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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:37

Capture4444.PNGUne quinzaine de transfuges du Parti socialiste, du MoDem, de Debout la République ou de l’UMP, voire de Force ouvrière, auraient été investis pour les élections municipales de 2014 par le Front national, selon LCI, qui éventait l’information hier.

Un phénomène « qui s’amplifie », selon le FN, qui a ainsi débauché l’ancien attaché parlementaire de Nadine Morano, Damien Guttierez, candidat à la Seyne-sur-Mer, dans le Var.

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 19:23

http://a142.idata.over-blog.com/199x300/5/69/56/63/BAUQUEL54.JPGLe Tribunal Administratif a rendu son jugement dans l'affaire « Joëlle Bauquel » et les affiches collées à Nancy Joëlle Bauquel est innocentée

 

Mais c'est une victoire pour la justice puisque :

 

1.   Joëlle Bauquel n'a jamais collé d'affiches hors des panneaux prévus à cet effet,

 

2.   Joëlle Bauquel n'avait jamais été prévenue que la Mairie de Nancy lui reprochait d'avoir collé des affiches.

Non seulement Joëlle Bauquel n'est pas condamnée, mais c'est la Mairie de Nancy qui doit lui verser 1200 €uros !!!!!

Nous sommes conscient que le travail de notre Avocate, Maître Annie Levi Cyferman a été déterminant pour faire reconnaître et parler le droit.

 

Nous devons aussi rendre hommage à Joëlle qui n’a jamais douté de la compétence et du soutien de tous ses camarades de combat.

 

Julie Meunier

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 19:38

http://fr.geneawiki.com/images/thumb/4/41/HOLLANDE_Fran%C3%A7ois.jpg/300px-HOLLANDE_Fran%C3%A7ois.jpgAlors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.

Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation...voici les seuls horizons qu'a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du souci.

L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.

Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la

République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination. Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.

 

« Oui, nous sommes une grande Nation avec un président qui tourne le dos au changement. »

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 18:43

441.jpgLes retraités mineurs ont bloqué l’avenue Foch à Metz. Photo RL

 

Ils espéraient seulement relancer « le dialogue social » avec la direction de la sécurité sociale minière à Metz, sur l’avenir du régime local. Hier matin, une centaine de retraités affiliés de la CGT des mines de fer de Lorraine, venus en cars de Meurthe-et-Moselle, de Moselle et de Meuse, s’est heurtée au rideau de fer baissé du siège de la Carmi-Est. « Ce n’est plus notre maison, alors que c’est nous qui l’avons construite !. « Ce lieu appartient aux mineurs. Ce genre de choses ne s’est jamais produit auparavant. »

L’accueil, peu cordial, a été perçu comme « une insulte aux mineurs retraités. On n’est pas des casseurs, on veut juste avoir le droit d’être soignés ». Tous ont également rappelé leur volonté de défendre le droit au remboursement des frais de transport médical, comme le maintien de l’antenne Carmi de Hayange. « Ces institutions de proximité nous sont essentielles ». Symboliquement, la délégation a bloqué l’avenue Foch durant quelques minutes, sous escorte policière, avant d’être invitée à regagner les bus.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 18:42

45546.jpgIl y a un bon quart de siècle, une magnifique campagne d’information, de sensibilisation et de mobilisation prenait son envol à Paris, à l’initiative des communistes français, pour la libération de Nelson Mandela, le plus ancien prisonnier politique du régime d’apartheid.

Quiconque a vécu cette expérience ne peut l’oublier : la libération de Mandela- et tout ce qui s’ensuivit- fut aussi, un peu, leur œuvre. Impossible de ne pas se remémorer cette épopée.

À l’occasion du 11ème anniversaire de l’arrestation de Marwan Barghouti. Intitulée « Liberté et dignité », une campagne internationale pour la libération du dirigeant palestinien et de ses 4950 compatriotes (dont 27 parlementaires et 236 mineurs !) toujours détenus dans les prisons israéliennes, certains sans procès depuis plus de six ans. Barghouti est, en effet, devenu la figure emblématique de la résistance du peuple palestinien à l’occupation, comme Mandela l’était de la résistance du peuple sud-africain à l’apartheid.  

C’est dire l’écho que pourrait susciter une mobilisation citoyenne de l’envergure de celle à laquelle Nelson Mandela avait estimé devoir, en partie, sa libération ! Avec l’effet  « réseaux sociaux », inconnus à l’époque, en plus…

Ce constat partagé nous crée en quelque sorte un devoir d’initiative. Certes, nous sommes loin de partir de zéro : par exemple, 30 villes françaises ont fait du membre du Parlement palestinien (qui y présidait le groupe d’amitié avec la France), enlevé chez lui par l’armée d’occupation et condamné à perpétuité par un tribunal militaire israélien, un citoyen d’honneur et ont mis son portrait sur le fronton de leur mairie ! Mais la situation exige et permet de dépasser les acquis. « Libérez Barghouti ! » devrait devenir un mot d’ordre fédérateur, portant très au-delà des amis sensibilisés de longue date au problème palestinien en général et à celui des prisonniers politiques en particulier.

il s’agit ni plus ni moins que de faire respecter le droit international (187 décisions de l’ONU depuis 1967 !) et des droits humains fondamentaux. Qui plus est, à un moment peut-être décisif pour faire émerger une nouvelle donne dans une situation aujourd’hui dramatiquement bloquée.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 17:19

44-4-.jpgSelon le nouveau président vénézuélien Nicolas Maduro, les violences qui ont suivi sa victoire (au moins neuf morts) et la rixe qui a opposé au Parlement élus chavistes et de l’opposition ont été « planifiées » pour coïncider avec la tournée de Barack Obama en Amérique latine.

Ce dernier refuse toujours de reconnaitre la victoire à la présidentielle du 14 avril de l’ancien syndicaliste conducteur de bus qui a pris la succession d’Hugo Chavez, tandis que l’opposant Henrique Capriles conteste sa défaite devant le Tribunal suprême de justice. Capriles, un « bourgeois pleurnichard », voire un « fasciste », selon Nicolas Maduro, promet de confier le dossier des fraudes à la « communauté internationale » si l’ensemble des recours échouent au Venezuela, comme cela sera probablement le cas. Les observateurs internationaux présents pendant l’élection n’ont, quant à eux, révélé aucune irrégularité.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:20

http://www.courrierdesmaires.fr/wp-content/uploads/2013/03/doss-elections-municipales2014-urneok.jpgLes Jarnysiens ont reçu ces jours-ci dans leur boîte aux lettres un tract (en papier glacé SVP) d’une association désirant faire une liste pour les prochaines élections municipales à Jarny. Bien entendu à moins de dix mois de ces élections, il est normal que des listes se constituent. Mais en regardant de plus près ce tract, on s’aperçoit très vite que ce n’est pas une liste apolitique comme ils prétendent être mais qu’une fois de plus (comme lors des dernières élections cantonales), ils avancent masqués.

Mr Desclès qui est supposé être la tête de liste, ne peut se prétendre apolitique puiqu’aux dernières élections municipales de 2008, il était déjà sur la liste Jarny gagnant de Madame Henquinet du parti socialiste. Il est vrai que depuis il fait un virage à 180° vers la droite en devenant responsable du parti politique le Modem de François Bayrou sur le Jarnisy.

Bien entendu il n’est pas interdit de tourner sa veste mais de là à se présenter aujourd’hui en homme apolitique, il y a véritablement tromperie sur la marchandise. Alors un peu de courage, les habitants de Jarny vous ont reconnu, surtout que l’expérience avait déjà été tentée aux dernières élections cantonales ou votre candidat a été battu par notre camarade Olivier Tritz en employant le même stratège que vous employé aujourd’hui.

Décidément à droite, vous êtes incorrigible, en n’ayant pas retenu la leçon. Ce n'est pas avec du vieux que l'on peut faire du neuf !

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:58

004.jpgComme nous l’avons déjà relaté samedi  4 mai, les militants communistes étaient sur le marché de Jarny pour faire signer une pétition pour la nationalisation de la sidérurgie.

Ce samedi 11 mai, 15 militants étaient présents sur la zone commerciale de Conflans dès 9 heures. 1 500 tracts ont été distribués à la population dénonçant le recul du Code du Travail. Une loi très contestée que le gouvernement Ayrault veut faire passer en force au Parlement le 16 juin 2013. Les députés et Sénateurs communistes ont déjà fait savoir qu’ils voteront contre cette loi

C’est la 1ère fois dans l’Histoire que la GAUCHE décide de faire reculer, gravement le Code du Travail

Voir tract ci-dessous 

005.jpg006.jpg

LA RECULADE DU GOUVERNEMENT

 

Non, ça ne colle vraiment pas. Discuter cinq mois du mariage pour tous, peut-être. Mais passer en trois semaines, avec procédure d’urgence et vote bloqué, une loi essentielle très contestée sur le droit du travail, ça ne se justifie pas. Même pour ceux qui la défendent, ce n’est pas glorieux : silence médiatique général, Aucun débat contradictoire, obscurité organisée sur les 27 articles disparates de L’ANI (accord national interprofessionnel)  péniblement transformés en loi, votes forcés, expéditifs, et à reculons, sous pression, des députés. On en arrive à une des lois les plus mal votées de l’histoire de la Vème République. La loi « sécurisation de l’emploi »(appellation déjà ignoble parce qu’elle va aboutir à son exact contraire)  Elle ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire. Pourtant le Code du travail est le droit le plus intime, le plus décisif pour 18 millions de salariés du privé. Même pour ceux qui ne le connaissent pas, leur vie en dépend. Un bon Code du travail, ça produit de bons salaires. Un bon Code du travail, ça protège l’emploi. Un bon Code du travail, c’est la civilisation. Un mauvais Code du travail, c’est la précarité, la flexibilité, le mal contre ceux qui bossent.

 

Le droit du travail est fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes. Il a fallu 170 ans pour

le bâtir. Il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 heures à celle de 10 heures. Et encore 70 ans pour passer de la semaine de 40 heures à celle de 35 heures. Le Code du travail c’est l’histoire du progrès, du respect, de l’humanité. C’est le droit le moins enseigné, le plus dénigré, le plus fraudé. C’est le droit qui établit, ou non, la dignité des salariés. Sans État de droit dans l’entreprise, la subordination liée au contrat de travail devient une soumission sans contrepartie.

La gauche a toujours fait progresser le droit du travail dans l’unité. Il y a eu des « ANI »  célèbres, en juin 1936 à Matignon (40 heures et congés payés.) autre ANI célèbre en Juin1968 à Grenelle où le SMIG a augmenté de 33% et le SMAG (salaire minimum agricole garanti)  de 55% pour constituer le SMIC ! Jospin avait eu le courage de convoquer « un sommet social » le 10 octobre 1997 pour imposer les 35 heures. La droite a passé à l’acide le Code du travail pendant 10 ans. Elle a « recodifié » dans un silence général entre 2004 et 2008. On s’attendait à ce que la gauche reconstruise. C’était dans le programme de Hollande.

C’est la première fois dans l’histoire que la gauche décide de faire reculer, gravement, le Code du travail pour tenter d’amadouer le MEDEF, rassurer les marchés et leurs agences de notation.

 

LE MUR DE L’ARGENT

Le mur de l’argent soutient le plafond du chômage. Plus le premier se renforce, plus le second s’élève. Chaque mois, des milliers d’emplois sont sacrifiés dans le pays. Plus de cinq millions de personnes sont condamnés à cette peine de mort sociale qu’est l’absence de travail et, parmi elles, plus de deux millions sont au chômage de longue durée. Et l’on parle de « record » comme s’il ne s’agissait que de chiffres, de nombres, de statistiques, et non d’hommes, de femmes, de chair et de sang, dont la vie brusquement se dérobe sous les pieds avec l’avenir bouché. Plus ils sont nombreux, plus grandit la peur de le perdre, parmi celles ou ceux qui ont un emploi, terreau propice et nécessaires à tous les chantages et reculs sociaux. Jamais on n’a tant entendu parler de « lien social » que ces dernières années, tandis que la régression s’installe à tous les étages de la société. Premier des droits constitutionnels, aux côtés du droit de se syndiquer ou du droit à la Sécurité sociale, héritage de la Libération, il est attaqué, miné, remis en cause de toutes parts, comme les deux autres, depuis des années-singulièrement durant les dix ans de règne de la droite. C’est là où la gauche est attendue par ceux qui ont passé le coup de balai sur la bande du Fouquet’s soutenue par le MEDEF, voilà presque un an.  

Le parti de l’argent, lui, n’a jamais eu autant de couleurs qu’en cette période.

 

DU BOULOT, IL Y EN A !

 

Ceux qui parlent de la « fin du travail » font partie de ces économistes atterrants des radios du matin, ou bien, hélas, ce sont des biens braves gens qui se laissent intoxiquer par eux.

Le travail, il y en a besoin partout, il manque des bras et des cerveaux partout. Le travail c’est un univers en expansion infinie. Encore faudrait-il que l’argent qui va se cacher dans les îles Caïmans et dans les caves à subprimes revienne. Et non pas pour spéculer, non pas pour nous sucer davantage le sang, non pas pour s’autoreproduire en circuit spéculatif fermé, non pas pour augmenter le chômage, mais pour créer, soutenir et développer nos usines, nos ateliers, nos services.

Mais il faut au minimum y croire. Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:54

001.jpgLa section du PCF du Jarnisy était présente à la commémoration du 42ème anniversaire de la stèle.

Au nom de la section, Chantal et Malou ont déposé une gerbe en mémoire des soldats soviétiques morts au fond des mines de Lorraine, de faim et de froid sous la tyrannie nazie. 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 16:46

http://http5.senat.yacast.net/senat/VOD/gouvernement/2011/DG20110524-04-politiqueforrestiere-didier.jpgLutte contre l’obsolescence programmée des produits.

– Discussion d’une question orale avec débat au Sénat 

Mme Évelyne Didier.

 Je remercie notre collègue Jean-Vincent Placé et le groupe écologiste d’avoir fait inscrire à l’ordre du jour de nos travaux cette question orale portant sur la lutte contre l’obsolescence programmée.

En effet, il s’agit d’une initiative très intéressante, dans la mesure où elle nous permet d’aborder de plain-pied et de manière concrète les dérives du système capitaliste, dont le moteur est la consommation.

Mais revenons à la notion d’obsolescence programmée. Si une découverte, une innovation, un saut technologique frappent d’obsolescence un ordinateur, une cafetière ou un textile, on peut admettre que cela déclenche un renouvellement des produits. C’est la fonction de l’intelligence, du génie humain, et nous l’avons toujours considérée comme un facteur d’émancipation.

Ici, nous parlons d’obsolescence provoquée, prévue, planifiée dans un but mercantile, contraire à l’intérêt général.

L’obsolescence programmée est un terme générique qui recouvre plusieurs moyens destinés à réduire la durabilité d’un objet et à provoquer sa mise au rebut à brève échéance.

Parmi ces moyens, on distingue, tout d’abord, l’obsolescence technique, liée à la défectuosité de pièces ou à l’ajout d’options sur les produits. Elle peut aussi résulter de l’assemblage de pièces aux durées de vie différentes, de telle sorte que la pièce la plus fragile, si possible non disponible en pièce détachée, détermine la mort du produit. Elle peut également être due à l’incompatibilité entre des éléments de générations différentes, obligeant au renouvellement du produit ou rendant toute réparation inaccessible, matériellement ou financièrement. Comment ne pas penser alors que le consommateur est abusé, puisqu’il ne dispose pas de ces informations lors de l’achat du produit ?

Ensuite, il y a l’obsolescence réglementaire, dont on parle moins, mais qui me semble tout aussi efficace, si j’ose dire. Ainsi, le changement et la multiplication des normes ne sont pas totalement étrangers à l’accélération de l’obsolescence. Imposer de nouvelles normes de sécurité ou d’usage, d’une nécessité pas toujours évidente, oblige aussi à renouveler trop rapidement quantité de biens.

Enfin, j’évoquerai l’obsolescence symbolique. Prenons l’exemple des smartphones : les nouveaux modèles sont-ils suffisamment innovants pour justifier l’emballement médiatique dont ils font l’objet, le renouvellement prématuré d’appareils qui n’ont souvent qu’un an ou deux ? Non ! Il s’agit plutôt d’un effet de mode et, surtout, de marketing. Posséder l’appareil dernier cri matérialise l’appartenance à un certain groupe social, le respect de ses codes.

Aujourd’hui, les produits manufacturés sont jetables et non réparables : c’est une autre facette de l’obsolescence programmée. Il y a encore quelques décennies, l’ouvrier qui achetait une voiture pouvait la garder longtemps non seulement parce qu’elle était solide, mais aussi parce qu’il savait réparer les pannes ordinaires. J’ai encore en mémoire mon voisin mécanicien démontant son moteur, pièce par pièce, sur le trottoir, pour changer une bougie, une ampoule, une courroie… Aujourd’hui, c’est impossible ! Autrement dit, comme l’a relevé Mme Rossignol, les gens modestes n’ont plus prise sur ce qu’ils achètent. On a rendu inaccessibles des parties du véhicule et les pièces détachées sont rapidement épuisées. Sans logiciel spécifique, on ne détecte plus les pannes, qui sont d’abord électroniques, et même les garagistes n’arrivent plus à intervenir correctement sur certaines voitures.

L’obsolescence programmée est inhérente à la société de consommation. Elle repose en fait sur la manipulation et la tricherie. Il s’agit d’un des outils les plus pervers dans la course à la consommation, d’un stratagème fondé sur la tromperie. La surconsommation et le surendettement sont les deux mamelles nourricières de cette course folle entretenue et orchestrée par les« fils de pub ».

L’obsolescence programmée est un concept qui affleure dans les médias depuis peu de temps. Le travail d’associations et d’ONG nous a permis de le mettre au jour, mais il faut savoir qu’il est théorisé depuis la fin du XIXe siècle et mis en pratique dans les grandes firmes, depuis cette époque, de manière systématique et volontaire.

Dans les années trente, General Motors établit sa stratégie sur la production régulière de nouveaux modèles démodant les séries précédentes. C’est ainsi que la firme força son concurrent Ford, qui jusqu’alors misait sur la solidité et la longévité de ses produits, à changer de stratégie pour se lancer, lui aussi, dans la course au nouveau modèle. Il semble qu’il s’agisse là du début du système d’obsolescence programmée par l’esthétique et le design, dont la mise en œuvre s’est généralisée aujourd’hui.

L’externalisation des coûts due aux conséquences négatives de cette pratique est un autre volet de cette logique consumériste. Augmentation du volume des déchets, épuisement des ressources, abaissement des coûts du travail, emballement du crédit, surendettement sont les corollaires inévitables de la surconsommation et de l’obsolescence programmée qui en est le bras armé.

Mais si l’accélération de l’obsolescence des biens de consommation relevait seulement de la tromperie, elle ne représenterait pas une question d’ordre systémique, comme c’est le cas aujourd’hui.

Plus que jamais, le marketing est parvenu à créer des besoins, à nourrir des addictions, et pousse sans cesse les consommateurs à renouveler leurs équipements pour disposer du dernier cri, du plus performant, allant même jusqu’à organiser des ventes à minuit, orchestrées comme des ruées vers l’or. Dans quel monde vivons-nous ?

L’obsolescence programmée est aussi le révélateur des principaux dysfonctionnements du marché dans son acception libérale et du mythe de la concurrence libre et non faussée, parce que tous ces mécanismes ne visent qu’un seul et même objectif pour chaque firme : fausser la concurrence, mettre les peuples en compétition et prendre le dessus sur le concurrent.

Aujourd’hui, des citoyens essaient de se libérer de cette emprise. Des marchés de l’occasion voient ainsi le jour : si Internet présente des avantages indéniables, les brocantes, les dépôts-ventes – sources d’emplois, d’ailleurs – ou encore les structures associatives ne sont pas en reste. De même, « système D »,échanges, prêts, achats en commun, mutualisation, réparation, frugalité sont des pratiques de consommation alternative qui, si elles ne sortent pas toutes du système, indiquent une volonté de trouver d’autres modes de vie fondés sur l’échange, la confiance et le partage.

Peut-être sommes-nous mûrs pour des remises en cause importantes de nos comportements, préludes à un changement d’époque ? Nous verrons bien !

Quoi qu’il en soit, notre rôle de législateur, aujourd’hui, consiste d’abord à comprendre ce phénomène et à en mesurer l’ampleur et les effets néfastes. Ensuite, il nous appartiendra de trouver des moyens réglementaires et législatifs pour protéger nos concitoyens et, plus particulièrement, les plus faibles d’entre nous. Gardons-nous de penser que le système peut être contrôlé à l’aide de quelques mesures, car l’obsolescence programmée est un pilier dont il ne pourra pas se passer facilement !

Il nous faudra travailler non seulement sur les garanties, sur l’éco-conception, mais aussi sur la sobriété et sur l’économie circulaire ; j’en oublie sans doute. On ne peut plus, aujourd’hui, concevoir un objet manufacturé sans se demander ce qu’il deviendra à terme : l’incinération, l’enfouissement, l’envoi dans les pays en développement pour le faire déconstruire sont des solutions à exclure. Les filières de recyclage doivent être développées, mais il ne s’agit que d’un geste curatif. Or nous devons faire de la prévention, et donc travailler, encore et toujours, sur l’éco-conception.

Remettre en cause le jetable, les normes, les brevets, l’obsolescence programmée, l’abus de crédit, l’appauvrissement et la mise en concurrence des salariés, tous ces facteurs liés entre eux pour faire tourner la machine, demande un retournement des valeurs et une véritable révolution, qui replace l’homme au cœur de notre action. Pour notre part, nous y sommes prêts !

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