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Tous les vendredis de 16h à 18 heures
à La Maison du
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 21:53

http://fr.globedia.com/images/nouvelles/2012/3/30/pour-fran-ois-hollande-probleme-est-chomage-des-jeunes-pas-les-chomeurs_1_593922.jpgLe taux de chômage dans cette population reste élevé : 22.7% des jeunes actifs sont aujourd’hui sans emploi, soit le double de la moyenne nationale.

Il n’est pas surprenant que le chômage des jeunes augmente quand la priorité est donnée à l’allongement de la durée du travail des seniors. Il y a quelque chose d’extraordinairement absurde dans cette société à reporter la retraite de 60 ans vers 67 ans, au moment où l’on a 5 millions de chômeurs réels. Pendant que les salariés, même usés, sont obligés de rester à leurs postes pour atteindre difficilement le nombre d’annuités nécessaire à une retraite de niveau décent, des centaines de milliers de jeunes s’impatientent au seuil de l’emploi. Il y a aussi quelque chose de scandaleux quand on a 5 millions de chômeurs à ce que la durée légale de 35 heures par semaine, en pratique, soit largement dépassées, et qu’en moyenne la durée du travail soit de 41-42 heures. Il s’y ajoute un milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non payées, non majorées, ce qui est un vol massif de salaires, et c’est surtout équivalent de 600 000 emplois. Enfin, la précarité n’est pas une fatalité, elle n’est imposée par aucune exigence économique, c’est un choix patronal dans le seul but de freiner les salaires et de faire plier l’échine aux jeunes avant de leur accorder un emploi. Car, en fait, entre 29 ans et 54 ans, il y a 95% de CDI, et même la durée de ces CDI s’est allongée et elle est passée de 9.5 ans à 11.5 ans, ces 25 dernières années : le CDI pourrait être la norme dès 18 ans si le Code du travail prenait les mesures pour l’imposer. Le constat est sévère : s’il y a chômage des jeunes, c’est le fruit d’une volonté politique suffisante en face pour l’empêcher

Pourquoi s’acharne-t-on à continuer dans cette voie ? Prenons un exemple symptomatique. Dans les emplois d’avenir, il y a un volet spécifique destiné aux futurs enseignants de niveau licence2. Ils pourront enseigner avec une décharge de trois heures pour préparer leurs examens mais une rémunération de 900 euros, soit en dessous du seuil de pauvreté…

Aucune logique économique n’impose la précarité aux jeunes, et surtout pas le prétexte de formation, ou d’inexpérience. Dans le passé, les patrons formaient les jeunes, et c’était normal : maintenant, ils veulent des jeunes tout formés et, qui plus est, serviles. Pour les faire rentrer dans le moule de la précarité, de la flexibilité, ils les forcent à un parcours du combattant, de 19 ans à 29 ans, de CDD en intérim, de stages en heures supplémentaires non payées. Mais tout ça, c’est pour augmenter à l’infini les marges et répondre aux ratios de profit exigés par les banques. Clairement, les entreprises sont les grandes bénéficiaires de ces mesures. Il s’agit de démanteler le droit du travail et la protection sociale, ni plus ni moins. Les jeunes sont une porte d’entrée efficace pour atteindre cet objectif. Avec les femmes et les migrants, il s’agit d’une catégorie utilisée pour tirer les droits sociaux vers le bas, par des dispositifs d’exception.

« La précarité permet un ‟dégraissage ”de la masse salariale. En toute liberté et en toute légalité. »

On ne peut pas améliorer le capitalisme, il est responsable de ce qu’il  a de plus mauvais dans le monde. Il faut que les jeunes soient partie prenante. Ils faut qu’ils entrent dans la lutte.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 21:00

blog-9.png.jpgLes communistes du Jarnisy se sont prononcés vendredi 14 décembre 2012 sur l’un des 4 textes proposés : le projet de la direction sortante et 3 textes alternatifs.

Malgré les turbulences de cette année, la section ne dépose pas le marteau et la faucille à terre. Elle garde ses positions de classe et prépare la riposte  face à la politique programmée de super austérité et à la violence sociale qu’elle engendre.

Les camarades se sont déplacés à la Maison du Peuple de Jarny pour marquer leur union militante et s’exprimer clairement

A 95,16% pour le texte alternatif  n°3 «  Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement, cosigné par Jean Baus (secrétaire de la section) et Christian Tabaglio (membre du conseil national),

3.23%  pour la base commune adoptée par le Conseil national «  il est grand temps de rallumer les étoiles »

1.61%  pour le texte  alternatif n° 2 « Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme »

 et 1 bulletin  nul

La section du Parti Communiste du Jarnisy enfonce le clou pour un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:49

http://www.lamontagne.fr/photoSRC/W1ZTJ1FdUTgIBhVOGwYSHgYNQDUVGFdfVV9FWkM-/lakshmi-mittal-en-conference-de-presse-au-luxembourg-le-8-fe_911651.jpegÇa suffit ! La Lorraine, et singulièrement les sidérurgistes de la Fensch, n’en peuvent plus d’être les otages de marchés indignes.

Indigne, le jeu cynique de la famille Mittal. Indignes, les batailles de pouvoir dans les palais parisiens. Indigne, le mépris des uns et des autres pour les ouvriers et les techniciens d’Arcelor, pour les salariés des sous-traitants de la sidérurgie, pour les élus locaux.

Qui nous convaincra que les vieilles rivalités entre le Premier ministre et son ministre du Redressement productif n’ont pas pesé d’un poids néfaste sur le traitement du dossier Florange par le gouvernement ? Qui osera affirmer que la direction d’ArcelorMittal a attendu mercredi, quatre jours après la conclusion de l’accord de Matignon, pour s’aviser que le projet Ulcos serait émaillé de difficultés techniques telle qu’il en devenait irréalisable en l’état ?

Toutes les  justifications du monde n’y changeront rien. Les sidérurgistes mosellans, qui ont fait preuve d’un incroyable sang-froid depuis le début de leur bras de fer avec le magnat indien, se voient en retour condamnés à subir le poids d’enjeux qui les dépassent. Et à travers leur drame, c’est toute une région qui voit son image à nouveau dégradée, alors qu’elle se bat ici pour inventer un avion, là pour accueillir les marchés de l’Orient, ailleurs pour construire l’automobile du futur. Alors, maintenant, vraiment, il est plus que temps que l’on cesse de jouer avec les nerfs des Lorrains. Ça suffit !

RL du 7 décembre 2012

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:55

blog-8.png.jpg

Sans débat interne, sans discussion, sans même l’avis du conseil national, la « faucille et le marteau » ont disparu de la nouvelle carte du PCF, remplacés par le logo de l’euro-compatible « Gauche européenne »…

Qui peut nier l’effacement communiste et qu’en pensent les adhérents ?    

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:12

http://www.sudouest.fr/images/2012/09/27/la-direction-d-arcelormittal-a-confirme-au-gouvernement-la_916817_460x306.jpgLe gouvernement Hollande-Ayrault s'est une fois de plus piteusement aplati devant Mittal : il renonce à la nationalisation, même provisoire, et à chercher un nouveau repreneur. Les hauts-fourneaux de Florange, à l'arrêt depuis un an et demi, ne redémarreront pas. Quand on y regarde de plus près, l'emploi des 629 salariés n'est pas garanti, puisque ce prétendu accord parle de reclassement à l'échelle du groupe. Cela peut se traduire par des propositions d'aller travailler à l'autre bout de la France, et même au-delà, ce qui revient au bout du compte à un licenciement.

Hollande-Ayrault essayent de rassurer l'opinion en invoquant les « engagements » de Mittal, alors que les mêmes nous disaient, quelques jours plus tôt, que Mittal n'en avait jamais tenu aucun. Pourquoi les tiendrait-il davantage cette fois-ci ? Mittal, comme d'autres grands patrons, a fait des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient. Tout comme les dirigeants de PSA, qui répétaient que les plans de suppression d'emplois révélés il y a plus d'un an par la CGT n'étaient pas d'actualité. Pour ces gens-là, gouverner ou exploiter, c'est mentir. C'est, disent-ils, une attitude vertueuse, puisque ce serait pour le bien de toute la collectivité. Façon d'essayer de nous faire croire que nous serions tous dans le même bateau. Et même si c'était le cas, sur ce bateau, il y a ceux qui rament et ceux qui se prélassent sur le pont !

Mais quelles sont les contreparties que l'État a demandées à Mittal ? Ayrault a annoncé que l'État s'engageait à payer pour le projet européen Ulcos, qui bénéficiera peut-être à Florange. Mais personne ne sait combien de millions le gouvernement va mettre sur la table, en plus des 150 millions déjà prévus par Sarkozy. Et si Mittal renonce, en paroles et de toute façon temporairement, au plan social à Florange, cela ne donnera pas de travail aux centaines d'intérimaires et de sous-traitants qui ont déjà perdu leur emploi.

La plupart des commentateurs n'ont retenu des récentes péripéties de cette affaire que les démêlés entre le gouvernement et l'un de ses ministres, Arnaud Montebourg. Comme si cela avait une quelconque importance ! D'ailleurs, s'opposent-ils réellement, ou utilisent-ils une ficelle qu'on retrouve dans les séries policières avec, d'un côté, le « bon flic » et, de l'autre, le « méchant » et puis, au bout du compte, rien que des truands derrière la mafia des grands patrons ?

Certains pensent, y compris parmi les travailleurs, que le gouvernement n'avait pas d'autre choix et qu'il aurait ainsi évité le pire. La richissime famille Mittal n'était pas au bord du gouffre, et cet accord va l'enrichir encore et peut-être permettre qu'elle se retrouve propriétaire d'outils industriels plus performants, valant donc beaucoup plus.

Mais ce pire ne sera sans doute pas évité pour les travailleurs du site de Florange, dont l'emploi reste quand même sur la sellette, comme des milliers d'autres...

Mais le problème ne reste pas limité à la Lorraine ni à la seule sidérurgie. De nombreuses entreprises, pour ne pas dire toutes, sont concernées, de l'automobile à la construction navale, en passant par les serveurs téléphoniques ou le transport aérien. C'est sans doute une des raisons qui font que le gouvernement n'a même pas osé utiliser ce couteau sans lame qu'est la « nationalisation provisoire », de peur que cela suscite d'autres demandes de nationalisations. Mais, en refusant cette décision, il a du même coup encouragé le patronat à être encore plus arrogant. Laurence Parisot a été l'une des premières à se féliciter de cet accord qui rassure tous les grands patrons de France, de Navarre et des pays étrangers qui, selon elle, auraient boudé les investissements en France si on avait nationalisé ArcelorMittal. Le patronat ne prend même pas la peine de renouveler ses chantages.

La majorité socialiste n'a pas le courage ni même la volonté d'imposer quoi que ce soit à la bourgeoisie. Cela ne signifie pas que la classe ouvrière est impuissante à s'opposer aux intérêts du patronat, qui utilise la crise pour imposer de produire plus de profits avec moins de travailleurs. Cela veut simplement dire que le monde du travail ne doit compter que sur lui-même pour défendre son emploi, c'est-à-dire son salaire.

Lu dans le l’hebdomadaire Lutte Ouvrière du 7 décembre 2012

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 22:39

blog-7.pngRien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division.

 La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble de tous les travailleurs, que nous devons nous battre. La lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait, camarades. C’est la volonté d’un Parti Communiste fort et influent !

Dans la partielle de Béziers, Paul Barbazange  a choisi à nouveau d’aller à contre sens. Il a effacé  son Parti pour une démarche floue, Don Quichotte dans un Front de Gauche satellite du PS, qui prive toute volonté, toute ambition révolutionnaire !!!

Dimanche, le candidat FdG enregistre une chute vertigineuse, passant de 6,26% en juin à 4,48%  en décembre dès le 1er tour,  ce triste résultat marque les limites du texte alternatif n° 1,  "Pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur," que défend notre camarade. Il accentue l’abandon et les renoncements du drapeau rouge du mouvement ouvrier.

Plus grave encore, il oblige dès aujourd’hui, 9 décembre 2012,  toutes les victimes de la crise à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement !

Mes camarades, battons-nous pour un Parti résolument communiste, dans l’affrontement de classes.

« L’émancipation des Travailleurs sera l’œuvre des     Travailleurs eux-mêmes » (KARL MARX)

 

MONNINI Eric,

Membre du bureau de section

Membre du Comité Fédéral de Mthe et Mlle

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 13:06

banderoleLa nouvelle est tombée comme un couperet: Ayrault a décidé de ne pas nationaliser Florange mais de passer un « accord » avec Mittal, promettant 180 millions d'euros d'investissement sur 5 ans pour le site.

Encore une fois le gouvernement ne fait preuve d'aucun courage pour sauver l'industrie. Il renonce ainsi à l'ambition d'une relance durable du site et préfère faire confiance à un milliardaire qui, dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif.

 

TROP, C’EST TROP

Ça suffit ! La Lorraine, et singulièrement les sidérurgistes de la Fensch, n’en peuvent plus d’être les otages de marchés indignes.

Indigne, le jeu cynique de la famille Mittal. Indignes, les batailles de pouvoir dans les palais parisiens. Indigne, le mépris des uns et des autres pour les ouvriers et les techniciens d’Arcelor, pour les salariés des sous-traitants de la sidérurgie, pour les élus locaux.

Qui nous convaincra que les vieilles rivalités entre le Premier ministre et son ministre du Redressement productif n’ont pas pesé d’un poids néfaste sur le traitement du dossier Florange par le gouvernement ? Qui osera affirmer que la direction d’ArcelorMittal a attendu mercredi, quatre jours après la conclusion de l’accord de Matignon, pour s’aviser que le projet Ulcos serait émaillé de difficultés techniques telle qu’il en devenait irréalisable en l’état ?

Toutes les  justifications du monde n’y changeront rien. Les sidérurgistes mosellans, qui ont fait preuve d’un incroyable sang-froid depuis le début de leur bras de fer avec le magnat indien, se voient en retour condamnés à subir le poids d’enjeux qui les dépassent. Et à travers leur drame, c’est toute une région qui voit son image à nouveau dégradée, alors qu’elle se bat ici pour inventer un avion, là pour accueillir les marchés de l’Orient, ailleurs pour construire l’automobile du futur. Alors, maintenant, vraiment, il est plus que temps que l’on cesse de jouer avec les nerfs des Lorrains. Ça suffit !

Nationaliser n'est pas un « gros mot »

L'État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l'avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie.

Nationaliser, cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 20:15

blog-6-copie-1.jpgLe Conseil d’Etat a suspendu, l’exécution d’un arrêté limitant à 2% la hausse des tarifs de l’énergie pour les particuliers, décision survenue fin septembre

Le Conseil d’Etat a invalidé, en référé, le plafonnement de 2% de la hausse des tarifs réglementés du gaz au quatrième trimestre 2012, ouvrant ainsi la porte à une nouvelle hausse pour les consommateurs.

Selon la Commission de régulation de l’énergie(CRE) les tarifs réglementés offerts par GDF auraient dû augmenter de 6,1% au 1er octobre, mais le gouvernement avait voulu faire un geste pour le consommateur.

Le Conseil d’Etat estime que l’arrêté ministériel « porte une atteinte grave et immédiate à la situation économique » des membres de l’Anode en les contraignant à s’aligner sur les tarifs réglementés, trop bas, de GDF Suez. Cette  décision devrait donc contraindre l’Etat à annoncer, d’ici un mois, une hausse supérieure à 2% pour mieux refléter l’augmentation des coûts de GDF Suez.

Le nombre de familles en précarité énergétique ne cesse d’augmenter (3,8 millions selon les derniers chiffres). Il faut dire que, depuis 2004 et l’ouverture du capital de Gaz de France, les prix ont augmenté de plus de 60%, dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Ce qui a permis au géant gazier de verser 3,3milliards de dividendes à ses actionnaires en 2012. D’ailleurs, après l’annonce du Conseil d’Etat, l’action GDF Suez a progressé de 3,1%. Dans ce contexte, une question demeure : ne serait-il pas temps de fixer enfin en toute transparence les tarifs du gaz ?

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:02

blog-5.jpgAux législatives de juin dernier, le candidat du PS, Philippe Kemel, a été élu avec 118 voix d’avance sur la candidate du FN, Marine Le Pen, dans la 14ème circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont, Carvin…).

 

C’est aussi la circonscription où le Front de gauche avait décidé de parachuter Jean-Luc Mélenchon. La direction du PCF a alors obtenu un revirement étonnant de la direction de la fédération du PCF du Pas-de-Calais. Celle-ci est passée, en quelques jours, d’héritière des positions fédérales contre l’effacement du PCF à soutien actif de sa nouvelle formule, le Front de gauche. Le secrétaire fédéral, Hervé Poly, devenu suppléant, s’est montré le serviteur loyal, sans défaut, de Mélenchon tout au long de la campagne.

 

Malgré cela, malgré le ralliement d’élus socialistes de la circonscription, malgré les prestations de personnalités de gauche (Guy Bedos…), Mélenchon est arrivé derrière le maire PS de Carvin.

 

Bien des observateurs ont souligné comment sa croisade populiste autant que politicienne, superficielle et parisianiste a même servi Marine Le Pen, surtout après le ralliement « sans conditions » à François Hollande. Le point de vue communiste, en tout cas, indépendant, était absent.

 

Au plan national, après les présidentielles, la candidature Mélenchon dans le Pas-de-Calais a servi d’étiquette et de profession de foi aux autres candidats du Front de gauche, provoquant un premier dégonflement électoral.

 

Le FN a déposé un recours en invalidation de l’élection. Le Conseil constitutionnel doit statuer dans les semaines qui viennent.

 

118 voix d’écart, ce n’est rien, d’autant que toutes les forces politiques avouent que les procès-verbaux des bureaux de vote sont un peu approximatifs. Le Conseil constitutionnel dispose donc d’une grande latitude pour une décision qui sera très politique.

 

Pour l’instant, les rumeurs annoncent plutôt une validation par le Conseil de l’élection de Philippe Kemel. L’annuler, alors que la politique antisociale de son parti commence à battre son plein et que l’UMP est en pleine crise, ce serait faire le jeu de l’extrême-droite, offrir une tribune à Mme Le Pen, très tôt dans le quinquennat.

 

Mais les voies du Conseil constitutionnel sont impénétrables ! Et certains commencent à s’inquiéter gravement, en premier lieu… les tenants du Front de gauche, ainsi qu’ils le montrent dans les médias. Si une nouvelle élection doit être organisée dans les deux mois, comment Jean-Luc Mélenchon pourra-t-il se faire porter pal ?

 

Les dilemmes de Mélenchon

 

Il ne peut pas ne pas se présenter. 

En juin, il est venu jouer le matador à Hénin-Beaumont. Après la claque électorale, pour limiter les dégâts politiques, il a dû jurer grands dieux qu’il ne lâcherait rien dans ces terres jusqu’alors inconnues. S’il ne revient pas faire rempart à Marine Le Pen, il se déconsidère.

 

Mais s’il se représente, il risque la mort politique et celle du Front de gauche.

A nouveau candidat, Mélenchon risque fort de porter la responsabilité de l’élection de Marine Le Pen.

En effet, il n’a qu’un créneau possible, dans sa posture politique, celui de la contestation à gauche de son ex-parti, le PS : une contestation arrogante dans les mots mais complaisante dans les propositions. A Hénin-Beaumont et Carvin, il sera obligé d’attaquer le député PS sur sa probité, sur les affaires qui agitent la fédération PS du Pas-de-Calais. Mais sur le fond, Maastrichien avéré, partisan de l’UE « sociale », il laissera le terrain à nouveau à la démagogie de Marine Le Pen.

Eliminé à nouveau au 1er tour (surtout si le PS, réconcilié dans le 62 a pu recomposer ses réseaux clientélistes), ou au second par Marine Le Pen, Mélenchon encourt un échec majeur, rédhibitoire, pour lui-même mais aussi pour le Front de gauche.

 

La direction du PCF perçoit bien le danger, à quelques semaines de son congrès.

Pour poursuivre le processus d’effacement et de transmutation réformiste du PCF, après l’épisode des « collectifs antilibéraux », Marie-George Buffet, Francis Wurtz, Pierre Laurent… sont allés chercher Mélenchon pour constituer le « Front de gauche ». Ils ont placé leur destin, sinon celui de notre Parti, entre les mains d’un opportuniste trotskyste, mitterrandien, socio-démocrate, pro-UE…  Peu a importé le coût, même en termes d’élus, avec la perte de la moitié des conseillers régionaux et des députés PCF. Même la frénésie médiatique électorale retombée, Mélenchon demeure le 3ème opposant potentiel à Hollande, après Fillon et Copé, avec  17%, dans un sondage BVA. Pierre Laurent obtient 1%.

Dans cette période de préparation du congrès du PCF, un désaveu de la personnalité Mélenchon mettrait à mal la poursuite imposée de cette stratégie. Sans Mélenchon, plus de Front de gauche : la direction du Parti se retrouverait directement en face de ses reniements !

Pour sauver la mise, si jamais le Conseil constitutionnel invalidait, quel recours ?

En mai et juin, Mélenchon, sauveur, a traité les communistes locaux, 100 fois plus importants que son PG, avec condescendance, en substance : « vous avez été des nuls mais merci de coller mes affiches ». La Fédération du Pas-de-Calais du PCF a cédé aux pressions de la direction du Parti et joué totalement le jeu de Mélenchon.

Maintenant, elle est en situation de lui sauver la mise. Secrétaire fédéral, ex-suppléant de Mélenchon sur la circonscription, Hervé Poly  avance dans la presse, notamment dans l’hebdomadaire du PCF « Liberté 62 », la nécessité d’une candidature commune à gauche contre le FN.

Voilà Mélenchon sorti d’affaire ! Ses alliés communistes préfèrent aller avec le PS dès le 1er tour ! Lui, il n’y peut rien. Il doit respecter son allié et son inféodation au PS.

Dans l’alignement derrière le PS, comme derrière Mélenchon, le plus grave est l’abandon des positions communistes, de notre organisation dans les quartiers et les entreprises, dans une terre comme le Pas-de-Calais où notre parti représente tant. Mme Le Pen distribue aux portes de la Française de mécanique sans être refoulée par les salariés. Elle prend garde de ne pas attaquer l’héritage communiste mais de cibler le PS. Elle reprend, sans avoir à ressortir ses vieux relents nationalistes, l’opposition à l’UE.

Dans la stratégie du Front de gauche, le PCF choisit l’effacement ! Pour sauver la mise à Mélenchon et à l’opération nationale qui prive le pays, les travailleurs, leurs syndicats, de leur force politique révolutionnaire historique, le PCF.

De petits calculs électoraux traduisent de pauvres mais graves compromissions.

Ne laissons pas faire ! Au nom du PCF !

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:02

 

blog-4.jpgLe Premier ministre a annoncé, qu’il viendrait en Lorraine dans les prochains jours, sans doute en deuxième partie de la semaine prochaine, selon ses collaborateurs les plus proches.

Dans sa courte allocution-sept minutes-, Jean-Marc Ayrault a dit qu’il voulait rencontrer les élus lorrains « pour suivre avec eux le travail de ce renouveau. Je veux leur rendre hommage et je salue la détermination des salariés ».

Il devra également prendre en charge une forme de choc post-traumatique chez les salariés, déçus de cette médiane empruntée par le gouvernement.

Paru dans le RL

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