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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 14:58

http://cgtdrtefpmidipy.files.wordpress.com/2013/02/banderole-de-tc3aate.jpgUn "plan Sapin" depuis juillet 2012 envisage la disparition des sections d’inspection du travail territoriales et généralistes. Jusque-là, une section était affectée à un territoire délimité et devait contrôler, en moyenne, 3 000 entreprises, 30 000 salariés. Inspecteurs et contrôleurs intervenaient « en opportunité » : c’est-à-dire qu’ils jugeaient eux-mêmes des priorités de leurs dossiers.

Ils étaient sous la pression des salariés de leur secteur : ils les recevaient dans des permanences, et pouvaient se rendre dans les entreprises à toute heure, sans prévenir, pour imposer le respect du Code du travail aux employeurs assujettis. Les actions étaient indépendantes (convention OIT n° 81) mais pas « neutres » : l’inspection avait pour « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ».

Le « plan Sapin » vise à supprimer la base géographique et à définir les missions non plus par le champ d’action et les demandes des salariés… mais par le haut, par les exigences de la hiérarchie. Les sections seraient redécoupées, des « brigades spécialisées » par branche, secteur, thème les remplaceraient, et la hiérarchie dicterait « là où il faut aller », « quand il faut y aller », « les actions prioritaires » qu’il faudra mener. Les « brigades » seront diligentées selon les aléas politiques de la chefferie, elles seront spécialisées et non plus généralistes, elles pourront être plusieurs sur un même secteur ou une même entreprise. Les agents n’auront plus ni opportunité, ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maîtrise de leurs actions.

Pour cela, il fallait casser les organisations existantes. Il existe 767 sections d’inspection, 767 inspecteurs, 1 500 contrôleurs, 1 500 secrétaires : une section, c’était cinq agents : un inspecteur, deux contrôleurs, deux secrétaires. Alors ils ont commencé à réduire les secrétariats. Puis ils ont promu les contrôleurs… inspecteurs, à raison de 540 pour commencer et le reste étalé sur douze ans. Ça fait « carotte », ça concentre et supprime des postes, ça divise les rangs, ça casse efficacement l’organisation des sections. Sapin a organisé depuis des mois et des mois une vaste « concertation » avec enquêtes, audits, entrevues collectives et individuelles, négociations avec les syndicats… enfin, tout ce tintamarre qui est ordinairement pratiqué pour forcer la main aux personnels… Il devait rendre avis en juillet 2013. Mais l’échec est total : chou blanc ! Extraordinaire : après dix mois d’effort, le « plan Sapin » a obtenu ZÉRO voix dans l’inspection. Aucun soutien ! CGT, SUD, Snutefe, FO votent contre, CFDT et Unsa s’abstiennent. ZÉRO voix ! Bisque bisque bisque rage ! Vont-ils quand même oser passer en force contre 100 % de ceux avec lesquels ils avaient promis de se « concerter » ?

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 21:53

Comment peut-on considérer un lycée professionnel comme un cadeau empoisonné, alors qu’il a depuis 1965 formé de nombreux jeunes à des métiers d’avenir et qui a permis aux entreprises et aux communes de la région d’empocher les dividendes des emplois qualifiées grâce à la formation reçue au lycée, les entreprises et l’industrie ont su tirer profit de ces travailleurs et techniciens.  Les caisses de sécurité sociale et retraites grâce à leurs cotisations, ont pu être maintenues à flot.

Qu’ont  fait nos chers élus de gauche comme de droite qui siègent dans les instances régionales et départementales, alors que certains d’entre eux avaient la responsabilité des lycées et collèges, donc au fait de l’actualité est du fonctionnement et des péripéties de ces lycées !

Pourquoi attendre la fermeture de lycée pour réagir, alors que se profilait la baisse des effectifs et lycéens d’année en année, sans que ça  préoccupe nos chers élus ; serait-ce les échéances électorales prochaines qui inciteraient nos élus à se réveiller et se préoccuper de leur réélection ?

Comment peut-on fermer un lycée dont les installations ont été rénovées, alors qu’il y a des millions de chômeurs dans le pays ? En Lorraine 174 000 personnes sont en quête d’un emploi  fin avril ; toujours en avril,  2920 chômeurs de plus, +1,7 %, alors que des milliers de jeunes sortent illettrés  du milieu de l’éducation nationale ?  

Ce front de gauche, c’est le front de la médiocrité et de la division. Tous ces notables devraient redescendre sur terre pour être au plus près des préoccupations et problèmes de leurs concitoyens et d’arrêter  leurs cumuls de mandats, pour être en adéquation à leur niveau de vie et pouvoir d’achat.

Gérer, c’est prévoir. Il est plus aisé de révolutionner à la Bastille que dans sa section, sa commune  sa région, son département. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !

 

Claude Reignier,

Membre du bureau,

Ancien sidérurgiste.  

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 19:58

http://vivelepcf.fr/wp-content/uploads/2013/01/manu-96ppp1.gifCela n’aurait aucun sens de discuter au Conseil national de la préparation des élections municipales en dehors de la définition d’une perspective communiste de rupture avec la politique  poursuivie par Hollande et le PS au pouvoir.

Je suis bien incapable de me prononcer sur la situation de chaque ville. Tous les cas de figure existent. On peut participer à un exécutif dirigé par le PS sur la base d’une position de lutte et d’un rapport de force, comme on peut y être réduit à une simple caution de « gauche ». La radicalité de façade, jouée notamment par les PG, risque de s’avérer non seulement stérile mais négative pour les populations. D’où l’importance de positions nationales claires du PCF, alors que la construction électoraliste du Front de gauche éclate manifestement avant les municipales.

Je suis très étonné de n’entendre aujourd’hui quasiment rien sur la manifestation du 5 mai à la Bastille et ses suites. Globalement, et ici-même, les directions du PCF n’étaient guère enthousiastes devant l’opération personnelle de Mélenchon qu’elles ont jugé inévitable de suivre… Le Parti a fortement mobilisé. Il a amené l’essentiel des participants, notamment de province. Il s’agissait de « ne pas se faire voler le Front de gauche ». Pour beaucoup de manifestants, cela a correspondu aussi à une recherche d’issue politique.

Qu’en ressort-il ?

D’abord, comme cela était prévisible, Mélenchon est plus que jamais le porte-parole du Front de gauche et ses postures outrancières continuent de dangereusement alimenter l’abaissement du débat politique.

Et en termes de perspective politique ? Quel contraste ! Quel fossé béant entre l’affichage et la réalité, entre le « changement de régime » avec la fumeuse « 6ème république » et la perspective immédiate !

L’an dernier, ceux qui avaient cru retrouver leur recherche d’alternative politique dans les sondages pour Mélenchon, à défaut d’autre choix, ont vu leurs espoirs douchés par sa prise de position le soir du 1er tour des présidentielles. A 20h04, sans prendre évidemment la peine de consulter le PCF, c’était « voter pour Hollande comme pour moi-même, sans conditions ».

Cette année, c’est : « préparons un nouveau gouvernement » avec, sinon Mélenchon lui-même, du moins Montebourg, le ministre de la privatisation et de la casse industrielle, comme premier ministre. Dans son discours à la Bastille, Mélenchon n’a eu aucun mot pour les luttes, sauf une larme récupératrice à propos de « l’amnistie sociale ». La lutte des classes, ce n’est vraiment pas l’affaire de cet homme de réseaux !

Mais, au-delà de son jeu personnel – dont on peut se demander combien de temps il durera  - il reste que cette perspective politicienne est celle de tout le Front de gauche. J’entends ici certains parler encore de « nouveau contrat politique de majorité ». J’entends soigner l’illusion que tel ou tel dirigeant socialiste, vert ou cédétiste sortirait du bois pour porter le «changement », de Mme Lienemann à M. Placé en passant par M. Maurel.

Lors de la rencontre d’avant-hier entre des députés français du Front de gauche et allemands de Die Linke, l’Allemand Thomas Nord estime que les « socialistes français doivent savoir s’ils doivent se comporter comme les sociaux-démocrates allemands ou comme des socialistes ». Il ajoute : « Si après les élections, les socialistes tenaient leurs engagements, je n’aurais aucun mal à les appeler socialistes ». La référence comme politique de « gauche », ce serait donc le programme de Hollande de 2012 ?

Il faut cesser d’afficher une « déception » par rapport à la politique de Hollande et Ayrault. Il n’y avait aucune illusion à se faire ou à semer. Aujourd’hui, il n’y a aucune illusion à entretenir rétrospectivement sinon pour préparer une fiction de relève avec une partie de la social-démocratie.

Le projet de Hollande était bien cadré. Il tient ses promesses principales, celles qu’il a faites au patronat et à l’UE du capital ! Ce n’est pas un hasard s’il loue aujourd’hui l’œuvre de Schroeder. C’est sa feuille de route. Sur les questions économiques et sociales, la « gauche » derrière le PS opère les contre-réformes que la droite ne peut pas entreprendre et vice versa. A la gauche notamment de privatiser les services publics, de casser le financement de la Sécurité sociale, le droit du travail car elle subira moins d’opposition syndicale…  C’est l’alternance telle que nous avions analysée et dénoncée depuis des années.

En deuxième partie de quinquennat, avant les élections, quand le pire sera réalisé, une partie de la gauche va se « gauchir » pour canaliser la protestation. Est-ce dans ce schéma que le PCF doit se placer avec le Front de gauche ?

Résolument non !

Je m’étonne que personne n’ai parlé jusqu’à présent de la réforme ferroviaire. Une journée d’action et de grève se dessine le 13 juin. Portons-y fort le rejet de la mise en concurrence, notamment des transports régionaux, le rejet de l’application des directives européennes !

La nouvelle étape du démantèlement du système de retraite est annoncée pour l’automne. Elle se précisera après la « conférence sociale » de juin. Les régimes publics sont cependant déjà ciblés par Hollande. Les luttes sont liées. 1995/2003/2007/2010 : à chaque fois le lien avec la défense des statuts publics, dans l’intérêt de tous, a été décisif. Allons jusqu’au bout du mouvement de 2010 ! Défendons sans concession la cotisation sociale, la fin des exonérations patronales, le retour aux 37,5 annuités et à la retraite à 60 ans.

Je ne reviens pas sur le mouvement amorcé contre « l’ANI ».

Les grévistes de Citroën Aulnay viennent d’arrêter leur mouvement. Les acquis locaux ne sont pas à sous-estimer, pour les grévistes, comme pour l’ensemble des ouvriers. Mais l’usine fermera et le mouvement national envisageable n’a pas eu lieu. Au passage, on notera, comme toujours, les limites étroites de la perspective portée par Lutte ouvrière. Mais pourquoi ne pas avoir, nous, avancé l’exigence de nationalisation du secteur, comme de celui de la sidérurgie, quand l’opinion publique et les travailleurs sont si réceptifs à l’un de nos axes de lutte de toujours?

Nous parlons des municipales. Nous adoptons une résolution critique, à juste titre, sur l’acte III de la décentralisation. Voilà une nouvelle incitation à combattre clairement l’UE, à faire le lien – que font les populations – entre l’Europe du capital et les politiques nationales qui les frappent. Nous pouvons nous appuyer sur le désaveu des Alsaciens, auquel nos camarades ont contribué, au projet de « nouvelle collectivité », directement inscrit dans « l’Europe des régions ».

Contre l’Europe du capital, il y a autre chose à développer que l’opposition verbale de Mélenchon et l’accompagnement réformiste de la CES et du PGE !

Voilà les propositions de ruptures immédiates dans une perspective de rupture qui devraient nous permettre d’aborder les campagnes électorales de 2014 de façon offensive. Sur trois voies possibles, une seule me paraît juste.

Inacceptable m’est la radicalité de façade, gauchiste, de ces PG, transfuges du PS, de Mélenchon. Elle est dangereuse. Elle occupe peut-être un espace vacant, parvient peut-être à fournir une « offre politique » pour canaliser le « peuple de gauche politisé », certains cadres syndicaux. En même temps, fondée sur une perspective réformiste et politicienne, cette radicalité ne contrecarre pas la démobilisation des masses et alimente même (Mélenchon en premier) la démagogie populiste.

La volonté des PG de manipuler, d’attaquer les communistes, de les discréditer, en toute mauvaise foi, au sein même du Front de gauche est patente. Elle participe entièrement de cette stratégie gauchisante autant que foncièrement social-démocrate.

Mais à cela, le PCF ne peut pas paraître opposer une « contestation constructive » du PS ou de l’Europe, une « participation critique » à la majorité, sous peine de subir pleinement ces attaques. Les projets du gouvernement, de l’UE, déjà accompagnés par certains syndicats ne peuvent qu’être combattus sans concession.

La troisième voie me semble ainsi la plus naturelle : c’est celle de l’expression de positions communistes, de campagnes de ruptures immédiates dans un projet de société de rupture anticapitaliste. A défaut d’en finir avec le Front de gauche – ce qui me semble plus que jamais nécessaire pour le rassemblement des travailleurs – on pourrait essayer de le « mettre entre parenthèses » de notre propre initiative. Plutôt que de se laisser marginaliser, diffamer, effacer encore quand tout appelle au renforcement de notre parti.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 22:29

131545.jpgHollande et Ayrault viennent d’annoncer, à grand bruit, une nouvelle contre-« réforme » des retraites qui sera soumise au Parlement dès septembre prochain

Ils reprennent exactement les mêmes prétextes que leurs prédécesseurs : l’ampleur des déficits (artificiels), la contrainte européenne. L’objectif est toujours le même : transférer progressivement l’argent des retraites vers le patronat et le profit capitaliste.

En face, les mêmes évidences demeurent. Pourquoi faire travailler les anciens (ou les maintenir au chômage) jusqu’à 65 voire 70 ans alors qu’il y a déjà  4 millions de chômeurs chez les plus jeunes dans le pays ?

Comment parler de déficit (14 milliards d’euros dit-on) quand les entreprises bénéficient de 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations patronales ?  Et quand le gouvernement leur octroie un nouveau cadeau de 20 milliards d’euros par an, creusant le déficit du budget, avec le « Crédit d’impôt compétitivité ».

Hollande et Ayrault tâtent le terrain avant d’annoncer leurs mesures définitives. Mais on sait déjà que les sacrifiés seront les mêmes que sous Sarkozy et Fillon.

Les pistes avancées évoquent un nouvel allongement de la durée de cotisation, une hausse de la CSG, notamment pour les retraités eux-mêmes (alors qu’ils ont déjà cotisé toute leur vie active !), une baisse du pouvoir d’achat des pensions. Un précédent récent: avec la complicité de la CFDT, le Medef a obtenu une désindexation des retraites complémentaires. Elles ne suivent plus l’augmentation des prix.

On peut aussi compter sur le pouvoir pour essayer d’opposer à nouveau les salariés des différents régimes les uns aux autres pour mieux aligner les prestations de tous vers le bas, par exemple les pensions de réversion.

On peut aussi redouter une réforme plus structurelle mettant en cause le financement solidaire par la cotisation sociale.

Alors où est le changement depuis 2010 ?

En 2010, le PS avait participé aux grandes manifestations pour les retraites… En matière de retraites, le premier acte politique de Hollande et Ayrault aura été de maintenir la loi Sarkozy-Woerth. Il est vrai que le candidat Hollande n’avait, contrairement à son parti, rien promis sinon un rectificatif pour les carrières longues (qu’il a fait) et l’ouverture d’une négociation pour une nouvelle réforme, ce qu’il fait.

Par rapport à Sarkozy, il peut espérer compter sur la collaboration de certains syndicats comme la CFDT qui a déjà cosigné avec le Medef « l’accord » pour faciliter les licenciements (ANI). La CFDT est déjà prête à accepter l’allongement de durée de cotisation.

En 2013, le pouvoir compte sans doute que la désillusion de 2012 aboutisse à la résignation et au désengagement.

Communistes, nous mettrons toutes nos forces pour gagner l’inverse : l’expérience et les enseignements de 2010 et 2012 peuvent et doivent nourrir une résistance et une mobilisation victorieuses.

Le mouvement de 2010 a été massif pas le nombre de manifestants, plusieurs millions, et par le soutien populaire. De journée d’action en journée d’action, il a fallu des mois avant qu’il s’essouffle.

Mais, une nouvelle fois, la tactique des manifestations espacées, sans appel coordonné à la grève, n’a pas permis de concentrer efficacement cette force.

S’est posé également le problème de la perspective donné au mouvement. Jusqu’au bout, on a attendu le mot d’ordre immédiat unificateur qu’aurait dû être le retrait du projet de loi Woerth. La recherche de l’unité des organisations a abaissé le niveau des revendications.  Réclamer une « autre réforme » a fait diversion. ça y est, on va l’avoir ! La question du nombre d’annuités a été évacuée des revendications. Avec 41,5 ou 42 annuités, comment rassembler pour une retraiteeffective à 60 ans? L’abandon hier sur cette question facilite l’attaque du gouvernement aujourd’hui.

L’attaque de la droite en 2010 avait été préparée par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » en 2007. La forte mobilisation, à la SNCF, à la RATP, à EDF, avec un large mouvement de grève, avait été court-circuitée par l’entrée en négociation des directions syndicales sur les bases du gouvernement. Cette expérience lourdement démobilisatrice doit être prise en compte. En 2010, en l’absence de revendication globale intégrant la remise en cause la « réforme » des régimes spéciaux, la mobilisation des secteurs clés des transports et de l’énergie a été faible.

Enfin et surtout, l’échec de 2010 est venu de l’illusion entretenue d’un changement par les élections en 2012.Maintenant, l’expérience est faite. La casse des retraites, la politique d’austérité ne se résument pas à un seul homme, même un Nicolas Sarkozy, et à son « obstination ». Le mouvement social ne saurait attendre un changement institutionnel, une future élection ou un changement de gouvernement.

C’est au contraire la victoire du mouvement populaire lui-même, sur une question capitale comme celle des retraites, qui ouvrira la voie à la rupture politique avec l’austérité et l’Union européenne.

C’est à partir de cette réflexion que nous continuons la bataille pour les retraites, sans rien lâcher sur les revendications sociales et politiques fondamentales, dont :

-          Le retour à la retraite à 60 ans

-          Le retour à 37,5 annuités (durée moyenne des carrières effectives lors de la liquidation des droits)

-          La prise en compte de la pénibilité avec une annuité de bonification pour 5 années travaillées.

-          Le relèvement immédiat du « minimum contributif » (retraite minimale) pour arriver à aucune retraite en dessous du SMIC.

-          L’indexation des retraites sur le salaire moyen

-          La fin du scandale des exonérations de cotisations patronales, le rehaussement de leur taux suivant les besoins. L’abrogation du Crédit d’impôt compétitivité.

Une hausse du SMIC et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires effaceraient automatiquement le besoin de financement des retraites.

C’est là le cœur, le moteur de notre système solidaire qu’il faut défendre et reconquérir !

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:47

4545456.jpgLa Section PCF du Jarnisy soutient l'idée d'une réforme ferroviaire tournée vers un transport collectif(TER) propre, sécurisant et qui respecte l'environnement. La réussite de ce projet ne peut pas avoir un regard tournée vers la Finance et Bruxelles. L'abandon des investissements de ce service public et des usagers au profit de l'austérité est insupportable! 

Le mardi 28 mai  dès 6h du matin, les communistes  étaient présents devant la gare de Jarny pour distribuer un tract et dénoncer la politique ultra-libérale que Bruxelles veut imposer aux usagers du TER !!

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:06

464444.pngEn France, ce sont entre 60 et 80 milliards d'euros qui échappent chaque année à l'impôt, en rejoignant les cieux cléments de paradis fiscaux : l'équivalent de ce que représente le remboursement annuel de la dette publique !Loin d'être le fait d'une poignée de brigands isolés, cette évasion en bande organisée a pignon sur rue. Ses principaux organisateurs et bénéficiaires sont les entreprises du CAC40, les familles fortunées, les cabinets d'avocats des beaux quartiers et les banques. Et ce beau monde ne tremble pas plus aux appels du gouvernement à la moralisation qu’aux effets de manche de l'Union européenne.

Car loin d'organiser la lutte contre ces pratiques, l'Union européenne est en effet complice : le principe de libre circulation des capitaux qui est la pierre angulaire des politiques économiques a permis l'industrialisation des pratiques d'évasion fiscale.

L’Europe est d'ailleurs une terre d'asile pour ces paradis, et pas seulement la Suisse : Liechtenstein, Andorre, Luxembourg, Autriche, Pays-Bas, Îles britanniques de Jersey, de

Guernesey, de Man... L'évasion fiscale est la conséquence de politiques de dérégulation en vigueur dans toute l'Europe visant à stimuler le capitalisme financier. Elle est la conséquence d'une course au moins disant fiscal...

Les chiffres:

63.000 personnes dans le monde détiennent plus de 100 millions de dollars, soit une fortune cumulée de 40.000 milliards de dollars, c'est à dire la moitié du PIB mondial

60 à 80 milliards d'euros d'évasion fiscale chaque année soit l'équivalent du déficit budgétaire. Qui creuse la dette ?

1.000 milliards à l'échelle de l'Europe !

600 milliards d'euros accumulés dans les paradis fiscaux par des particuliers ou entreprises français soit 10 % du patrimoine des français.

La dette fiscale de Google à la France via des surfacturations de filiales s'élève à 1 milliard d'euros !

200.000 hyper-riches en France (patrimoine supérieur à 10 millions d'euro) sont concernés par l'évasion fiscale

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 17:45

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 19:08

http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2013/05/08/International/ImagesWeb/web_banqladesh--672x359.jpgEsclavage et mort là-bas, chômage ici : 

les profits dans les poches des capitalistes !

 

Le 24 avril, un immeuble de huit étages, le « Rana Plaza », s’est effondré à Savar, ville du Bangladesh. 3000 ouvriers y travaillaient dans 5 ateliers textiles. Plus de 1.000 d’entre eux y ont perdu la vie.

 

LES CAUSES DIRECTES DU DRAME SONT CONNUES.

L’immeuble de 8 étages était construit sur un terrain instable de marais. Il avait été surélevé illégalement de 3 étages. La veille de l’effondrement, les ouvriers constatent des fissures. Mais leurs patrons, leurs négriers doit-on dire, les obligent à revenir travailler sous peine de licenciement.

Voilà le prix accordé à la vie humaine au Bangladesh pour 4 millions d’ouvrières et d’ouvriers qui subissent un quasi-esclavage moderne. Le pays est devenu le 2ème exportateur mondial d’habillement. Sa ressource est l’exploitation maximale d’une main d’œuvre abondante: des semaines de 60 heures, pour 32 euros par mois en moyenne, sans aucune condition de sécurité.

Pour que les jeans « de marque » importés en Europe aient l’air délavés, des ouvriers bangladeshi pulsent toute la journée du sable sur les tissus, à en tomber rapidement malades de silicose…

 

MAIS LES PLUS GROS PROFITEURS SONT AILLEURS.

Au nom de la libéralisation totale des échanges mondiaux pour le textile-habillement, l’Union européenne a supprimé les droits de douane. Les importations en France de produits textiles en provenance du Bangladesh ont atteint 1,1 milliards d’euros en 2011, 18% de plus qu’en 2010. Pendant ce temps, en France, le secteur perdait encore des dizaines de milliers d’emplois.

 

LA BAISSE DES SALAIRES : UN VERITABLE CERCLE VICIEUX.

La baisse continue des salaires est un véritable cercle vicieux. Au nom de la compétitivité, les états européens, un par un, veulent économiser sur les salaires pour mieux exporter dans les autres pays … qui font la même chose.

Au bout du compte, ce sont les consommations qui se réduisent

et la crise qui s’y amplifie partout.

L’augmentation des salaires en France, une véritable politique nationale permettraient de contribuer à casser ce mouvement : en relançant la consommation et la production dans notre pays, en obligeant les possédants (comme au Bengladesh) à se tourner vers leur propre consommation intérieure pour écouler leur production … et donc à augmenter les salaires dans leur propre pays.

L’avenir est dans ce sens. Pas dans celui d’une régression sociale continue.

Je me prononce : POUR l’augmentation

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 21:18

Image144444On nous dit : «  Pas d’amnistie pour les syndicalistes, et symétriquement ce sera pareil avec les patrons et les fraudeurs fiscaux. » Mais non, il n’y a pas symétrie, il n’y a pas égalité entre ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités. Entre les malheureux qui se soulèvent un jour et ceux qui se goinfrent tous les jours. Entre ceux qui défendent notre pain et ceux qui nous l’ôtent de la bouche. Entre ceux qui réclament leurs salaires et ceux qui les pillent sans rien faire. Entre celui qui perd sa vie à la gagner et celui qui la gagne sans la perdre. Entre l’argent de la sueur et l’argent reçu en dormant.

L’amnistie est donc refusée à ceux d’en bas qui se révoltent contre cette iniquité sociale, mais en haut, ceux qui en sont la cause ne sont ni poursuivis ni jugés. C’est ce qu’il faut compenser, en accordant une amnistie asymétrique aux syndicalistes et pas aux patrons.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 18:37

Capture4444.PNGUne quinzaine de transfuges du Parti socialiste, du MoDem, de Debout la République ou de l’UMP, voire de Force ouvrière, auraient été investis pour les élections municipales de 2014 par le Front national, selon LCI, qui éventait l’information hier.

Un phénomène « qui s’amplifie », selon le FN, qui a ainsi débauché l’ancien attaché parlementaire de Nadine Morano, Damien Guttierez, candidat à la Seyne-sur-Mer, dans le Var.

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