclin de l’activité continue. Une situation historiquement catastrophique pourrait être atteinte fin 2013 avec 18,9 millions de tonnes kilomètres transportés. La proposition CGT d’une réforme ferroviaire pour un grand service public SNCF incluant le Fret est plus que jamais d’actualité.

 

Toutes les activités supprimeraient des effectifs. Seul l’Infra V verrait une hausse significative par rapport aux années précédentes avec le recrutement de +900 agents. C’est toutefois loin du niveau d’embauches nécessaire pour répondre à la croissance d’activité dans des conditions optimales de travail et de sécurité, notamment en Ile-de-France (+25%). La direction n’a donc pas abandonné l’objectif de faire monter en charge la filiale de travaux Sféris, l’emploi intérimaire et les CDD.

Par ailleurs, dans la logique d’« Excellence 2020 », le budget prépare des évolutions dans l’exercice des métiers ainsi que du temps de travail, marquant l’empreinte d’un cadre social régressif auquel il est fait référence dans le projet de réforme ferroviaire.

Ce budget est la démonstration de ce qui serait réservé aux cheminots et au service public si le projet de réforme ferroviaire du gouvernement venait à être appliqué.

 

Le 12 décembre 2013, les cheminots ont donc eu raison d’agir dans l’unité avec l’UNSA et SUD-Rail, pour exiger des moyens pour l’emploi à la SNCF, des augmentations de salaire et pensions, l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, ainsi que l’exigence d’autres choix en matière de service public ferroviaire afin de répondre aux besoins de la Nation.

 

LA CGT RASSEMBLE ET AGIT !

 

Un changement de cap est indispensable et possible. C’est le sens de la grande campagne sur le coût du capital lancée par la CGT pour une autre répartition des richesses créées par le travail. Elle s’inscrit dans une double volonté de peser dans le débat public et de gagner des avancées concrètes pour et avec les salariés.

 

Cette dynamique revendicative doit nous permettre de gagner des moyens financiers, matériels et humains et des conditions sociales de haut niveau pour garantir une SNCF publique et intégrée dans un seul Épic et le statut des cheminots.

 

Nous devons affirmer plus haut et plus fort que d’autres solutions existent en partant des besoins du quotidien. Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer notre régime spécial de santé et de retraite.

 

Restons mobilisés pour gagner une autre réforme du système ferroviaire, des moyens supplémentaires pour vivre et travailler dans de bonnes conditions et garantir la qualité du service public SNCF attendue par les usagers.

 

Ensemble, amplifions les mobilisations unitaires pour gagner une réforme et des moyens qui permettent le développement et la modernisation du service public SNCF.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 15 novembre 2013 5 15 /11 /Nov /2013 20:31

http://www.pcf.fr/sites/default/files/imagecache/image/tva_2.jpgElle est insupportable parce qu’elle va prélever 170 euros en moyenne sur chaque foyer, pour un total de 6,5 milliards d’euros par an. 

Elle est insupportable parce que la TVA est un impôt profondément injuste. Frappant la consommation, elle frappe proportionnellement davantage les petits revenus. Les 10% de ménages les plus pauvres doivent y consacrer 11,5% de leurs revenus contre 5,9% pour les 10% de ménages les plus riches. Choix aggravant pour 2014, à côté de la hausse du taux normal de 19,6% à 20%, le pouvoir augmente le taux réduit de 7% à 10%. Or ce taux s’applique à des produits et services indispensables. Par exemple, les tarifs des transports en commun risquent d’augmenter encore de 3% (ou bien ce seront les investissements qui pâtiront).

La hausse de la TVA est insupportable parce qu’elle s’ajoute à toutes une série de nouvelles ponctions frappant les salariés et les retraités. Ils subissent de plein fouet l’augmentation de l’électricité de 5% en juillet, 50 euros en moyenne par foyer, suivant l’envolée des tarifs du gaz. Tout cela pour préparer la concurrence et la privatisation alors qu’EDF et GDF-Suez amassent les profits. Ils subissent l’augmentation prohibitive des loyers et de l’immobilier. 3 millions de ménages aux revenus modestes, de veuves et de veufs notamment, sont devenus, parfois lourdement, imposables sur le revenu depuis 2011 (à la suite du gel des barèmes et de l’extinction de la demi-part accordée pour avoir élevé des enfants). La liste des prélèvements est longue : chacun fait sa dure addition !

La hausse de la TVA pour 2014 est insupportable parce qu’elle ne contribue en rien aux dépenses publiques et sociale utiles. Au contraire, le budget 2014 d’austérité organise leur diminution. Les 6,5 milliards d’euros de TVA nouvelle vont aller gonfler les caisses du patronat, en étant affectés au « crédit d’impôt compétitivité » (CICE). Alors qu’il se plaint sans arrêt des déficits publics, le gouvernement les creuse en octroyant ce cadeau, d’un montant inédit depuis 15 ans, aux entreprises. Au titre du CICE, elles recevront du budget de l’Etat 10 milliards d’euros en 2014, 20 milliards en 2015. Ces sommes compenseront 4% puis 6% des salaires qu’elles versent (en dessous de 2000 euros net). En tant que consommateurs, les salariés et leurs parents vont rembourser une partie de leurs propres salaires à leur patron. Ce dispositif est scandaleux ! Les 180 milliards d’euros d’aides publiques versées par an aux entreprises ont fait la preuve de leur inefficacité pour l’emploi mais de leur faculté à gonfler les profits. L’Union européenne du capital applaudit l’initiative du gouvernement français.

L’exaspération monte devant cette politique injuste qui accompagne la poussée du chômage, la montée des difficultés quotidiennes. Elle est attisée par les désillusions après les élections de 2012. La « gauche » au pouvoir s’applique à cultiver la résignation, à faire oublier les mobilisations exceptionnelles de 2010 pour les retraites, pour les services publics, à accompagner les plans de suppression d’emploi  en faisant accepter le déclin de l’appareil productif. Sous Hollande et Ayrault, comme sous Sarkozy et Fillon, le patronat et le capital continuent de plus belle à utiliser leur propre crise pour accélérer la casse des acquis sociaux et démocratiques, renforcer l’exploitation, mettre en péril l’avenir de la réponse aux besoins du peuple. L’Union européenne et son instrument l’euro les y aident plus que jamais.

Dans le même temps, les tenants du système s’appliquent à détourner la colère populaire vers des batailles stériles pour les salariés (ex : contre l’écotaxe), vers des défouloirs électoraux aux perspectives étroitement politiciennes, vers l’extrême-droite, parti de la haine autant que de la bourgeoisie, repoussoir chargé de dévoyer les propositions de rupture, en particulier, en cette année d’élections européennes, avec l’UE et l’euro.

L’expérience le vérifie à nouveau : toute perspective de changement ne peut partir que des luttes et de leurs convergences sur des positions de rupture, à chaque niveau.

Des initiatives diverses se développent contre les hausses de TVA. Le PS de M. Hollande avait dénoncé la « TVA sociale » de Sarkozy mais il suit maintenant les pas. Cette bataille précise s’inscrit dans la contestation de l’ensemble de la politique du pouvoir.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 20:26

http://www.oms-salon.fr/uploaded/photos/reforme-des-rythmes-scolaires-retour-sur-la-rencontre-avec-l-inspecteur-de-l-education-nationale-de-la-circonscription-de-saint-gilles-croix-de-vie.jpgNous appelons donc à soutenir toute action pour la dénoncer ainsi qu’à participer à la grève unitaire du jeudi 14 novembre. Cet appel concerne les enseignants, les personnels de mairie (agents territoriaux) et les animateurs. 

En revanche, nous mettons en garde contre les tentatives de récupération par les forces réactionnaires. Ici, comme ailleurs, elles tentent de s’approprier la colère légitime montante. L’UMP a beau jeu, aujourd’hui, de dénoncer cette réforme. Lui qui a conduit notre système éducatif à un niveau historiquement bas. La suppression massive des postes d’enseignants, la fermeture complète de nombre d’écoles, la baisse des crédits alloués, la suppression de la formation des enseignants, …, ont créé des conditions de travail, d’enseignement et d’accueil déplorables.

Une réflexion globale doit être entamée, la durée des journées doit en faire partie.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 22 octobre 2013 2 22 /10 /Oct /2013 20:10

44.png Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t’en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. » Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

 

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

 

Tu avais « vocation » à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales.

Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937.

Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment.

 

Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient « vocation » à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces « étrangers, et nos frères pourtant »…

Manuel, « on » a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l’Union européenne : le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

 

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien « aggravée ». Et ils ont « vocation » à rester dans leurs pays ou à y revenir ? 

C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes ? 

Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant.

Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas ? Fuir son pays, tu ne comprends pas ?

Toi, tu ne comprends pas que personne n’a « vocation » à rester ou revenir dans son pays ?

Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot « race » va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques.

Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t’en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. »

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour « ça » ?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus « ces étrangers, et nos frères pourtant ».

 

Jean-Claude Lefort

4 octobre 2013

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 10 octobre 2013 4 10 /10 /Oct /2013 19:26

http://www.pcf.fr/sites/default/files/imagecache/image/anecr.jpgLe monde à l’envers ! Les plus démunis rattrapés par l’impôt!

Insupportable et injuste ! Près d’un million de personnes, parmi les plus vulnérables, ont eu la très

mauvaise surprise de se voir désormais imposables. D’autres subissent une augmentation forte…C’est l’effet désastreux du gel de l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu instauré par

Fillon, alors premier ministre. La loi de finance était une vraie bombe à retardement pour les plus

démunis, non désamorcée par le gouvernement Ayrault. Les personnes devenues subitement

imposables, en plus de devoir payer l’impôt, perdent des droits essentiels : sont impactées l’allocation logement, les allocations familiales, les quotients familiaux, la carte améthyste, la redevance TV, la taxe d’habitation etc…

C’est d’autant plus inacceptable à l’heure où les plus riches et les grandes entreprises se voient

multiplier les exonérations, où l’évasion fiscale se chiffre par dizaines de milliards ! Non, il n’y a pas

trop d’impôts ! Ils sont répartis injustement.. Le patronat français s’est vu offert par le gouvernement

une baisse de 20 milliards de sa contribution fiscale (crédit impôt compétitivité), accordée sans

contrepartie pour l’emploi et le pouvoir d’achat. Cela fait baisser d’autant les recettes fiscales pour le

pays. Alors on taxe les plus modestes ! Et on ponctionne de 4,5 milliards les collectivités territoriales…

Jean-Marc Ayrault communique sur « une pause fiscale », pendant que l’énergie et les transports sont annoncés à la hausse... Mais ce n’est pas une pause dont on a besoin : C’est d’une grande réforme fiscale d’ensemble, marquée par la justice, qui combat en la taxant la spéculation et qui encourage la relance par le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics. Une réforme en rupture avec la spirale désastreuse de l’austérité en s’attaquant enfin à la finance.

L’ANECR appelle les élus communistes et républicains à participer à la campagne nationale

pour cette grande réforme de la fiscalité qui mettrait immédiatement à contribution les revenus

financiers. Cette réforme pourrait s’appuyer sur les mesures suivantes :

- Une baisse de la TVA

- Le rétablissement d’un impôt économique territorial assis sur le capital des entreprises et taxant

les actifs financiers

- Le renforcement de l’action contre l’évasion fiscale

- Un impôt sur le revenu de type universel à taux progressifs et au nombre de tranche relevé.

- L’arrêt immédiat de toutes les exonérations pour les grandes entreprises

- La prise en compte des revenus dans le calcul de la taxe d’habitation pour la rendre

progressive

Elle appelle le gouvernement à décider immédiatement d’un moratoire et de décider dans la

prochaine loi de finance une évolution du barème d’impôt afin de revenir à la situation antérieure pour les personnes touchées.

Elle demande la suppression de la hausse de la TVA prévue en janvier

Elle appelle les élus communistes et républicains à se mobiliser pour que soit renforcée l’action de

bouclier social menée au sein de leur collectivité, en direction des plus démunis.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 7 octobre 2013 1 07 /10 /Oct /2013 10:07

http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/economie/pierre-gattaz/8984772-1-fre-FR/Pierre-Gattaz_pics_390.jpgVendredi 28 septembre, sur BFM-TV, Pierre Gattaz, nouveau président du Medef, a pris de grands airs de défenseur des salariés, promettant qu’il ferait pression pour obtenir une modification de la loi sur le travail du dimanche.

Dès le lundi suivant, le gouvernement Ayrault annonçait l’ouverture d’une discussion sur le sujet entre syndicats de salariés et patrons.

Il a confié une « mission » sur la question à Jean-Paul Bailly, l’ancien PDG de La Poste, qui avait déjà planché sur le sujet pour Sarkozy en 2007. Le choix de ce patron qui a engagé la Poste dans des restructurations qui aggravent l’exploitation des postiers et qui est responsable de 80 000 suppressions d’emplois en dix ans, est tout un programme ! Sapin, ministre du Travail, a beau défendre le « principe » du repos dominical, c’est bien vers la voie de nouvelles dérogations et du démantèlement que la « mission » conduit.

Le gouvernement va, encore une fois, dans la direction souhaitée par le patronat.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 1 octobre 2013 2 01 /10 /Oct /2013 19:30

http://s.tf1.fr/mmdia/i/07/7/durand-pascal-10996077lmnpt_1713.jpg?v=1La deuxième conférence environnementale aura fait au moins une victime en la personne du secrétaire national d’Europe Ecologie, Pascal Durand. Excès de naïveté ou tendance suicidaire, le responsable de l’une des composantes de la majorité avait adressé au président de la République une forme d’ultimatum portant sur l’une des revendications phare de son parti : la création d’une « éco-taxe » sur la consommation du gasoil. «  Nous exigeons que cette promesse qui avait été faite par les socialistes soit honorée la semaine prochaine, sinon notre participation gouvernementale pourrait être remise en question », avait-il en substance  averti. Pascal Durand a joué perdant, puisqu’à l’arrivée les Verts n’ont pas décroché la taxe dont ils rêvent et le sommet de l’Etat a obtenu la tête de récalcitrant.

Dans quelques jours, descendu du podium, ce dernier aura tout loisir de méditer sur les affres des contradictions d’une participation gouvernementale dont les délices principaux sont la consommation de couleuvres et l’alignement sur la volonté du plus fort. Ayant reculé sur ses propres engagements, socialistes, le chef de l’Etat ne peut faire moins que de passer la marche arrière pour la part des propositions en provenance de ses partenaires… le régime présidentiel est sans pitié pour la diversité !

Le prochain départ de Pascal Durand est « maitrisé »  par une majorité d’autres dirigeants, dont Cécile Duflot, qui souhaitent durer encore dans les allées majoritaires. Le chef de l’Etat et son Premier ministre conservent à cet égard la haute main sur l’attelage, arguments élections municipales à la clé. Il n’empêche : les ruades dans les brancards vont se poursuivre, au sein d’Europe Ecologie secouée par des spasmes sans fin à propos de la « ligne » à suivre, mais aussi dans les relations avec le Parti socialiste

Au prix de quelle crédibilité pour les uns et pour les autres ?

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 28 août 2013 3 28 /08 /Août /2013 13:09

000000.jpg Les propos tenus vendredi 23 août 2013 par Jean-Luc Mélenchon à l’encontre de Pierre Laurent sont inacceptables pour les communistes, d’autant plus de la part d’un « allié ».

Rappelons les mots employés. Il a accusé en conférence de presse Pierre Laurent de « répondre  de manière quasi instantanée, dans un garde à vous impeccable, aux injonctions d’Harlem Désir » avant d’ajouter en meeting à son endroit : « On ne gagne rien au rôle de tireur dans le dos ».

Dans la bouche de Mélenchon, spécialiste des « formules », on sait qu’il ne s’agit pas d’un écart de langage mais d’une déclaration réfléchie rentrant dans une tactique politique.

Jusque-là, Pierre Laurent avait été ostensiblement épargné. Maintenant, il a droit au même traitement que d’autres membres de la direction du Parti, que nombres de communistes dans les localités de la part des disciples de Mélenchon, notamment à l’approche des municipales.

Les derniers propos de Mélenchon ne peuvent rester sans suites, cette politique agressive du Parti de gauche à l’encontre du PCF sans réaction nationale.

La question ne pourra pas se régler par une réconciliation entre dirigeants après les « universités d’été » et par un constat de la « diversité du Front de gauche ». Elle doit conduire pour les communistes au réexamen total de l’alliance avec le PG et, conséquemment, de la stratégie du Front de gauche, voulue par la direction du PCF. Les outrances calculées de Mélenchon doivent aussi ouvrir les yeux de ceux qu’un mirage ou un espoir électoral aurait aveuglés en absence de véritable alternative politique.

il est plus que temps de se démarquer publiquement de certains positionnements personnels de Mélenchon, de les condamner. Combien de temps il aura fallu à Pierre Laurent pour commencer à s’inquiéter (dans l’interview de Libération qui lui vaut l’ire de Mélenchon) du mode de « la provocation et de l’invective » ! La surenchère populiste fait objectivement le jeu de la politique gouvernementale qu’elle prétend combattre, voire celui du pire populisme. Notre parti ne peut pas laisser passer encore des sorties telles que l’approbation d’une intervention militaire en Libye, la qualification de la guerre d’Algérie en « guerre civile» etc.

La direction du Parti doit cesser de fermer les yeux devant les jeux politiciens de Mélenchon. Il reproduit, en farce, l’OPA de son inspirateur Mitterrand sur ce qu’il reste de l’électorat et de l’influence communistes. Sa « façon de faire de la politique », son opportunisme dans les postures « radicales », ses combinaisons à géométrie variable (main tendue à Cohn-Bendit puis Eva Joly) représentent le contraire de la conception communiste de la politique.

Une dernière fois, nous sommes obligés de déchiffrer le calcul de Mélenchon.

En attaquant Pierre Laurent et les communistes, Mélenchon ne cherche pas un instant à remettre en cause le Front de gauche ni à divorcer de la direction du PCF. Au contraire.

Il n’y a aucun intérêt, dénué qu’il est de véritables troupes et appareil. Il a besoin de la caution PCF pour être mis en avant comme chef de la gauche de la gauche. Pour les municipales, le PG est beaucoup plus prudent que ses déclarations n’en donnent l’image. Le résultat y est incertain : Mélenchon ne pourra pas compter les voix comme les participants à ses marches citoyennes, avec son coefficient multiplicateur de 6… D’où sa recherche d’alliances avec EELV. Il n’y aura sans doute de listes du PG seul que dans quelques villes centres, bourgeoises (aussi faute de candidats ailleurs!).

En attaquant le PCF sur ses alliances avec le PS, Mélenchon fait d’une pierre trois coups. Il taille des croupières à son partenaire sachant que l’attractivité du Front de gauche est principalement liée à sa posture d’opposition au PS. Il fait oublier ses 30 ans de sinécure dans le parti gouvernemental, comme, depuis, son appel à voter Hollande sans conditions. Enfin, il rend encore plus difficile à la direction du PCF de se séparer de lui : elle le ferait « sur la droite » et sortirait disqualifiée.

Mélenchon sait qu’il peut se permettre d’aller très loin sans rompre la corde. Grâce à la direction du PCF, c’est lui qui personnifie le Front de gauche. Sans lui, la stratégie initiée par la direction du PCF tombe à l’eau.

Tout cela, Mélenchon ne l’emportera sans doute pas au paradis. Mais les communistes doivent se dégager des impasses stratégiques du PCF qu’il prend soin d’exploiter.

Si nous n’avons pas de leçons à recevoir de transfuges du PS, la question de sortir de la dépendance institutionnelle du PCF au PS se pose. Celle-ci a été aggravée par les choix de la « Mutation » dans les années 90, liquidant l’organisation militante de base, les cellules, et priorisant la participation aux institutions sur l’action dans les luttes. La part des dirigeants locaux et nationaux du PCF liés à des mandats électifs, obtenus avec le PS, est devenue prépondérante, créant une condition structurelle à l’alignement sur la social-démocratie et son fonctionnement. Pour autant, on ne corrigera pas tout cela en quelques mois avant les municipales. C’est aux communistes localement de décider. Tous les cas de figure existent dans le PCF, de la poursuite d’une conception d’une union de combat à une désolante caution à des politiques locales social-libérales.

Mélenchon fait du chantage : « sans moi, plus de Front de gauche ». Pour les communistes, l’alternative ne saurait être : « Le Front de gauche sans Mélenchon ».

D’une part, parce que Mélenchon ne se trompe pas. La direction du PCF est allée le chercher en 2008 pour constituer le FdG (en doublant le congrès du Parti), après l’échec des « collectifs antilibéraux » de 2006, et celui en 2007 de la tentative de remise en cause de l’existence même du Parti. Les présidentielles ont fini de l’introniser comme dépositaire du Front de gauche.

D’autre part parce que toutes les composantes du Front de gauche, Mélenchon et la direction du PCF en tête, au-delà des divergences tactiques et structurelles, occupent le même espace politique et partagent les mêmes conceptions et perspectives.

La rupture avec Mélenchon ne peut que coïncider avec une rupture avec la stratégie du Front de gauche :

- Une rupture avec la conception institutionnelle et électoraliste de la politique et de l’organisation

- Une rupture avec la perspective de recomposition de la gauche et d’émergence d’un deuxième pôle de « gauche » (réformiste) à côté du PS, entretenant l’illusion de tirer à gauche le PS et étouffant le PCF.

Le 5 mai à la Bastille, Mélenchon se dit prêt à devenir premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg. Il invite Eva Joly. Côté Pierre Laurent, le changement implique systématiquement de rassembler toute la gauche. Dans une interview au même journal Libération en août 2012 ,il estimait que le « PCF devait être l’héritier des traditions socialistes et communistes de la 1ère moitié du 20ème siècle » (donc de Blum !). Aux « assises citoyennes » du 16 juin convoquées par la direction du PCF, on retrouve ensemble sur la tribune principale aux côtés de Pierre Laurent, la PS Lienemann, l’ex bras droit de Delanoë, Autain, le secrétaire d’EELV Durand, Mélenchon…

- Une rupture avec les positionnements réformistes, dissimulés autant par l’utopisme, l’humanisme, le gauchisme que par les diatribes de Mélenchon.

Avec nombre de responsables d’organisations locales du PCF, de militants, nous proposons de commencer par ce dernier point, pour répondre à l’urgence et à la colère sociales, pour développer les luttes et rassembler les travailleurs, pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

Nous proposons de lancer notamment ces campagnes nationales :

- Pour le rétablissement de la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation (quand la pétition reprise par le FdG, « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins », entérine les lois Fillon et Woerth et dédouane le pouvoir actuel).

- Pour la nationalisation intégrale des constructeurs automobiles et de la sidérurgie (quand le FdG privilégie une autre distribution des aides publiques aux entreprises – il faut tendre à les supprimer !)

- Pour la reconquête des monopoles publics des grands services publics et leur renationalisation à 100% (au lieu de vouloir rester « eurocompatibles »).

- Pour la rupture avec l’Union européenne et l’abandon de l’euro (quand le FdG, suivant le Parti de la gauche européenne, entretient l’illusion d’une réorientation sociale de l’UE).

Les calculs et polémiques de Mélenchon et du Front de gauche redeviendront ce qu’ils sont : dérisoires, anecdotiques, si le PCF joue son rôle dans la lutte des classes.

Par PCF du Jarnisy 54 - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 6 juillet 2013 6 06 /07 /Juil /2013 19:59

http://www.closermag.fr/var/closer/storage/images/media/images-des-contenus/closer-v1/suite/francois-hollande-un-pingouin-il-le-prend-avec-le-sourire/1006054-1-fre-FR/Francois-Hollande-un-Pingouin-Il-le-prend-avec-le-sourire.jpgWashington décide. Paris applique. La France, qui fut jadis une terre d’accueil pour les opprimés politiques, n’envisage pas d’accorder l’asile à Edward Snowden parce que Barack Obama fronce les sourcils. Elle pousse la servilité jusqu’à interdire le survol de son territoire au président bolivien, Evo Morales, soupçonné d’avoir pris dans ses bagages l’ex-agent de la CIA qui a révélé l’ampleur de l’espionnage planétaire pratiqué par les Etats-Unis. Et singulièrement son volet européen. «On ne peut avoir de négociations ou de transactions » avec les Etats-Unis « qu’une fois obtenues les garanties » qu’ils cessent l’espionnage contre leurs partenaires, avait pourtant clamé l’hôte de l’Elysée. Mais cet écart de langage n’était qu’une nouvelle tartarinade. Les tractations sur l’accord du libre-échange transatlantique démarreront comme prévu ce lundi 8 juillet. Angela Merkel a haussé le ton. Et que le pays de la chancelière apparaisse comme le plus touché par l’espionnite états-unienne importe peu. Tant il est vrai que les groupes exportateurs germaniques espèrent les meilleures retombées d’un grand marché du pacifique à la mer noire. Le dogme atlantiste a fonctionné comme un argument massue. Le soldat Hollande s’est remis illico au garde-à-vue.

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