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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:10

http://media.melty.fr/article-985329-ajust_900/gerard-mestrallet-pdg-de-gdf-suez.jpgGDF Suez va facturer 290 millions d’euros à ses usagers suite à l’annulation par le Conseil d’Etat du gel tarifaire. On pourrait discuter longuement sur l’histoire de ce groupe issu d’une des dénationalisations en 1987 sous le gouvernement de Chirac puis(…) d’une fusion entre les intérêts de milliardaires amis de Sarkozy et Gaz de France enlevé de la sphère nationale. Depuis ce temps, le prix du gaz augmente sans arrêt et les profits aussi. L’usager paie les profits des milliardaires. Les résultats financiers de ce groupe viennent d’être connus (2,5 milliards de profits) : ils montrent à quel point il est plus qu’urgent de nationaliser cette entreprise, sans indemnités et parachutes dorés. Son PDG, Gérard Mestrallet, ne touche-t-il pas un salaire annuel de 3,3 millions ? Il pourra payer son gaz sereinement et ne recevra pas un rappel pour difficulté de paiement. L’Etat détient encore 36% du capital : il est temps, au minimum, de faire en sorte de bloquer l’application de la décision de GDF Suez, et de plus en plus indispensable de mettre fin à ces pratiques qui permettent à des individus de s’octroyer le produit des richesses créées.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 18:08

http://images.caradisiac.com/logos/5/9/3/9/165939/S7-Paul-Berliet-n-est-plus-80278.jpgD É C L A R A T I O N

 

Paul Berliet était un homme de légende et un patron de combat.

Il faut rappeler toutefois que la famille Berliet, à l’instar de celle de Louis Renault, a été rattrapée par l’histoire pour cause de collaboration économique avec l’Allemagne nazie. Paul Berliet sera donc condamné et effectuera 44 mois de prison. Au début des années 1950, les usines Berliet qui avaient été mises sous séquestre, seront restituées à la famille.

Lorsque j’évoque l’homme de légende, je veux parler du capitaine d’industrie, appartenant à cette bourgeoisie lyonnaise industrieuse qui ne faisait pas de l’argent en dormant ou en spéculant.

C’était un patron de combat car les usines Berliet de Vénissieux étaient devenues « Le Billancourt de Rhône-Alpes » où les luttes sociales, syndicales et politiques avant-gardistes étaient corollaires à la Résistance et aux trois années sous gestion ouvrière de 1944 à 1947. L’affrontement social et politique était rude et permanent, et la CGT et les communistes y ont joué un rôle imminent.

Le nom Berliet porte une anagramme originale, comme un message, qui se décrypte en mot Liberté, d’ailleurs été utilisé sur le fronton de l’entreprise à la libération et lors du grand mouvement de mai-juin 1968.

Au-delà des faits historiques, tous les salariés quels qu’ils soient sont fiers d’avoir travaillé aux usines Berliet : Berliet à la pointe des luttes ; Berliet constructeur de camion, de car et de bus ; Berliet à la pointe de l’audace et de l’innovation technologique. Tout cela a participé au renom de la France au niveau international : L’Afrique, la Chine, Cuba, l’Algérie avec le plus gros camion jamais construit, le « 100 tonnes » destiné au Sahara.

Aujourd’hui encore et 50 ans plus tard, les camions GLR construits dans les années 1960, roulent encore en Algérie au Sénégal et ailleurs.

Avec Paul Berliet, c’est toute une culture industrielle qui disparaît, méprisée par l’énarchie et la technocratie.

La réalité est là, bien douloureuse, et montre à quel point nos dirigeants politiques depuis Giscard d’Estaing, ont laissé tomber l’industrie française et du poids lourd en particulier.

Ce sont 30 années de ce que nomme « le pétainisme industriel » qui laisse la place à la dictature de la finance et tue les métiers, les savoir-faire, la culture industrielle et ouvrière.

Il faut se rappeler aussi que l’usine Berliet est née à Lyon-Monplaisir avec le moteur inventé par Marius Berliet et c’est à Vénissieux en 1920 que seront installées les premières chaînes de montage longues de 700 mètres et inspirées du fordisme américain.

Avec la disparition de Paul Berliet, c’est toute l’histoire de l’industrie automobile française qui a été marquée au cours du XXème siècle. Lyon et Vénissieux étaient aux premières loges.

André GERIN

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:14

http://www.colloque-coubertin.org/images/Pierre_de_Coubertin.jpgSi l’on doit à Pierre de Coubertin l’olympisme moderne, les athlètes féminines et les femmes en général ne sont pas tenues de lui dire merci : « les jeux olympiques, déclarait-il en 1912 à Stockholm, doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Bien, nous n’en sommes plus là et les larmes de Laura Flessel après des années de gloire, les sourires heureux de Camille Muffat, d’Automne Pavia en judo pour ne citer que nos compatriotes ont, depuis le début des jeux, éclairé nos soirées. Nous n’en sommes plus là, encore que, dans le sport en général… les fins d’étape du Tour de France et la remise des bouquets avec bise aux vainqueurs ressemblent toujours furieusement à la vision de Pierre de Coubertin. Nous n’en sommes plus là, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour parvenir à l’égalité hommes-femmes en matière sportive.

Dans un ouvrage que l’on se doit de citer, le Sport, dernier bastion du sexisme, avec une préface de Marie-George Buffet, l’essayiste Fabienne Boucaret montre à quel point le traitement réservé aux femmes et aux hommes diffère en matière de financement des athlètes et des équipes, de traitement médiatique, exemples précis à l’appui. C’est telle championne de boxe qui doit payer elle-même ses déplacements et son hôtel…C’est le statut d’amateurs (trices) de la plupart des joueuses de football de l’équipe de France, dont les primes ne leur permettent même pas de couvrir les frais. Une situation qui interpelle d’autant plus que l’on connaît les salaires insensés des joueurs masculins. Mais il y a plus encore, quand les conditions de la pratique sportive féminine viennent renforcer les stéréotypes. Ainsi, avec la volonté de promouvoir cette même équipe féminine dont les résultats ont fini par forcer le respect, la FFF avait eu un moment l’idée de faire poser des footballeuses nues et l’on sait que le physique des joueuses de tennis, par exemple, n’est pas tout à fait sans lien avec leur présence sur nos écrans. Le sport, aujourd’hui, c’est de l’Audimat, l’Audimat, c’est de l’argent et des sommes colossales sont en jeu.

On remarquera, à juste titre, que les jeux Olympiques qui voient cette année, et c’est un évènement considérable, des femmes dans toutes les délégations, témoignent d’une avancée. On remarquera encore que la visibilité des athlètes féminines dans les diverses compétitions les met dans les starting-blocks qui peuvent permettre de nouvelles avancées, et c’est indiscutable. Mais en dehors même de la planète sport actuellement à Londres, il y a les réalités du sport de masse pour les femmes en France, certes, et dans le monde. Dans les pays développés eux-mêmes, quelle pratique sportive des précaires, des femmes seules, et de celles au plus bas salaire ? Pour telle athlète d’un pays pauvre qui va briller un moment parmi les étoiles, combien de prisonnières de ce que Rimbaud appelait « l’infini servage de la femme » ?

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 18:31

Image144444-copie-1Les forces capitalistes  nous enfoncent dans une crise violente et programmée, sans précédent en France, en Europe et partout dans le monde.

Ce rouleau compresseur nous emporte aujourd'hui dans la division et ruine notre potentiel de rassemblement.

Le capitalisme et ses serviteurs travaillent en profondeur pour culpabiliser et opposer le salarié au chômeur, le technicien à l'ouvrier, le précaire au  pauvre, les hommes aux femmes, les jeunes aux adultes, le public au privé, et toutes les autres victimes de leur politique en y ajoutant le poison du racisme, nous sommes devenus des proies; diviser pour mieux régner, favoriser le recul des positions démocratiques et accroître  le découragement du mouvement populaire.

Chaque expérience vécue personnellement qui reste enfouie par la peur,  renforce la résignation et le « chacun pour soi ».

Comment agir lorsque les coups pleuvent ?

Le rôle des Communistes est d'affronter cette réalité.

Suffit-il de parler comme Jaurès, suffit-il de prévoir le pire et de dire ensuite « je vous avais prévenus ». NON!!!

Nous devons garder les yeux ouverts et agir sur le terrain, nous devons à chaque fois empêcher qu'une injustice soit commise,  maintenir un acquis social, agir sur le terrain de l'entreprise et de l'usine ,  faire échec à une saisie ou à une expulsion d'une famille en détresse, nous devons repousser l'installation programmée par les forces capitalistes, d'une société violente, indifférente et raciste, une France qui ne serait plus la France.

En toute circonstance, par tous les moyens dans le respect démocratique, sur tous les terrains, nous devons reconquérir les forces populaires et faire progresser nos idées.

C'est à cela que les gens verront et sentiront l'utilité du Parti communiste, car nous sommes tout simplement jugés sur nos actes !!

  

Eric Monnini

Membre du bureau de section

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 10:40

pcfLe prochain congrès du PCF aura lieu début février 2013.

Hormis la date, la direction du parti n’a donné à ce jour aucune information précise sur les conditions de sa préparation.

Il est indispensable que les communistes prennent l’initiative tant sur le contenu du débat que sur les conditions nécessaires à l’exercice démocratique de leur souveraineté.

Aux 33ème, 34ème et 35ème congrès, nous avons participé à l’élaboration et au rayonnement de textes alternatifs ou contributions qui s’opposaient aux lignes liquidatrices mises en œuvre depuis le congrès de Martigues en 2000 et proposaient un projet pour un PCF populaire et de combat permettant à la classe ouvrière d’aujourd’hui de combattre et battre le capitalisme, ouvrant une issue avec un projet, le socialisme.

Il est temps que tous ceux qui partagent ces objectifs se rassemblent afin de construire une majorité dans le PCF pour rompre avec les stratégies d’effacement suivies depuis plus d’une décennie, ouvrir une alternative face au capitalisme ravageur et guerrier qui écrase l’humanité.

C’est pourquoi, nous lançons un appel à l’écriture collective d’un texte ambitieux, qui soit tout à la fois un outil d’analyse de la réalité, un projet d’avenir et qui affirme une nouvelle ligne pour le PCF à la hauteur de la guerre de classe nationale et internationale. Ce texte doit pousser au débat de fond dont les communistes ont besoin.

Ce sont les adhérents du PCF qui décident de l’avenir de leur organisation. Dans la situation de mutation rapide, scientifique, technique, sociale, de larges transformations internationales, avec une force communiste dispersée, ils doivent chercher tous les apports permettant de fonder une approche scientifique de notre projet socialiste, ancrée dans les réalités d’aujourd’hui, sans aucun repli.

Quels devraient être les points forts d’un tel texte ? C’est tous ensemble qu’il faudra le décider, mais nous pouvons déjà souligner quelques éléments qui nous semblent essentiels :

  Une analyse approfondie de la situation internationale de la réalité des rapports de force : marchandisation, pillage et guerre mais aussi libération des peuples, expérience de l’Amérique Latine, situation des pays du socialisme (Cuba, Viêt-Nam), place de la Chine, pays du Maghreb et Palestine.

  Le rôle de l’Union européenne, construite par et pour le capital, talon de fer pour écraser les peuples.

  La situation en France : avec Sarkozy effacer tous les acquis, les luttes, la fracture sociale et politique, analyse de la séquence électorale présidentielle et législative -abstention et vote FN-, caractériser le gouvernement Hollande.

  Analyse précise de la stratégie suivie par le PCF depuis 2005 (assemblée des animateurs de section qui a décidé de poursuivre le PCF, candidature Chassaigne à la présidentielle) : résultats des diverses élections et conséquences du choix Mélenchon pour la présidentielle, état d’organisation, bataille d’idées.

  Le Front de Gauche au regard de la dernière période : outil de rassemblement ou outil pour liquider le PCF ?

  Rompre avec les stratégies d’effacement décidées depuis Martigues.

  Quel rassemblement du peuple de France aujourd’hui ?

  Clarifier notre positionnement sur l’Union Européenne et l’Euro. Prendre ses distances avec le PGE, renouer avec l’internationalisme communiste et les partis communistes particulièrement en Europe.

  Quelle place et quelles ambitions pour le PCF aujourd’hui en France, nous situer d’abord par rapport aux intérêts populaires, clarifier notre place par rapport à la majorité socialiste.

  Reconstruire l’organisation communiste dans les quartiers et les entreprises, rassembler les communistes, à l’offensive pour la bataille idéologique.

  Relancer la réflexion théorique pour analyser la situation politique, construire un projet socialiste, élaborer les moyens de la prise de pouvoir dans un pays capitaliste développé du 21ème siècle.

Il ne s’agit là que de premières propositions pour lancer la réflexion et le débat.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 20:52

http://rhone-apiculture.fr/IMG/jpg/GERIN-Andre-Depute-Maire-.jpgPSA : le gouvernement Ayrault doit revoir sa copie

Empêcher la fermeture d'Aulnay

 

 

Cher Pierre,

Le gouvernement vient de faire une série d’annonces à propos de PSA et de l’automobile. A la suite de celles-ci, le Parti communiste a pris position et je pense qu’on devrait arrêter d’arrondir les angles car dans les décisions du gouvernement Ayrault, je ne vois rien d’essentiel qui permette de mener une véritable politique industrielle.

Il se contente de multiplier les expertises en acceptant, de fait, la décision de Peugeot et prolonge le raisonnement politique en matière d’accompagnement et de reconversion.

Curieusement, le mot d’ordre de la campagne électorale made in France, a presque disparu du langage étatique. Allons-nous assister au syndrome de Vilvoorde comme au temps de l’époque du gouvernement Jospin ? Pour les communistes, c’est une position inacceptable !

Nous ne pouvons pas nous contenter seulement de renouveler, même si tout cela est utile, notre soutien aux salariés de PSA et à toute la filière automobile, car nous sommes bien loin du compte.

Ce que le monde du travail et le pays attendent dans ce domaine de l’industrie, est d’une toute autre ampleur afin de ne pas revivre les expériences du passé.

Dans ce contexte, le Parti communiste français doit apparaître comme la grande force critique et constructive pour que la gauche réussisse enfin, pour empêcher à tout prix la fermeture de l’usine d’Aulnay, pour s’opposer bec et ongle aux suppressions d’emplois, en menant une bataille idéologique féroce et casser le dogme du coût du travail et de la compétitivité capitalistique.

Non le coût du travail n’est pas trop élevé en France. C’est un mensonge !

Oui PSA est déjà trop mondialisé malgré le maintien de l’emploi en France, qu’il a bien mieux satisfait que Renault. Mais la famille Peugeot a donné beaucoup de dividendes à ses actionnaires et cela, toujours au détriment de l’investissement productif.

Nous devons dire Non, trois fois Non à la fermeture d’Aulnay, Non aux suppressions d’emplois.

Oui à la mise en place volontariste et contraignante d’une politique de relocalisation industrielle pour Peugeot, Citroën et pour Renault bien sûr. Oui à une politique de reconquête des filières mécaniques pour l’automobile, le poids lourd et les cars et bus, garrottée par les grands donneurs d’ordres.

C’est là que se trouve le cœur du débat national pour l’avenir économique de la France car nul ne pouvait ignorer, à gauche comme à droite, que le plan social Peugeot-Citroën allait être une boucherie.

Demain, à qui le tour ?

Je crois sincèrement que la situation impose une initiative large, unitaire, exceptionnelle du parti communiste français au niveau national ; une bataille qui concerne l’avenir du pays, de nos enfants et des générations futures et qui peut intéresser des centaines de milliers de français qui pourraient s’inscrire dans le développement d’un mouvement populaire d’une ampleur sans précédent avec tous ceux qui veulent défendre l’industrie nationale.

Ce que nous avons fait pour le Non victorieux à la Constitution européenne en mai 2005, ne sommes-nous pas capables de le faire pour l’industrie ? Car je sais que des centaines de militants syndicaux socialistes, communistes, républicains, beaucoup de militants responsables historiques dans l’automobile, sont prêts à être partie prenante d’une grande bataille politique salutaire.

Je crois que nous ne pouvons pas patienter jusqu’à la prochaine réunion du Conseil national le 13 septembre 2012. C’est sans attendre qu’il nous faut préparer la riposte du pays et obliger le gouvernement Ayrault à revoir sa copie sous peine de faire entrer la gauche dans une nouvelle impasse suicidaire.

Le parti communiste peut être utile au pays avec toutes les forces de gauche et de progrès. Personne n’a envie, demain ou après-demain, qu’il y ait des réveils douloureux car nous avons déjà donné le 21 avril 2002.

Voilà, cher Pierre, mon point de vue et les suggestions que je souhaitais t’exposer, bien évidemment, en étant partie prenante de cette bataille décisive pour la France.

Amitié fraternelle.

André GERIN

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:28

9.jpgMohammed est « Chibani ». Il a travaillé dur, tout d’abord à Aulnay, comme ouvrier spécialisé chez Peugeot, puis après les plans de licenciements, il a travaillé dur sur les chantiers. Jamais il ne s’est arrêté de travailler. Sa famille vit au pays, dans un village de Kabylie, à la montagne. Lui, il doit rester à Paris au moins huit mois sur douze pour avoir le droit de bénéficier de sa pension de retraite. Il est toujours très strictement contrôlé. Il doit louer une chambre de 12 m² dans un foyer Adoma, dans le XXème arrondissement de Paris. Mohammed est timide, réservé, d’une santé fragile. La législation ne lui permet pas de revenir chez lui à plein temps, comme ses camarades de travail européens. Il est à jour de ses cotisations sociales. Mais son pays d’accueil, où il a travaillé dur toute sa vie, n’est pas à jour du minimum de respect que l’on doit à ceux qui ont tant donné à la richesse nationale.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 09:11

http://www.impots-utiles.com/impots-utiles-fiscalite-economie-images/laurence_parisot_medef_sarkozy_parachutes_dores_G8_neuville.jpgPar l’intermédiaire de nombre de médias ou des barons de la droite et du Medef, la campagne tendant à faire du coût du travail en France la source principale des difficultés du pays et de son industrie bat son plein. Le Parti socialiste et le gouvernement n’y sont pas insensibles.

En ce mois de juillet, France 2, chaîne publique, n’hésite pas à affirmer que ce coût serait plus élevé dans l’industrie française que dans son homologue allemande, et ce serait aussi le cas de l’automobile.  L’Insee a pourtant déjà mis les choses au point. En 2008, le coût horaire de la main-d’œuvre dans l’industrie était de 33,20 euros en France contre 33,40 en Allemagne. Pour ce qui concerne  l’industrie automobile, une étude du département du travail des Etats-Unis indique qu’en 2010 le  coût horaire de la main-d’œuvre était de 40,60 dollars en France contre 43,80 dollars en Allemagne

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:20

pcf1/ Bipartisme à l’anglo-saxonne : alternance droite/gauche, sans changement radical, effacement des partis minoritaires, abstention massive par désintéressement, présidentialisme renforcé, délégation de pouvoir et culte de la personnalité, à tous les niveaux…

Petit à petit, la bourgeoisie et le capitalisme parviennent à ce qu’ils recherchent depuis ½ siècle avec la Constitution de la Vème République, ses diverses utilisations par les Présidents successifs (cohabitation par exemple), nombreuses modifications avec accord Droite/PS, que ce soit en votant oui, ou en s’abstenant ce qui permet l’adoption.

Le PCF qui a laissé faire cette dérive, particulièrement avec le quinquennat et l’inversion du calendrier (abstention constructive !!), lui impute maintenant son échec électoral.

Ce n’est pas le thermomètre qui monte ou qui baisse, c’est la température, comme ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent.

  2/ Accord électoraux : si le PCF veut des élus, à tous les niveaux, (et il me parait important qu’un Parti politique puisse compter sur un réseau d’élus), et dans le cadre législatif existant, il ne peut se passer d’accords électoraux avec d’autres, particulièrement le PS, mais aussi avec ce qui est communément appelé l’extrême gauche.

Et là il n’y a que deux voies : ou nous sommes fermes sur nos positions, au risque de ne pas avoir d’élus, ou nous baissons la barre pour obtenir quelques sièges.

Mais alors comment nous expliquons-nous devant l’électorat ? Quelle marge y a-t-il entre compromis et compromission ?

« Peser à gauche du PS », « Tirer le PS à gauche », et autres slogans de même sens, sont des formules de plus en plus creuses, qui ne disent plus grand-chose à une grande partie des gens, et qui ce se traduisent parfois, comme avec la Gauche plurielle, et dans certaines assemblées territoriales, par l’apport d’une caution "de gauche" à la politique du PS, quand celui-ci ne se décide pas à se passer carrément de nous.

Mais ce qui est en cause, c’est donc bien le contenu politique de ces accords, la stratégie politique nécessaire pour ne pas se faire berner, et tromper les électeurs, la clarté devant ceux-ci, le respect des engagements pris.

  3/ Le Front De Gauche : malgré ce qui est affirmé et cru un peu partout dans le Parti, sa création par les dirigeants du Parti est avant tout à but électoral, voire électoraliste.

La direction du Parti a cru pouvoir maintenir voire élargir le nombre de ses élus, à la fois, en cassant l’outil PCF et en tentant un rassemblement dépassant la seule sphère de la gauche radicale.

Depuis les Régionales de 2010, c’est un échec, aussi bien sur la stratégie que sur les résultats.

Certes, les candidats estampillés Front De Gauche  rassemblent plus de suffrages que ceux du PCF aux élections précédentes, mais cela ne se traduit pas par des élus plus nombreux, ni par un positionnement politique clairement identifiable.

Le Front De Gauche  n’a pas contribué à inverser ou même à stopper la tendance lourde de l’abstention.

Le souffle soi-disant citoyen autour de Jean Luc Mélenchon n’a été que feu de paille, ses calculs politiciens, tant en terme d’opposant au FN, que d’être le nouveau Chavez européen ont échoué, entraînant dans sa foulée, l’illusion, pour une majorité du Peuple de France, que le changement est seulement possible par les urnes. Changer un homme est-ce suffisant ?

  4/ Luttes des classes : dépasser la notion Droite/Gauche pour y substituer celle de CAPITAL/TRAVAIL.

Cela passe, dans le Parti, mais aussi avec d’autres organisations, syndicats, associations… par un renouveau du débat théorique, la formation et l’éducation, sur la société dans laquelle nous vivons, sur le Monde et ses évolutions, le Capitalisme, etc…

Il est absolument urgent, décisif, que nous reprenions la main sur le débat, la discussion, l’échange, la confrontation, pas seulement pour eux-mêmes, mais pour se projeter sur l’avenir, élaborer une stratégie politique, un projet politique ambitieux, et construire (reconstruire) l’outil politique nécessaire et utile à cette stratégie et ce projet.

En sachant, que le Parti Communiste n’est pas utile en tant que tel, mais que son utilité à la société est décidée par les citoyens eux-mêmes, en fonction de ce qu’ils perçoivent et estiment nécessaire à leurs besoins et leurs aspirations.

Remettre au cœur de notre réflexion et notre action, la nature du capitalisme et ses contradictions : la plus-value, le salaire, les prix, le profit, l’accumulation, la richesse… mais aussi ses crises et ses capacités, économiques et politiques, à les surmonter : financiarisation, mondialisation, fédéralisme, guerre…

Réfléchir à ce qu’est aujourd’hui, la classe ouvrière, le monde du travail, ses nouvelles catégories, non liés directement à la production industrielle : employés du commerce et de la distribution, de la restauration, des services à la personne, des infirmiers(ères), (femmes, temps partiel imposé, bas salaires, absence de syndicats), des salariés des collectivités territoriales, des enseignants, universitaires et chercheurs, salariés des PME et TPE, artisans, commerçants.

  5/ L’outil, le Parti : quelle organisation politique ?

Structures, adhérents, militants, élus, finances, comment et avec qui allons-nous travailler à l’intervention populaire et aux mobilisations sociales et citoyennes ?

Une organisation politique militante, d’abord ancrée dans le monde du travail, là se créent les rapports de classe, là où tous les éléments de vie en société partent et reviennent (salaires, santé, logement, transports, formation, éducation, culture…), présente dans la cité et drainant la vie syndicale, économique, associative, culturelle… au cœur des luttes, ni devant, ni derrière, ni à côté.

S’appuyer sur des réseaux, des collectifs, des assemblées, des forums, que sais-je encore ce qui existe ou peut être inventé.

Avec des positions et des propositions claires de rupture avec le capitalisme : l’alternative crédible : changer de politique, de pouvoir, de société. Et s’en donner les moyens et la volonté.

C’est peut-être çà le courage en politique.

Jean-Pierre Tricaud, Bergerac 24

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:38

11111111111111.png6 euros de plus par mois, c'est ce que touche en plus un smicard depuis le 1e juillet (inflation déduite). Une véritable aumône que détruiront bien vite les hausses des prix des services publics déjà annoncées ou pas (gaz, SNCF notamment) … voire même l'augmentation de la CSG à laquelle réfléchit actuellement le gouvernement.

 

La première constatation que l'on peut faire, c'est qu'au nom du "réalisme économique", le

gouvernement a cédé au MEDEF.

Non seulement le SMIC n'augmente que très peu mais son augmentation n'aura que très peu de conséquences sur les autres salaires.

Pire, le gouvernement - sous couvert de concertation sociale associant patronat et salariés - a remis à l'ordre du jour la réduction du "coût du travail" chère à Nicolas Sarkozy.

 

En clair, il va s'agir de baisser les salaires pour rendre les entreprises davantage compétitives sur les marchés capitalistes. Ce serait notamment l'objet d'une nouvelle hausse de la CSG

(contribution sociale généralisée) que paieraient les salariés pour diminuer les cotisations patronales.

 

Non, le travail n'est pas un coût, c'est une richesse.

 

Derrière ces annonces et ces projets, il y a la vie des gens. Celle des chômeurs qui ne

parviennent plus à retrouver un emploi décent, celle de centaines de milliers de salariés et leurs familles qui ne parviennent plus à boucler les fins de mois.

Est-ce un hasard si les principaux postes de dépenses en baisse en France sont les vacances, le remplacement des voitures, l'alimentation?

Le gouvernement aura bonne mine ensuite de déplorer les faillites des PME-PMI, les plans de

suppressions d'emplois dans l'industrie automobile!

A l'inverse, une forte augmentation des salaires aurait des effets bénéfiques pour toute notre société.

•             Davantage de salaires, c'est davantage de ressources pour la Sécurité sociale, nos retraites, les finances publiques par le biais de l'impôt sur le revenu.

•             Davantage de salaires, c'est une consommation accrue pour répondre à nos besoins. Cela appelle davantage de production de biens donc des créations d'emplois. C'est encore davantage de ressources fiscales par le biais notamment de la TVA.

 

Il s'agit donc bien pleinement d'une question de société et d'un choix politique.

 

Un choix politique qui doit s'attaquer au capitalisme, Il n'y a pas de "troisième voie".

 

Soit on s'attaque au capitalisme, soit on ne s'y attaque pas et il est alors illusoire de vouloir "que la gauche réussisse". Non seulement le "mieux que rien" n'a jamais été un bien mais les expériences passées ont toutes démontré qu'elles conduisaient aux désillusions, au sentiment d'impuissance et au repli sur soi et, au bout du compte, au renforcement de la droite et de l'extrême-droite.

.

La réussite pour les communistes passe par :

•             une forte augmentation du SMIC

•             le retour à l'échelle mobile des salaires (l'augmentation du SMIC se traduirait ainsi par une augmentation de tous les salaires)

•             la remise en cause des traités européens et de l'euro qui, imposés aux peuples, de Grèce en Italie en passant par Chypre, visent à interdire toute perspective politique sérieuse de changement.

 

Les communistes vous appellent

à préparer la riposte sociale contre la politique du capital

Non à la Rigueur « juste », Non à la politique du moins pire

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