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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 20:33

Image144444La phase finale du 36ème congrès du PCF a commencé le 7 février.

Les communistes auront attendu 4 ans et demi la tenue d’un congrès ordinaire, pourtant prévue statutairement tous les 3 ans. Ils auront eu le droit à un non-congrès, un congrès ficelé.

La vraie question stratégique, structurante, le « Front de gauche », sa nature, son bilan a été soigneusement esquivée.

Le seul moment où elle aurait pu être discutée, le vote sur les motions de congrès, a été escamoté. Les adhérents n’ont eu que quelques jours en décembre, au mieux, pour prendre connaissance des textes alternatifs, noyés dans des dizaines d’autres textes, avant d’être « consultés ».

Le lendemain de ce vote, parfois incrédules, les camarades peuvent découvrir le point d’arrivée du congrès. Les nouvelles cartes, décidées unilatéralement, commencent seulement à être remises. La faucille et le marteau ont disparu, remplacés par l’étoile du Parti de la gauche européenne dont nous ne sommes pas adhérents individuellement et par le slogan gentillet du Front de gauche, « l’Humain d’abord », titre d’un programme décidé hors des communistes.

Nous invitons tous les communistes à refuser ce coup de force et à demander le retour de vraies cartes du Parti.

Le texte de la direction « Rallumons les étoiles » a ensuite joué pleinement son rôle de diversion, diluant les sujets cruciaux dans des discussions sur formules oiseuses.

Quel contraste avec la clarté d’autres textes, discutés ailleurs et par d’autres, mais que l’on entend imposer aux adhérents du PCF ! Des résolutions, négociées avec les « partenaires » du Front de gauche, portant sur la stratégie commune et sur le développement de structures parallèles chapeautant le PCF, comité locaux, conseil national, secrétariat du Front de gauche etc. viennent d’être rendues publiques.

Au 34ème congrès, en 2008, on a fait approuver aux communistes le principe de « fronts de lutte ». Puis, 10 jours avant le congrès national, alors que tous les congrès départementaux étaient passés ou presque, l’alliance nationale est scellée avec Jean-Luc Mélenchon.

Rebelote cette année, 10 jours avant le congrès national, dans la discrétion d’un article de l’Huma, on annonce l’existence des textes structurants du Front de gauche, nouvelle organisation politique encadrant le PCF.

La ratification de cet accord devrait faire l’objet d’un vote national des communistes. Nous le demandons, au vu de sa gravité.  

Comment admettre que les initiatives nationales futures, engageant le PCF et les communistes, soient décidées, par les partis, lobbys et groupuscules du Front de gauche, suivant la règle du « consensus » entre organisations.

Par exemple, l’avant-garde du processus de mutation-disparition du PCF, les « refondateurs », réunis maintenant dans la FASE, ont quitté le PCF par la porte : ils y rentrent par la fenêtre du Front de gauche, toujours pour faire disparaître le Parti qui a donné à certains de si bonnes positions de notables.

Si le Front de gauche était un « nouveau Front populaire », pourquoi esquiver le débat, se défier à ce point des communistes ?

C’est bien là le problème : la perspective politique portée par le Front de gauche!

Sur une posture gauchisante, il a bien joué le rôle d’appoint électoral du PS, semant des illusions dont ses leaders prétendent maintenant revenir. Aux millions qui ont manifesté et lutté ces dernières années, le Front de gauche a indiqué une perspective enfermée dans le cadre institutionnel des échéances électorales. Les positions communistes de rupture ont été abandonnées, notre organisation spécifique encore plus effacée.

Les élections passées, la logique du Front de gauche continue.

Qu’on le veuille ou non – cela fait partie des sujets évincés du congrès – le recours à Mélenchon pour réussir là où les collectifs antilibéraux avaient échoué en 2007, a mis notre Parti entre ses mains, tant qu’il y aura le Front de gauche.

Suivant sa logique politicienne, Mélenchon s’est d’abord reporté sur …  les présidentielles de 2017. Maintenant, il se concentre sur une perspective plus proche : les élections européennes de 2014. Il part à la débauche d’amis Verts ou socialistes « de gauche », Maastrichiens comme lui. La constitution, avec le Front de gauche, d’un deuxième pôle social-démocrate, aux accents contestataires et tribuniciens, en concurrencer à « gauche » de la liste du PS en 2014. Et Mélenchon de revendiquer le poste de premier ministre de Hollande !

Dans le même temps, au sein du Front de gauche, reviendra au PCF l’image, notamment à l’occasion des municipales, de suppôt de ce PS. La stratégie du Front de gauche lui a déjà coûté la moitié de ses députés et de ses conseillers régionaux…

La poursuite de l’effacement du PCF, avec le Front de gauche, c’est un contresens par rapport aux luttes et à leurs aspirations.

En 2006, avec les collectifs antilibéraux, on a cherché à imposer une candidature non communiste aux présidentielles. Les communistes ont mis en échec cette opération. En 2007 puis 2008, ils ont mis en échec la remise en cause par la direction elle-même de l’existence même du Parti. Au lieu de changer de cap, l’équipe dirigeante a persévéré et trouvé, avec le Front de gauche, une nouvelle formule, pour continuer le processus de mutation-disparition de notre parti et de ses positions. En 2010, dans un congrès non statutaire, elle impose les candidatures, structurantes, de Mélenchon et du Front de gauche aux législatives. Tout cela, il faut absolument le rappeler, ici à l’occasion de ce 36ème congrès.

Cette démarche d’effacement des partis communistes historiques, c’est aussi celle que coordonne le Parti de la gauche européenne. Parallèlement, dans le mouvement syndical, la Confédération européenne des syndicats fait le même travail.

Cette CES qui soutient avec enthousiasme l’accord que viennent de signer la CFDT et le MEDEF contre le monde du travail et contre lequel, tous ensemble, nous allons mobiliser d’ici mars, comme contre les crédits d’impôt au patronat.

Le décalage est béant avec la nécessité, l’attente des positions révolutionnaires, et de leurs déclinaisons immédiates, que beaucoup attendent vraiment du  Parti communiste.

Face à la nouvelle attaque, de « gauche », contre la sécurité sociale et les retraites, plus que jamais défendons sans transiger la cotisation sociale, le retour aux 37,5 annuités pour les retraites !

Aux ouvriers de l’industrie en résistance contre la liquidation de leurs usines, pas question pour nous d’enfiler un casque de sidérurgiste comme un ex-futur-président enfilait les promesses et un actuel ministre enfile un pullover breton…

Il est pressant et actuel de défendre la nationalisation intégrale des constructeurs automobiles (gavés d’aides publiques) de la sidérurgie, complète, ni « temporaire et locale ».

Il est pressant et actuel de défendre la reconquête des grands services publics, la renationalisation intégrale et  le retour aux monopoles acquis en 1946, même contre l’UE, surtout contre l’UE et ses directives.

Il est et actuel, en phase avec la grande majorité des travailleurs, de remettre en cause les traités européens, l’UE du capital et son instrument, l’euro.

Ce 36ème congrès est marqué par une participation particulièrement faible au vote et aux congrès locaux. Il traduit la nouvelle phase de l’affaiblissement du Parti, quantitatif et qualitatif avec notamment la pauvreté du texte « rallumons les étoiles ».

Et pourtant, il est urgent de renforcer le PCF pour ne pas laisser la colère des catégories laborieuses se désespérer et s’égarer dans les sinistres voies où veut les diriger l’idéologie dominante.

Et pourtant, le PCF attire plus de salariés, de militants syndicaux, de jeunes, de ceux qui savent ce qu’il a représenté, ce que le marxisme-léninisme ont représenté pour les travailleurs du monde entier, également contre le colonialisme et ses resucées au Mali ou en Syrie.

La pays doit savoir que des communistes refusent la disparition de leur parti dans le Front de gauche, qu’ils entendent faire vivre et renforcer le PCF, localement et nationalement, sur une base de classe.

Sans renier les outils ! La faucille et le marteau !

 

Emmanuel Dang Tran, 7 février 2013

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:06

http://www.ud-vendee.cgt.fr/images/contenu/usr-cgt.gifNous observons avec le plus grand intérêt les évolutions de la politique économique et sociale du gouvernement HOLLANDE, depuis la défaite du 6 mai 2012 de Sarkozy-Fillon et du Medef, à l’occasion des élections présidentielles et législatives.

 

Défaites qui ont signifié la condamnation de toutes les contre-réformes «imposées » durant le quinquennat à l’encontre des Travailleurs et de la population de France. Ce qui a conduit notre pays à 5 millions de Chômeurs, toutes catégories confondues et à 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

 

Ces défaites condamnent aussi la politique de Désindustrialisation, de délocalisation, ainsi que toutes soumissions au diktat de la Commission Européenne, du FMI et de la BCE, avec le traité TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) ce pacte initié par Merkel et Sarkozy de mars 2012. 

 

Des milliards d’euros ont été attribués aux grandes entreprises et aux banques afin de mettre en œuvre cette stratégie économique, au seul profit du capital, au nom de la réduction des déficits et du paiement de la dette.

 

François Hollande a été élu le 6 mai 2012 à la présidence de la République, il a mis en place le gouvernement Ayrault.

 

Avec une majorité politique à l’Assemblée Nationale et une majorité de gauche au Sénat, le gouvernement a la possibilité de réaliser le « changement maintenant » comme promis, et mettre en échec la politique du MEDEF et de la droite. Pour cela, il faut une stra         tégie économique et sociale radicalement opposée aux forces du capital et de leurs serviteurs.

 

Or ! Nous constations, qu’à l’exception de quelques mesures fiscales visant les plus hauts revenus, et des dispositions par rapport à l’emploi, aux emplois jeunes et dans l’enseignement, le changement n’existe pas !

 

Avec le vote à l’Assemblée Nationale et au Sénat, favorables au nouveau traité (TSCG) obtenu avec une majorité PS-UMP, le gouvernement a fait le choix de la continuité (Merkel-Sarkozy), une politique qui a conduit à la dette, que l’on fait payer aux Peuples au travers de budgets d’austérité.

 

Un choix confirmé présentement par une multitude de suppressions d’emplois et d’arrêts d’activités, notamment par l’abandon des hauts-fourneaux d’Arcelor, qui condamne la sidérurgie lorraine, le démantèlement des hôpitaux, avec la suppression programmée de 1000 lits, au travers du schéma hospitalier régional.

 

La liquidation du régime minier fait aussi partie du lot, puisque le gouvernement refuse l’abrogation des décrets du gouvernement Fillon.

 

Les veuves et les Retraités aussi ne sont pas épargnés, puisque ils sont victimes de toute une série de mesures néfastes, qui va encore en faire basculer un grand nombre en  dessous du seuil de pauvreté.

 

Nous dénonçons et combattons ce choix de société !  

 

Une autre politique est possible pour répondre aux besoins de la population :

1.      - Nationalisation des banques, de l’énergie et des secteurs clés de l’économie.

2.      - Suppression de la libre circulation des capitaux, de la concurrence libre et non faussée, par l’abrogation des traités européens. Pour le présent, avoir le courage de refuser l’application des directives de ces traités.

3.      - Abrogation du TSCG, qui organise la « Règle d’Or », avec la souveraineté nationale mise sous tutelle de la Commission Européenne.

4.      - Abrogation de la loi Sarkozy de 2010 sur les retraites. Retour au départ à 60 ans, avec une retraite pleine et entière, et à 50-55 ans pour les travaux pénibles. Avec un calcul des retraites basé sur les 10 meilleures années.

5.      - SMIC à 1850 euros brut.

6.      - Pensions de retraite au minimum égale au SMIC.

7.      - Pension de réversion à 75 %.

8.      - Rétablissement de la ½ part fiscale pour le dernier vivant.

9.      - Abrogation du décret du 30/08/2011 qui met fin au Régime Minier.

10.  - Abrogation du schéma hospitalier régional.

- Sécurité sociale ; accès aux soins, remboursement à 100 %.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 20:26

blog-8.jpgAprès 6 semaines de débrayages quotidiens de deux heures, les salariés des transports en commun de Metz (TCRM, exploités par le groupe Keolis) ont obtenu jeudi 31 janvier 2013 dans un accord une augmentation de 4% et une prime de 100 euros pour la mise en place en septembre d’un nouveau système de transports.

La direction, qui proposait 1,7% d’augmentation au début des négociations, a du céder à la mobilisation de 70% des salariés, se félicite la CGT

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:09

Image144444Il n’a pas fallu 8 mois au gouvernement hollande-Ayrault pour montrer son vrai visage. Celui d’un serveur du patronat. Malgré les fortes paroles contre la famille Mittal ou la famille Peugeot, le gouvernement s’est couché devant les intérêts des capitalistes et on en voit le résultat.

Depuis 8 mois, il y a tous les jours 1 500 chômeurs supplémentaires.

 

La crise actuelle  montre que le capitalisme est une impasse pour la société. Incapables de satisfaire les besoins des hommes, les capitalistes se contentent de protéger leurs fortunes alors que, dans un des pays les plus riches du monde, on assiste au retour des bidonvilles, à l’explosion de la misère et que de plus en plus nombreux sont ceux qui n’ont pas les moyens de se chauffer ou de se soigner.

 

Le seul espoir d’en sortir est que le monde du travail renoue avec des luttes puissantes, amples, débordantes et fasse payer la facture de la crise au patronat. Interdire tout nouveau plan de licenciement, obliger le patronat à répartir le travail entre tous sans baisse des salaires, indexer les salaires sur les prix, contrôler les comptes et les décisions des entreprises et des banques….tels sont les objectifs qu’il nous faudrait mettre en avant.

L’humanité a les moyens de bâtir un monde nouveau, fraternel, égalitaire, ou l’on mettrait en commun les richesses au lieu qu’elles servent à spéculer dans l’intérêt des capitalistes.

Cela s’appelle le communisme.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 10:47

http://a398.idata.over-blog.com/380x400/4/71/67/75/photo-julie.jpgLe 26 et 27 janvier 2013, lors de la conférence fédérale, qui s’est déroulée à Pompey, notre jeune camarade Julie Meunier de la section de Nancy a été élue secrétaire départementale de Meurthe et Moselle, et proposée au Conseil National au prochain Congrès à Aubervilliers.

La section du Jarnisy souhaite pleine réussite à cette jeune camarade.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:42

blog-6-copie-2.jpgVendredi 1er février, les membres du nouveau bureau de section se sont réunis pour la 2ème fois sous la houlette de son nouveau chef d’orchestre « Eric Monnini ».

A la fin de cette réunion, Eric et tous les camarades présents ont tenu à remercier Jean Baus « secrétaire de section sortant » pour le travail accompli pendant les 8 années à la tête de la section. Des initiatives Jean en avait et savait les transmettre. Il savait rassembler, organiser et nous avons pu le constater lors des élections régionales, cantonales ou diverses manifestations.

Le féliciter c’est une chose, mais l’amitié ne s’est pas arrêtée là. Claude Reignier avait été mandaté par les camarades de lui confectionner un beau panier garni (rien que des produits du terroir car il les apprécie tant).

Sous les applaudissements de ses camarades de combat, Jean la gorge serrée a tenu à les remercier de ce beau geste, et il a ajouté « même si je ne suis plus secrétaire de section, je serais toujours à vos côtés »

Mais, une fois n’est pas coutume, Jean a sablé le champagne avec ses camarades en rajoutant : «  à Jarny on ne fait jamais les choses comme les autres, c’est ça notre force de communiste ! »

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:59

DSCF0548Les 4 Unions départementales ont décidé au niveau d’un Comité régional de lorraine de mobiliser dans le cadre d’une manifestation régionale interprofessionnelle à Metz le 13 février pour nous faire entendre, amener nos propositions sur les questions industrielles dans le débat et peser sur les choix.

Le renoncement du gouvernement sur le dossier MITTAL à Florange, les annonces chez PSA et RENAULT qui toucheront les sous-traitants automobiles mais aussi les annonces chez UPM ou bien encore dans la distribution de la presse ne doivent pas mener les salariés à se renfermer sur eux-mêmes !

La dégradation de l’emploi, le chômage partiel comme à St Gobain, les choix patronaux et le dernier accord national interprofessionnel du 11 janvier que le gouvernement dit vouloir reprendre en projet de loi sont graves !

Tous les salariés qu’ils soient du public ou du privé, de petites ou moyennes entreprises ou bien de grands groupes vont être impactés.

Bien sûr là où des débrayages seront décidés, permettra d’être plus nombreux ! Pour les syndicats les plus éloignés de Metz, voir avec vos unions locales les modalités à organiser un transport collectif.

Le Parti communiste du Jarnisy apporte son soutien à cette manifestation tout en exigeant la NATIONALISATION DE L’ensemble de la sidérurgie française, des groupes Renault et PSA.

 

LA LORRAINE DOIT RESTER UNE TERRE D’INDUSTRIE

 

L’INDUSTRIE A UN AVENIR EN LORRAINE,

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE A UNE MANIFESTATION REGIONALE

LE MERCREDI 13 FEVRIER 2013 A 15HOO

Place MAZELLE à METZ

Devant le siège du MEDEF et de la CGPME pour se rendre ensuite à la Préfecture

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 18:39

blog-5-copie-1.jpgLundi 28 janvier au matin, la direction de PSA Aulnay avait mis les grands moyens pour empêcher la grève. En toute illégalité, elle avait fait venir deux entreprises de gardiennage privées regroupant près d'une centaine de vigiles à l'intérieur de l'usine et regroupé deux cents cadres d'autres sites pour intimider les travailleurs qui voulaient se remettre en grève. Mais la détermination des grévistes a été la plus forte. Ils ont convaincu nombre de leurs camarades de les rejoindre dans la lutte contre la fermeture de l'usine programmée en 2014.

 

Résultat les chaines n'ont pas tourné ce lundi et la direction a dû subir cette défaite. La direction avait aussi fait venir des intérimaires – ce qui est parfaitement illégal aussi. Quant aux intérimaires déjà présents avant le début de la grève, à une trentaine, ils ont carrément décidé de se battre contre la direction de PSA qui refuse de les payer durant la semaine de chômage partiel.

 

C'est donc plus de 400 travailleurs qui ont revoté la grève lundi matin. Toute la journée, ils ont tourné dans l'usine évitant les provocations de la direction, des cadres défilant en groupes d'interventions, ils se sont organisés et ont tenu des AG dans les deux équipes.

 

Ce mardi 29 janvier, les grévistes ont décidé de se rassembler devant le siège parisien de PSA pour soutenir les ex-salariés de PSA Melun, aujourd'hui au chômage qui manifestent et qui attaquent au Tribunal la direction pour faire valoir leurs droits.

 

Ensuite ils participeront à la manifestation de mardi 29 à Paris organisée par les salariés de Virgin, de Goodyear, Sanofi etc. En effet, leur lutte rejoint complétement celle de tous les salariés qui se battent contre les licenciements ou les menaces de fermeture d'usines. Et c'est par un mouvement collectif et puissant que nous pourrons faire reculer le patronat qui nous a déclaré la guerre.

 

À PSA, la direction a décidé de lancer des procédures de licenciements avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat contre 4 militants CGT très engagés dans la grève. Ceux-ci sont déjà convoqués à la Sureté Territoriale. Mais avant même que l'enquête ne débute, la direction veut les licencier. Il faut qu'elle ait particulièrement peur pour être aussi pressée de se débarrasser de ces militants. En s'attaquant à des militants de la grève, la direction s'attaque non seulement aux grévistes mais à tous les salariés de l'usine. Mais les travailleurs ne sont pas prêts à se laisser faire et à laisser 4 d'entre eux subir la répression patronale.

 

Les casseurs et les voyous, ce ne sont pas les travailleurs qui défendent leur emploi, mais les patrons qui saccagent nos vies pour augmenter leurs profits.

 

 

Mardi 29 janvier dernière réunion de négociation - journée de mobilisation

 

Après avoir tenté l'intimidation, la direction de PSA passe à la répression !

4 militants CGT, très engagés dans la grève ont reçu une convocation à un entretien préalable au licenciement avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat. Nous ne connaissons pas les faits reprochés. La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette escalade dans la politique de la direction qui vise à dénigrer les grévistes et ses militants pour tenter de l'isoler.

La direction revient aux vieilles méthodes des années noires des années 1980 qui consistaient à salir, à calomnier et à réprimer un mouvement de grève.

Parmi ces 4 militants, figure Agathe Martin, mère de deux enfants qu'elle élève seule.

En s'attaquant aussi violement à ces 4 militants, la direction s'attaque à tous les grévistes et au-delà à tous les salariés.

Elle cherche par la répression à casser une grève qui ne cesse de se  renforcer.

 

Jean-Pierre Mercier

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:16

pcfOui, nous héritons de l’histoire communiste des repères utiles !

 

Tout se bouscule et l’exemple du Mali montre que sur une question aussi essentielle que la guerre ou la paix, le parti peut être hésitant, divisé, en tout cas incompris et même inaudible... La première leçon de la préparation de ce 36eme congrès, c’est que le texte « allumez les étoiles » ne redonne pas les repères qui permettraient aux militants de se faire entendre sur leur lieu de travail ou de vie.

 

Et cela ne concerne pas que le Mali ! Face à la fermeture de Florange, Pierre Laurent a longtemps refusé de parler de nationalisation, c’est après la décision du gouvernement de refuser la nationalisation que Montebourg agitait dans les médias que le parti a sorti un tract national parlant enfin de nationalisation. Mais personne ne sait si le PCF est pour ou contre les nationalisations des grands groupes industriels. Résultat, les salariés entendent parler au mieux du coût d’une nationalisation temporaire et la question fondamentale de l’appropriation par les travailleurs est passée sous silence, alors que le mouvement social lui-même avait mis la question sur la table.

 

Il faut bien sûr comprendre pourquoi le PCF est dans cette situation. Le congrès est un moment pour faire un bilan et décider ce qu’on doit changer, notamment en terme de direction. Mais il faut aussi prendre du recul pour retrouver confiance dans notre rôle historique malgré le rapport de force évidemment défavorable et la faiblesse du parti lui-même.

 

Le délégué CFDT de Florange qui avait le premier parler de nationalisation disait dans ses vœux « ce n’est pas une lutte corporatiste, on en se bat pas que pour nous, mais pour le pays, pour affronter la finance ». Si le parti lui montrait que derrière la finance se cache le capitalisme lui-même, qu’il a raison de mener avec détermination la lutte des classes et que sa seule issue positive pour les travailleurs, c’est la construction du socialisme, alors ce délégué CFDT serait pour nous un allié objectif ! Et le Front de Gauche ne lui serait pas utile...

 

La difficulté donc c’est que tout se bouscule, tout semble se perdre ou se transformer, mais comme on dit, le monde change pour que rien ne change. Et ce que le délégué de Florange montre avec éclat, c’est que ce sont les luttes de classe qui font l’histoire, même si elles sont difficiles, même marquées par des défaites. Si nous avons perdu des repères, ce n’est pas que ces repères ne sont pas utiles, ou dépassés, mais que nous les avons abandonnés face à un capitalisme qui a gagné des batailles dans tous les domaines, notamment dans la bataille des idées. Mais la capacité du marxisme à comprendre le monde pour le transformer est toujours là. Et si c’est dur de se défendre, les travailleurs n’ont pas le choix, s’ils ne se défendent pas, ils sont écrasés et notre peuple en fait l’expérience cruelle. Beaucoup de travailleurs peuvent surmonter une défaite si la lutte s’est inscrite dans une perspective plus large de transformation révolutionnaire. C’est pourquoi l’affirmation d’un parti communiste de combat, marxiste et rassembleur est essentiel au développement même des luttes.

On n’a pas d’argent...

 

Par exemple, idée répandue... on n’a pas d’argent... Mais si le gouvernement et les patrons justifient l’austérité et les licenciements avec cet argument, nous savons que l’argent n’est rien d’autre que la trace du travail des hommes et des femmes. Toutes les richesses viennent du travail et elles sont énormes. Les Français produisent chaque année plus de 2000 milliards d’euro. Toute la question est de savoir qui possède cet argent et décide de son usage... Par exemple, la production automobile française a baissé en 2012... mais elle se retrouve au niveau de 1997 avec des milliers d’emploi en moins. Pourquoi y-a-t-il aujourd’hui un problème d’argent ? Nous devons répéter qu’au contraire, jamais nous n’avons eu autant d’argent, tout celui de notre travail, nous devons réaffirmer comme l’a dit Claude que les usines ont été payées par le produit de notre travail, en premier lieu celui des ouvriers qui ont produit les marchandises dont le capital a tiré son profit, mais aussi tout le travail autour des services, des institutions, des écoles qui ont permis le fonctionnement de ces usines. Nous devons donc affirmer un programme de nationalisation qui ne soit pas un « rachat » aux actionnaires, refuser la soumission au règles européennes et au marché mondial, imposer que nos échanges internationaux soient sous contrôle d’une planification démocratique pour que notre travail soit orienté d’abord vers la réponse aux besoins sociaux.

Notre projet de société...

 

Enfin, quel bilan tirer de la campagne des présidentielles et de ses suites pour notre projet de société. Le programme l’humain d’abord est un mélange de l’héritage de l’union de la gauche, mêlant les services publics et un état démocratisé aux idées à la mode issues du mouvement altermondialisation sur le développement durable, les circuits courts, l’anti-productivisme... Mais ce programme révèle son ambiguïté dès qu’il faut le concrétiser en lien avec les luttes qui se mènent. Le cas de Florange est symptomatique. Oui ou non les nationalisations sont-elles nécessaires à la « planification écologique » ? Pouvons-nous répondre au défi de l’emploi seulement avec de nombreux emplois de service, artisanaux, à faible productivité, ou faut-il au contraire prendre le pouvoir sur la science et la technique pour s’approprier une productivité permettant une réduction massive du temps de travail, une organisation radicalement démocratisée, autogérée du travail ?

 

Sur le fonds, nous restons prisonniers d’une conception de la société issue du programme commun, et d’une stratégie électorale de changement politique qui rabaisse en permanence nos objectifs pour les rendre acceptables dans le système existant. C’est Pierre Laurent, muet sur la nationalisation, demandant à François Hollande une aide de l’Europe pour Florange. La dialectique entre réforme et révolutions, changement de politique et changement de société, suppose une perspective réelle de rupture avec le système, de révolution, mais à force de répéter que nous proposons une révolution citoyenne, pacifique, démocratique, pour bien faire comprendre qu’elle n’aura rien à voir avec les convulsions des révolutions réelles, que nous n’avons plus rien à voir avec les communistes qui ont fait des révolutions, nous expliquons que nous ne sommes pas prêt à affronter la violence du capitalisme.

 

Pour faire court, le socialisme, ce n’est pas le service public généralisé. Quand nous disons qu’il faut un service public national de l’eau, sans porter la nationalisation de Suez et Veolia, nous semons la confusion et l’incertitude. Aucune rupture politique n’est possible sans arracher des parties du capital à la bourgeoisie, sans lui enlever le pouvoir monétaire.

 

La question fondamentale est bien celle de la propriété des moyens de production et d’échanges, de la lutte pour que les travailleurs deviennent les maîtres des processus économiques, ce qui suppose qu’ils assument un rôle dirigeant dans la société, dans l’intérêt général, loin de tout corporatisme. C’est une bataille qui se gagne dans les luttes aujourd’hui, pour faire grandir la conscience que l’objectif de refuser la destruction d’un site industriel est plus important que celui des indemnités de licenciement, que les travailleurs doivent se mettre en situation de gérer eux-mêmes les entreprises, que les dépenses publiques, donc l’emploi des fonctionnaires, est dépendant de la production de richesses, que l’augmentation massive des salaires suppose un bouleversement des échanges économiques de la France, des restructurations lourdes de nombreux secteurs concernant des millions d’emplois à supprimer, créer, transformer...

 

De tels bouleversements ne peuvent se dérouler dans une révolution qui serait électorale, même si des élections peuvent être des moments forts. Aucune rupture n’est possible sans une mobilisation massive, consciente, organisée de larges forces du monde du travail, sans des rapports de force à construire capable de résister à toutes les manipulations, provocations, violences, dont l’histoire montre qu’elles vont de la guerre économique aux opérations spéciales de services secrets, et jusqu’aux coups d’états.

 

Oui, nous proposons un projet révolutionnaire !

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 23:22

Image144444La conférence départementale s’est déroulée les 26 et 27 janvier 2013 à Pompey. Dix  camarades de la section du Jarnisy ont participé à cette conférence. Quatre  ont été élus au comité départemental : Eric Monnini (notre secrétaire de section), Elise Baus (trésorière de section), Christian Tabaglio et Jean Baus. Jacky Zanardo  sera invité à chaque comité départemental en qualité de président de l’ADECR.

Eric Monnini et Christian Tabaglio sont désignés pour représenter notre section au 36ème Congrès qui aura lieu à Aubervilliers du 7 au 10 février 2013 .

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