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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 18:22

16.jpgLors de la journée de mobilisation européenne contre l’austérité, de nombreuses manifestations ont eu lieu en Lorraine, avec une très forte mobilisation de l’ensemble des organisations syndicales pour dire NON à l’austérité contre les travailleurs.

Le parti communiste était fortement représenté dans les différents cortèges dans notre région. Notre section pour sa part était présente à la manifestation à Metz.

Malgré le froid, plus de 600 personnes étaient présentes .et se sont rendus à la Préfecture pour déposer une motion à Monsieur le Préfet de Moselle.

15.jpg

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 18:22

14.jpgLors du meeting du dimanche 11 novembre 2012 à Paris, de nombreux camarades de différentes fédérations et de sections étaient présents afin de présenter un texte alternatif pour le 36ème congrès. Cette journée était très enrichissante pour la poursuite de notre réseau « faire vivre et renforcer notre parti » sur des positions de classe, et non sur des positions réformistes à l’intérieur du Front de Gauche.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 20:01

http://cessenon.c.e.pic.centerblog.net/9baa6dc0.jpgLe bras d’honneur retransmis à la télévision est à l’image du personnage, grossier, violent. Son visage est suffisamment expressif pour qu’on prenne toute la mesure de ce qu’il représente. Il complète ce que l’on sait du passé de cet homme politique issu des rangs de l’extrême droite.

Ce qui est inquiétant c’est l’ampleur du courant raciste, xénophobe, islamophobe, colonialiste… qui se développe en France. La Toile en donne une illustration éloquente.

Je crois que les Algériens ne comprennent pas que la politique antisociale que mène la majorité actuelle, semblable à celle que menait la majorité précédente, avec les drames qu’elle entraîne, alimente cette idéologie haineuse.

Que les fruits de celle-ci soient recueillis en termes d’audience électorale par le Front National ou une UMP de plus en plus décomplexée ne change pas grand-chose aux risques auxquels nous sommes confrontés.

On peut ajouter que personne n’est à l’abri de sentiments flous sur ce qu’a été la guerre d’Algérie. A preuve l’hommage qui doit être rendu à Fréjus à Bigeard, ce général tortionnaire parfait représentant d’une armée coloniale, par le ministre de la défense.

Les Algériens seraient inspirés de considérer que l’impasse dans laquelle la social-démocratie maintient la France avec le TSCG ne favorise pas l’émergence d’une pensée juste sur ce qu’ont été le colonialisme et la guerre qui a été menée pour tenter de le maintenir !

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 19:39

http://blogs.news.com.au/images/uploads/hugo-chavez.jpgNouvelle victoire du camp progressiste

 

Hugo Chavez a été réélu très largement Président de la République, le 7 octobre dernier (54% des voix).

Face à la campagne de dénigrement orchestrée par les Etats-Unis et les médias occidentaux, les Vénézuéliens se sont à nouveau prononcés vis-à-vis des résultats obtenus (salaires en hausse, chômage en baisse, pauvreté réduite) par un gouvernement qui ose explorer une autre voie que celle du capitalisme.

Sa réélection a notamment été obtenue par la progression électorale du parti communiste vénézuélien qui rassemble 500 000 voix dans le pays. Le PCV est engagé dans cette victoire électorale mais ne se prive pas de dénoncer les erreurs commises et appelle à une évaluation profondément critique par la population : les travailleurs, les communautés et peuples indigènes ainsi que les courants populaires chrétiens qui se reconnaissent dans le processus de transformation.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 18:51

pcfRéagissant aux propos du premier ministre sur la durée légale du travail et le « rétropédalage » qui a suivi, le PCF veut prendre au mot Jean-Marc Ayrault. « le premier ministre veut des débats sans tabou ? Fort bien, écrit-il dans un communiqué, le PCF en a plein sa besace. Taxation des méga profits, hausse des salaires, interdiction des licenciements boursiers, développement des services publics ou planification écologique… une série de thématiques qu’il ne faut surtout ne pas s’interdire de mettre en débat. À condition bien sûr d’assumer d’être un gouvernement de gauche, au lieu de multiplier les clins d’œil au patronat ».

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 17:42

http://a3.idata.over-blog.com/171x300/1/17/94/94/dominiquenegri.jpgLa proposition de texte pour le 36ème congrès est tombée hier sur ma boite internet. Décidément pour ce congrès, la direction fait le choix de la précipitation. C’est injustifiable surtout après avoir attendu 4 ans et demi pour convoquer un nouveau congrès statutaire.

J’entends beaucoup parler de démocratie, de transparence, de débat collectif. Mais je constate que sur la forme, certaines positions et certains communistes sont « plus égaux que d’autres ». Il est inacceptable que la direction propose de noyer le texte alternatif, statutairement collectif, avec des contributions individuelles qu’elle aura choisies dans les documents envoyés aux communistes.

Je n’en dis pas plus sur la forme.

Sur le fond aussi, le texte proposé est affligeant. Mais son indigence ne doit pas masquer la gravité des objectifs évoqués par Pierre Laurent dans son interview à Libération le 15 août ou, d’une autre façon par Patrice Bessac dans son rapport au CN du 13 septembre : un congrès de Tours à l’envers, ni plus, ni moins.

Quelle distance entre le texte proposé et les attentes des travailleurs, les luttes, pour ne pas parler du changement de société ! Contrairement à d’autres ici, je pense qu’une perspective révolutionnaire, en l’occurrence le socialisme, est porteuse d’une dynamique de rassemblement, encore plus dans la période de crise aiguë du capitalisme.

Mais tous devraient reconnaître que ce texte déconsidère le PCF. C’est très grave.

Ce texte est un nouveau reniement « honteux » et repentant des fondements et de l’histoire de notre Parti.  Tout réduire à  Jaurès, c’est bien pratique : c’est antérieur au Congrès de Tours.

Ce texte passe à côté de l’analyse de la crise structurelle du capitalisme, à l’origine de la rigueur appliquée aux peuples. L’outil marxiste est délaissé. Cela fait partie aussi des reniements.

Ce texte refuse de faire une analyse de la politique du PS. Après la droite, la « gauche » avec l’austérité « juste » poursuit dans la même direction et ouvre la voie au FN. Sans cette analyse, notre parti ne pourra pas porter les campagnes nationales de rupture indispensables pour commencer à inverser cette politique, comme par exemple un large programme de nationalisations.

Contre l’UE, l’abandon des positions historiques du PCF laisse un champ libre au nationalisme du FN. Le texte pose d’amblée l’illusion, celle que nous avions toujours condamnée, d’une « réorientation » de l’UE du capital. Je me permets de vous renvoyer à l’analyse toujours si pertinente de Lénine en 1915 mettant en garde contre la « fausseté du mot d’ordre de création des Etats-Unis d’Europe ».

La question de l’appartenance de notre parti au PGE doit être absolument reposée à la lumière de l’expérience de l’action de cette machine à déconstruire les partis communistes en les enfermant dans l’idéologie européenne.

Mais ce qui m’étonne le plus dans le texte, c’est la quasi-absence du terme « Front de gauche », cette orientation stratégique décidée unilatéralement par la direction et qui a étouffé toute la vie du Parti pendant les campagnes électorales successives.

Quoi qu’on dise ici, il y a une vraie inquiétude parmi les communistes sur la stratégie du Front de gauche et la poursuite de l’effacement du Parti.

Aucun bilan n’est dressé, même sur le résultat en termes d’élus communistes : moitié moins ! Une avancée dites-vous ?

En écartant les communistes une nouvelle fois, on s’achemine vers des choix stratégiques unilatéraux tels que ceux que nous subissons depuis 4 ans.

Pour moi, il faut éclaircir les choses, à partir de l’expérience :

-          Le Front de gauche ne correspond pas à une forme d’union politique d’organisations représentatives dans la lutte des classes. C’est une structure électoraliste affiliée à la social-démocratie, étouffant la raison d’être du PCF. Rien que le mot d’ordre « l’humain d’abord » est une négation de notre point de vue de classe.

-          Le Front de gauche peut se constituer en nouveau parti avec ceux qui en feront le choix. Mais je me battrai contre toute possibilité de double-appartenance PCF/FdG telle que nos statuts actuels l’exclut encore.

-          Le Front de gauche ne peut pas être une structure officieuse, comme c’est le cas aujourd’hui, décidant de tout à la place des communistes des circonscriptions au national, réduisant notre CN à la fonction d’une chambre d’enregistrement. Au demeurant, le nom « Front de gauche » est la propriété intellectuelle, je le rappelle, du PG.

En bref, un seul choix est possible : Communiste ou membre du Front de gauche.

Le texte proposé ne répond en rien aux questions importantes que se posent les communistes et les travailleurs. Il n’est pas simple, il est simpliste.

Il n’est pas amendable sinon par un amendement de suppression générale. Aussi, j’annonce que je ferai partie de ceux qui travailleront à un texte alternatif permettant d’impulser les débats sur les vraies questions, ouvrant des perspectives de luttes politiques sur des perspectives de ruptures immédiates correspondant aux réalités de la lutte des classes, notamment la rupture avec l’UE du capital et l’euro, portant une perspective révolutionnaire, celle du socialisme.

Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 17:35

http://a4.idata.over-blog.com/91x87/1/17/94/94/ericjalade.jpgJe dis cela, en découvrant le texte depuis hier, avec une première lecture attentive depuis lors.

Je partage évidemment, comme vous, l’ambition initiale, à la fois d’avoir un texte qui fasse événement – sous forme pourquoi pas d’un manifeste – et qui parle à notre peuple et aux communistes, au vu des enjeux.

Il y a, heureusement, des paragraphes et des idées dont les développements me semblent utiles, pertinents et nous rassemblent, nous sommes tous adhérents au PCF …

J’ai entendu quelques camarades, ce matin parler d’un « texte qui a du souffle » … Je ne partage pas cet avis, je vais essayer de m’en expliquer. Il y manque, selon moi, un souffle révolutionnaire, à la hauteur des souffrances de notre peuple qui est écrasé par le capitalisme.

D’abord quelques mots sur le style. 

Ce texte me donne trop souvent l’impression d’une écriture ampoulée, parfois confuse ou redondante, émaillée de références dont on pourrait se dispenser et qui n’apportent rien à la cohérence et à la précision du propos (« quelle humanité voulons-nous être ? », p.12 – « le tranquille autochtone seul face aux barbaresques menaçants » ; un « lieu essentiel du faire peuple » p.10 ; « nous voulons écrire la saison deux » , p.28 …).

Évidemment, ces remarques ne sont pas exhaustives.

Je centrerai l’essentiel de mes remarques sur le fond.

On relève une prédominance des thématiques idéologiques issues de la mutation, impulsée par Robert Hue il y a déjà une quinzaine d’années, avec le succès que l’on connaît… Ces thématiques font une part prédominante, me semble-t-il, aux questions sociétales, au détriment des questions sociales, en s’éloignant du marxisme, alors que nous vivons une crise terrible du capitalisme, en France comme en Europe : 9 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs, travail partiel, bas salaires, retraités dans des situations de grande détresse et de grande pauvreté …

Ce sont ces questions-là qui préoccupent notre peuple, pas les « faux débats » montés et agités par les médias dominants comme autant de contre-feux pour masquer la dureté de la situation sociale et détourner l’attention des questions fondamentales et de la lutte des classes.

Je ne prendrai qu’un exemple, la mise sur le même plan du « patriarcat » et de la domination capitaliste dans la société française du début du XXIe siècle m’interroge vivement.

Selon moi, ce texte ne parle pas suffisamment aux classes populaires, en raison de son approche et de sa cohérence (ou plutôt de sa confusion) idéologique.

Ce discours peut peut-être concurrencer le PS ou EELV pour tenter de séduire la petite et moyenne bourgeoisie (pour ne pas dire les « bobos »), mais il ne me semble pas forcément de nature à convaincre ou à (re)conquérir les classes populaires, ce qui est notre fonction historique. Nous sommes historiquement le « parti de la classe ouvrière » – et nous devons viser des alliances de classes – évitant ainsi le « solo funèbre » (pour reprendre la formule de Marx).

Comme cela a été dit, le mouvement des retraites de 2010 est absent du texte, alors que cela a été une lutte d’ampleur historique, certes conclue par une défaite, mais encore faut-il tenter d’en tirer les enseignements et en faire l’analyse.

Je veux bien admettre que ce type de texte ne vise pas à l’exhaustivité et n’a pas la dimension d’un programme. Néanmoins, il manque des axes programmatiques et des batailles – avec des mots d’ordres rassembleurs – nous permettant de mettre notre parti en mouvement et par là même d’entraîner notre peuple dans de grandes luttes.

Il manque, dans la philosophie du texte, nombre de fondements théoriques qui aident à la compréhension du réel, du monde tel qu’il est – la référence au marxisme, la perspective du socialisme, notre rapport à la classe ouvrière et plus largement au monde du travail, pas seulement aux « individus ».

Pour prendre un exemple simple, Bernard Arnault ou les prétendus « pigeons » sont autant des individus que les travailleurs victimes des plans de licenciements – dans le privé comme dans le privé – ou les salariés qui subissent la répression patronale.

L’antagonisme entre les forces du capital et du travail est extrêmement violent et avec la crise, il s’accentue terriblement dans cette période.

Sur les nationalisations, je relève, qu’il y a à nouveau, très timidement, le mot, mais comment pourrait-on ignorer ce qui est en train de devenir une aspiration populaire et une revendication syndicale. Cette question mériterait que nous impulsions de grandes batailles politiques dans la durée, elles correspondraient évidemment à la nécessité de reconstruire un appareil productif que la grande bourgeoisie démantèle aujourd’hui sur le territoire national.

Ainsi, nous pourrions agir, en défendant constamment les services publics qui continuent d’être attaqués (voir Budget 2013) et les statuts des personnels, pour des avancées progressistes et des nationalisations démocratiques dans les secteurs de l’eau, de l’énergie (EDF-GDF), l’industrie automobile (PSA, Renault), dans l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique …

Par ailleurs, je voudrais indiquer mon désaccord sur l’articulation entre les batailles nationales et la dimension européenne.

L’Union Européenne n’est pas définie comme ce qu’elle est, c’est à dire un outil au service du capital avec des institutions qui corsètent les peuples, laminent les droits des travailleurs et empêchent l’expression démocratique.

L’outil qu’est le PGE, complètement intégré à l’appareil de l’Union Européenne, ne permet pas de se défendre – et pour cause ! – face aux attaques que l’UE porte aux acquis sociaux et aux droits des peuples.

Le bilan de la construction européenne est largement vécu négativement par l’électorat populaire, tout comme la mondialisation et ses corollaires. L’expérience concrète de notre peuple – austérité, casse, depuis des décennies, de pans entiers de notre industrie – se traduit par un rejet croissant de l’intégration européenne. Peut-on faire comme si cela n’existait pas? Nous ne pouvons pas continuer dans ce déni. Ce serait en outre courir le risque que cette colère populaire soit plus encore récupérée et détournée par les fascistes et l’extrême droite xénophobe.

Sur le plan international, il manque là encore des axes d’intervention et de mobilisations concrètes en faveur de la paix et contre l’impérialisme et notamment l’OTAN – Proche-Orient, Syrie, Iran, Israël, Afrique … – comme notre parti a pu l’impulser de manière remarquable tout au long de son histoire. Nous devrions agir pour la sortie de la France de l’OTAN, en faveur du désarmement (y compris unilatéral) ce qui serait là, pour le coup, un vrai changement en matière de politique de défense. Il y a, sur l’état du monde, une vision idéaliste et qui n’analyse pas correctement les rapports de force actuels, les rivalités inter-impérialistes, et surtout la politique de l’impérialisme américain et ses responsabilités actuelles dans les conflits et les guerres.

Sur la question du parti et du Front de gauche.

Il manque un vrai bilan sur la dernière période. Je voudrais me faire l’écho d’une inquiétude qui existe, celle de l’effacement du parti, au profit d’un « Front de gauche » qui se transformerait peu à peu en parti.

La question de la visibilité de notre parti dans la vie publique, dans les médias est une question qui est largement posée. D’autres composantes du front de gauche avancent nettement dans le sens de la transformation de celui-ci en parti …La poursuite du front de gauche, sous sa forme actuelle risque d’aboutir à la constitution d’un parti, subornant le PCF à celui-ci, de surcroît dans le cadre institutionnel du Parti de la Gauche Européenne.

Notre parti doit donc impulser des batailles avec l’ambition d’avancer vers des ruptures décisives, d’abord à l’échelle de notre pays. Le cadre national demeure un cadre pertinent d’intervention car, c’est, je crois d’abord à l’échelle nationale que les ruptures révolutionnaires peuvent s’opérer (toute l’histoire depuis l’époque moderne le démontre, notamment celle de notre pays, ou si l’on regarde aujourd’hui du côté de l’Amérique Latine).

Enfin, le texte fait référence à la figure de Jaurès, à juste titre. En revanche, il ne fait nullement référence à celle de Lénine …

Donc, Jaurès, oui, bien sûr, mais sans oublier Lénine !

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:32

http://www.aisnenouvelle.fr/media_aisnenouvelle/imagecache/article-taille-normale/protec/2012-01/2012-01-11/201201104f0c3d717e9b7-0-133856.jpgCorinne BECOURT, fédération de l’Aisne.

 

Désolée, un texte de congrès du Parti communiste peut difficilement être un poème ! « Il est grand temps de rallumer les étoiles », comme titre de texte de congrès, c’est vraiment n’importe quoi.

Et effectivement, ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF. Il évacue les préoccupations principales qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte et de beaucoup d’autres.

Le dernier congrès statutaire du Parti a eu lieu en 2008. Depuis, bien des choses ont été imposées qui n’ont jamais été décidées en congrès : le Front de gauche, comme structure électorale, comme structure politique. Il faut faire un bilan, le bilan de cette nouvelle étape de ce processus de « transformation » du Parti.

Je ne m’étends pas sur les précédentes. De la Mutation aux collectifs antilibéraux, les étoiles du drapeau communiste ont été éteintes les unes après les autres, « d’expérimentation » en « expérimentation ». Robert Hue est allé au bout de cette cohérence. Le Front de gauche poursuit cette œuvre d’effacement du Parti.

Même sur le plan électoral, placé en priorité, le résultat est explicite : perte de la moitié des conseillers régionaux communistes et la réduction à 7 du nombre de députés PCF…

Sur le plan de l’organisation communiste, le constat est aussi celui de l’effacement, à tous les niveaux. Les structures informelles du Front de gauche, électorales pour commencer, supplantent celle du Parti. Notre CN est écarté des décisions stratégiques. Au mieux, il les valide après coup.  Elles sont prises on se sait où, ni exactement avec qui, dans telle ou telle collectif national du Front de gauche avec des « personnalités » qui parlent ensuite en notre nom et place.

En 2007, les communistes ont rejeté très majoritairement la disparition, le sabordage du Parti, le changement de nom. Mais dans les faits, même en en-tête des courriers internes du parti, au sigle « PCF », quand il apparaît encore, est systématiquement accolé le logo « Front de gauche ».

Avec le « Front de gauche », la direction applique le même processus que dans d’autres pays d’Europe : Linke en Allemagne, Izquierda Unida en Espagne, Syriza en Grèce  où de nouvelles formations de « gauche » étouffent les partis communistes ou les combattent violemment (Grèce), sous la houlette du PGE,  parrainé par la Commission européenne.

La remise en cause intégrale de l’Europe du capital, de l’euro doivent revenir notre axe de lutte. Elle implique que le PCF s’affranchisse définitivement du PGE.

Je reviens au texte. Son contenu également il poursuit et aggrave l’effacement du Parti.

Ce texte s’adresse à des « bisounours », pas à des travailleurs et à des communistes !

La formule « l’Humanifeste » donne le ton. « L’Humain d’abord », ce n’est pas la perspective révolutionnaire d’un parti de classe  qui combat l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Le Pen, père et fille, Sarkozy, Dassault, Béttencourt, la bourgeoisie… : ce sont aussi des humains. Mais désolée, je ne mets pas leur bonheur dans mes priorités !

Le texte évite soigneusement de confronter les paroles et les actes et de mettre les uns en cohérence avec les autres et inversement.

Au soir du 1e tour des présidentielles, en notre nom, sans attendre la réunion du CN du PCF, Mélenchon a appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même » et « sans conditions ». Le Front de gauche a alors révélé entièrement sa fonction de rabatteur pour la social-démocratie de semeur d’illusions sur la gauche de résignation. Evidemment quand je dis cela, cela ne veut pas dire qu’il ne fallait pas battre Sarkozy.

Aujourd’hui la gauche est au pouvoir à tous les échelons du pays : présidence de la République, Sénat, Assemblée nationale, régions, départements. Elle a tous les moyens d’agir pour le changement. Qui est surpris qu’elle ne le fasse pas ?

Certainement pas les ouvriers de PSA, de Doux, de Sanofi, tous les salariés en luttes, ceux qui ont manifesté le 9 octobre pour l’emploi et l’industrie ! Pour eux, comme pour moi, il n’y a qu’une confirmation : gauche ou droite, le MEDEF continue à licencier et à empocher les profits et les aides publiques !

Il est temps d’arrêter clairement d’alimenter des illusions, sur une orientation possible « de gauche » de ce gouvernement (comme de l’UE). Pas de caution au PS !

Notre Parti doit faire des actes politiques forts. Les élus communistes à tous niveau doivent remettre en cause leur participation aux exécutifs dirigés par le PS. Au Parlement, il faut des votes conformes à l’intérêt des travailleurs.

Je pense avec colère au vote des députés FdG POUR la mise en place des « emplois d’avenir », des « emplois sans avenir » plutôt. Pour le vote du budget 2013, le FdG décidera-t-il tout seul de s’abstenir ?

Le choix du moindre de mal, de la résignation, du genre « Ce n’est pas vraiment ce que nous voudrions mais c’est mieux que rien » : c’est de la social-démocratie. Ce n’est pas ça le Parti communiste français !

Notre parti ne saurait s’en tenir non plus à des postures critiques mais doit aller au fond dans ses revendications.

Quand le capitalisme en crise fait payer les travailleurs par le chômage massif, comment s’en tenir à la formule du candidat François Hollande : « non aux licenciements boursiers ». Il y aurait de mauvais et de bons licenciements, ces derniers non liés au capitalisme et contre lesquels on ne pourrait rien faire ? A propos, à peine 10% des salariés, travaillent dans des sociétés cotées en bourse.

Un vrai Parti communiste pourrait au contraire lancer une campagne pour la nationalisation (intégrale) de l’automobile, de la sidérurgie, de la pharmacie… Là, nous ne serions pas en dessous de l’aspiration à des ruptures, pour se défendre d’abord, pour changer de société ensuite.

Un vrai Parti communiste devrait remettre au centre l’obligation de reclassement  avec maintien du salaire et des acquis sociaux. La question, certes insuffisante, du rétablissement de l’autorisation préalable de licenciement (supprimée en 88) se pose immédiatement.

Ces quelques préoccupations, parmi beaucoup, des communistes qui font le choix des luttes, de l’entreprise, des quartiers, sont absentes de la proposition de base « commune » de la direction. C’est un constat, auquel les vers mal placés des plus grands poètes ne change rien. Ce texte de congrès n’est pas amendable

C’est pourquoi, avec plusieurs membres du Conseil national, des responsables de cellule, section, fédération du Parti, nous proposerons un texte alternatif : « Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ». C’est une nécessité pour le Parti et les communistes.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 12:25

http://a1.idata.over-blog.com/227x274/1/05/50/87/PCF-sur-les-rails.jpg36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction

Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012

 

Le Conseil national du PCF a adopté ce jour sa proposition de « base commune de discussion » pour le 36ème congrès de notre parti qui se tiendra en février 2013. Ce texte intitulé « Il est grand temps de rallumer les étoiles » nous est parvenu le 11 octobre au soir.

Nous considérons qu’il n’est pas de nature à nourrir les débats cruciaux et nécessaires des communistes pour préparer la riposte à la politique programmée de super-austérité et, indissociablement, pour renforcer le parti. A l’inverse, ce texte multiplie les diversions. Il esquive les problèmes internes principaux posés par les expériences de ces dernières années. Il se situe hors des conditions réelles de la lutte de classe dans la nouvelle étape de crise globale du capitalisme.


Nous rappelons que la direction, au mépris des statuts du parti, n’a pas convoqué de congrès statutaire depuis 2008, c’est-à-dire dans la période où elle constituait le Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon, où se préparaient les échéances de 2012.


Les communistes doivent enfin pouvoir analyser le bilan de cette période et de ces choix dans toutes leurs contradictions. Nous estimons que le Parti, englobé dans le Front de gauche, s’est trouvé enfermé dans une perspective étroitement électorale et institutionnelle, qu’il est passé à côté des perspectives de rassemblement et de rupture qu’a portées la montée de grandes luttes comme celles pour les retraites, pour l’hôpital, la Poste, l’industrie…


Les communistes doivent pouvoir caractériser l’orientation globale de la politique de la « gauche » arrivée au pouvoir. La question ne peut pas être éludée. Elle traduit pour nous une simple alternance, comme on en a connu ces 30 dernières années dans tous les pays de l’UE pour mieux poursuivre et compléter la politique au service du patronat et des possédants.


Il fallait évidemment battre Sarkozy pour ne laisser aucune légitimité à la poursuite de sa politique. Mais les illusions semées par le Front de gauche d’un changement possible avec le PS, par exemple d’une renégociation inimaginable des traités européens antipopulaires, sont aujourd’hui lourdes de conséquences. Vis-à-vis du gouvernement, faut-il adopter une posture de « soutien sans participation », d’« abstentions constructives »? Nous ne le pensons pas dans l’état du rapport de forces et justement pour le faire progresser. Le vote des députés Front de gauche en faveur des « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarisation des jeunes travailleurs, notamment des futurs enseignants, illustre cette mauvaise voie.


La nécessité de reconquérir les espaces de résistance et de souveraineté populaires acquis dans le cadre national s’exprime à nouveau dans la campagne contre le « TSCG ». Elle implique de reprendre les analyses et les combats internationalistes de toujours du PCF contre l’Europe supranationale du capital, contre sa force de frappe économique, l’euro.  Comment le texte de la direction peut-il continuer à décréter comme vérité l’illusion que les institutions de l’UE seraient réorientables, qu’il faudrait défendre l’euro ? Quel contresens alors que 64% des Français se prononcent maintenant contre Maastricht, après les 55% de 2005 contre le TCE !


Plus que jamais, l’affiliation du PCF au Parti de la gauche européenne, parrainé par la Commission européenne, doit pouvoir être remis en cause.


Sur un autre plan, la sortie de la France de la politique extérieure intégrée de l’UE – honteusement décorée du Prix Nobel de la paix – la sortie de la France de l’OTAN, le retour de toutes les troupes mobilisées dans les guerres impérialistes, le désarmement nucléaire unilatéral sont des campagnes majeures à engager, dans la fidélité à l’histoire de notre Parti.


Pour nous, la raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais.


Elle ne consiste pas à cultiver une fonction « tribunicienne », à suivre les déclamations populistes de tel ou tel leader, à canaliser la contestation populaire, à se fondre dans les institutions de la démocratie bourgeoise. Tout au contraire !


Devant les attentes des travailleurs, de couches de plus en plus larges de la population (qui se sont exprimées en partie, par défaut, dans le vote FdG), devant les grandes luttes qui se développent dans des catégories de plus en plus diverses, dans la jeunesse, communistes, nous avons la responsabilité historique de faire bien autre chose que le Front de gauche, parce que nous avons une perspective révolutionnaire, le socialisme.


Nous devons mesurer pleinement, au-delà des questions « sociétales», les dangers et les ressorts du recours par le capital à l’extrême-droite pour dévoyer la colère des exploités, notamment leur rejet de classe de l’UE. Nous devons mesurer toutes les conséquences, la gravité de l’effacement des positions et de l’organisation communistes.


Le concret, la recherche des positions et moyens de rassemblement pour commencer tout de suite à rompre avec la politique du capital est notre préoccupation première.  Nous sommes convaincus que c’est celle des communistes. Le texte « Rallumer les étoiles » n’y répond pas, loin s’en faut.


Face à la casse programmée de l’industrie et de l’agriculture comment mobilisons-nous pour défendre les activités répondant aux besoins et les savoir faire, comment avançons-nous des perspectives de nationalisations sous contrôle populaire dans l’esprit de celles de 1945?


Face au projet de démantèlement du financement de la Sécurité sociale, contre les actifs et les retraités, comment défendons-nous de façon intransigeante la cotisation sociale, le salaire socialisé contre la propagande autour de la baisse du coût du travail ?


Pour les salaires, avec l’augmentation du SMIC, pourquoi ne pas lancer une grande campagne pour le rétablissement de l’échelle mobile cassée par la gauche mitterrandienne en 1983 ?


Pour les services publics, refusons l’application des directives européennes de concurrence, obtenons par exemple, le retour de La Poste en établissement public. En 2009, Hollande l’avait même fait voter par le Conseil général de Corrèze !


Voilà autant de grandes initiatives nationales que l’on attend de notre parti !


Notre époque est marquée par les souffrances terribles qu’engendrent dans le travail, la vie, la société l’offensive globale du patronat et du capital contre les acquis sociaux et démocratiques. Elle est marquée aussi par un discrédit croissant du capitalisme et par la recherche renouvelée, pressante dans le monde du travail, dans le mouvement syndical, dans la jeunesse, d’une organisation politique pour résister, pour avancer un autre modèle de société, d’une organisation révolutionnaire.


Nous estimons qu’il est grand temps que les communistes réaffirment que cette organisation, c’est leur parti, le Parti communiste français. Le PCF l’est par ses fondamentaux théoriques, marxistes et léninistes, toujours aussi valides, par le point de repère fort, unique et décisif qu’il représente dans l’histoire de notre pays pour ceux qui ont intérêt à combattre le capitalisme, aussi par ce que ce qu’ont représenté le mouvement communiste international (pensons aux victoires anticolonialistes) et les expériences socialistes du 20ème siècle, dans leurs contradictions, que nous devons analyser de façon critique mais en communistes.


D’autres ont le droit de penser que la « matrice communiste » est périmée, que l’avenir est à une autre forme d’organisation politique. Dans une tribune à « Libération », le 15 août, Pierre Laurent juge que les clivages de la première moitié du 20ème siècle entre socialistes et communistes n’ont plus lieu d’être et invite donc à un congrès de Tours à l’envers. Pour nous, c’est un contresens.


Mais tout doit se faire dans la clarté. Le Front de gauche succède aux précédentes tentatives de transformations réformistes du PCF et de recomposition politique depuis la « Mutation » des années 90, en passant par les « collectifs antilibéraux » jusqu’à la remise en cause même de l’existence du Parti par la direction, ce qu’ont massivement repoussé les communistes en 2007.


Ceux qui veulent créer un nouveau Parti, qu’il s’appelle « Front de gauche » ou autrement, ont le droit de le faire, comme cela se produit dans d’autres pays sous la houlette du PGE. Mais les statuts du PCF doivent interdire toute double-appartenance.


Nous faisons partie des communistes qui n’accepteront pas la mise sous tutelle du PCF, supplanté à tous les niveaux par une organisation informelle de « gauche », essentiellement différente du Parti de classe et de masse que le PCF doit redevenir.


Même en termes d’alliance électorale, le Fdg n’a abouti qu’à la perte de la moitié des élus PCF régionaux et à la réduction à 7 des députés communistes. Sur ce plan également, le FdG e correspond pas aux objectifs d’unité et de rassemblement recherchés par les communistes.


Pour toutes ces raisons, avec nos convictions de communistes, nous prenons la responsabilité, à la suite de centaines d’échanges avec des camarades de toutes les fédérations du PCF de France, notamment à la Fête de l’Humanité, de produire un texte alternatif pour le 36ème congrès, avec pour but d’abord de poser les questions essentielles manquantes, ensuite d’affirmer d’autres perspectives que celles de la poursuite de l’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation.


Ce texte se situera dans la continuité des textes « Remettons le PCF sur les rails de la lutte de classe », « Faire vivre et renforcer le PCF », « plus que jamais, face au capital, notre peuple a besoin du PCF » déposés aux 33ème, 34ème et 35ème congrès.


Nous appelons les communistes, toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de renforcer notre Parti à prendre contact avec nous.


« Ni abandon, ni effacement, un PCF résolument communiste dans l’affrontement de classe ». Oui, il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents dans notre pays et ils sont et seront communistes !

 

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Published by PCF du Jarnisy 54 - dans Politique nationale
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 15:40

Capture1.PNGLes communistes du Jarnisy viennent d’envoyer à la section  du PCF du 15ème arrondissement de Paris les pétitions (354 signatures) effectués sur le marché de Jarny pour soutenir les travailleurs en lutte de PSA Aulnay sous-Bois dont l’usine est menacée de fermeture avec à la clé 8 000 suppressions d’emploi.
Le secrétaire de section Emmanuel Dang Tran avec ses camarades feront suivre ces pétitions et les remettrons à qui de droit.
Ceci est qu’une petite contribution de notre part à leurs luttes pour la sauvegarde de leur emploi.

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