PCF du Jarnisy - Section Henri Bezon
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elles sont ouvertes à tous!!!
Ce qui se passe n’est pas une nouveauté. L’extrême
droite en France a un siècle et demi d’existence. Elle a été de tous les coups contre la République, contre les juifs, avec Pétain, contre De Gaulle, contre l’ennemi historique communiste. En
pointe de toutes les guerres coloniales pour le plus grand malheur des peuples.
Jamais elle n’a réussi à s’installer démocratiquement en France. Mais quand le capitalisme est en crise, il se crée toujours un terreau pour l’extrême droite, et, c’est bon pour le système en place. C’est comme une impasse qui stérilise les colères du peuple et une bouée de sauvetage pour le système capitaliste.
Mais les électeurs attirés par le vote du Front National, que veulent-ils ?
Nous sentons bien leur rage contre la politique actuelle. Ils espéraient de Sarkozy la valorisation du travail et des salaires, la défense des entreprises et du pays. Pendant cinq ans, il y a eu la dictature du profit financier, les envolées vers les paradis fiscaux, les copains et les coquins milliardaires du Fouquet’s.
Et maintenant les mensonges. N’importe quoi !
C’est insupportable pour vous. Mais vous dites aussi votre manque de confiance en la gauche qui a beaucoup déçu et qui n’affiche pas l’énergie nécessaire pour s’attaquer au système. Cependant le vote Le Pen est une fausse piste et il n’ouvre aucune perspective positive pour le monde du travail. Le vote Le Pen au premier tour serait loin d’être anodin, pour vous « un coup de semonce et c’est tout »
Il aurait des conséquences très graves pour l’avenir du pays. Il renforcerait toute la droite.
Nulle part dans l’histoire, l’extrême droite n’a rompu avec la droite. Elles finissent toujours par trouver un accord, comme on le voit aujourd’hui dans plusieurs pays en Europe.
Et quel signal politique aux yeux du monde ?
Le peuple de France qui porte les beaux symboles de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité, manipulé par les vieilles lunes de l’extrême droite ? La honte !
D’ailleurs quelles différences entre certaines outrances de Sarkozy et de Claude Guéant et les propos de Mme Le Pen ? Quand on les écoute bien sur les questions de fond de la société, Sarkozy et Le Pen, c’est trop souvent bonnet blanc et blanc bonnet. S’agissant des immigrés, on ne peut accepter qu’ils soient désignés comme les responsables de tous nos maux. Comme si c’était eux qui spéculaient, comme si c’était eux qui manipulaient les capitaux, fermant les entreprises, investissant n’importe où, pourvu que ça rapporte.
Au contraire, les travailleurs immigrés ont de tout temps été sur les chaînes automobiles, construit les routes et les voies de chemin de fer, travaillé dur. Et c’est toujours vrai. Sans oublier les guerres dans lesquelles la France les engagea.
Côté bilan social, ils rapportent beaucoup plus de milliards à la Sécurité Sociale et aux caisses de retraite qu’ils n’en reçoivent.
C’est pourquoi le racisme et la xénophobie, si présents dans le Front national, sont inacceptables.
Oui, il faut défendre la France, pas contre les autres peuples, pas en entourant la France d’une impossible muraille, pas en isolant notre pays de l’Europe, mais en tapant là où ça fait mal. Il faut casser la sauvagerie des marchés financiers, la libre circulation des capitaux et des marchandises, les paradis fiscaux et les agences de notation privées. Faire face aux divisions. Il faut rejeter les idées qui cherchent à monter les travailleurs les uns contre les autres, ceux qui travaillent contre ceux qui n’ont pas de travail, ceux qui sont en bonne santé contre ceux qui sont malades, ceux qui n’ont pas la même couleur de peau, des jeunes qui ont perdu tout repère -la faute à qui ?- contre les personnes âgées qui n’en peuvent plus , les jeunes ouvriers contre les jeunes étudiants.
Les patrons et les milliardaires, eux, ne se divisent jamais, ils s’entendent sur notre dos. Ils ont une « conscience de classe ». Alors comment penser l’élection présidentielle ?
A ceux qui ont l’illusion qu’un vote Le Pen au premier tour n’est pas dangereux, nous disons « casse-cou »
C’est très dangereux pour la France et le monde du travail. A ceux qui croient qu’un vote Le Pen peut améliorer leur sort, nous disons « erreur ».
Erreur pour vous-même et l’avenir des vôtres.
Il ne faut pas perdre sa voix et compromettre ainsi les chances de changement.
Ne vous laissez pas piéger. Vous n’êtes pas de l’extrême droite, agissons ensemble pour le changement.
En 2006, une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous l’autorité du professeur Xavier
Chojnicki pris commande d’une étude à réaliser pour le ministère des Affaires sociales. Auparavant, aucun regroupement de des chiffres officiels n’avaient été réalisé, ni aucune étude sur ce
point qui semble prendre une ampleur importante dans la politique Française ; les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Il aura fallu trois ans de travail pour que les chercheurs
rendent leur copie, et les résultats furent peu commentés. Dommage car si nous pouvons les trouver depuis maintenant plus de deux ans – le rapport fut rendu en 2009 – il n’en demeure pas moins
que l’on préfère toujours les discussions de comptoirs sur l’immigration et son coût, plutôt que de se baser sur des chiffres dont la réalité ne peut prêter à confusion.
Nous découvrons donc que Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.
De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.
Ainsi, les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.
A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.
La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d’euros à l’Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l’immigration, et les artistes d’origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.
Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l’immigration. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine étrangère.
Dans un domaine aussi crucial que l’avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables. Le très officiel Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”
Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”
L'adoption de la loi UMP du député Paul Salen qui vise à permettre aux salariés de faire don d'heures de réduction de temps de travail où de récupération à un parent d'un enfant gravement malade, est certes une démarche louable mais elle apporte une réponse non adaptée. Elle est l'aveu du désengagement de l'état face aux difficultés de chacun.
Un salarié n'aurait donc qu'à compter sur la générosité de ses collègues anonymes et culpabiliserait celles et ceux qui ne feraient pas don d'une partie de leurs droits à congés.
Mais pas question de mettre à contribution les patrons!
Mais pas question pour eux de participer à l'effort de solidarité !
Pourtant une contribution juste du patronat au financement de la protection sociale, assurerait sans encombre la mise en œuvre effective de ce droit.
Ainsi, la solidarité jouerait pleinement, comme il se doit.
IL EST DEVENU URGENT DE BOUSCULER ! DE BOUGER LES CONSCIENCES POUR UN CHANGEMENT DE SOCIETE .
L’injustice sociale et fiscale aura donc bien été le fil
conducteur
du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Depuis un an la majorité des français mesure les conséquences des décisions, prises sans débat, en opposition totale à une très grande majorité de citoyens de notre pays. Infliger deux années de travail supplémentaire aux salariés !! Chacun peut calculer la date et le montant de sa retraite, si toutefois il trouve un emploi normal jusqu’à ce terme, en échappant au cancer social qu’est le chômage. Les femmes aux carrières incomplètes, les jeunes en précarité ou au chômage jusqu’au-delà de 25 ans, ceux qui ont perdu leur emploi à cause des délocalisations, les bas salaires, … tous se savent sacrifiés sur l’autel de l’exploitation capitaliste. A trois mois de la fin de son mandat Nicolas Sarkozy persiste. Il veut alléger les cotisations patronales et faire compenser le manque à gagner dans les caisses de l’Etat par une hausse de 1.6point de la TVA qui passera de 19.6 à 21.2. En clair, la vie sera plus chère, mesure d’autant plus injuste que la TVA pèse proportionnellement plus lourd sur les petits revenus que sur les gros.
Autre mesure : il veut généraliser la pratique du chantage patronal. (faire renoncer les travailleurs à la durée légale du travail de 35 heures ou accepter des baisses de salaires en brandissant la menace de plans de licenciements ou de délocalisations)
Le slogan «travailler plus pour gagner plus »devient «travailler plus pour gagner moins». En France, cinquième puissance industrielle mondiale, où les profits dépassent l’entendement, où l’exploitation de l’homme par l’homme atteint un niveau record, la solution ne viendra pas de nos dirigeants qui appliquent les mêmes recettes depuis vingt ans. Le capitalisme planétaire, ne voulant pas résoudre les problèmes des peuples, ne pourra se perpétuer qu’en écrasant toujours plus le monde du travail, dans notre pays, en Europe et ailleurs. Nous pouvons le battre autour d’un projet de rupture avec une telle logique. Participons ensemble à toutes les luttes : continuons pour la retraite, pour l’emploi, pour les salaires, pour la protection sociale, pour les services publics… Remettons plus fort la question de la solidarité au cœur de l’actualité et du devenir politique. Saisissons-nous de toutes les occasions, y compris celles qui nous seront fournies au printemps 2012 par l’élection présidentielle et les législatives. Les candidatures communistes vous permettront de mieux affirmer dans les urnes le besoin d’en finir, avec toutes les logiques d’accompagnement de la crise du capitalisme d’où qu’elles viennent. Nous étions des millions de manifestants à l’automne 2010 sans avoir attendu les échéances de 2012 ! C’est une nouveauté formidable qui permet à chacun de transformer sa colère, ses révoltes, si nous l’accompagnons fraternellement, en choisissant de façon réaliste de vivre autrement. Une rupture franche avec un capitalisme en fin de course : voilà la société dont le peuple a besoin !
Oui : envisager la victoire des exploités ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité !
Christian Tabaglio
Membre du Conseil national du Parti communiste français
« Si je suis élu, d’ici 2 ans, il n’y aura plus un seul SDF dans la rue ».Que n’a-t-il tenu sa langue tant, sur ce point là encore, le bilan de Nicolas Sarkozy est aux antipodes de la promesse
électorale ! La vague de froid qui touche la France agit comme un terrible révélateur. Elle précipite toutes les urgences. Les hivers derniers, quand les frimas tombaient, on craignait pour
la vie des SDF.
On s’indignait, à juste titre, du manque de place dans les hébergements d’urgence. Ces jours ci, le thermomètre reste sous la glace. Les sans-abri ont toujours plus de mal à dormir au chaud et c’est le trop-plein de misère qui éclate au grand jour.
Ceux qui claquent des dents ont parfois un toit sur la tête, mais ils vivent dans le noir faute d’avoir pu régler la facture d’électricité. Parce que leur salaire ne permet pas d’assumer le coût d’un loyer, on découvre que des personnes avec des revenus stables vivent dans des caravanes. Des travailleurs pauvres grelottent la nuit dans leur voiture en pointant le lendemain au boulot comme si de rien n’était. Loin des clichés du SDF solitaire, ce sont des familles entières qui viennent chercher un peu de chaleur au Secours Populaire ou aux Restos du Cœur.
« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches », disait Victor Hugo.
C’est bien dans cet avenir-là que l’UMP veut continuer, demain, d’enfoncer le pays. A l’heure où il est à la mode de dénoncer les banquiers et de voir un ennemi dans la finance, allons-y ! Il est des coffres forts qui débordent et continuent de se remplir.
La France est un pays riche, mais un pays qui se remplit de pauvres. Résoudre ce problème, c’est se poser la question d’atteindre un haut degré de civilisation, un degré qui ne place aucune valeur au-dessus de l’humain.
LE TRAIN, UN PRODUIT DE LUXE ?
Depuis le 3 janvier 2012, l’achat d’un billet TGV, Téoz ou Lunéa coute 3,2% de plus qu’auparavant. Conséquence entre autre du relèvement du taux de la TVA e 5,5 à
7%, dicté dans e deuxième plan de rigueur du Gouvernement.
UN MEILLEUR SERVICE PUBLIC CE N’EST PAS DU LUXE !
Le changement d’horaires 2012 se traduit, pour nombre de voyageurs par des gares moins desservies, des arrêts supprimés, des correspondances non assurées, des
trains supprimés, des horaires qui ne correspondent plus à leurs besoins.
Depuis l’arrivée de Sarkozy en 2007, 18 000 emplois ont été supprimés à la SNCF, l’équivalent de 18 compagnies Sea France. Pour 2012, l’Etat et la SNCF continuent
de vouloir utiliser l’emploi comme variable d’ajustement, malgré les conséquences désastreuses que cela provoque sur la qualité de service, la régularité, l’accueil et l’offre aux voyageurs, les
conditions de travail des cheminots, les risques que cela fait peser sur le niveau de sécurité des circulations.
Pas une journée ne passe sans fermeture inopinée de gares par manque d’effectifs, dont la responsabilité revient à 100% aux économies réalisées par la SNCF sur
l’emploi et l’organisation de la production. Combien de gares n’ouvrent qu’en semaine ou (et) que quelques heures dans la journée ? Combien de gares où vous ne pouvez plus acheter un billet
Grandes Lignes voire un billet tout court ? C’est là aussi une forme de discrimination à l’accès au service public SNCF. Inadmissible !
LE GOUVERNEMENT ENVISAGE LA FIN DU SERVICE PUBLIC SNCF DANS VOTRE DOS
!
Plus de 11 000 kms de lignes (soit 1/3 du réseau) sont menacées parce qu’elles sont jugées non rentables économiquement. Des territoires entiers seraient de
fait désertés par le ferroviaire. Non seulement cette politique empêcherait toute possibilité d’industrialisation, donc de créations d’emplois et de croissance, mais elle encouragerait les
entreprises implantées aujourd’hui à quitter ces territoires.la désertification des services publics est un handicap pour l’attractivité des territoires. Dans de nombreux endroits, des autocars
remplaceraient les trains. Ce qui constituerait un vrai recul de société.
USAGERS, CHEMINOTS, NOUS AVONS NOTRE MOT À DIRE
Les mésaventures de Nadine Morano avec ses motards jettent une lumière crue sur les usages d’une République que Nicolas Sarkozy souhaitait « irréprochable ».
Non seulement, en ces temps politiquement maussades, l’accident met en cause le petit soldat le plus zélé du chef de l’Etat, mais il apporte la preuve que les
excellences qui nous gouvernent s’autorisent à piétiner quotidiennement, et bien souvent pour leur seul confort personnel, les règles du Code de la route. Remonter un boulevard à contresens ou
ignorer un feu rouge, toutes sirènes hurlantes, reste chez nous un signe extérieur de pouvoir.
Cette exception française a parfaitement résisté à l’harmonisation européenne. Dommage. Dans nombre de pays voisin, avec ou sans triple A, s’affranchir d’un feu
rouge serait pour un ministre un motif de démission. Mais Nadine Morano est une femme pressée et indispensable. Spécialiste de l’apprentissage, elle a vite appris. Quand elle ne « twitte » pas
pour la bonne cause, quand elle ne polémique pas à tout va, elle se dépêche. Dans cette cavalcade, le gyrophare bleu constitue un atout incomparable, et l’escorte motocycliste, bleue aussi, un
luxe sans pareil.
A moins que cela ne change un jour et que les ministres et autres importants de la République ne finissent par retrouver leur juste place
Combien faudra- t-il de soldats français morts pour que le gouvernement français et
Nicolas Sarkozy comprennent que leur stratégie en Afghanistan est vouée à l’impasse ? Sont-ils sourds à ce point pour ne pas comprendre que l’armée française n’a rien à faire dans cette région du
monde ?
Pour ne pas comprendre que la seule présence d’un treillis étranger, dans ce pays comme partout ailleurs, ne peut jamais être comprise comme une aide, même si, çà
et là, l’acte humanitaire voudrait masquer les armes ?
En réalité, en Afghanistan comme en Libye et sur d’autres théâtres d’opérations, la présence militaire occidentale, désormais toujours sous le sigle de l’Otan,
n’est rien d’autre que la pérennisation d’une domination géopolitique et économique. Jamais pour le bien des peuples. Il est d’ailleurs difficile de faire la part des choses entre le candidat
Sarkozy qui pérorait en affirmant que la France n’avait rien à faire en Afghanistan, et le président Sarkozy, qui renforce les troupes françaises à Kaboul et qui voudrait maintenant faire croire
qu’il pourrait rappeler les soldats.
A Paris comme à Washington, il y a bien longtemps que l’humeur politique a changé vis-à-vis de l’Islam politique et donc vis-à-vis des talibans afghans.
Reste que le retour des islamistes à Kaboul est de plus en plus probable. Le président afghan vient d’ailleurs de recevoir le sanguinaire leader pachtoun Gulbuddin
Hekmatyar, l’un des assassins du président communiste Najibullah. Dix ans après le déclenchement de la guerre, la boucle occidentale serait donc bouclée sur le dos des soldats français ?
L’histoire nous a enseigné un invariant de XXème siècle. Quand l’extrême droite se
met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême. Les fascismes ne furent rien d’autre qu’un projet de régénération totale de l’homme pour rejeter modernité et progrès.
Le Pen utilise habilement le même argument mais pour critiquer les nations réduites à la dimension marchande. Ne l’oublions jamais. Si fifille-nous-voilà met du
social dans sa haine, c’est par conviction : le dieu de l’homme fasciste, c’est l’homme nouveau lui-même, et, au-delà de lui, son peuple et sa race. Ces relents nous ramènent, par un mouvement
d’involution, aux années 1930…
Le pire fut le fascisme à l’échelle du continent. Mais le meilleur fut le Front populaire.
« L’avenir à chaque instant presse le présent d’être un souvenir. » Le poète a toujours raison. Non ?
Lu dans l’Humanité
Etaient présents à cette réunion : Christian Tabaglio membre du CN
Jean Baus : secrétaire de section du Jarnisy et Elise Baus
Pour nous donner plus de force, nous proposons de
travailler autour de trois thèmes:
• Plus de force pour les luttes: emploi, logement, pouvoir d'achat, santé, école...nous voulons mettre en commun nos expériences et nous donner
des outils pour rassembler encore plus largement et bousculer le calendrier politique, remporter des victoires.
• Plus de force pour faire reculer le fatalisme et pour faire grandir les idées qui font mal à la bourgeoisie. C'est la faute à la
dette...Mais qu'est ce que cette fameuse dette sinon la dîme réclamée par ceux qui s'enrichissent de la spéculation, comme les seigneurs d'avant la Révolution réclamaient aux paysans
affamés le blé qu'ils cultivaient. Les gouvernements ont volé le Non à la constitution européenne. Aujourd'hui, avec l'Euro, la France – comme les autres pays européens- n'a
plus le droit de produire sa propre monnaie. Elle doit emprunter à des taux très élevés aux marchés financiers qui se gavent! C'est cela la dette! Faisons grandir le refus de la payer et
l'exigence que notre peuple reprenne ses droits.
• Plus de force pour unir le peuple de France avec une organisation communiste combative et solidaire qui aide les exploités à ne pas se faire
avoir et se laisser diviser.