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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 18:46

http://http5.senat.yacast.net/senat/VOD/gouvernement/2011/DG20110524-04-politiqueforrestiere-didier.jpgLutte contre l’obsolescence programmée des produits.

– Discussion d’une question orale avec débat au Sénat 

Mme Évelyne Didier.

 Je remercie notre collègue Jean-Vincent Placé et le groupe écologiste d’avoir fait inscrire à l’ordre du jour de nos travaux cette question orale portant sur la lutte contre l’obsolescence programmée.

En effet, il s’agit d’une initiative très intéressante, dans la mesure où elle nous permet d’aborder de plain-pied et de manière concrète les dérives du système capitaliste, dont le moteur est la consommation.

Mais revenons à la notion d’obsolescence programmée. Si une découverte, une innovation, un saut technologique frappent d’obsolescence un ordinateur, une cafetière ou un textile, on peut admettre que cela déclenche un renouvellement des produits. C’est la fonction de l’intelligence, du génie humain, et nous l’avons toujours considérée comme un facteur d’émancipation.

Ici, nous parlons d’obsolescence provoquée, prévue, planifiée dans un but mercantile, contraire à l’intérêt général.

L’obsolescence programmée est un terme générique qui recouvre plusieurs moyens destinés à réduire la durabilité d’un objet et à provoquer sa mise au rebut à brève échéance.

Parmi ces moyens, on distingue, tout d’abord, l’obsolescence technique, liée à la défectuosité de pièces ou à l’ajout d’options sur les produits. Elle peut aussi résulter de l’assemblage de pièces aux durées de vie différentes, de telle sorte que la pièce la plus fragile, si possible non disponible en pièce détachée, détermine la mort du produit. Elle peut également être due à l’incompatibilité entre des éléments de générations différentes, obligeant au renouvellement du produit ou rendant toute réparation inaccessible, matériellement ou financièrement. Comment ne pas penser alors que le consommateur est abusé, puisqu’il ne dispose pas de ces informations lors de l’achat du produit ?

Ensuite, il y a l’obsolescence réglementaire, dont on parle moins, mais qui me semble tout aussi efficace, si j’ose dire. Ainsi, le changement et la multiplication des normes ne sont pas totalement étrangers à l’accélération de l’obsolescence. Imposer de nouvelles normes de sécurité ou d’usage, d’une nécessité pas toujours évidente, oblige aussi à renouveler trop rapidement quantité de biens.

Enfin, j’évoquerai l’obsolescence symbolique. Prenons l’exemple des smartphones : les nouveaux modèles sont-ils suffisamment innovants pour justifier l’emballement médiatique dont ils font l’objet, le renouvellement prématuré d’appareils qui n’ont souvent qu’un an ou deux ? Non ! Il s’agit plutôt d’un effet de mode et, surtout, de marketing. Posséder l’appareil dernier cri matérialise l’appartenance à un certain groupe social, le respect de ses codes.

Aujourd’hui, les produits manufacturés sont jetables et non réparables : c’est une autre facette de l’obsolescence programmée. Il y a encore quelques décennies, l’ouvrier qui achetait une voiture pouvait la garder longtemps non seulement parce qu’elle était solide, mais aussi parce qu’il savait réparer les pannes ordinaires. J’ai encore en mémoire mon voisin mécanicien démontant son moteur, pièce par pièce, sur le trottoir, pour changer une bougie, une ampoule, une courroie… Aujourd’hui, c’est impossible ! Autrement dit, comme l’a relevé Mme Rossignol, les gens modestes n’ont plus prise sur ce qu’ils achètent. On a rendu inaccessibles des parties du véhicule et les pièces détachées sont rapidement épuisées. Sans logiciel spécifique, on ne détecte plus les pannes, qui sont d’abord électroniques, et même les garagistes n’arrivent plus à intervenir correctement sur certaines voitures.

L’obsolescence programmée est inhérente à la société de consommation. Elle repose en fait sur la manipulation et la tricherie. Il s’agit d’un des outils les plus pervers dans la course à la consommation, d’un stratagème fondé sur la tromperie. La surconsommation et le surendettement sont les deux mamelles nourricières de cette course folle entretenue et orchestrée par les« fils de pub ».

L’obsolescence programmée est un concept qui affleure dans les médias depuis peu de temps. Le travail d’associations et d’ONG nous a permis de le mettre au jour, mais il faut savoir qu’il est théorisé depuis la fin du XIXe siècle et mis en pratique dans les grandes firmes, depuis cette époque, de manière systématique et volontaire.

Dans les années trente, General Motors établit sa stratégie sur la production régulière de nouveaux modèles démodant les séries précédentes. C’est ainsi que la firme força son concurrent Ford, qui jusqu’alors misait sur la solidité et la longévité de ses produits, à changer de stratégie pour se lancer, lui aussi, dans la course au nouveau modèle. Il semble qu’il s’agisse là du début du système d’obsolescence programmée par l’esthétique et le design, dont la mise en œuvre s’est généralisée aujourd’hui.

L’externalisation des coûts due aux conséquences négatives de cette pratique est un autre volet de cette logique consumériste. Augmentation du volume des déchets, épuisement des ressources, abaissement des coûts du travail, emballement du crédit, surendettement sont les corollaires inévitables de la surconsommation et de l’obsolescence programmée qui en est le bras armé.

Mais si l’accélération de l’obsolescence des biens de consommation relevait seulement de la tromperie, elle ne représenterait pas une question d’ordre systémique, comme c’est le cas aujourd’hui.

Plus que jamais, le marketing est parvenu à créer des besoins, à nourrir des addictions, et pousse sans cesse les consommateurs à renouveler leurs équipements pour disposer du dernier cri, du plus performant, allant même jusqu’à organiser des ventes à minuit, orchestrées comme des ruées vers l’or. Dans quel monde vivons-nous ?

L’obsolescence programmée est aussi le révélateur des principaux dysfonctionnements du marché dans son acception libérale et du mythe de la concurrence libre et non faussée, parce que tous ces mécanismes ne visent qu’un seul et même objectif pour chaque firme : fausser la concurrence, mettre les peuples en compétition et prendre le dessus sur le concurrent.

Aujourd’hui, des citoyens essaient de se libérer de cette emprise. Des marchés de l’occasion voient ainsi le jour : si Internet présente des avantages indéniables, les brocantes, les dépôts-ventes – sources d’emplois, d’ailleurs – ou encore les structures associatives ne sont pas en reste. De même, « système D »,échanges, prêts, achats en commun, mutualisation, réparation, frugalité sont des pratiques de consommation alternative qui, si elles ne sortent pas toutes du système, indiquent une volonté de trouver d’autres modes de vie fondés sur l’échange, la confiance et le partage.

Peut-être sommes-nous mûrs pour des remises en cause importantes de nos comportements, préludes à un changement d’époque ? Nous verrons bien !

Quoi qu’il en soit, notre rôle de législateur, aujourd’hui, consiste d’abord à comprendre ce phénomène et à en mesurer l’ampleur et les effets néfastes. Ensuite, il nous appartiendra de trouver des moyens réglementaires et législatifs pour protéger nos concitoyens et, plus particulièrement, les plus faibles d’entre nous. Gardons-nous de penser que le système peut être contrôlé à l’aide de quelques mesures, car l’obsolescence programmée est un pilier dont il ne pourra pas se passer facilement !

Il nous faudra travailler non seulement sur les garanties, sur l’éco-conception, mais aussi sur la sobriété et sur l’économie circulaire ; j’en oublie sans doute. On ne peut plus, aujourd’hui, concevoir un objet manufacturé sans se demander ce qu’il deviendra à terme : l’incinération, l’enfouissement, l’envoi dans les pays en développement pour le faire déconstruire sont des solutions à exclure. Les filières de recyclage doivent être développées, mais il ne s’agit que d’un geste curatif. Or nous devons faire de la prévention, et donc travailler, encore et toujours, sur l’éco-conception.

Remettre en cause le jetable, les normes, les brevets, l’obsolescence programmée, l’abus de crédit, l’appauvrissement et la mise en concurrence des salariés, tous ces facteurs liés entre eux pour faire tourner la machine, demande un retournement des valeurs et une véritable révolution, qui replace l’homme au cœur de notre action. Pour notre part, nous y sommes prêts !

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 20:08

44569.jpgSamedi 4 mai, dès 9 heures 45, les militants du Parti communiste français du Jarnisy, se sont fortement mobilisés sur le marché de Jarny pour aller au-devant de la population.

Les uns, distribuaient des tracts (400 exemplaires) pour dénoncer la fortune de la famille Le Pen et de la façon scandaleuse dont ils l’ont obtenu.

Les autres faisaient signer  la pétition pour  la nationalisation de la sidérurgie française, lancée par la section du PCF du Jarnisy en janvier 2013 et qui est plus que jamais d’actualité. En moins d’1 heure 30, trois cent douze  signatures ont été recueillies.

Suite à un courrier envoyé par le bureau de section à de nombreuses municipalités, de nombreux maires et conseillers municipaux ont répondu à notre appel, en votant une motion (lors d’un conseil municipal) en faveur de la nationalisation de la sidérurgie, de même que les élus communistes du Conseil Régional, la Fédération du PCF de Meurthe et Moselle, mais également des élus de tous les horizons politique, ce qui est très encourageant pour la suite de cette campagne pour la nationalisation.

Nous remercions la population du Jarnisy  pour l’accueil chaleureux réservés  aux militants communistes.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 22:07

http://1.bp.blogspot.com/-J4eFQKb_kes/Ty69SzX5-3I/AAAAAAAAaEw/AVmXGAxnmck/s1600/blog%2B-le-pen%2Bpere%2Bet%2Bfille.jpgJean-Marie Le Pen ancien président du Front national et sa fille Marine Le Pen ont présenté le FN comme « le premier parti ouvrier de France », ses dirigeants roulent plutôt sur l’or.

Nous sommes en 1976 «  l’année qui voit changer la situation matérielle de Jean-Marie Le Pen dans des proportions notables ».

Le 25 septembre, l’héritier de « la dynastie Lambert, des ciments du même nom », décède. Aussitôt après avoir fait poser des scellés «  sur sa future demeure,  Le Pen père fait valoir un testament, signé du défunt, qui le fait légataire universel de sa fortune. Héritage, frais déduits : «  un minimum de 30 millions de francs d’avoirs financiers et bancaires », « 40 millions de francs lourds » selon Pierrette Le Pen ; et 50% de la société civile immobilière propriétaire de l’hôtel particulier de Montretout, soit 365 mètres carrés et 11 pièces sur trois niveaux, ceint d’un parc de 4 700 mètres carrés, le tout estimé entre 10 et 15 millions de l’époque «  estimation portée à 6,5 millions d’euros aujourd’hui », plus un immeuble rue du cirque, dans le 8ème  arrondissement de Paris. Jean-Marie Le Pen comme sa fille ont souvent dénoncé les travailleurs immigrés, coupables selon eux de « vivre au crochet des français ». Mais l’héritage Lambert, sur lequel ils ont construit leur fortune c’est constitué «  par le travail, la peine, parfois même la mort d’un personnel en grande partie étranger ».

 

Dans les années 1960, on dénombrait 17 nationalités différentes. Logés par l’usine, endettés à l’usine, les travailleurs n’avaient alors qu’à trimer afin d’accumuler les milliards dont le chef du Front national a hérité en 1976. La somme reçue par Le Pen «  équivalait au salaire qu’un ouvrier de Lambert aurait pu espérer toucher en l’espace de : dix siècles » !

Malgré son origine, l’argent des Lambert devait servir « à défendre les idées nationales ». Je veux que tu aies les moyens financiers de ne jamais dépendre de personne « … ». Je te fais mon héritier, car je sais que la liberté que je t’apporterai, tu t’en serviras pour défendre les idées nationales. L’héritage lui a été donné «  pour la cause », répète à l’envi Jean-Marie Le Pen, même s’il prend bien soin de le garder à son nom et non de le mettre à celui du Front national. Déjà en 1974, le président du Front national avait hérité de Julien Le Sabazec, d’un testament écrit entre deux tentatives de" suicide″. Sa fragilité n’a pas joué : « Je suis avant tout respectueux de la volonté du défunt », avait déclaré Le Pen. Ce fut également sa ligne de conduite  pour Lambert et, plus proche de nous, pour l’héritage d’Henri  Bussière. En 1994, ce gendarme retraité voulait léguer ses biens (une maison et 500 000 francs d’économie) au Front national, mais le trésorier du FN, sur commande, lui a fait modifier son testament en faveur de  Jean-Marie Le Pen, en son nom propre. Après intervention de la sœur d’Henri  Bussière, le tribunal de grande instance d’Épinal avait fait annuler la succession, arguant que le parti s’était « livré à une manœuvre prohibée ».

Le pater familias, qui rappelle à qui veut l’entendre ses origines modestes, fils de pêcheur élevé « dans un deux pièces sans eau courante » de la Trinité Sur Mer a toujours bien choisi ses amis : « des oncles d’Amérique » plaisante-t-il.

Même son divorce, qui a trainé de 1985 à 1987, est affaire de gros sous : « Je n’ai pas touché une miette du patrimoine familial en quittant le foyer » déclarait Pierrette Le Pen sur Europe1, le 21 octobre 1985. Elégant, le président du Front national conseille à sa femme de « faire des ménages » pour gagner de l’argent : elle le prend au mot et pose nue, déguisée en soubrette, dans Playboy.

Dès qu’on touche à l’argent, Jean-Marie Le Pen a toujours nourri les soupçons. En 1998, il est « redressé » pour un montant d’un million de francs, pour dissimulation de revenus : il a oublié de déclarer deux millions de francs de plus-values sur des placements boursiers. L’administration épingle également le patron du FN suite à la découverte d’un million de francs «  d’origine indéterminée », versé en chèques et espèces par des militants du Front national et transitant sur les comptes personnels de son président. Dans le journal Le Matin du 13 décembre 1983, son ancien mentor Pierre Poujade définit Le Pen comme un être amoral, un battant et un orateur de talent. Sa stratégie a réussi. Il est même devenu milliardaire grâce à cela. Une manne dont, publication de patrimoine personnel ou pas, sa fille profite toujours.

 

Entre politique et enrichissement personnel, nous sommes loin des préoccupations sociales affichées par sa fille Marine

 

Ces renseignements ont été obtenus par différents  journaux : l’Humanité, Libération, Le Matin, Public Sénat, et dans Genève Home information, Editions Grasset.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 20:17

banderoleLes députés PS ont déposé aujourd'hui un projet de loi sur la reprise des sites industriels rentables. Quelle que soit la portée réelle de ce texte, il arrive trop tard pour Florange. On apprenait la semaine dernière que Mittal décide d'y fermer définitivement les hauts-fourneaux.

 

Pour Florange, comme pour toute la sidérurgie française, la seule solution c'est la nationalisation. La France a besoin d'acier, il lui faut un outil de production performant et innovant. La puissance publique doit pouvoir décider des orientations et des investissements en fonction des besoins du pays.

 

La nationalisation, c'est l'outil politique nécessaire pour changer de logique économique. La domination financière montre en effet chaque jour ses limites. Pour accumuler les dividendes, elle sacrifie les unités industrielles avec les salariés qui travaillent dedans. Les Français, au contraire, ont besoin de travail, ils doivent pouvoir décider de ce qu'ils fabriquent, en quelles quantités, avec quels procédés. Seule la maîtrise collective de l'activité productive peur répondre à ces attentes, elle se nomme nationalisation.

 

La nationalisation, à notre époque, ce n'est plus exclusivement la prise en main des usines par l'Etat. L'Etat doit bien sûr jouer son rôle pour allouer les fonds et planifier la production. Mais les ouvriers, les ingénieurs, les chercheurs, les cadres doivent désormais être aussi des acteurs de la décision opérationnelle dans l'usine. La nationalisation doit organiser par la loi le contrôle des salariés sur l'entreprise. Ceci seul garantit que la nation maîtrise son destin économique et social.

30 avril 2013 

Pour la Fédération, la secrétaire

Julie MEUNIER

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 20:12

445645456.PNGJournée mouvementée pour de nombreux camarades de la section du Jarnisy.

Dès 9 heures, à l’appel de l’Union locale CGT, nous étions devant le Monument aux Morts, pour rendre un hommage aux camarades disparus au cours de l’année. Après cette cérémonie, des camarades se sont rendus à la manifestation départementale à Metz, d’autres sont allés à Tucquegnieux au rassemblement organisé (comme tous les ans) par les anciens mineurs de fer de Meurthe et Moselle.

Dans l’après-midi, nous nous sommes retrouvés très nombreux à Florange autour des sidérurgistes de la CGT d'ArcelorMittal  pour leur apporter notre soutien, et nous associer à leur combat, contre la fermeture des Hauts Fournaux de Florange, et pour leur dire que si la France veut conserver une filière acier, alors la question de la nationalisation est plus que jamais posée telle est notre conviction de communistes.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:41

http://blogshumanites.u-paris10.fr/sites/blogshumanites.u-paris10.fr/files/upload/rosa_luxemburg.jpg« Un moment d'unité internationale des travailleurs, pour la paix et le socialisme » 

Nous vous présentons un article écrit par la révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg, pour le 1er mai 1913. Cent ans après, en période de crise capitaliste et de guerres impérialistes, son analyse n'a pas pris une ride. 

Le 1er mai est plus que jamais la Fête combative et internationale du travail, le moment d'unité des travailleurs dans la lutte contre ce système fauteur de guerres, producteur de guerres. Vive le 1er mai ! 

Au moment du premier 1er mai, en 1886, la crise semblait dépassée, l'économie capitaliste de nouveau sur les rails de la croissance. 

On rêvait de d'un développement pacifique : les espoirs et les illusions d'un dialogue pacifique et raisonnable entre travail et capital germaient ; le discours de la « main tendue à toutes les bonnes volontés » perçait ; les promesses d'une « transition graduelle au socialisme » dominaient ». 

Crises, guerres et révolution semblaient des choses du passé, l'enfance de la société moderne : le parlementarisme et les syndicats, la démocratie dans l’État et la démocratie sur le lieu de travail étaient supposées ouvrir la voie à un nouvel ordre, plus humain. 

L'histoire a soumis toutes ces illusions à une épreuve de vérité redoutable. A la fin des années 1890, à la place du développement promis, tranquille, fait de réformes sociales, commençait une phase de violent aiguisement des contradictions capitalistes – un boom avec ses tensions électriques, un krach avec ses effondrements, un tremblement de terre fissurant les fondements de la société.

Dans la décennie suivante, une période de dix ans de prospérité économique fut payée au prix de deux crises mondiales violentes, six guerres sanglantes, et quatre révolutions sanglantes.

Au lieu des réformes sociales : lois de sécurité, répression et criminalisation du mouvement social. Au lieu de la démocratie industrielle : concentration extraordinaire du capital dans des ententes et trusts patronaux, et plans de licenciement massifs. Au lieu de la démocratie dans l'Etat : un misérable écroulement des derniers vestiges du libéralisme et de la démocratie bourgeoise.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 19:55

http://sphotos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc6/222483_10151051637457924_1678727217_n.jpgComme pour le vote des femmes ou l’abolition de la peine de mort, la France n’aura donc pas été pionnière pour accorder le droit au mariage pour tous. Il aura fallu attendre 2013 pour que la république acte une évolution largement anticipée par les citoyens.

Pour en arriver à cette réforme qui parachève l’institution civile qu’est le mariage, jusque-là incomplète, nous aurons traversé- ce n’est pas terminé- un abominable calvaire de d’ultra-droitisation. Triste droite, incapable de faire la différence entre la liberté d’expression et le déchaînement de haine et de violence, les agressions physiques  de petites frappes extrémistes et intégristes, les intimidations, les chasses à l’homme et les passages à tabac homophobes. Boutin menaçait « de guerre civile » quand la Barjot pronostiquait « du sang ». Depuis les réseaux sociaux sont devenus fous. La haine et l’insulte politique, sexuelle ou identitaire, y pullulent. Une phrase était en tête des mentions sur Twitter : « Il faut tuer les homosexuels ». Honte à ceux qui ont rouvert les portes de l’ignominie…. Dans sa course folle de vers l’extrême droite, l’UMP a été complice de cette radicalisation et de ce climat de violence politique à l’état pur, qui, à bien des égards, a rassemblé une régression démocratique affligeante. Car les digues ont lâché. Hier, le vice-président de l’UMP, Guillaume Peltier , a justifié la présence du député FN Gilbert Collard lors de la manifestation du 21 avril en utilisant cet argument : «  Est-ce que vous croyez que Simone Veil, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ont été gênés de défiler aux cotés de Jean-Marie Le Pen le 24 juin 1984 pour l’école libre ? » Mensonge. Il y a trente ans, le FN avait défilé dans un cortège à part. Voilà le genre de procédé minable auquel se prête  l’UMP. Maintenant, tous les moyens sont bons pour excuser l’inexcusable.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 19:16

stéleLe dimanche 12 mai 2013 à 10h30

En mémoire de ces soldats soviétiques morts par épuisement dans les mines de Lorraine sous le régime nazi.

La section du Parti communiste du Jarnisy sera présente à cette cérémonie et déposera une gerbe en souvenir de ces crimes commis par le régime hitlérien.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 19:23

http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/economie/lakshmi-mittal/3934907-1-fre-FR/Lakshmi-Mittal_pics_809.jpgSidérurgie.Lakshmi Mittal ne manque pas d’air. Le jour où ArcelorMittal entérine la fermeture définitive des deux derniers hauts-fourneaux de Florange, le PDG du groupe sidérurgiste fait dans la provocation.

Auditionné mercredi 17 avril à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête parlementaire sur la sidérurgie, il est venu « faire la leçon » aux députés présents. « Un brin de cynisme, un ton condescendant. Cet homme ne manque pas de toupet ».

Lakshmi Mittal a implicitement reconnu qu’il ne respecterait pas l’accord conclu le 30 novembre 2012 avec le gouvernement. Contrairement à ce qui laissait croire la formule de «  mise sous cocon », il a clairement signifié que les deux derniers hauts-fourneaux de Lorraine ne redémarreront jamais. Après l’abandon du projet ULCOS de production d’acier avec un faible niveau d’émission de CO, le PDG a écarté la possibilité que le nouveau projet baptisé LYS soit développé à Florange. « Il a aussi adressé une fin de non-recevoir au projet d’aciérie électrique défendu par la CGT.

Mais Lakshmi Mittal ne s’est pas contenté de reconnaître sans gêne qu’il ne respecterait pas ses engagements, il y est allé de « ses recommandations ». Conseillant aux députés de verser dans le protectionnisme, le PDG a dénoncé « le coût du travail trop élevé », citant comme exemple les salariés chinois qui travaillent pour 3 euros de l’heure.

Lakshmi Mittal n’est pas un industriel. L’avenir de l’industrie en France ne l’intéresse pas. C’est un financier dont le seul moteur est le profit.

Si « la France veut conserver à terme une filière de l’acier, alors la question de la nationalisation est plus que jamais posée »

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:35

http://media.melty.fr/article-1116466-ajust_930/le-premier-ministre-jean-marc-ayrault-revient.jpgJean-Marc Ayrault  entend, il l’a dit récemment, « rendre la vie plus facile aux entreprises ». On croyait encore, il y a quelque temps, que la priorité d’un gouvernement de gauche était de rendre la vie plus facile aux salariés. Mais c’était avant que le Parti socialiste ne soit converti. « À tous ceux qui prennent des risques, je veux dire que le gouvernement les soutient et les soutiendra », a ajouté le premier ministre.

On se demande tout de même quand il se décidera à soutenir toutes celles et tous ceux qui, de Pétroplus à Florange et tant d’autres, payent en quelque sorte les risques au prix fort ? L’embêtant, sinon, dans tout ça c’est que voilà des efforts bien mal récompensés.

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