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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:38

http://pcfsaintquentin.unblog.fr/files/2013/06/526639-des-milliers-de-manifestants-rassembles-devant-le-siege-de-la-television-publique-grecque-ert-le-11-.jpgLes salariés des chaînes publiques grecques ERT, dont la diffusion a été arrêtée autoritairement par le gouvernement mardi soir, continuaient leurs émissions mercredi matin, accessibles sur internet et sur un canal local prêté par le parti communiste, a constaté une journaliste de l’AFP au siège de l’audiovisuel public grec.

Derrière les banderoles et les débris des manifestations de la veille, après l’annonce surprise par le gouvernement qu’il fermait les chaînes publiques mal gérées, les studios tentaient de continuer de fonctionner mercredi matin au siège de ERT, situé à Aghia Paraskevi, dans la banlieue nord-est d’Athènes.

A l’écran, accessible sur www.ert.gr et sur la chaîne locale 902 appartenant au parti communiste KKE, des plateaux où débattent les journalistes de la chaîne sur le coup de massue qu’ils ont reçu la veille, privant d’emploi près de 2.700 salariés, alors que le gouvernement est sommé par les créanciers du pays de réduire le nombre de salariés dans la fonction publique.

Le président du syndicat de salariés Panayotis Kalfayanis a appelé à l’occupation du bâtiment, et a indiqué qu’il allait «saisir la justice européenne et la justice grecque». «Même s’ils veulent détruire la démocratie, les lois s’appliquent encore et je vais me battre» a-t-il dit à l’AFP.

 

Nous réitérons notre soutien au peuple grec et aux salariés en lutte. Continuons d’offrir des perspectives et des moyens de lutte concrets.

Vive le PCF, Vive le KKE

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 21:25

http://www.autogrill.fr/media/autoroute-a7-237-1.jpgPrivatisé en 2005, pour 14,8 milliards d’euros, le réseau autoroutier français rapporte plus de 8 milliards d’euros chaque année à ses concessionnaires, dont Vinci, Eiffage ou Albertis, le principal actionnaire de la Société des autoroutes Paris-Normandie.

Ces géants du BTP ont encore augmenté les tarifs se péage de 2,1% en moyenne le 1er janvier. La manne n’est pas près de s’épuiser, la fin des concessions étant prévue en …..2033.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:09

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2012/11/25/813073/images/ressource/RTR1AIC0.jpgPendant la campagne électorale, le candidat Hollande n’a pas été avare de promesses en direction des salariés d’ArcelorMittal, de Pétroplus, de Fralib ou d’autres. Pourtant, les usines ferment les unes après les autres. L’opinion est gagnée par le doute.

 «  Quand une firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas la céder, nous lui en ferions l’obligation pour qu’un repreneur puisse reprendre l’activité », avait déclaré le candidat  Hollande devant les salariés d’ArcelorMittal à Florange le 24 février 2012. Les députés socialistes à l’Assemblée nationale ont déposé récemment une proposition de loi surnommée « loi Florange », censée répondre au vœu présidentiel. Trop tard pour les salariés de Florange puisque les Hauts fourneaux sont éteints. Et d’obligation il n’y en a point. Tout juste la perspective d’une sanction financière, qui n’impressionnera certainement pas des groupes comme celui de Mittal.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:12

7777777777.jpgNous sommes attristés par la mort d'un jeune étudiant, battu à mort par des « skinheads » appartenant à des groupuscules d'extrême-droite. Nos pensées vont évidemment à sa famille, ses proches, ses camarades militants.

 

Clément Méric, 19 ans, était étudiant à Sciences-po Paris. Militant syndical à Sud-Etudiant, il avait fait de la lutte contre l'extrême-droite et le fascisme son premier combat. Il est aussi le nôtre.

La mort de Clément est la manifestation la plus brutale du danger qui nous menace en temps de crise capitaliste, de désarroi social et de faillite de la classe dirigeante traditionnel : le fascisme.

Sous ses vernis de radicalité, par le dévoiement des mots d'ordre révolutionnaires, le fascisme sert les intérêts du capital, semant la division parmi les travailleurs, et désignant l'étranger comme ennemi plutôt que les vrais responsables de la crise : une poignée de profiteurs, les capitalistes. 

Le « Front national » en est la vitrine légale, instillant toujours son venin raciste, encore plus dangereux quand il l'orne de mots d'ordre empruntés au mouvement révolutionnaire. Le fascisme en Italie, le national-socialisme avaient repris au départ des slogans issus de la « gauche ».

Ces groupuscules fascisants, qui sont responsables de la mort de Clément, en sont le bras armé : semant la terreur et la mort parmi les militants, syndicaux ou politiques. Les « chemises noires » étaient d'abord des voyous au service du patronat, tabassant à mort ceux qu'il fallait faire taire. 

Le combat contre l'extrême-droite, contre la menace toujours présente du fascisme est une priorité pour nous, jeunes communistes. Elle ne passe pas par des appels incantatoires, ou de basses opérations politiciennes : elle doit s'attaquer au mal à sa racine.

 

  L'extrême-droite trouve son terreau dans la misère sociale, la désorientation des travailleurs, l'absence de perspective de rupture avec le système capitaliste dominant, et la forme actuelle de sa domination politique, l'Union européenne au service du capital.

 

Ayons le courage de porter nos propositions de rupture, retrouvons l'esprit de la Libération. En 1944, le programme du CNR (Conseil national de la résistance) reprenait les propositions des communistes : le but était de poser d'autres bases sociales que celles qui avaient fait le fascisme.

 

Aujourd'hui, ce programme est toujours d'actualité pour lutter contre le fascisme : nationalisations, défense de la Sécurité sociale et d'une éducation 100% publiques, droit au travail et au logement contre droit de propriété, voilà les bases pour faire reculer la misère et l'ignorance.

 

Lutter contre l'UE du capital, qui détruit l'ensemble de nos acquis démocratiques et sociaux : une nécessité, sans laisser aucun espace à l'extrême-droite pour qu'elle dévoie cette juste revendication.

 

Enfin, ne laissons aucune place aux récupérations politiciennes. Les dirigeants du Parti socialiste tentent de se donner une caution de gauche, sous vernis d'anti-fascisme. Ce sont eux qui, par leur politique anti-populaire et leurs diversions dangereuses, font le lit de l'extrême-droite revancharde !

 

Par respect pour le combat de Clément, foin de manœuvres de récupération, menons son combat qui est le nôtre avec dignité, pour chasser définitivement l'extrême-droite et le spectre du fascisme.

 

Attaquons-nous à leurs racines, menons d'abord le combat contre la politique de casse sociale du gouvernement PS, au service du patronat, en collaboration avec l'Union européenne !

 

Comme disait notre camarade espagnole Dolorès Ibarruri : No pasaran 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 23:03

http://www.leparisien.fr/images/2010/03/22/858792_robert-menard.jpgL’ex-porte-parole de Reporters sans frontières a annoncé sa candidature à la mairie de Béziers avec le soutien du Front national. Au nom des droits de l’homme ?

Tout le monde n’a pas eu la malchance d’être le fils d’un imprimeur d’Oran proche de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), dans une famille où l’on n’aimait « ni les gaullistes, ni les communistes ». Sur ce seul point, Robert Ménard n’a pas changé. Le sieur vient d’annoncer être candidat à la mairie de Béziers avec le soutien du Front national. Le résultat d’une trajectoire qui le vit trotskiste, militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) puis du parti socialiste, avant de voter Sarkozy, en 2007, et d’être décoré de la Légion d’honneur en 2008.

Là, il épouse l’extrême droite au terme d’un flirt de plus en plus appuyé. Ceux qui ont vu en lui un défenseur des Droits de l’Homme et de la liberté de la presse dans le monde en sont pour leurs frais.

C’est ce même Ménard auquel les médias ont déroulé le tapis rouge pour lui laisser déverser toute sa haine et ont même confié des émissions. Il tient alors chronique sur RTL (il en sera viré), anime une émission, Ménard sans interdit, sur I-Télé avant d’être remercié, il orchestre la matinale de Sud Radio, fréquente le Bloc identitaire.

Il se voulait sans interdit, il est dans une impasse.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:35

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 14:58

http://cgtdrtefpmidipy.files.wordpress.com/2013/02/banderole-de-tc3aate.jpgUn "plan Sapin" depuis juillet 2012 envisage la disparition des sections d’inspection du travail territoriales et généralistes. Jusque-là, une section était affectée à un territoire délimité et devait contrôler, en moyenne, 3 000 entreprises, 30 000 salariés. Inspecteurs et contrôleurs intervenaient « en opportunité » : c’est-à-dire qu’ils jugeaient eux-mêmes des priorités de leurs dossiers.

Ils étaient sous la pression des salariés de leur secteur : ils les recevaient dans des permanences, et pouvaient se rendre dans les entreprises à toute heure, sans prévenir, pour imposer le respect du Code du travail aux employeurs assujettis. Les actions étaient indépendantes (convention OIT n° 81) mais pas « neutres » : l’inspection avait pour « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ».

Le « plan Sapin » vise à supprimer la base géographique et à définir les missions non plus par le champ d’action et les demandes des salariés… mais par le haut, par les exigences de la hiérarchie. Les sections seraient redécoupées, des « brigades spécialisées » par branche, secteur, thème les remplaceraient, et la hiérarchie dicterait « là où il faut aller », « quand il faut y aller », « les actions prioritaires » qu’il faudra mener. Les « brigades » seront diligentées selon les aléas politiques de la chefferie, elles seront spécialisées et non plus généralistes, elles pourront être plusieurs sur un même secteur ou une même entreprise. Les agents n’auront plus ni opportunité, ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maîtrise de leurs actions.

Pour cela, il fallait casser les organisations existantes. Il existe 767 sections d’inspection, 767 inspecteurs, 1 500 contrôleurs, 1 500 secrétaires : une section, c’était cinq agents : un inspecteur, deux contrôleurs, deux secrétaires. Alors ils ont commencé à réduire les secrétariats. Puis ils ont promu les contrôleurs… inspecteurs, à raison de 540 pour commencer et le reste étalé sur douze ans. Ça fait « carotte », ça concentre et supprime des postes, ça divise les rangs, ça casse efficacement l’organisation des sections. Sapin a organisé depuis des mois et des mois une vaste « concertation » avec enquêtes, audits, entrevues collectives et individuelles, négociations avec les syndicats… enfin, tout ce tintamarre qui est ordinairement pratiqué pour forcer la main aux personnels… Il devait rendre avis en juillet 2013. Mais l’échec est total : chou blanc ! Extraordinaire : après dix mois d’effort, le « plan Sapin » a obtenu ZÉRO voix dans l’inspection. Aucun soutien ! CGT, SUD, Snutefe, FO votent contre, CFDT et Unsa s’abstiennent. ZÉRO voix ! Bisque bisque bisque rage ! Vont-ils quand même oser passer en force contre 100 % de ceux avec lesquels ils avaient promis de se « concerter » ?

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 21:53

Comment peut-on considérer un lycée professionnel comme un cadeau empoisonné, alors qu’il a depuis 1965 formé de nombreux jeunes à des métiers d’avenir et qui a permis aux entreprises et aux communes de la région d’empocher les dividendes des emplois qualifiées grâce à la formation reçue au lycée, les entreprises et l’industrie ont su tirer profit de ces travailleurs et techniciens.  Les caisses de sécurité sociale et retraites grâce à leurs cotisations, ont pu être maintenues à flot.

Qu’ont  fait nos chers élus de gauche comme de droite qui siègent dans les instances régionales et départementales, alors que certains d’entre eux avaient la responsabilité des lycées et collèges, donc au fait de l’actualité est du fonctionnement et des péripéties de ces lycées !

Pourquoi attendre la fermeture de lycée pour réagir, alors que se profilait la baisse des effectifs et lycéens d’année en année, sans que ça  préoccupe nos chers élus ; serait-ce les échéances électorales prochaines qui inciteraient nos élus à se réveiller et se préoccuper de leur réélection ?

Comment peut-on fermer un lycée dont les installations ont été rénovées, alors qu’il y a des millions de chômeurs dans le pays ? En Lorraine 174 000 personnes sont en quête d’un emploi  fin avril ; toujours en avril,  2920 chômeurs de plus, +1,7 %, alors que des milliers de jeunes sortent illettrés  du milieu de l’éducation nationale ?  

Ce front de gauche, c’est le front de la médiocrité et de la division. Tous ces notables devraient redescendre sur terre pour être au plus près des préoccupations et problèmes de leurs concitoyens et d’arrêter  leurs cumuls de mandats, pour être en adéquation à leur niveau de vie et pouvoir d’achat.

Gérer, c’est prévoir. Il est plus aisé de révolutionner à la Bastille que dans sa section, sa commune  sa région, son département. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !

 

Claude Reignier,

Membre du bureau,

Ancien sidérurgiste.  

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 19:58

http://vivelepcf.fr/wp-content/uploads/2013/01/manu-96ppp1.gifCela n’aurait aucun sens de discuter au Conseil national de la préparation des élections municipales en dehors de la définition d’une perspective communiste de rupture avec la politique  poursuivie par Hollande et le PS au pouvoir.

Je suis bien incapable de me prononcer sur la situation de chaque ville. Tous les cas de figure existent. On peut participer à un exécutif dirigé par le PS sur la base d’une position de lutte et d’un rapport de force, comme on peut y être réduit à une simple caution de « gauche ». La radicalité de façade, jouée notamment par les PG, risque de s’avérer non seulement stérile mais négative pour les populations. D’où l’importance de positions nationales claires du PCF, alors que la construction électoraliste du Front de gauche éclate manifestement avant les municipales.

Je suis très étonné de n’entendre aujourd’hui quasiment rien sur la manifestation du 5 mai à la Bastille et ses suites. Globalement, et ici-même, les directions du PCF n’étaient guère enthousiastes devant l’opération personnelle de Mélenchon qu’elles ont jugé inévitable de suivre… Le Parti a fortement mobilisé. Il a amené l’essentiel des participants, notamment de province. Il s’agissait de « ne pas se faire voler le Front de gauche ». Pour beaucoup de manifestants, cela a correspondu aussi à une recherche d’issue politique.

Qu’en ressort-il ?

D’abord, comme cela était prévisible, Mélenchon est plus que jamais le porte-parole du Front de gauche et ses postures outrancières continuent de dangereusement alimenter l’abaissement du débat politique.

Et en termes de perspective politique ? Quel contraste ! Quel fossé béant entre l’affichage et la réalité, entre le « changement de régime » avec la fumeuse « 6ème république » et la perspective immédiate !

L’an dernier, ceux qui avaient cru retrouver leur recherche d’alternative politique dans les sondages pour Mélenchon, à défaut d’autre choix, ont vu leurs espoirs douchés par sa prise de position le soir du 1er tour des présidentielles. A 20h04, sans prendre évidemment la peine de consulter le PCF, c’était « voter pour Hollande comme pour moi-même, sans conditions ».

Cette année, c’est : « préparons un nouveau gouvernement » avec, sinon Mélenchon lui-même, du moins Montebourg, le ministre de la privatisation et de la casse industrielle, comme premier ministre. Dans son discours à la Bastille, Mélenchon n’a eu aucun mot pour les luttes, sauf une larme récupératrice à propos de « l’amnistie sociale ». La lutte des classes, ce n’est vraiment pas l’affaire de cet homme de réseaux !

Mais, au-delà de son jeu personnel – dont on peut se demander combien de temps il durera  - il reste que cette perspective politicienne est celle de tout le Front de gauche. J’entends ici certains parler encore de « nouveau contrat politique de majorité ». J’entends soigner l’illusion que tel ou tel dirigeant socialiste, vert ou cédétiste sortirait du bois pour porter le «changement », de Mme Lienemann à M. Placé en passant par M. Maurel.

Lors de la rencontre d’avant-hier entre des députés français du Front de gauche et allemands de Die Linke, l’Allemand Thomas Nord estime que les « socialistes français doivent savoir s’ils doivent se comporter comme les sociaux-démocrates allemands ou comme des socialistes ». Il ajoute : « Si après les élections, les socialistes tenaient leurs engagements, je n’aurais aucun mal à les appeler socialistes ». La référence comme politique de « gauche », ce serait donc le programme de Hollande de 2012 ?

Il faut cesser d’afficher une « déception » par rapport à la politique de Hollande et Ayrault. Il n’y avait aucune illusion à se faire ou à semer. Aujourd’hui, il n’y a aucune illusion à entretenir rétrospectivement sinon pour préparer une fiction de relève avec une partie de la social-démocratie.

Le projet de Hollande était bien cadré. Il tient ses promesses principales, celles qu’il a faites au patronat et à l’UE du capital ! Ce n’est pas un hasard s’il loue aujourd’hui l’œuvre de Schroeder. C’est sa feuille de route. Sur les questions économiques et sociales, la « gauche » derrière le PS opère les contre-réformes que la droite ne peut pas entreprendre et vice versa. A la gauche notamment de privatiser les services publics, de casser le financement de la Sécurité sociale, le droit du travail car elle subira moins d’opposition syndicale…  C’est l’alternance telle que nous avions analysée et dénoncée depuis des années.

En deuxième partie de quinquennat, avant les élections, quand le pire sera réalisé, une partie de la gauche va se « gauchir » pour canaliser la protestation. Est-ce dans ce schéma que le PCF doit se placer avec le Front de gauche ?

Résolument non !

Je m’étonne que personne n’ai parlé jusqu’à présent de la réforme ferroviaire. Une journée d’action et de grève se dessine le 13 juin. Portons-y fort le rejet de la mise en concurrence, notamment des transports régionaux, le rejet de l’application des directives européennes !

La nouvelle étape du démantèlement du système de retraite est annoncée pour l’automne. Elle se précisera après la « conférence sociale » de juin. Les régimes publics sont cependant déjà ciblés par Hollande. Les luttes sont liées. 1995/2003/2007/2010 : à chaque fois le lien avec la défense des statuts publics, dans l’intérêt de tous, a été décisif. Allons jusqu’au bout du mouvement de 2010 ! Défendons sans concession la cotisation sociale, la fin des exonérations patronales, le retour aux 37,5 annuités et à la retraite à 60 ans.

Je ne reviens pas sur le mouvement amorcé contre « l’ANI ».

Les grévistes de Citroën Aulnay viennent d’arrêter leur mouvement. Les acquis locaux ne sont pas à sous-estimer, pour les grévistes, comme pour l’ensemble des ouvriers. Mais l’usine fermera et le mouvement national envisageable n’a pas eu lieu. Au passage, on notera, comme toujours, les limites étroites de la perspective portée par Lutte ouvrière. Mais pourquoi ne pas avoir, nous, avancé l’exigence de nationalisation du secteur, comme de celui de la sidérurgie, quand l’opinion publique et les travailleurs sont si réceptifs à l’un de nos axes de lutte de toujours?

Nous parlons des municipales. Nous adoptons une résolution critique, à juste titre, sur l’acte III de la décentralisation. Voilà une nouvelle incitation à combattre clairement l’UE, à faire le lien – que font les populations – entre l’Europe du capital et les politiques nationales qui les frappent. Nous pouvons nous appuyer sur le désaveu des Alsaciens, auquel nos camarades ont contribué, au projet de « nouvelle collectivité », directement inscrit dans « l’Europe des régions ».

Contre l’Europe du capital, il y a autre chose à développer que l’opposition verbale de Mélenchon et l’accompagnement réformiste de la CES et du PGE !

Voilà les propositions de ruptures immédiates dans une perspective de rupture qui devraient nous permettre d’aborder les campagnes électorales de 2014 de façon offensive. Sur trois voies possibles, une seule me paraît juste.

Inacceptable m’est la radicalité de façade, gauchiste, de ces PG, transfuges du PS, de Mélenchon. Elle est dangereuse. Elle occupe peut-être un espace vacant, parvient peut-être à fournir une « offre politique » pour canaliser le « peuple de gauche politisé », certains cadres syndicaux. En même temps, fondée sur une perspective réformiste et politicienne, cette radicalité ne contrecarre pas la démobilisation des masses et alimente même (Mélenchon en premier) la démagogie populiste.

La volonté des PG de manipuler, d’attaquer les communistes, de les discréditer, en toute mauvaise foi, au sein même du Front de gauche est patente. Elle participe entièrement de cette stratégie gauchisante autant que foncièrement social-démocrate.

Mais à cela, le PCF ne peut pas paraître opposer une « contestation constructive » du PS ou de l’Europe, une « participation critique » à la majorité, sous peine de subir pleinement ces attaques. Les projets du gouvernement, de l’UE, déjà accompagnés par certains syndicats ne peuvent qu’être combattus sans concession.

La troisième voie me semble ainsi la plus naturelle : c’est celle de l’expression de positions communistes, de campagnes de ruptures immédiates dans un projet de société de rupture anticapitaliste. A défaut d’en finir avec le Front de gauche – ce qui me semble plus que jamais nécessaire pour le rassemblement des travailleurs – on pourrait essayer de le « mettre entre parenthèses » de notre propre initiative. Plutôt que de se laisser marginaliser, diffamer, effacer encore quand tout appelle au renforcement de notre parti.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 22:29

131545.jpgHollande et Ayrault viennent d’annoncer, à grand bruit, une nouvelle contre-« réforme » des retraites qui sera soumise au Parlement dès septembre prochain

Ils reprennent exactement les mêmes prétextes que leurs prédécesseurs : l’ampleur des déficits (artificiels), la contrainte européenne. L’objectif est toujours le même : transférer progressivement l’argent des retraites vers le patronat et le profit capitaliste.

En face, les mêmes évidences demeurent. Pourquoi faire travailler les anciens (ou les maintenir au chômage) jusqu’à 65 voire 70 ans alors qu’il y a déjà  4 millions de chômeurs chez les plus jeunes dans le pays ?

Comment parler de déficit (14 milliards d’euros dit-on) quand les entreprises bénéficient de 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations patronales ?  Et quand le gouvernement leur octroie un nouveau cadeau de 20 milliards d’euros par an, creusant le déficit du budget, avec le « Crédit d’impôt compétitivité ».

Hollande et Ayrault tâtent le terrain avant d’annoncer leurs mesures définitives. Mais on sait déjà que les sacrifiés seront les mêmes que sous Sarkozy et Fillon.

Les pistes avancées évoquent un nouvel allongement de la durée de cotisation, une hausse de la CSG, notamment pour les retraités eux-mêmes (alors qu’ils ont déjà cotisé toute leur vie active !), une baisse du pouvoir d’achat des pensions. Un précédent récent: avec la complicité de la CFDT, le Medef a obtenu une désindexation des retraites complémentaires. Elles ne suivent plus l’augmentation des prix.

On peut aussi compter sur le pouvoir pour essayer d’opposer à nouveau les salariés des différents régimes les uns aux autres pour mieux aligner les prestations de tous vers le bas, par exemple les pensions de réversion.

On peut aussi redouter une réforme plus structurelle mettant en cause le financement solidaire par la cotisation sociale.

Alors où est le changement depuis 2010 ?

En 2010, le PS avait participé aux grandes manifestations pour les retraites… En matière de retraites, le premier acte politique de Hollande et Ayrault aura été de maintenir la loi Sarkozy-Woerth. Il est vrai que le candidat Hollande n’avait, contrairement à son parti, rien promis sinon un rectificatif pour les carrières longues (qu’il a fait) et l’ouverture d’une négociation pour une nouvelle réforme, ce qu’il fait.

Par rapport à Sarkozy, il peut espérer compter sur la collaboration de certains syndicats comme la CFDT qui a déjà cosigné avec le Medef « l’accord » pour faciliter les licenciements (ANI). La CFDT est déjà prête à accepter l’allongement de durée de cotisation.

En 2013, le pouvoir compte sans doute que la désillusion de 2012 aboutisse à la résignation et au désengagement.

Communistes, nous mettrons toutes nos forces pour gagner l’inverse : l’expérience et les enseignements de 2010 et 2012 peuvent et doivent nourrir une résistance et une mobilisation victorieuses.

Le mouvement de 2010 a été massif pas le nombre de manifestants, plusieurs millions, et par le soutien populaire. De journée d’action en journée d’action, il a fallu des mois avant qu’il s’essouffle.

Mais, une nouvelle fois, la tactique des manifestations espacées, sans appel coordonné à la grève, n’a pas permis de concentrer efficacement cette force.

S’est posé également le problème de la perspective donné au mouvement. Jusqu’au bout, on a attendu le mot d’ordre immédiat unificateur qu’aurait dû être le retrait du projet de loi Woerth. La recherche de l’unité des organisations a abaissé le niveau des revendications.  Réclamer une « autre réforme » a fait diversion. ça y est, on va l’avoir ! La question du nombre d’annuités a été évacuée des revendications. Avec 41,5 ou 42 annuités, comment rassembler pour une retraiteeffective à 60 ans? L’abandon hier sur cette question facilite l’attaque du gouvernement aujourd’hui.

L’attaque de la droite en 2010 avait été préparée par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » en 2007. La forte mobilisation, à la SNCF, à la RATP, à EDF, avec un large mouvement de grève, avait été court-circuitée par l’entrée en négociation des directions syndicales sur les bases du gouvernement. Cette expérience lourdement démobilisatrice doit être prise en compte. En 2010, en l’absence de revendication globale intégrant la remise en cause la « réforme » des régimes spéciaux, la mobilisation des secteurs clés des transports et de l’énergie a été faible.

Enfin et surtout, l’échec de 2010 est venu de l’illusion entretenue d’un changement par les élections en 2012.Maintenant, l’expérience est faite. La casse des retraites, la politique d’austérité ne se résument pas à un seul homme, même un Nicolas Sarkozy, et à son « obstination ». Le mouvement social ne saurait attendre un changement institutionnel, une future élection ou un changement de gouvernement.

C’est au contraire la victoire du mouvement populaire lui-même, sur une question capitale comme celle des retraites, qui ouvrira la voie à la rupture politique avec l’austérité et l’Union européenne.

C’est à partir de cette réflexion que nous continuons la bataille pour les retraites, sans rien lâcher sur les revendications sociales et politiques fondamentales, dont :

-          Le retour à la retraite à 60 ans

-          Le retour à 37,5 annuités (durée moyenne des carrières effectives lors de la liquidation des droits)

-          La prise en compte de la pénibilité avec une annuité de bonification pour 5 années travaillées.

-          Le relèvement immédiat du « minimum contributif » (retraite minimale) pour arriver à aucune retraite en dessous du SMIC.

-          L’indexation des retraites sur le salaire moyen

-          La fin du scandale des exonérations de cotisations patronales, le rehaussement de leur taux suivant les besoins. L’abrogation du Crédit d’impôt compétitivité.

Une hausse du SMIC et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires effaceraient automatiquement le besoin de financement des retraites.

C’est là le cœur, le moteur de notre système solidaire qu’il faut défendre et reconquérir !

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