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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 21:39

blog-7.pngRien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division.

 La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble de tous les travailleurs, que nous devons nous battre. La lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait, camarades. C’est la volonté d’un Parti Communiste fort et influent !

Dans la partielle de Béziers, Paul Barbazange  a choisi à nouveau d’aller à contre sens. Il a effacé  son Parti pour une démarche floue, Don Quichotte dans un Front de Gauche satellite du PS, qui prive toute volonté, toute ambition révolutionnaire !!!

Dimanche, le candidat FdG enregistre une chute vertigineuse, passant de 6,26% en juin à 4,48%  en décembre dès le 1er tour,  ce triste résultat marque les limites du texte alternatif n° 1,  "Pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur," que défend notre camarade. Il accentue l’abandon et les renoncements du drapeau rouge du mouvement ouvrier.

Plus grave encore, il oblige dès aujourd’hui, 9 décembre 2012,  toutes les victimes de la crise à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement !

Mes camarades, battons-nous pour un Parti résolument communiste, dans l’affrontement de classes.

« L’émancipation des Travailleurs sera l’œuvre des     Travailleurs eux-mêmes » (KARL MARX)

 

MONNINI Eric,

Membre du bureau de section

Membre du Comité Fédéral de Mthe et Mlle

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 12:06

banderoleLa nouvelle est tombée comme un couperet: Ayrault a décidé de ne pas nationaliser Florange mais de passer un « accord » avec Mittal, promettant 180 millions d'euros d'investissement sur 5 ans pour le site.

Encore une fois le gouvernement ne fait preuve d'aucun courage pour sauver l'industrie. Il renonce ainsi à l'ambition d'une relance durable du site et préfère faire confiance à un milliardaire qui, dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif.

 

TROP, C’EST TROP

Ça suffit ! La Lorraine, et singulièrement les sidérurgistes de la Fensch, n’en peuvent plus d’être les otages de marchés indignes.

Indigne, le jeu cynique de la famille Mittal. Indignes, les batailles de pouvoir dans les palais parisiens. Indigne, le mépris des uns et des autres pour les ouvriers et les techniciens d’Arcelor, pour les salariés des sous-traitants de la sidérurgie, pour les élus locaux.

Qui nous convaincra que les vieilles rivalités entre le Premier ministre et son ministre du Redressement productif n’ont pas pesé d’un poids néfaste sur le traitement du dossier Florange par le gouvernement ? Qui osera affirmer que la direction d’ArcelorMittal a attendu mercredi, quatre jours après la conclusion de l’accord de Matignon, pour s’aviser que le projet Ulcos serait émaillé de difficultés techniques telle qu’il en devenait irréalisable en l’état ?

Toutes les  justifications du monde n’y changeront rien. Les sidérurgistes mosellans, qui ont fait preuve d’un incroyable sang-froid depuis le début de leur bras de fer avec le magnat indien, se voient en retour condamnés à subir le poids d’enjeux qui les dépassent. Et à travers leur drame, c’est toute une région qui voit son image à nouveau dégradée, alors qu’elle se bat ici pour inventer un avion, là pour accueillir les marchés de l’Orient, ailleurs pour construire l’automobile du futur. Alors, maintenant, vraiment, il est plus que temps que l’on cesse de jouer avec les nerfs des Lorrains. Ça suffit !

Nationaliser n'est pas un « gros mot »

L'État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l'avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie.

Nationaliser, cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:15

blog-6-copie-1.jpgLe Conseil d’Etat a suspendu, l’exécution d’un arrêté limitant à 2% la hausse des tarifs de l’énergie pour les particuliers, décision survenue fin septembre

Le Conseil d’Etat a invalidé, en référé, le plafonnement de 2% de la hausse des tarifs réglementés du gaz au quatrième trimestre 2012, ouvrant ainsi la porte à une nouvelle hausse pour les consommateurs.

Selon la Commission de régulation de l’énergie(CRE) les tarifs réglementés offerts par GDF auraient dû augmenter de 6,1% au 1er octobre, mais le gouvernement avait voulu faire un geste pour le consommateur.

Le Conseil d’Etat estime que l’arrêté ministériel « porte une atteinte grave et immédiate à la situation économique » des membres de l’Anode en les contraignant à s’aligner sur les tarifs réglementés, trop bas, de GDF Suez. Cette  décision devrait donc contraindre l’Etat à annoncer, d’ici un mois, une hausse supérieure à 2% pour mieux refléter l’augmentation des coûts de GDF Suez.

Le nombre de familles en précarité énergétique ne cesse d’augmenter (3,8 millions selon les derniers chiffres). Il faut dire que, depuis 2004 et l’ouverture du capital de Gaz de France, les prix ont augmenté de plus de 60%, dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Ce qui a permis au géant gazier de verser 3,3milliards de dividendes à ses actionnaires en 2012. D’ailleurs, après l’annonce du Conseil d’Etat, l’action GDF Suez a progressé de 3,1%. Dans ce contexte, une question demeure : ne serait-il pas temps de fixer enfin en toute transparence les tarifs du gaz ?

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 17:02

blog-5.jpgAux législatives de juin dernier, le candidat du PS, Philippe Kemel, a été élu avec 118 voix d’avance sur la candidate du FN, Marine Le Pen, dans la 14ème circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont, Carvin…).

 

C’est aussi la circonscription où le Front de gauche avait décidé de parachuter Jean-Luc Mélenchon. La direction du PCF a alors obtenu un revirement étonnant de la direction de la fédération du PCF du Pas-de-Calais. Celle-ci est passée, en quelques jours, d’héritière des positions fédérales contre l’effacement du PCF à soutien actif de sa nouvelle formule, le Front de gauche. Le secrétaire fédéral, Hervé Poly, devenu suppléant, s’est montré le serviteur loyal, sans défaut, de Mélenchon tout au long de la campagne.

 

Malgré cela, malgré le ralliement d’élus socialistes de la circonscription, malgré les prestations de personnalités de gauche (Guy Bedos…), Mélenchon est arrivé derrière le maire PS de Carvin.

 

Bien des observateurs ont souligné comment sa croisade populiste autant que politicienne, superficielle et parisianiste a même servi Marine Le Pen, surtout après le ralliement « sans conditions » à François Hollande. Le point de vue communiste, en tout cas, indépendant, était absent.

 

Au plan national, après les présidentielles, la candidature Mélenchon dans le Pas-de-Calais a servi d’étiquette et de profession de foi aux autres candidats du Front de gauche, provoquant un premier dégonflement électoral.

 

Le FN a déposé un recours en invalidation de l’élection. Le Conseil constitutionnel doit statuer dans les semaines qui viennent.

 

118 voix d’écart, ce n’est rien, d’autant que toutes les forces politiques avouent que les procès-verbaux des bureaux de vote sont un peu approximatifs. Le Conseil constitutionnel dispose donc d’une grande latitude pour une décision qui sera très politique.

 

Pour l’instant, les rumeurs annoncent plutôt une validation par le Conseil de l’élection de Philippe Kemel. L’annuler, alors que la politique antisociale de son parti commence à battre son plein et que l’UMP est en pleine crise, ce serait faire le jeu de l’extrême-droite, offrir une tribune à Mme Le Pen, très tôt dans le quinquennat.

 

Mais les voies du Conseil constitutionnel sont impénétrables ! Et certains commencent à s’inquiéter gravement, en premier lieu… les tenants du Front de gauche, ainsi qu’ils le montrent dans les médias. Si une nouvelle élection doit être organisée dans les deux mois, comment Jean-Luc Mélenchon pourra-t-il se faire porter pal ?

 

Les dilemmes de Mélenchon

 

Il ne peut pas ne pas se présenter. 

En juin, il est venu jouer le matador à Hénin-Beaumont. Après la claque électorale, pour limiter les dégâts politiques, il a dû jurer grands dieux qu’il ne lâcherait rien dans ces terres jusqu’alors inconnues. S’il ne revient pas faire rempart à Marine Le Pen, il se déconsidère.

 

Mais s’il se représente, il risque la mort politique et celle du Front de gauche.

A nouveau candidat, Mélenchon risque fort de porter la responsabilité de l’élection de Marine Le Pen.

En effet, il n’a qu’un créneau possible, dans sa posture politique, celui de la contestation à gauche de son ex-parti, le PS : une contestation arrogante dans les mots mais complaisante dans les propositions. A Hénin-Beaumont et Carvin, il sera obligé d’attaquer le député PS sur sa probité, sur les affaires qui agitent la fédération PS du Pas-de-Calais. Mais sur le fond, Maastrichien avéré, partisan de l’UE « sociale », il laissera le terrain à nouveau à la démagogie de Marine Le Pen.

Eliminé à nouveau au 1er tour (surtout si le PS, réconcilié dans le 62 a pu recomposer ses réseaux clientélistes), ou au second par Marine Le Pen, Mélenchon encourt un échec majeur, rédhibitoire, pour lui-même mais aussi pour le Front de gauche.

 

La direction du PCF perçoit bien le danger, à quelques semaines de son congrès.

Pour poursuivre le processus d’effacement et de transmutation réformiste du PCF, après l’épisode des « collectifs antilibéraux », Marie-George Buffet, Francis Wurtz, Pierre Laurent… sont allés chercher Mélenchon pour constituer le « Front de gauche ». Ils ont placé leur destin, sinon celui de notre Parti, entre les mains d’un opportuniste trotskyste, mitterrandien, socio-démocrate, pro-UE…  Peu a importé le coût, même en termes d’élus, avec la perte de la moitié des conseillers régionaux et des députés PCF. Même la frénésie médiatique électorale retombée, Mélenchon demeure le 3ème opposant potentiel à Hollande, après Fillon et Copé, avec  17%, dans un sondage BVA. Pierre Laurent obtient 1%.

Dans cette période de préparation du congrès du PCF, un désaveu de la personnalité Mélenchon mettrait à mal la poursuite imposée de cette stratégie. Sans Mélenchon, plus de Front de gauche : la direction du Parti se retrouverait directement en face de ses reniements !

Pour sauver la mise, si jamais le Conseil constitutionnel invalidait, quel recours ?

En mai et juin, Mélenchon, sauveur, a traité les communistes locaux, 100 fois plus importants que son PG, avec condescendance, en substance : « vous avez été des nuls mais merci de coller mes affiches ». La Fédération du Pas-de-Calais du PCF a cédé aux pressions de la direction du Parti et joué totalement le jeu de Mélenchon.

Maintenant, elle est en situation de lui sauver la mise. Secrétaire fédéral, ex-suppléant de Mélenchon sur la circonscription, Hervé Poly  avance dans la presse, notamment dans l’hebdomadaire du PCF « Liberté 62 », la nécessité d’une candidature commune à gauche contre le FN.

Voilà Mélenchon sorti d’affaire ! Ses alliés communistes préfèrent aller avec le PS dès le 1er tour ! Lui, il n’y peut rien. Il doit respecter son allié et son inféodation au PS.

Dans l’alignement derrière le PS, comme derrière Mélenchon, le plus grave est l’abandon des positions communistes, de notre organisation dans les quartiers et les entreprises, dans une terre comme le Pas-de-Calais où notre parti représente tant. Mme Le Pen distribue aux portes de la Française de mécanique sans être refoulée par les salariés. Elle prend garde de ne pas attaquer l’héritage communiste mais de cibler le PS. Elle reprend, sans avoir à ressortir ses vieux relents nationalistes, l’opposition à l’UE.

Dans la stratégie du Front de gauche, le PCF choisit l’effacement ! Pour sauver la mise à Mélenchon et à l’opération nationale qui prive le pays, les travailleurs, leurs syndicats, de leur force politique révolutionnaire historique, le PCF.

De petits calculs électoraux traduisent de pauvres mais graves compromissions.

Ne laissons pas faire ! Au nom du PCF !

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 17:02

 

blog-4.jpgLe Premier ministre a annoncé, qu’il viendrait en Lorraine dans les prochains jours, sans doute en deuxième partie de la semaine prochaine, selon ses collaborateurs les plus proches.

Dans sa courte allocution-sept minutes-, Jean-Marc Ayrault a dit qu’il voulait rencontrer les élus lorrains « pour suivre avec eux le travail de ce renouveau. Je veux leur rendre hommage et je salue la détermination des salariés ».

Il devra également prendre en charge une forme de choc post-traumatique chez les salariés, déçus de cette médiane empruntée par le gouvernement.

Paru dans le RL

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:11

blog-3.jpgQuand l’exigence de NATIONALISATION devient incontournable, le pouvoir s’efforce de la contourner !

 

 

François Hollande et son gouvernement poursuivent leur jeu de l’impuissance et leur pédagogie de la résignation.

Ils avancent, quand ils ne peuvent pas faire autrement, des idées marquées à gauche. Mais ils s’appliquent à démontrer qu’on ne peut pas les mettre en œuvre. C’est à quoi depuis une semaine, le chœur dissonant de Montebourg, Ayrault et Hollande, s’évertue pour contrecarrer une exigence qui monte : celle des nationalisations. Avec les hauts-fourneaux d’Arcelor-Mittal à Florange comme cas d’école.  

 

Dans l’automobile, la sidérurgie, la pharmacie, les raffineries, les chantiers navals… la recherche du profit capitaliste amène à la suppression de dizaines de milliers d’emplois, à la casse même de l’outil de production. La France est ainsi devenue lourdement importatrice net de biens automobile depuis 2002 (année du lancement de l’euro). Elle est en passe de le devenir pour l’acier etc.

 

Devant un tel gâchis, l'idée monte : celle de l'appropriation collective par la nationalisation. Elle s’appuie sur l’histoire de notre pays, celle des grandes nationalisations de la Libération notamment, qui ont été des points d’appui pour l’ensemble du monde du travail, pour la réponse aux besoins du pays comme pour la coopération internationale.

 

En une semaine, le gouvernement a dû reprendre le mot, mais pour mieux le déformer.

Certains avaient déjà, même dans les directions syndicales, émis la proposition d’une entrée de l’Etat ou de sa banque d’investissement dans le capital de Mittal. Comme si la solution, c’était de renflouer le licencieur ! Les mêmes à l’époque nous avaient présenté les privatisations des grands services publics comme des « ouvertures du capital ».

 

D’autres font appel, même à « gauche », à l’Union européenne ! C’est précisément son ancêtre, la Communauté européenne du charbon et de l’acier, la CECA, dès les années 50, qui a organisé, loin des peuples, le démantèlement de la filière, notoirement en Lorraine, au profit des grands trusts capitalistes.

 

Cette semaine, on a entendu parler de « nationalisation-menace », de « nationalisation-dissuasion », de « nationalisation temporaire ». Dans tous les cas, notamment dans la bouche de Montebourg, il n’est jamais question d’autre chose que de soutenir le profit capitaliste, pour le compte d'un repreneur hypothétique (a-t-il jamais existé ?) du site de Florange. La nationalisation aurait coûté au moins 400 millions d’euros d’argent public, alors que, même officiellement, Arcelor-Mittal doit 1,8 milliard d’euros au fisc.

Puis en fin de semaine, plus rien du tout. Dans son bras de fer avec Mittal, Hollande a une faiblesse musculaire… Surprenant !

Toute idée de nationalisation est abandonnée. En échange, se met en place un scénario bien rodé en Lorraine comprenant un plan de pré-retraite et de recasement des 600 ouvriers de Florange, probablement grassement accompagné d’argent public à Mittal, une promesse de celui-ci du maintien de l’investissement (en fait déjà programmé) et une perspective aléatoire de la remise en fonction des hauts-fourneaux dans un cadre « écologique » et européen, avec 70% d’investissement public, toujours pour le compte de Mittal.

 

« Scandaleux », voilà le mot trouvé par Madame Parisot pour qualifier toute perspective de nationalisation. « Scandaleux », c’est le mot approprié pour la politique du gouvernement au service du Medef qui cherche à enterrer toute idée de nationalisation.

 

A juste titre, les salariés sont écœurés. La lutte va continuer.

 

L’exigence d’un vaste programme de nationalisations démocratiques des secteurs clés de l’économie n’est pas étouffée. Au contraire, elle s’étend. Elle est reprise par les salariés de Petroplus, des Chantiers de l’Atlantique. Le scandale PSA, aux actionnaires gorgés par des décennies d’aides publiques, avec la liquidation de l’usine d’Aulnay, fait avancer l’idée de la nationalisation des constructeurs automobile.

 

Communistes de dizaines de sections du PCF, nous avons fait signer massivement une pétition dans ce sens .

 

Nous mettons en débat le lancement d’un appel « pour un vaste programme de nationalisations démocratiques des secteurs clés de l’économie (industrie, secteur financier, grande distribution) et pour la reconquête des grands services publics ».

 

A la pédagogie de la résignation, du moindre mal, de l’accompagnement, à celle de l’indignation stérile, nous opposons la développement des luttes sur des positions de rupture.    

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 08:49

blog-1.jpgLa victoire …de la gauche molle. C’est peu dire que la décision du gouvernement a été accueillie fraichement en Lorraine, où les déclarations de ces derniers jours avaient suscité une espérance au-delà de toute prudence. Pour tous, ouvriers, syndicalistes, élus de gauche et même de droite, la cible était désignée : il fallait obtenir la tête de Lakshmi Mittal. La nationalisation, qu’Arnaud Montebourg avait sortie des archives socialistes, était devenue dans toutes les têtes l’action choc, le symbole de la lutte contre l’arrogance d’un patron voyou. On croyait à la détermination d’un président de la République capable de résister aux vieux démons  du compromis à tout prix, pour donner un avertissement solennel aux prédateurs de notre économie.

Et voici qu’au terme d’une éprouvante attente, ce n’est pas François Hollande, mais son Premier ministre qui a pris la main, pour rendre son honneur au maître des forges indien. Ou, à tout le moins, pour le réhabiliter comme interlocuteur crédible. Certes, Jean-Marc Ayrault a envisagé la possibilité du « non-respect » des engagements de Mittal, mais comme une hypothèse accessoire, n’utilisant la menace des sanctions que comme une simple précaution rhétorique. A court terme, les emplois de Florange sont sauvés.

À moyen terme, Ils sont suspendus à une décision européenne ? La mise en œuvé du projet Ulcos, sur laquelle personne n’ose s’engager. Les salariés, les militants, les syndicalistes peuvent-ils y  voir une victoire ? Seul Jean-Marc Ayrault, avait l’air d’y croire vraiment.

Fausse victoire, vraie capitulation. Le dossier de Florange, après la comédie de Gandrange, est loin d’être refermé.  

Paru dans le RL du 1er décembre 2012

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 19:20

pcfPour ramener le PCF à de meilleures dispositions à l'égard du gouvernement, le PS n'est pas sans arguments. L'un des premiers concerne les municipales de 2014 et la survie du «communisme municipal». Depuis trente ans, élections après élections, les forces du PCF dans les villes se sont rétractées. Après Le Havre en 1995, Nîmes et Argenteuil en 2001, le PCF a perdu Calais en 2008 au profit de l'UMP et a vu le Parti socialiste prendre Aubervilliers et les Verts arracher Montreuil. Aujourd'hui, les communistes ne dirigent plus de ville de plus de 100 000 habitants. 

Dans les départements ancrés à gauche comme la Seine-Saint-Denis, le PS n'hésite plus à contester les municipalités aux communistes. En 2008, le PS avait maintenu ses candidats contre les maires PCF sortants de Bagnolet ou Saint-Denis. Et les dernières reconquêtes sur la droite, comme celles de Dieppe ou Vierzon, n'ont été possibles qu'avec des listes d'union. Place du Colonel-Fabien, on sait qu'il sera difficile de maintenir ces positions sans appui. La fronde des sénateurs communistes est d'autant plus difficile à admettre rue de Solferino.

«Une compétition  au premier tour» 

«On ne peut pas d'un côté tenir un discours clivant contre l'exécutif quand il met en œuvre le programme et de l'autre vouloir être dans l'unité de la gauche dans les territoires», explique Luc Carvounas, sénateur maire PS d'Alfortville, qui met «en garde les collègues communistes et ceux du Parti de gauche» : «Ils ne pourront pas s'offusquer si le premier tour des municipales sert de primaires, y compris dans les villes dirigées par le PC.» Secrétaire national du PS, Alain Bergounioux manie la menace: «Le PC doit être mis devant ses responsabilités pour les municipales. À trop entrer dans une opposition systématique, il y aura des conséquences dans l'électorat socialiste et une compétition au premier tour. En d'autres termes, le PC a quelques problèmes devant lui.»

Officiellement, le PS ne va pas encore aussi loin. Christophe Borgel, en charge des élections, préfère aborder la question en pacificateur, sans minimiser «les différences et les désaccords» qui peuvent exister entre PS et PC. «Mais nous cherchons à convaincre et à rassembler», explique-t-il. Sans parler de représailles, le secrétaire national souligne qu'«il n'est pas sûr que l'électorat qui a souhaité le changement comprenne que les communistes en viennent à voter contre le gouvernement avec l'UMP!». Christophe Borgel en sait quelque chose: en 2008, il avait mené une liste socialiste à Villepinte. Devancé de 222 voix au premier tour, il s'était allié à la candidate du PCF, Nelly Roland… qui a finalement emporté la mairie.

A méditer

Vu dans le FIGARO

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:46

Image144444« Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

 

De quoi la direction du PCF a-t-elle peur?

Communiqué des signataires du texte alternatif, 30 novembre 2012

Le 17 novembre, au nom de 450 communistes, dont 8 membres du Conseil national du PCF, 2 secrétaires de fédération, plus de 30 secrétaires de section, nous avons déposé un texte alternatif à « base commune alternative » de la direction du Parti, « Rallumer les étoiles ».

Notre texte s’intitule « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

Il porte la nécessité du bilan de l’opération Front de gauche, décidée unilatéralement par la direction, de la rupture avec cette nouvelle étape de la stratégie d’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation, d’alignement sur une social-démocratie « de gauche », avec Mélenchon comme porte-parole de fait et une dévalorisation du vote communiste.

Notre texte analyse les graves conséquences des illusions semées sur Hollande et sur l’alternance. Elle porte la nécessité, face à la super-austérité programmée « de gauche », de grandes campagnes, en lien avec les luttes, contre l’Union européenne du capital et son instrument, l’euro, pour la défense intransigeante du financement solidaire de la Sécurité sociale, des services publics… Il porte la nécessité de renouer avec notre perspective révolutionnaire, le socialisme : « Il est gravement illusoire de laisser croire que l’on pourrait mettre « l’Humain d’abord » sans rompre avec le capitalisme et l’exploitation de l’homme par l’homme », écrivons-nous.

Nous proposons une adresse nationale au peuple de France pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie, à commencer par l’industrie, les institutions financières, la grande distribution et pour la reconquête des grands services publics. Le résumé officiel de notre texte, seule motion rejetant clairement la ligne réformiste d’abandon dans le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne.

Au moment où le fonctionnement démocratique des partis « bourgeois » fait tristement jaser, nous déplorons que la direction du PCF choisisse d’étouffer le débat au sein de notre parti. Le vote sur les textes doit avoir lieu les 14 et 15 décembre prochains.

A ce jour, la direction ne les a pas envoyés aux adhérents. Le document qu’elle prévoit de faire parvenir comprendra 72 pages « journal », de l’ordre de 600.000 signes typographiques, l’équivalent du « Da Vinci code » à absorber en quelques jours…, sans possibilités d’organiser le débat de fond dans les sections et fédérations. De qui se moque-t-on ? Des communistes ? De qui a-t-on peur du côté du Front de gauche ? Du débat contradictoire, de l’opinion éclairée des communistes !

Il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents en France, ils sont et ils seront communistes!

Jean Baus (54), secrétaire de la section de Jarny, fédération de Meurthe-et-Moselle;

Frédéric Bernabé (70), section de Vesoul, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Conseil national;

Corinne Bécourt (02), section de Saint-Quentin, CD de la fédération de l’Aisne, Conseil national;

Jean Clavel (92), section de Malakoff, fédération des Hauts-de-Seine, soldat du refus en Algérie;

Joël Copin (62), section de Rouvroy, fédération du Pas-de-Calais, responsable pour Rouvroy d’une association nationale d’entraide et d’action sociale;

Emmanuel Dang Tran (75), secrétaire de la section de Paris 15, CD de la fédération de Paris, Conseil national, responsable de la revue « Cahiers communistes »;

Fabienne Debeauvais (80), section d’Amiens, fédération de la Somme, Conseil national;

Claude Fainzang (75), section de Paris 19, CD de la fédération de Paris, conseil national, responsable nationale d’une association de défense du droit au logement;

Armelle Hervé (78), secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, CD de la fédération des Yvelines; Eric Jalade (81), section de Castres, secrétaire de la fédération du Tarn, Conseil national;

Jean-François Larosière (59), section de Douai, CD de la fédération du Nord, responsable régional d’une association de solidarité avec le peuple palestinien;

Fabien Marion (13), section d’Aix-en-Provence, fédération des Bouches-du-Rhône;

Dominique Negri (38), secrétaire de la section

de Saint-Martin-d’Hères, CD de la fédération de l’Isère, CN;

Michel Perrin (87), section Limoges-Cheminots, fédération de la Haute-Vienne, ancien secrétaire de la fédération;

Christian Tabaglio (54), section de Jarny, fédération de la Meurthe-et-Moselle, Conseil national, Russell Yates (77), secrétaire de la section de Meaux;

Noël Zicchina (2A), section d’Ajaccio, CD de la fédération de Corse-du-Sud

Et des centaines d’autres camarades: 450 signataires du texte de 57 fédérations...

CONTACTS/PRESSE:

Corinne Bécourt: corinnebecourt@hotmail.fr; 03 84 75 28 32

Frédéric Bernabé: pcf70@wanadoo.fr; 03 84 75 28 32

Emmanuel Dang Tran: emmanuel.dang-tran@orange.fr; 07 70 64 57 62

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:55

Capture-2.PNGGraz est la deuxième ville d’Autriche avec 250.000 habitants et la capitale de la province de Styrie. C’est à la fois une cité industrielle, administrative et étudiante. Des élections municipales y avaient lieu dimanche 25 novembre 2012.

Depuis, la presse réactionnaire autrichienne commence à s’alarmer rebaptisant déjà la ville « Stalin-Graz ».  En effet, le résultat marquant est la poussée du Parti communiste autrichien, KPÖ, qui atteint 19,86% des voix, + 8,68% par rapport à 2008.

Le KPÖ devient la deuxième force politique de la ville derrière le Parti populaire (droite, 33,74%), mais devant le Parti social-démocrate (15,31%) et le Parti « libéral » (FPÖ, extrême-droite, 13,75%, en hausse de 3%).

La poussée des communistes, qui arrive même en tête dans le district populaire de Gries, est une très bonne nouvelle.

D’abord pour les habitants de Graz. Ce succès électoral porte toutes les actions des communistes menées avec la population pour la défense des droits sociaux, pour les services publics, en particulier pour le logement social. La nouvelle municipalité devra en tenir davantage compte.

L’action des communistes dans le monde du travail a permis de contenir le mouvement de détournement et de récupération de la colère ouvrière par l’extrême-droite. Selon une enquête, les ouvriers de Graz auraient voté à 24% pour le KPÖ (mais à 30% pour le FPÖ).

Le résultat du KPÖ à Graz représente aussi un encouragement pour tous les communistes d’Europe qui entendent rester fidèles au marxisme et au léninisme, à la perspective et à l’organisation révolutionnaires qu’ils ont permis de construire.

C’est le choix de la fédération de Styrie du KPÖ, quand la direction nationale du Parti, dépositaire du nom et du patrimoine historiques, fait, elle, le choix du Parti de la gauche européenne et d’un Linke à l’autrichienne. L’opposition totale à l’UE du capital, la demande de sortie de l’Autriche de l’UE et de l’euro font partie des axes de bataille principaux de nos camarades de Styrie.

Le KPÖ-Styrie est la seule fédération d’Autriche à être restée organisée localement et à être représentative électoralement (entre 4 et 6% au niveau d’une province d’1,2 million d’habitant) quand le KPÖ national est tombé dans l’insignifiance (entre 0,2% et 1%). Sa ligne inspire et aide considérablement le développement de la jeunesse communiste en Styrie comme dans tout le pays, la KJÖ.

Voilà aussi le travail remarquable que la dernière élection à Graz reflète.

Dans le cadre de nos objectifs communistes et internationalistes communs, nous faisons connaître l’expérience styrienne aux communistes français.

Nous adressons nos chaleureuses et fraternelles félicitations à la fédération de Styrie du KPÖ.

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio, membres du Conseil national du PCF

 

Published by PCF du Jarnisy 54 - dans L'Internationale
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