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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 20:08

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6744559-greve-sncf-six-tgv-et-ter-sur-dix-en-circulation.jpgLe budget 2014 de la SNCF a été présenté au CCE du 18 décembre. C’est un véritable plan d’austérité imposé aux cheminots et au service public. Il est la traduction financière du projet d’entreprise : « Excellence 2020 ». Il priorise le développement des filiales hors de l’ÉPIC SNCF, et l’amplification de la politique de rigueur pour les cheminots.

 

Le budget 2014 prévoit une croissance limitée du chiffre d’affaires de +2,5% (à périmètre et charges constantes). Il acte le net ralentissement observé en 2013 du transport de marchandises (Fret SNCF) et voyageurs, notamment du TGV. Les activités conventionnées de service public (TER, Transilien, Infra) continueraient à nourrir le chiffre d’affaires.  

 

Les décisions de l’État en matière d’imposition et taxes (+ 2,1%) et d’augmentation des péages (+6,3%), alourdissent les charges. La direction entend faire supporter aux cheminots et aux usagers le coût que cela entraîne.

 

Budget SNCF 2014

Comme en 2013, elle va détourner de son sens le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), versé par l’État pour limiter l’augmentation de la dette, alors qu’il doit favoriser les embauches.

 

LA SNCF, PREMIER EMPLOYEUR DE FRANCE ?

L’emploi sera encore la variable d’ajustement. 2500 nouvelles suppressions d’emplois sont programmées dans l’EPIC SNCF à fin 2014. Au niveau des voyageurs, la suppression envisagée de 1000 emplois exacerberait la déshumanisation des gares et des trains.

 

Du côté de Fret SNCF, c’est la fuite en avant, avec la destruction de 856 emplois supplémentaires. Le déclin de l’activité continue. Une situation historiquement catastrophique pourrait être atteinte fin 2013 avec 18,9 millions de tonnes kilomètres transportés. La proposition CGT d’une réforme ferroviaire pour un grand service public SNCF incluant le Fret est plus que jamais d’actualité.

 

Toutes les activités supprimeraient des effectifs. Seul l’Infra V verrait une hausse significative par rapport aux années précédentes avec le recrutement de +900 agents. C’est toutefois loin du niveau d’embauches nécessaire pour répondre à la croissance d’activité dans des conditions optimales de travail et de sécurité, notamment en Ile-de-France (+25%). La direction n’a donc pas abandonné l’objectif de faire monter en charge la filiale de travaux Sféris, l’emploi intérimaire et les CDD.

Par ailleurs, dans la logique d’« Excellence 2020 », le budget prépare des évolutions dans l’exercice des métiers ainsi que du temps de travail, marquant l’empreinte d’un cadre social régressif auquel il est fait référence dans le projet de réforme ferroviaire.

Ce budget est la démonstration de ce qui serait réservé aux cheminots et au service public si le projet de réforme ferroviaire du gouvernement venait à être appliqué.

 

Le 12 décembre 2013, les cheminots ont donc eu raison d’agir dans l’unité avec l’UNSA et SUD-Rail, pour exiger des moyens pour l’emploi à la SNCF, des augmentations de salaire et pensions, l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, ainsi que l’exigence d’autres choix en matière de service public ferroviaire afin de répondre aux besoins de la Nation.

 

LA CGT RASSEMBLE ET AGIT !

 

Un changement de cap est indispensable et possible. C’est le sens de la grande campagne sur le coût du capital lancée par la CGT pour une autre répartition des richesses créées par le travail. Elle s’inscrit dans une double volonté de peser dans le débat public et de gagner des avancées concrètes pour et avec les salariés.

 

Cette dynamique revendicative doit nous permettre de gagner des moyens financiers, matériels et humains et des conditions sociales de haut niveau pour garantir une SNCF publique et intégrée dans un seul Épic et le statut des cheminots.

 

Nous devons affirmer plus haut et plus fort que d’autres solutions existent en partant des besoins du quotidien. Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer notre régime spécial de santé et de retraite.

 

Restons mobilisés pour gagner une autre réforme du système ferroviaire, des moyens supplémentaires pour vivre et travailler dans de bonnes conditions et garantir la qualité du service public SNCF attendue par les usagers.

 

Ensemble, amplifions les mobilisations unitaires pour gagner une réforme et des moyens qui permettent le développement et la modernisation du service public SNCF.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 19:50

012.jpgLéon Landini à Onfray :

" Qu’il vienne raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités"

Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Bagneux le 25 mars 2013 Lettre ouverte Teleparis 4 bis, rue Descombes 75017 Paris

Monsieur, C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ». Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève de la diffamation.

Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission. Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ».

En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste. Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis.

Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer. Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque contre l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement. Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte. Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté de notre pays. En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la Carte de Combattant.

Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance. Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ». Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale. Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.

La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942. Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ». Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ». Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne. Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest. Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari. Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées. Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart. Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges. Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs. Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge. Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon. Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ». Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes.

Ces quelques exemples démontrent que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes. Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet, voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray : Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ». Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme. Guy Môquet. Son père député communiste fut arrêté en octobre 1939. Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce l’ardeur militante de Guy. Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait, relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française. Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards. Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard*. Cela n’est pas une insulte mais une constatation. *Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ». Léon Landini Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Ces communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 20:27

003-copie-1.jpgLes communistes  de la section du Jarnisy se sont réunis le samedi 14 décembre la Maison du Peuple 

en assemblée générale.

 

Dès l’ouverture de l’assemblée Eric Monnini (secrétaire de section) a proposé un président de séance en la personne de Christian Tabaglio. Celui-ci a été voté à l’unanimité par les camarades.

 

La réunion pouvait commencer, Christian a retracé la vie de Nelson Mandela  et 1 minute de silence a été demandé à l’assistance  en mémoire de sa disparition qui a, par son courage et sa détermination, su mettre fin au régime de l’Apartheid en Afique du Sud.

 

Après cette minute de silence,  Eric a présenté un compte rendu sur la situation politique de notre pays.

 

Après  ce rapport un échange constructif et fraternel a pu se faire entre les camarades .  

Nous avons également ouvert une discussion très brève sur les prochaines élections municipales qui auront lieu au mois de mars 2014.

 

A la fin de cette matinée, nous nous sommes souhaités de bonnes fêtes de fin d’année avec la promesse de tous nous retrouver début janvier 2014 pour nous engager derrière nos candidats respectifs et dans de bonnes conditions pour la campagne des élections municipales.

004-copie-1.jpg

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:52

http://missionfalestine.files.wordpress.com/2012/04/marwan-barghouti1.jpgMarwan Barghouti est en prison depuis bientôt 12 ans. Il a été condamné par un tribunal militaire israélien illégal à 5 condamnations à la prison à perpétuité, plus une autre à 40 ans, au cas où peut-être ! 
Marwan, c'est le dirigeant populaire du Fatah, l'héritier politique de Yasser Arafat, le rassembleur politique des Palestiniens, l'organisateur des deux intifadas. Il jouit d'un grand prestige chez les Palestiniens pour son courage, ses dons d'orateur et d'organisateur, son combat contre le corruption. 
De longue date, il s'est prononcé pour la Paix avec les Israéliens, avec deux états voisins sur les frontières de 1967, garanties par l'ONU. 
Il est seul capable, par son autorité politique et morale, par son honnêteté, de réunir tous les Palestiniens pour une grande mobilisation populaire et pacifique vers cet objectif.
Comme Mandela, il a compris qu'il lui faudra combiner à la fois résistance et réconciliation. Il y est prêt, avec intelligence et courage.
Tout cela, c'était trop pour les faucons israéliens qui ne veulent renoncer ni à la colonisation, ni à l'apartheid dont sont victimes les Palestiniens. Ils ont donc tenté à plusieurs reprises de l'assassiner. N'y parvenant pas, ils ont mis sa tête à prix et ont fini par l'arrêter. Et, pour faire bonne mesure, ils l'ont accusé de terrorisme et d'assassinats. Pourtant, tout le monde se souvient que Marwan, s'il a toujours défendu le droit des Palestiniens à la résistance contre l'occupation, a également toujours condamné les attentats contre des civils. Oui, si Marwan croupit derrière les barreaux d'une prison israélienne, c'est justement parce qu'il est l'homme d'une solution pacifique au Moyen-Orient. Obtenir sa libération, c'est ouvrir la voie à une paix juste et à un État palestinien uni et pacifique au côté d'Israël. 
En Israël même, des voix, qui l'ont bien compris, s'élèvent courageusement et de plus en plus nombreuses pour cette libération. 
Le peuple de France, celui des droits de l'homme, celui de la Résistance, celui de la Liberté et de la Fraternité, doit répondre massivement présent. 
12 ans de prison, ça suffit ! Nous n'attendrons pas 27 ans pour rendre à son peuple le Mandela palestinien. 
Oui, pour un monde de paix, finissons-en avec ce conflit qui n'a que trop duré. 
Liberté pour Barghouti !

Lu dans Médiapart

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 10:48

http://www.biography.com/imported/images/Biography/Images/Galleries/Nelson%20Mandela/nelson-mandela-thumb.jpgOn en voit beaucoup dans les partis traditionnels qui sont en train de rendre hommage à Mandela et il y en a combien qui étaient au balcon lorsque Mandela était en prison ?

Ce  que Mandela avait besoin, c’était du soutien quand il était en prison dans les années 70-80. On constate qu’à ce moment-là, il n’y avait que les organisations syndicales, les Communistes et les comités anti-apartheid qui soutenaient activement ce combat pour la libération de Mandela."

L’ANC vient de communiquer, Mandela était membre du parti communiste sud-africain lorsqu’il a été mis en prison. Effectivement, le mouvement communiste international était une des seules tendances politiques à avoir soutenu la lutte anti-apartheid aujourd’hui tout comme d’ailleurs il faut quand même le dire, cette lutte continue dans des pays comme la Palestine.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 20:46

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Malgré le froid et le brouillard qui sévissaient sur le Jarnisy, les camarades étaient présents dès 6 heures devant la gare de Jarny pour distribuer des centaines de tracts aux usagers de la SNCF (voir tract ci-dessous)

 

Retraites des fonctionnaires :

Ne pas laisser dire n’importe quoi  

Le vote à l’Assemblée de la nouvelle contre-réforme des retraites a été l’occasion d’une nouvelle tentative de division des salariés avec une nouvelle attaque en règle des médias contre les fonctionnaires.

Les mensonges les plus gros sont alignés les uns derrière les autres, sous couvert de chiffres manipulés.

 

La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

 

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

 

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

 

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

 

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

 

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spéciaux sur les retraites pour les détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, il veut privatiser !

 

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:58

777.jpgL’exaspération monte chez les voyageurs comme chez les cheminots devant les conditions de service dégradées. La politique de privatisation rampante, au nom des directives européennes, pour dégager du profit pour les grands groupes privés aux dépens du service public en est l’origine.

La « réforme ferroviaire » prévue par le gouvernement est la nouvelle étape de ce processus visant à faire éclater la SNCF. Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève le 12 décembre. Usagers des transports, c’est notre intérêt de comprendre et de soutenir les grévistes.  

Parce que nous ne pouvons plus tolérer la « gêne occasionnée » par la politique de privatisation organisée par le pouvoir, la plupart des régions, la direction de la SNCF et l’UE.

 

Non à la réforme ferroviaire ! Soutien à la grève du 12 décembre!

 

D’année en année, la situation est devenue insupportable. Les trains sont de plus en plus souvent en retard. Des horaires ont été supprimés. Les rames sont bondées. Les accidents se multiplient jusqu’au drame, non-élucidé, de Brétigny. Et dans quelques semaines, il neigera peut-être… Les guichets ferment, les automates tombent en panne. Il n’y a plus personne pour nous conseiller. Derrière, de moins en moins de cheminots pour entretenir les voies, les aiguillages.

Dans le même temps, les tarifs s’envolent. Ils sont devenus incompréhensibles. Avec la hausse de la TVA, pour payer de nouveaux cadeaux fiscaux au patronat, le gouvernement va les faire monter de 3%, encore, au 1er janvier. C’est inacceptable !

Ces 30 ans de dégradation du service public ne doivent rien à la fatalité ! C’est le résultat d’une politique, poursuivie par les gouvernements successifs, avec l’Union européenne. Son but est d’utiliser notre besoin de transport public pour détourner notre argent vers la finance, vers le privé.

La nouvelle étape de cette politique de casse, c’est la « réforme ferroviaire ».

Elle doit passer au Parlement au premier semestre 2014. Massivement, les cheminots avec leurs organisations syndicales s’y opposent et préparent la lutte. Usagers, ils défendent notre intérêt, notre droit à la mobilité.

Cette « réforme » n’a qu’un but : préparer la mise en concurrence prévue par l’Union européenne en 2019 du transport de voyageurs. Peu importe qu’elle ait conduit partout, dramatiquement en Grande-Bretagne, à des catastrophes économiques et humaines. Pour les capitalistes, il faut faire éclater la SNCF, nationalisée par le Front populaire. Il faut casser le statut des personnels et l’emploi. Il faut endetter la SNCF, les régions, sur les marchés financiers, pour enrichir les spéculateurs.

L’éclatement de la SNCF permettra de sous-traiter et d’externaliser à des entreprises privées un maximum d’opérations immédiatement profitables pendant que la collectivité paiera les investissements à long terme. Privatisation des profits, nationalisation des pertes : voilà ce que souhaitent le gouvernement et la commission européenne !

par la lutte, faisons échec au plan du gouvernement et de l’union européenne : avec les cheminots, battons-nous jusqu’au retrait de la réforme ferroviaire

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat.  Nous rejetons l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement : casse des retraites, casse du code du travail, exonérations fiscales pour les patrons. Le démantèlement de la SNCF et du service public nationalisé est au centre de la politique que nous combattons.

Au nom des directives européennes, Hollande et Ayrault ne font que continuer la même politique que leurs prédécesseurs, pour casser nos acquis sociaux et démocratiques, au profit des actionnaires.. Nous militons pour :  

- Le GEL DES TARIFS NATIONAUX ET REGIONAUX, l’augmentation du versement transports des entreprises, le financement des investissements par L’ETAT avec appel A l’épargne populaire.

Le RETRAIT DE LA REFORME FERROVIAIRE — Stoppons les politiques de casse du service public, c’est contre l’intérêt des usagers et contre celui des cheminots.

- Le rejet des directives européennes de liberalisation et de casse du service public — La politique de l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples, elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

- La défense et la reconquete du monopole public de la sncf - C’est la seule garantie d’un service public de qualité, avec des tarifs réglementés et des garanties de sécurité.

 - LE RETABLISSEMENT DES LIGNES ET ARRETS SUPPRIMES CES DERNIERES ANNEES — La fermeture de lignes de TER provoque la mort des territoires non desservis, impossible à rejoindre sans voiture.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 20:57

http://media.dvelos.com/media/manufacturers/c6da7303be1continental/continental_continental_logo.pngMalgré la récente victoire aux prud’hommes des Continental de Clairoix(Oise), ce terrible préjudice ne peut pas être réparé.

Quatre ans après la fermeture de leur usine, 500 salariés sont toujours au chômage, 250 ont divorcé, une dizaine se sont suicidés. Car c’est dans cette tenaille que sont aujourd’hui pris les individus : avoir un travail peut nuire à la vie personnelle, mais ne plus en avoir pèse encore plus lourdement sur les familles.

les travaux de la sociologue Anne Solaz montrent que le chômage, en confrontant brutalement les couples à une turbulence financière et à l’incertitude quant à l’avenir, accroit le risque de séparation. La précarité de l’emploi, elle aussi s’immisce dans les projets familiaux.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 17:58

mandela.jpgL’hommage à la mémoire de Nelson Mandela est unanime. Mais les condoléances n’ont rien de sincère quand elles proviennent des dirigeants des puissances qui défendirent jusqu’au bout l’Etat raciste sud-africain de l’Apartheid, Etats-Unis, Royaume-Uni, même Israël, ou encore d’une France si réticente à le boycotter. En 1988, Reagan plaçait le nom de Mandela sur la liste « noire » des « terroristes » à surveiller. Il y est resté jusqu’en 2008…

Ces pleurs n’ont pour but que de noyer, sous un humanisme vague, la nature du long combat du héros, du symbole, national et mondial, de la lutte contre le racisme, le colonialisme établis par l’ordre capitaliste.

Il faut faire oublier les conditions de ce combat politique qu’il a impulsé, passant tour à tour par la non-violence, la lutte armée, la résistance, y compris depuis les geôles sordides de l’Apartheid.

Il faut faire oublier le rôle de ceux qui portèrent ce combat avec Mandela dans l’ANC et notamment les communistes sud-africains et les syndicats d’inspiration révolutionnaire.

Il faut faire oublier l’élan de solidarité internationale, dont la résistance de Mandela a été le point de convergence. Le camp socialiste, Cuba, les communistes du monde entier, en France le PCF et la Jeunesse communiste, en ont été au tout premier rang. La lutte contre l’Apartheid a été un aspect de la bataille de classe mondiale.

Jusqu’au bout de son action politique, après sa libération en 1990, Mandela, lui, n’a pas oublié. Il a conservé la même confiance fraternelle, la même sympathie politique, pour les communistes et le mouvement syndical de son pays. Il n’a cessé d’exprimer sa reconnaissance aux premiers soutiens de sa lutte. Libre, puis président de son pays, il a mis le rayonnement mondial de sa personnalité au service de la poursuite du même combat émancipateur, en exprimant par exemple sa solidarité avec le peuple palestinien.

Le capitalisme sud-africain, les forces de l’impérialisme ont enregistré une défaite dure à digérer. Ils ont tout fait pour que, lorsque tout change, rien ne change dans le fond. Ils ont dû faire le deuil du racisme d’Etat, mais ont pu éviter tout changement décisif de structure de propriété. Depuis les années 90, une bourgeoisie noire s’est considérablement développée, un prolétariat et un sous-prolétariat blancs relativement aussi. Les inégalités sociales restent béantes. La démocratie se heurte à la domination du capital, traduite notamment par la corruption.

Le 20 avril 1964, au dernier jour de son procès, Mandela exprimait pour la dernière fois publiquement avant sa libération 25 ans plus tard les justifications de la lutte armée : « Je me suis battu contre la domination des blancs et je me suis battu contre la domination des noirs. J’ai toujours mis en avant, comme idéal, une société libre et démocratique. C’est un idéal pour lequel je voudrais vivre mais pour lequel, s’il le faut, je suis prêt à mourir ».

Il a réalisé ce pas de géant dans l’histoire. Dans la mémoire de l’action de Nelson Mandela, les travailleurs, noirs et blancs, le peuple sud-africain, les autres peuples, trouveront les forces de continuer un combat émancipateur qui ne fait toujours que commencer.

mandela1.jpg

Nous reproduisons ci-dessous l’allocution de bienvenue prononcée par Georges Marchais, secrétaire général du PCF, le 7 juin 1990, à l’occasion de la visite de Nelson Mandela au siège du PCF.

Cher Nelson Mandela,

chère Winnie,

chers camarades de l’A.N.C.

Je suis particulièrement heureux de vous accueillir et de vous souhaiter une fraternelle bienvenue au nom de tous les communistes français. Votre présence dans notre pays, en homme libre, est pour nous une profonde source de joie, de fierté et d’espoir.

C’est une grande joie, parce que vous incarnez la résistance victorieuse au plus odieux des pouvoirs.

C’est un légitime motif de fierté, parce que l’engagement dans le combat pour isoler le régime de Pretoria et mettre un terme aux honteuses complicités dont il bénéficie ici a sauvé l’honneur de la France, berceau des droits de l’homme.

C’est enfin une profonde source d’espoir: l’espoir que la nouvelle étape de la lutte du peuple sud-africain puisse, grâce à la participation directe d’hommes comme vous, Nelson Mandela, comme Walter Sisulu, comme Joe Slovo, comme – bientôt, j’espère – Oliver Tambo et de tous les militants de l’A.N.C., du Parti communiste d’Afrique du Sud et des autres mouvements anti-apartheid, hâter l’heure où votre peuple recouvrera sa liberté et sa dignité.

Des millions de Françaises et de Français partagent ces sentiments. Nous en sommes profondément satisfaits, car ce n’est pas faire preuve d’immodestie que d’y voir un résultat auquel nous avons beaucoup contribué.

Il n’allait pas de soi il y a seulement cinq ou six ans. A l’époque, un sondage d’opinion national, organisé à notre initiative, indiquait qu’à la question « A quel pays pensez-vous le plus quand on parle d’atteintes aux droits de l’homme? », seulement 7% des personnes interrogées répondaient: « L’Afrique du Sud ». Et, parmi dix victimes célèbres de violations des libertés dans le monde, seul un sondé sur cinq vous situait, cher Nelson Mandela, plus des deux tiers des gens ignorant jusqu’à votre nom.

A partir de ce jour, nous n’avons cessé – notre parti, le Mouvement de la jeunesse communiste, notre Comité de défense des libertés et des droits de l’homme – d’intensifier nos efforts et d’élargir nos initiatives pour remonter ce handicap indigne d’un pays comme le nôtre. Ainsi, dès 1985, des dizaines d’écrivains, d’artistes, d’universitaires, de syndicalistes, d’hommes d’Eglise, de personnalités éminentes de tous horizons vous ont, à notre invitation, adressé des lettres que nous avons publiées semaine après semaine. L’Humanité et toute notre presse se sont mobilisées sans relâche pour informer l’opinion sur les crimes de l’apartheid, les relations entre la France et l’Afrique du Sud, les multiples facettes de la lutte du peuple d’Afrique du Sud, parmi lesquelles votre combat exemplaire.

Ainsi, nos élus ont usé de tous les moyens qui sont les leurs pour populariser votre combat et faire grandir la solidarité. On ne compte plus les rues, les ponts, les écoles, les centres culturels Nelson Mandela dans les communes que nous administrons. Des propositions de loi déposées par nos députés et nos sénateurs n’attendent que le feu vert du gouvernement pour être discutées et votées: elles permettraient notamment que la France ratifie enfin la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par les Nations unies en 1973, et qu’elle applique des sanctions globales contre Pretoria. Au Parlement européen, parmi les quelque soixante initiatives anti-apartheid prises ces dernières années par nos parlementaires, je citerai l’organisation de la première visite d’une délégation de l’A.N.C. à cette institution et l’adoption de multiples prises de position officielles condamnant l’apartheid et préconisant des sanctions.

Permettez-moi de faire une mention particulière pour le Mouvement de la jeunesse communiste. Par leur mobilisation dans les lycées, les universités, les quartiers, leurs concerts avec les artistes anti-apartheid, leurs multiples initiatives, les jeunes communistes ont contribué à forger une véritable « génération Mandela », comme il y eut naguère une « génération Vietnam ».

Quant aux militants de notre parti, leurs actions – auxquelles est souvent associé le représentant de l’A.N.C. en France, après que le fut notre si regrettée amie Dulcie September – ont aidé à susciter dans notre pays un climat populaire anti-apartheid. L’immense succès de notre campagne pour que vous soit attribué le Prix Nobel de la Paix 1989 en a témoigné. Elle fut lancée au cours du meeting de la Fête de l’Humanité et prolongée huit mois durant. 1.500 personnalités parmi les plus prestigieuses de notre pays y ont pris part à mon initiative, ainsi que des centaines de milliers de gens du peuple, qui ont porté l’insigne Mandela.

Dans ce contexte, il devenait de plus en plus difficile aux dirigeants de notre pays de continuer à justifier le refus des sanctions par le souci, selon les termes officiels alors employés, « de ne pas porter atteinte à l’intérêt national (et de) protéger les intérêts des exportateurs français ». Des mesures furent enfin prises. Nous sommes au regret de constater leur insuffisance. Au moins ont-elles prouvé l’efficacité des sanctions.

A présent, vous êtes libre, ainsi que d’autres militants anti-apartheid. C’est un grand pas en avant. Mais, comme vous ne cessez de le rappeler avec raison, l’apartheid n’est pas aboli; votre peuple n’a pas encore conquis ses droits essentiels; la police et l’armée continuent de tirer et de tuer; des résistants, des patriotes en grand nombre restent en prison ou en exil.

C’est tout cela qui doit cesser. Tant que des changements fondamentaux et irréversibles n’auront pas été arrachés, nous demandons avec insistance que les sanctions ne soient pas levées, mais si possible renforcées. Vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens, tant au niveau de la France qu’à celui de la Communauté européenne, qui doit prochainement fixer sa position à ce sujet.

Cher Nelson Mandela,

Chère Winnie,

Chers camarades de l’A.N.C.,

Dans quelques jours, votre Charte de la Liberté aura trente-cinq ans. Elle demeure d’une brûlante actualité. Tandis que, sur tout le continent africain, l’aspiration à la justice, à la démocratie, à la dignité, ainsi que l’exigence d’un ordre international plus équitable connaissent un essor prometteur, vous mettez tout votre cœur, votre intelligence et votre ténacité à aider votre peuple à se frayer la voie vers sa libération. Les communistes français vous assurent dans ce rude et exaltant combat de leur plus profonde solidarité.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:02

222144.pngOuf de soulagement pour les responsables du Front de gauche : malgré les divergences internes, la « marche pour une révolution fiscale » a réuni autour de 30 000 personnes, ce dimanche à Paris. Un point de départ pour « relever le drapeau rouge », selon le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Les trottoirs n'étaient pas envahis, mais la rue était pleine, ce dimanche à Paris, entre la place d'Italie et Bercy. L'appel à une « marche pour la révolution fiscale » du Front de gauche, rejoint par le NPA et Lutte ouvrière, a mobilisé les troupes militantes, et c'est un soulagement pour les responsables du rassemblement de l'autre gauche, après trois mois de discordes internes à son sommet. la base militante est un peu démoralisée », abonde la communiste Marie-Pierre Vieu. « Après la tétanie, il y a une remise en marche », se réjouit timidement le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

 

« L'ambiance est encore extrêmement frileuse entre Pierre et Jean-Luc, mais après avoir été proche de l'explosion. La fracture de Paris, et le choix des communistes – fortement encouragé par la direction nationale – de faire alliance avec les socialistes dès le premier tour, sont loin d'être cicatrisés. Au moment de prononcer son discours, juste après celui de Mélenchon, Pierre Laurent a vu tous les drapeaux PG se baisser, puis de nombreux militants quitter l'assistance.

Au-delà des toujours plus irréconciliables querelles de chiffres, le Parti de gauche annonce 100 000 manifestants, le PCF « entre 60 et 70 000 », tandis que la préfecture de police, après avoir dit qu'elle ne ferait pas de comptage, a de son côté estimé… 7 000 personnes. Comme souvent, la vérité se trouve plus sûrement au milieu, l'affluence se situant autour des 30 000. On a bousculé l'agenda de Hollande, et l'idée selon laquelle l'opposition au gouvernement ne serait qu'à l'extrême droite. »

 « L'ennemi, ce n'est pas l'immigré, ce n'est pas le fonctionnaire, ce n'est pas le travailleur révolté. Paris n'est pas l'ennemi des régions de France. La laïcité n'est pas l'ennemie des croyants. Ne nous trompons pas de colère ! L'ennemi, il y en a un. C'est la finance. Française et mondialisée ! Qui profite, salit, et saigne sans limite tout ce qu'elle touche. » 

 

Ce dimanche, dans le carré VIP derrière la tribune, on retrouvait déjà les responsables de la motion d'Eva Joly, à la gauche d'EELV. Pas encore suffisant pour l'alternative, mais toujours ça de pris pour passer les fêtes encore en vie, le regard toujours tourné vers les européennes de la fin mai 2014, vrai test pour l'avenir du Front de gauche.

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