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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:40

8.jpgVive le 72e anniversaire de l’Appel des communistes à résister !

 Il y a 72 ans, le 10 juillet 1940 la bourgeoisie française et ses partis politiques (de l’extrême droite à la SFIO (PS)) profitaient de la défaite militaire qu’ils avaient organisée et souhaitée face à l’Allemagne nazie, pour se débarrasser de la forme républicaine parlementaire de sa domination de classe et instaurer un régime fasciste sous la direction de Pétain, Weygand et Laval sous la surveillance et la protection du régime hitlérien. C’était la mise en œuvre du « Plutôt Hitler que le Front Populaire » qu’avaient martelé les porte-parole de l’oligarchie financière depuis 1936. C’était la suite logique de la politique d’abandon de la République espagnole face à l’agression fasciste des franquistes soutenus par Berlin et Rome, du refus d’une alliance militaire avec l’URSS, des accords de Munich, de la « drôle de guerre », de la revanche sur le Front Populaire et ses conquêtes sociales.

 C’est dans ces conditions que le Parti communiste, presse interdite depuis le 25 août 1939, lui-même interdit un mois plus tard, dont les militants étaient pourchassés férocement depuis 1938 et menacés depuis le 9 avril 1940 de la peine de mort pour une simple distribution de tract par le décret pris par le socialiste Sérol, lançait un Appel au Peuple de France, signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos. Ce fut son appel à la résister, à refuser la situation, à ne pas perdre espoir. Il y était dénoncé les responsables de la catastrophe où se trouvait plongé le peuple et la classe ouvrière, leur trahison. Il rappelait le combat des communistes pour une paix véritable, c’est à dire antifasciste, dénonçant la « drôle de guerre » qui avait servi de prétexte à la répression contre la classe ouvrière et ses organisations. Il mettait ainsi en lumière le caractère de classe de la trahison de la nation par la bourgeoisie, dans la lignée de celle de l’aristocratie pendant la Révolution française, et de la bourgeoisie pendant la guerre de 1870-1871, qui lui avait permis d’écraser la Commune de Paris. Maurice Thorez et Jacques Duclos réaffirmaient la confiance des communistes dans le peuple travailleur et leur certitude que c’était par sa lutte que le pays pourrait se relever, se débarrasser de l’occupation étrangère et du  fascisme. C’est cela qu’exprimait le mot d’ordre « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ». L’Appel demandait que se constitue autour de la classe ouvrière « le front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France ». Un programme démocratique antimonopoliste était esquissé, qui devait se concrétiser

 par la création de  la sécurité sociale (retraites, santé, allocations familiales, allocations chômages, salaire minimum garanti), les nationalisations, une conception démocratique de l’accès à la culture, des mesures démocratiques générales (protection de la jeunesse, droit d’accueil pour les étrangers…).

Le Parti réaffirmait son internationalisme, et notamment son soutien à la politique de l’Union soviétique. L’Appel se terminait par la volonté de lutter pour le renversement du gouvernement de Vichy, pour la mise en place d’un gouvernement de la Renaissance Nationale anticapitaliste.

Ce texte historique fait l’objet d’attaques anticommuniste frénétiques dans la logique des calomnies anticommunistes qui prétendent que les communistes ne seraient entrés dans la résistance qu’après le 21 juin 1941

Il est du devoir des communistes de faire front et de faire connaître la vérité historique

 

 C’est en cela que nous restons fidèles à l’esprit de l’Appel du 10 juillet 1940

Face à des classes dominantes et leurs larbins politiques qui, à l'échelle d'un continent, veulent que les travailleurs travaillent plus, ne puissent plus se soigner, meurent à la tâche, gagnent moins, soient livrés pieds et poings liés aux desiderata du Capital, qui cassent les industries, l'agriculture, multiplient sciemment le chômage et l'assistanat, nous faisons nôtre l'appel du Parti Communiste de Grèce depuis l'Acropole " Peuple d'Europe soulevez-vous", car pour paraphraser Thorez et Duclos "Jamais nos peuples ne seront des peuples d'esclaves" !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:46

http://ump45.info/wp-content/uploads/2012/06/LOGO_UMP.jpgLe 15 mai 1987, Michel Noir, une des figures de la droite de l’époque, lançait à l’occasion du deuxième tour des élections cantonales : « il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme ! »Il signifiait par-là,  sans appel, son opposition totale à quelque alliance que ce soit avec le Front national. Un quart de siècle plus tard, la formule n’a pas vieilli d’un pouce et est toujours tranchante comme une lame. Et on a le sentiment que les leaders de l’UMP, en perdant les élections, perdent aussi ce qu’il leur reste d’âme…Et entrainent le pays vers le désastre.

Ecrivons clair et net. Tout de suite, avant tout autre considération. Sans prendre de gants. Ici, dans ces colonnes chez nous-autrement dit chez les communistes ; autour de nous- parmi nos amis politiques ; donc, nous n’allons plus supporter encore bien longtemps d’entendre sortir de la bouche de certains hommes politiques, à longueur de journée, cette « saloperie » ; l’assimilation de notre combat avec celui de l’extrême droite. Ainsi, Jean-François Copé, par exemple, pour justifier ses petites finasseries et les obscures approches de certaines organisations lepénistes (le »ni, ni »-ni Front national, ni front républicain, qui relève du cadeau à ces messieurs…) déclare : « Quel est le sens d’appeler à voter pour le PS, qui lui s’allie avec l’extrême gauche de Mélenchon ? » En somme, cela signifie, historiquement, mettre dans le même sac et renvoyer dos à dos le secrétaire général de la police de Vichy, René Bousquet, et le jeune communiste Guy Môquet, fusillé à Châteaubriant. Cela signifie, encore historiquement, mettre dans le même sac le fondateur du front national, Jean-Marie Le Pen, tortionnaire avéré de militants algériens à l’aide d’un poignard des Jeunesses hitlériennes (a-t-on jamais entendu sa fille regretter cet épisode de la vie de son père ?), donc le mettre dans le même sac que le communiste Henri Alleg, soumis à la Question à Alger. Cela signifie mettre dans le même sac les idéaux de l’internationalisme avec les fureurs nationalistes, mettre dans le même sac l’attention à tous les hommes d’où qu’ils viennent, avec la haine xénophobe, etc., etc.  .

La société française subit en profondeur cette pollution idéologique. Un processus inquiétant de décomposition est à l’œuvre : il atteint aujourd’hui les rivages de la droite.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:03

7.jpgL'ancien n° 1 communiste, qui a rendu sa carte du Parti, vient de quitter la présidence de la fondation Gabriel-Péri. Un geste qui pourrait annoncer son entrée dans le futur gouvernement Ayrault II

 

Robert Hue futur ministre? En tout cas, l'ex-chef du PCF a pris ses dispositions. Le sénateur du Val-d'Oise, fort soutien de François Hollande durant la présidentielle, a démissionné le 31 mai de la présidence du conseil d'administration de la fondation Gabriel-Péri, créée par le PCF en 2004. «Pour que ça ne vienne pas télescoper des évolutions politiques», a-t-il dit à son entourage.

 

Façon de préparer une entrée au gouvernement au lendemain du second tour des législatives? «Aucune, jure Robert Hue à Libération. J'ai créé cette fondation il y a huit ans. Depuis des mois et des mois j'avais prévu d'y mettre un terme. Le moment était venu.» «Le changement légal était prévu pour septembre, fait remarquer un membre de la direction du PCF. S’il n’a pas attendu, c’est qu’il y a une raison…» «Cette décision est un effet de clarification qui n'est pas forcément étranger à cette perspective», ajoute un autre responsable communiste.

 

«Ça n'a rigoureusement rien à voir! rétorque de son côté Michel Maso, directeur général de la fondation. En juin et l'été, on prépare la séquence 2012-2013, comme il n'allait pas en avoir la charge, il a préféré anticiper son départ.». «Il n'y a pas de filouterie, assure Robert Hue. Je viens d'être élu sénateur du Val-d'Oise et la question du gouvernement ne me préoccupe pas beaucoup.»

 

Vraiment? «Président» du PCF sous la gauche plurielle, Hue n'avait pas occupé de maroquin sous Lionel Jospin, laissant Jean-Claude Gayssot (Transports) et Marie-George Buffet (Jeunesse et Sports) hériter de ministère. Du côté de la direction du PCF, on insiste sur le fait que sa nomination dans un gouvernement Ayrault II ne serait pas synonyme de «participation des communistes». Le successeur de Georges Marchais place du Colonel-Fabien a fondé son propre Mouvement unitaire progressiste et n'a plus sa carte au PCF.

 

L'Elysée veut «faire de la place à d'autres formations politiques et notamment à certains communistes qui souhaiteraient participer au gouvernement», comme le confiait un proche de l'Elysée en début de semaine? Le PCF devrait décliner l'offre via une consultation de ses militants en début de semaine prochaine. «Le fait qu'on fasse entrer la sensibilité communiste au gouvernement, ça peut être dans l'air du temps, sans que ce soit forcément le PCF», dit tout de même Hue. Et s'il faut en plus que ce ministre soit d'accord «pour appliquer le projet de François Hollande», franchement, on ne voit pas d'autre prétendant.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 22:19

http://a35.idata.over-blog.com/0/17/18/59/manu-96ppp.gif

Jean-Luc Mélenchon a joué. Il a perdu son pari politicien. Il va repartir du Pas-de-Calais comme il y est venu. Il pourra continuer à siéger au Parlement européen où le Front de gauche a assuré une reconversion à l’ancien sénateur PS.

A la fin du cycle électoral dans le Front de gauche, le PCF va se retrouver avec au mieux 7 députés (18 en 2007) qui ne pourront pas constituer de groupe à l’Assemblée nationale avec les 2 ou 3 refondateurs et PG en ballotage. Pour les militants communistes, ce résultat fait mal.

En 1958 aussi, notre parti n’avait eu que dix élus mais avec 20% des voix, 400.000 militants et une identité et une ligne claire… on en est très loin en 2012.

En 2012, il est temps de remettre en cause la stratégie suivi avec le Front de gauche, dans la suite des collectifs anti-libéraux, de la « mutation » du PCF depuis au moins le congrès de Martigues de 2000.

La base de l’existence du Front de gauche est, depuis sa constitution en 2008, avant tout électorale. Même sur ce plan, le résultat n’est pas concluant. Le soufflé médiatique, monté sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche perd plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.

S’effacer dans le Front de gauche devait renforcer le PCF notamment en termes d’élus : c’est le contraire qui se produit après déjà l’effondrement dans les conseils régionaux.

Le résultat le plus marquant et inquiétant du 1er tour des élections législatives est le niveau inédit de l’abstention : 42,8%. Le Front de gauche n’a pas contribué à inverser la tendance lourde.

Pour une part, l’abstention aux législatives est certes due à l’aggravation de la présidentialisation du régime depuis l’avènement du quinquennat. L’élection présidentielle concentre et réduit tous les enjeux. Comment la direction du PCF (Hue-Buffet) a-t-elle pu en 2000 s’abstenir devant le projet Chirac/Jospin ? Le Front de gauche s’est malheureusement coulé dans ce système en personnifiant au maximum ses campagnes, même celle des législatives, derrière la figure de Mélenchon.

Mais le niveau de l’abstention s’explique aussi par l’absence de véritable alternative.

Pour beaucoup, la seule chose qu’il y avait à attendre des élections, c’était se débarrasser (ou non) de Sarkozy, sans illusions. C’est fait. Presque automatiquement  Hollande allait disposer d’une majorité parlementaire.  C’est quasiment fait.

Pour battre la droite, le vote Front de gauche n’est pas apparu utile, encore davantage après le désistement « sans conditions » du leader Mélenchon sur Hollande et les encouragements répétés des dirigeants du PG et du PCF aux premières mesures du gouvernement Ayrault.

Le Front de gauche a essayé de se poser comme meilleur rempart contre l’extrême-droite. Mélenchon a fait le calcul politicien de faire don de sa personne face à Marine Le Pen.

Les résultats dans le Pas-de-Calais le montrent gravement : Se servir de Le Pen comme faire-valoir est irresponsable. Elle sort archi-gagnante du « duel front contre front » et progresse d’encore 10% dans sa circonscription pour atteindre 42%.  

S’il s’agit seulement d’empêcher le FN d’avoir des élus, le vote PS est plus efficace.

S’il s’agit de seulement d’exprimer un rejet du racisme anti-immigrés du FN et d’une bonne partie de la droite, le vote PS paraît aussi plus efficace. La perte de 5 sièges sur 8 en banlieue parisienne et du seul siège sortant en banlieue lyonnaise est particulièrement dure à encaisser, encore plus quand on songe à l’implication des militants communistes.

Pour démonter la démagogie « anti-système » de l’extrême droite, il y a besoin non d’un ex-cacique du PS qui se joue les Zorros mais d’une organisation militante ancrée dans le monde du travail, comme l’était et l’est encore un peu le PCF. Pour démonter la démagogie sociale de l’extrême droite, il y a besoin des positions de rupture que portait le PCF, notamment contre l’UE.

« Peser à gauche du PS », « tirer le PS à gauche » : cette perspective du Front de gauche n’a pas pris. L’expérience l’a toujours montré après 1981 ou 1997: ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie.

Les jeux de scène et la grandiloquence du candidat avant la présidentielle ont pu masquer qu’il se contentait de surenchérir sur le programme de Hollande, contribuant à le présenter comme allant dans le bon sens. Depuis le 6 mai, il n’est plus possible de traiter Hollande de « capitaine de pédalo ». Sortant de l’Elysée le 5 juin, le toujours Maastrichtien Mélenchon a souhaité que Hollande « puisse aller au bout de sa tentative de conciliation européenne »…  

Actuellement, au moment où Hollande et Ayrault tentent d’incarner une gauche raisonnable, mais quand même la gauche, le système n’a pas besoin, en France d’un deuxième PS, d’une social-démocratie de substitution.  

En revanche les travailleurs et le peuple vont avoir besoin de l’existence et du renforcement du parti communiste. C’est aussi l’attente qu’a traduite la sympathie réelle bien que limitée selon les couches de la population, envers le Front de gauche dans sa période d’essor médiatique.

Vraiment, il y a des choses qui ne peuvent plus durer dans notre Parti.

La direction a esquivé tous les débats de fond sur la stratégie du Front de gauche, écarté systématiquement les communistes de la décision. En 2008, le Front est créé en marge du 34ème congrès. Le principe des candidatures Front de gauche en 2012 est imposé lors d’un congrès non statutaire en juin 2010. Le congrès normal de 2011 a été annulé, empêchant une définition collective des axes de campagne. Le programme « partagé » est tombé, après coup, du ciel. Etc.

Il faut remettre les choses à plat et dès maintenant.

Bien sûr, notre première tâche est d’assurer la défaite de la droite.

Mais le débat sur la participation éventuelle au gouvernement ne peut pas se dérouler comme il est programmé, avec consultation des communistes en 24h chrono entre le lundi 18 juin à 18h00 et le mardi 19 à 18h00 avant que la direction décide seule en « conférence nationale ». Comme nous sommes plusieurs membres du Conseil national à le demander depuis des mois, le Comité exécutif ou même le secrétaire général doivent mettre en discussion d’urgence une orientation. Les résultats définitifs des législatives, prévisibles, ne changeraient aux données du débat. L’alternative ne peut pas se limiter non plus à une question tactique : comment le PCF soutiendrait le mieux la majorité, avec ou sans ministres. Il est nécessaire de caractériser la politique de Hollande.

Pour nous, le gouvernement mène et mènera une politique d’austérité au service du capital, sous l’égide de l’UE, donnant quelques gages très légers « à gauche », avant d’engager un virage encore plus antipopulaire. L’heure est à préparer la riposte, ce qui implique évidemment de ne pas participer au gouvernement, mais aussi de ne pas se ranger dans sa majorité.

Dans cet état d’esprit, nous proposons que le Parti lance de grandes campagnes d’action, sur les positions de rupture les plus rassembleuses. Il faut se sortir de la logique électorale permanente, sinon électoraliste, du Front de gauche. Depuis des mois, sinon des années, les réunions de direction nationale et locale sont obnubilées par les négociations, les calculs, les marchandages politiciens du Front de gauche pour les élections successives. On commence à voir que la forme de campagne superficielle du Front de gauche ne rencontre pas durablement l’aspiration au changement, ne donne pas les moyens de lutter.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail, pour le retour de La Poste comme établissement publique détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne sur les salaires articulant revendications pour le SMIC et pour une échelle mobile etc.

Contrairement au Front de gauche, tournons-nous vers les luttes !

Depuis des mois, nous demandons un débat de fond sur la rupture avec l’UE du capital et l’euro. Directions du Parti et Front de gauche ne répondent à rien mais se posent en défenseurs de l’euro réorienté. Les positions défendues par le PCF contre Maastricht et les Maastrichtiens tels Fabius ou Mélenchon sont-elles dépassées ? Comme le refus de l’intégration dans l’Europe du capital ? Ce débat est urgent.

Tout cela pose la question de la poursuite de la stratégie du Front de gauche.  Sa faculté de rassemblement durable sur des objectifs de rupture est nulle, on le constate. Le projet de recomposition politique supplantant le PCF ne cesse de se confirmer comme son orientation réformiste et sa structure de parti électoraliste tourné vers les catégories moyennes « politisées ».

Le PCF ne pourra pas faire l’économie de ces discussions fondamentales dans les mois qui viennent sous peine – est-ce le choix de certains ? – que se poursuive le processus de disparition qui évacue le PCF de l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Les grandes luttes qui se préparent vont avoir besoin des communistes ! Reprenons en main notre parti, le PCF !   

 

 

Emmanuel Dang Tran

Secrétaire de section du 15ème arrondissement de Paris

Membre du Conseil National du PCF

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 19:15

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SECTION DU PCF DU JARNISY

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 11:57

Image144444Doctrine prônant l’abolition de la propriété privée au profit de la propriété collective et notamment la collectivisation, les moyens de production et la répartition des biens de consommation selon les besoins de chacun.

Faut-il se rappeler que le nombre de citoyens français communistes, qui ont été dénoncés, déportés, fusillés, pourchassés, torturés, trahis même par leur propre famille.

Nombreux ont résisté aux occupants nazis, souvent des êtres très jeunes au péril de leur vie, se battaient avec ce qu’ils trouvaient, vivants clandestinement sans confort, et, se privant du nécessaire. Aujourd’hui d’un revers de main, les bobos, les nantis, les élus bourgeois de gauche, veulent tirer un trait sur un vécu et un passé aussi enrichissants.

Faut-il rappeler à certains comment et par qui, ils bénéficient de certains avantages entre autre « sécurité sociale, caisse d’allocations familiales, liberté syndicale, de la presse, d’expression etc… ».

Ce n’est pas en vivant égoïstement que l’on s’enrichit l’esprit, je pense que c’est seulement dans la communauté avec d’autres dans tous les sens, c’est seulement dans la communauté que la liberté personnelle est possible. Il est clair que la véritable richesse intellectuelle de l’individu dépend entièrement de la richesse de ses rapports réels.

 

RAPPEL :

 

-  17 juin 1940 : Charles Tillon responsable du Parti communiste lance un appel à la résistance depuis Bordeaux.

 De nombreuses tortures barbares exercées, des exécutions auront lieu sur des communistes.

Création d’une véritable démocratie économique et sociale, de promouvoir la participation des travailleurs à la direction de l’économie, un plan complet de sécurité sociale, la sécurité de l’emploi et les nationalisations

 

-  Ambroise Croizat fait adopter un véritable système de sécurité sociale. Il permet aux travailleurs d’avoir un plus grand pouvoir d’intervention dans les entreprises, grâce à la création et à l’élargissement des fonctions du comité d’entreprise aux questions économiques.

 

-  Maurice Thorez met en place le statut des fonctionnaires et de la fonction publique.

 

-  Marcel Paul, ministre de la production industrielle fait triompher son projet de nationalisation «  EDF, GDF, Renault et les houillères etc… ». ne les oublions pas, soyons dignes d’eux !

 

En abandonnant la référence au monde ouvrier et à la lutte, le PCF a laissé la place à des constructions concurrentes de la représentation des classes populaires, issues en particulier des classes dominantes.

La non -participation des ouvriers à la vie politique renforce la capacité des groupes sociaux et militants éloignés des classes populaires à parler en leurs noms

 

Claude Reignier

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 20:18

6

Merci aux camarades de la section de Thil pour ce bel après-midi que nous avons passé ensemble lors de leur fête de section, ainsi que l’accueil très chaleureux qu’ils nous ont réservé dans un esprit de fraternité et de convivialité. De voir sur les murs des drapeaux et des affiches PCF cela fait du bien.

Promis, nous reviendrons l’année prochaine, plus nombreux..

Encore un GRAND MERCI

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:43

5-copie-1"Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable."

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine - 1870-1924 - L’Organisation du parti et la Littérature du parti

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 20:47

4-copie-1La tradition a été respectée dimanche. Le boulanger local, Noël Ligonnet, a confectionné avec plaisir 400 brioches qui ont été distribuées à toutes les mamans du village par les élus et les membres du comité des fêtes de Joudreville. De quoi passer une délicieuse fête des mères

 

Félicitations à Jean-Marc Léon maire de Joudreville et Christian Tabaglio adjoint au maire pour cette belle initiative

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 18:09

http://ffe-ps.org/wp-content/uploads/2011/05/1600_assemblee_nationale_francaise_9.jpgPour un Parti, la question du soutien à un Gouvernement se pose nécessairement à partir du moment où il dispose de députés à l’Assemblée nationale. L’épreuve de vérité a lieu au moment du vote de confiance ou d’une motion de censure, voire même au moment du vote du budget en cas de minorité de blocage.

Or, que vient de décréter le « leader » Jean-Luc Mélenchon, certainement soutenu par les autres dirigeants du Front de Gauche, avant même que les communistes ne se prononcent ?

Il a pris un « engagement solennel », « au nom du Front de gauche » (sic !) : « jamais le groupe du Front de gauche (sic !) ne votera une motion de censure déposée par la droite. Sans être membre de la majorité, sans avoir demandé ni obtenu quelque poste que ce soit, nous prenons cet engagement solennel ».

Notons la contradiction entre le fait de s’afficher en dehors d’une majorité et le fait de ne pas voter de motion de censure, ce qui revient à soutenir le Gouvernement.

Et sur le fond, nous sommes en présence d’un Gouvernement maastrichtien d’austérité. Nous pouvons nous attendre à des restrictions et sacrifices divers, au nom des mots « dette publique et sociale », « compétitivité », « libre entreprise », « Europe » ou encore, plus prosaïquement, « responsabilité ».

L’avenir n’est pas écrit pendant les 5 années à venir. Il y aura des turbulences, des mouvements de fond, à gauche comme de droite. Si 3 millions de salariés sont dans la rue pour s’opposer à un nouvel allongement de la durée de cotisation et à l’application concrète de la « règle d’or » des finances publiques, ce qui équivaut à 50 milliards d’économies budgétaires dès la première année, de quel côté de la barricade les communistes devront-ils, sans sectarisme, se placer ? Du côté de Hollande ?

Sans avoir à en revenir à la période « classe contre classe », entre 1988 et 1993, les députés communistes ont voté par deux fois la censure contre Mitterrand-Rocard-Bérégovoy et leur politique de destruction des acquis sociaux.

Il est parfaitement insensé de dire à l’avance « on ne vous bloquera jamais » aux dirigeants PS. Cela donne le signal que les communistes seront les participants loyaux, avec peut-être des états d’âme, à la majorité Hollande-Ayrault-Aubry. Au motif de la « révolution citoyenne » en 2017 ? Ce n’est pas très mobilisateur !

Il n’est pas question de « faire la politique du pire », mais d’avoir la prétention d’incarner l’espoir d’une sortie du capitalisme. Il s’agirait d’engager le rapport de force, dans une vision dynamique et agissante du peuple, et non de se cantonner au rôle de rabatteur institutionnel du Parti socialiste.

L’avenir de la France dépend du niveau de conscience populaire, de la mise en mouvement de la classe ouvrière. Le communisme s’est toujours construit de manière autonome dans la gauche. Il est une gauche à lui tout seul, et non une simple partie de celle-ci. Ses identifiant sont forts et toujours plus d’actualité : respect de la souveraineté nationale des peuples, refus de la guerre et refus du capitalisme.

Dans la période à venir, nous aurons certes besoin du plus de députés communistes à l’Assemblée nationale (et non pas « Front de Gauche », encore moins d’un groupe « Front de Gauche »). Nos élus, nous le savons, sont des points d’appui, et non une fin en soi.

Mais nous aurons surtout besoin d’un Parti communiste qui réfléchit et analyse sur des bases marxistes et non opportunistes, porteur de propositions offensives et crédibles, un parti d’organisation et d’action, prenant systématiquement l’initiative des luttes, travaillant à une alliance populaire à la base.

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