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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 21:04

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La question d’une revalorisation salariale n’est pas posée pour les seuls smicards. Alors que la moitié des salariés perçoivent moins de 1650 euros par mois, un coup de pouce significatif pour le salaire minimum devrait inciter à enclencher une dynamique d’évolution pour les échelons supérieurs des grilles de rémunération. C’est nécessaire pour développer l’emploi qualifié. Un processus général de négociation devrait être engagé pour cela. L’Etat pourrait le favoriser en conditionnant l’octroi de certaines aides publiques à l’ouverture de ces discussions.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:35

http://www.expressions-venissieux.fr/wp-content/uploads/2011/12/Gerin.jpgIntervention d'André GERIN

 

Ci-joint, l’ intervention d’André GERIN lors de la conférence nationale du PCF le 20 juin, au palais de la mutualité à Paris.

 

 

D E C L A R A T I O N

Je me suis toujours prononcé pour que le Parti communiste, en tant que force politique, soit en capacité de prendre ses responsabilités, partout où le pouvoir existe, jusqu’au sommet de l’Etat.

Je n’ai pas participé à la consultation car la question d’intégrer ou non le gouvernement de la majorité socialiste, est forcément une question déplacée.

Un point est à clarifier : est-ce que cette consultation vise à placer le Parti communiste français dans la majorité présidentielle ? Si tel est le cas, comme je suis convaincu que ça l’est, cette posture est intenable et mortifère. Ce n’est pas parce que nous avons appelé à voter François Hollande le 6 mai, que nous faisons partie de la majorité présidentielle. Comment pourrions-nous en être partie prenante dans la mesure où le programme de François Hollande et du Parti socialiste, pour l’essentiel, n’est pas un programme de gauche ? Nous ne pouvons pas être dans la majorité ni dans l’opposition. Etre dans la majorité présidentielle c’est cautionner une politique social-libérale. Le parti communiste est porteur d’une véritable politique alternative. Et je m’interroge aujourd’hui, en 2012, si l’Union de la gauche n’a pas vécu.

Dans l’analyse des résultats, nous devrions examiner avec soin la façon dont Parti socialiste a organisé la chute des députés communistes sortants et a empêcher le Parti de gauche d’avoir aussi des députés. C’est un point qui me paraît essentiel pour la clarté politique.

A propos du mode électoral et du couplage « présidentielles et Législatives », je trouve curieux que nous ne parlions seulement d’une « anomalie ». La question est très grave et je crains qu’elle soit largement sous-estimée car piloter de concert PS/Droite visant à installer un système politique à l’américaine est diabolique comme nous l’avons vu avec le niveau record atteint par l’abstention. Cela exige une appréciation qui permette aux habitants de comprendre comment ce système est devenu antidémocratique et surtout, comment il vise à amputer la légitimité de la représentation nationale des députés, comment il bafoue la souveraineté du peuple.

Sous peine de notre marginalisation comme force politique, nous devons retrouver notre autonomie. Bien sûr, nous voulons une politique de gauche qui réussisse et qui soit durable, nous voulons être constructifs, mais comment faire entendre la colère et l’exaspération populaire qui se sont exprimés dans la grève des urnes et à travers le vote du Front national ? Nous devons secouer le cocotier à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les régions. Il n’y a aucune raison de faire dans la dentelle sous peine de ne plus avoir d’existence politique.

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, la stratégie du Front de gauche est une impasse. Le parti communiste doit impérativement retrouver son autonomie et travailler au rassemblement du peuple de France sans se limiter à la notion de gauche. Pour ce faire, et j’espère que ce sera intégré dans le débat du prochain congrès, il faut impérativement changer de stratégie.

Je propose que nous engagions une grande campagne nationale sur l’urgence sociale, la dignité, pour des millions de gens qui n’ont même plus les moyens de vivre. C’est l’urgence de l’urgence des combats politiques pour les communistes.

André GERIN

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 20:47

pcfLa majorité des camarades a exprimé une opposition de fond au bulletin de vote proposé par le CN.

Tous les camarades ont approuvé la décision de ne pas participer au gouvernement mais ils ont majoritairement dit leur désaccord avec le reste du paragraphe.

Certains camarades souhaitent poursuivre la démarche engagée avec le Front de Gauche. Ce n’est pas l’avis de la majorité des camarades présents. Pour eux le Front de Gauche est un échec.

La tentative d’entrée en concurrence à gauche avec le parti socialiste est un fiasco. Le PS triomphe. Il a désormais tous les pouvoirs y compris la majorité absolue au parlement où le Front de Gauche n’est même pas en mesure de former un groupe.

Le Front de Gauche s’était donné l’objectif de laminer le Front national. C’est raté, c’est le moins qu’on puisse dire. La seule chose que le Front de Gauche aura réussi c’est de faire disparaître idéologiquement le parti communiste avant sa dilution concrète dans une nébuleuse dite de gauche radicale type Die Linke ou Izquierda unida.

L’affrontement de classe n’a pas disparu avec l’arrivée du PS au pouvoir. Le capitalisme demeure plus que jamais un système d’exploitation et de domination. Mener la lutte de classe jusqu’au bout avec l’objectif d’unification du salariat pour un renversement des classes dirigeantes doit être la tache majeure du parti communiste.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 13:13

PCF-du-Jarnisy-Section-Henri-Bezon-0336.JPG31 camarades de la section du Parti Communiste du Jarnisy en Meurthe et Moselle se sont réunis en assemblée extraordinaire pour répondre aux questions posées par le Conseil national de notre parti.

Après un large débat sur les orientations du conseil national et du rapport de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF qui suivent immédiatement les élections législatives, il en ressort que la stratégie Front de Gauche, ce cheval de Troie, pulvérise de l'intérieur nos forces vives. Il ne satisfait que les ambitions personnelles malgré les échecs successifs à chaque élection (pertes de représentation aux régionales, cantonales, sénatoriales, législatives). La Direction nationale porte aujourd’hui l’entière responsabilité de ces échecs.

Cette volonté de rassemblement sans ivresse et sans excès, cette volonté de polir nos fondamentaux, est incompatible avec la lutte de classe et étouffe les ambitions de tout un peuple. Une analyse critique des choix et orientations de ces 15 dernières années qui nous ont amené aux résultats catastrophiques de ces législatives,  nous éloigne des victimes de la crise et de ces millions de salariés dans la désespérance.

 Notre Parti a pour vocation, pour essence, la volonté de diriger à tous les niveaux de l'état, mais aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour y participer et construire une gauche forte et puissante pour être utile à notre peuple.

La section PCF du Jarnisy considère par conséquent que cette consultation est une mascarade, que les conditions extrêmement contraignantes ne permettent pas de donner à tous les communistes, le recul nécessaire à la réflexion.

Cette consultation précipitée représente un déni de démocratie dans notre Parti.  Par leur vote les 31 camarades présents ont refusé de participer au vote de ce texte.

Il devient urgent de reconstruire le PCF.

Cela impose un congrès constructif à l’issue du débat lancé dans les semaines et les mois à venir. De là, émergera le projet communiste qui sera porté par ses militants

Pour rassembler le monde du travail et le mouvement social qui émerge dans les entreprises, les services publics, il lui faut un soutien sans faille et sans compromission de classe. Cela nécessite des communistes organisés et rassemblés sur un projet et une identité commune. Nous avons donc, en tant que communiste, un travail politique à mener. Nous devons être prêt à initier des luttes et à nous inscrire dans les mouvements sociaux qui ne manqueront pas à se développer dans l’avenir, et plus que jamais à diffuser les idées communistes dans le monde du travail.

Reste pour les communistes français une question d’actualité : comment poursuivre le combat révolutionnaire ?

Jean Baus

Secrétaire de section

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:40

8.jpgVive le 72e anniversaire de l’Appel des communistes à résister !

 Il y a 72 ans, le 10 juillet 1940 la bourgeoisie française et ses partis politiques (de l’extrême droite à la SFIO (PS)) profitaient de la défaite militaire qu’ils avaient organisée et souhaitée face à l’Allemagne nazie, pour se débarrasser de la forme républicaine parlementaire de sa domination de classe et instaurer un régime fasciste sous la direction de Pétain, Weygand et Laval sous la surveillance et la protection du régime hitlérien. C’était la mise en œuvre du « Plutôt Hitler que le Front Populaire » qu’avaient martelé les porte-parole de l’oligarchie financière depuis 1936. C’était la suite logique de la politique d’abandon de la République espagnole face à l’agression fasciste des franquistes soutenus par Berlin et Rome, du refus d’une alliance militaire avec l’URSS, des accords de Munich, de la « drôle de guerre », de la revanche sur le Front Populaire et ses conquêtes sociales.

 C’est dans ces conditions que le Parti communiste, presse interdite depuis le 25 août 1939, lui-même interdit un mois plus tard, dont les militants étaient pourchassés férocement depuis 1938 et menacés depuis le 9 avril 1940 de la peine de mort pour une simple distribution de tract par le décret pris par le socialiste Sérol, lançait un Appel au Peuple de France, signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos. Ce fut son appel à la résister, à refuser la situation, à ne pas perdre espoir. Il y était dénoncé les responsables de la catastrophe où se trouvait plongé le peuple et la classe ouvrière, leur trahison. Il rappelait le combat des communistes pour une paix véritable, c’est à dire antifasciste, dénonçant la « drôle de guerre » qui avait servi de prétexte à la répression contre la classe ouvrière et ses organisations. Il mettait ainsi en lumière le caractère de classe de la trahison de la nation par la bourgeoisie, dans la lignée de celle de l’aristocratie pendant la Révolution française, et de la bourgeoisie pendant la guerre de 1870-1871, qui lui avait permis d’écraser la Commune de Paris. Maurice Thorez et Jacques Duclos réaffirmaient la confiance des communistes dans le peuple travailleur et leur certitude que c’était par sa lutte que le pays pourrait se relever, se débarrasser de l’occupation étrangère et du  fascisme. C’est cela qu’exprimait le mot d’ordre « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ». L’Appel demandait que se constitue autour de la classe ouvrière « le front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France ». Un programme démocratique antimonopoliste était esquissé, qui devait se concrétiser

 par la création de  la sécurité sociale (retraites, santé, allocations familiales, allocations chômages, salaire minimum garanti), les nationalisations, une conception démocratique de l’accès à la culture, des mesures démocratiques générales (protection de la jeunesse, droit d’accueil pour les étrangers…).

Le Parti réaffirmait son internationalisme, et notamment son soutien à la politique de l’Union soviétique. L’Appel se terminait par la volonté de lutter pour le renversement du gouvernement de Vichy, pour la mise en place d’un gouvernement de la Renaissance Nationale anticapitaliste.

Ce texte historique fait l’objet d’attaques anticommuniste frénétiques dans la logique des calomnies anticommunistes qui prétendent que les communistes ne seraient entrés dans la résistance qu’après le 21 juin 1941

Il est du devoir des communistes de faire front et de faire connaître la vérité historique

 

 C’est en cela que nous restons fidèles à l’esprit de l’Appel du 10 juillet 1940

Face à des classes dominantes et leurs larbins politiques qui, à l'échelle d'un continent, veulent que les travailleurs travaillent plus, ne puissent plus se soigner, meurent à la tâche, gagnent moins, soient livrés pieds et poings liés aux desiderata du Capital, qui cassent les industries, l'agriculture, multiplient sciemment le chômage et l'assistanat, nous faisons nôtre l'appel du Parti Communiste de Grèce depuis l'Acropole " Peuple d'Europe soulevez-vous", car pour paraphraser Thorez et Duclos "Jamais nos peuples ne seront des peuples d'esclaves" !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:46

http://ump45.info/wp-content/uploads/2012/06/LOGO_UMP.jpgLe 15 mai 1987, Michel Noir, une des figures de la droite de l’époque, lançait à l’occasion du deuxième tour des élections cantonales : « il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme ! »Il signifiait par-là,  sans appel, son opposition totale à quelque alliance que ce soit avec le Front national. Un quart de siècle plus tard, la formule n’a pas vieilli d’un pouce et est toujours tranchante comme une lame. Et on a le sentiment que les leaders de l’UMP, en perdant les élections, perdent aussi ce qu’il leur reste d’âme…Et entrainent le pays vers le désastre.

Ecrivons clair et net. Tout de suite, avant tout autre considération. Sans prendre de gants. Ici, dans ces colonnes chez nous-autrement dit chez les communistes ; autour de nous- parmi nos amis politiques ; donc, nous n’allons plus supporter encore bien longtemps d’entendre sortir de la bouche de certains hommes politiques, à longueur de journée, cette « saloperie » ; l’assimilation de notre combat avec celui de l’extrême droite. Ainsi, Jean-François Copé, par exemple, pour justifier ses petites finasseries et les obscures approches de certaines organisations lepénistes (le »ni, ni »-ni Front national, ni front républicain, qui relève du cadeau à ces messieurs…) déclare : « Quel est le sens d’appeler à voter pour le PS, qui lui s’allie avec l’extrême gauche de Mélenchon ? » En somme, cela signifie, historiquement, mettre dans le même sac et renvoyer dos à dos le secrétaire général de la police de Vichy, René Bousquet, et le jeune communiste Guy Môquet, fusillé à Châteaubriant. Cela signifie, encore historiquement, mettre dans le même sac le fondateur du front national, Jean-Marie Le Pen, tortionnaire avéré de militants algériens à l’aide d’un poignard des Jeunesses hitlériennes (a-t-on jamais entendu sa fille regretter cet épisode de la vie de son père ?), donc le mettre dans le même sac que le communiste Henri Alleg, soumis à la Question à Alger. Cela signifie mettre dans le même sac les idéaux de l’internationalisme avec les fureurs nationalistes, mettre dans le même sac l’attention à tous les hommes d’où qu’ils viennent, avec la haine xénophobe, etc., etc.  .

La société française subit en profondeur cette pollution idéologique. Un processus inquiétant de décomposition est à l’œuvre : il atteint aujourd’hui les rivages de la droite.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:03

7.jpgL'ancien n° 1 communiste, qui a rendu sa carte du Parti, vient de quitter la présidence de la fondation Gabriel-Péri. Un geste qui pourrait annoncer son entrée dans le futur gouvernement Ayrault II

 

Robert Hue futur ministre? En tout cas, l'ex-chef du PCF a pris ses dispositions. Le sénateur du Val-d'Oise, fort soutien de François Hollande durant la présidentielle, a démissionné le 31 mai de la présidence du conseil d'administration de la fondation Gabriel-Péri, créée par le PCF en 2004. «Pour que ça ne vienne pas télescoper des évolutions politiques», a-t-il dit à son entourage.

 

Façon de préparer une entrée au gouvernement au lendemain du second tour des législatives? «Aucune, jure Robert Hue à Libération. J'ai créé cette fondation il y a huit ans. Depuis des mois et des mois j'avais prévu d'y mettre un terme. Le moment était venu.» «Le changement légal était prévu pour septembre, fait remarquer un membre de la direction du PCF. S’il n’a pas attendu, c’est qu’il y a une raison…» «Cette décision est un effet de clarification qui n'est pas forcément étranger à cette perspective», ajoute un autre responsable communiste.

 

«Ça n'a rigoureusement rien à voir! rétorque de son côté Michel Maso, directeur général de la fondation. En juin et l'été, on prépare la séquence 2012-2013, comme il n'allait pas en avoir la charge, il a préféré anticiper son départ.». «Il n'y a pas de filouterie, assure Robert Hue. Je viens d'être élu sénateur du Val-d'Oise et la question du gouvernement ne me préoccupe pas beaucoup.»

 

Vraiment? «Président» du PCF sous la gauche plurielle, Hue n'avait pas occupé de maroquin sous Lionel Jospin, laissant Jean-Claude Gayssot (Transports) et Marie-George Buffet (Jeunesse et Sports) hériter de ministère. Du côté de la direction du PCF, on insiste sur le fait que sa nomination dans un gouvernement Ayrault II ne serait pas synonyme de «participation des communistes». Le successeur de Georges Marchais place du Colonel-Fabien a fondé son propre Mouvement unitaire progressiste et n'a plus sa carte au PCF.

 

L'Elysée veut «faire de la place à d'autres formations politiques et notamment à certains communistes qui souhaiteraient participer au gouvernement», comme le confiait un proche de l'Elysée en début de semaine? Le PCF devrait décliner l'offre via une consultation de ses militants en début de semaine prochaine. «Le fait qu'on fasse entrer la sensibilité communiste au gouvernement, ça peut être dans l'air du temps, sans que ce soit forcément le PCF», dit tout de même Hue. Et s'il faut en plus que ce ministre soit d'accord «pour appliquer le projet de François Hollande», franchement, on ne voit pas d'autre prétendant.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 22:19

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Jean-Luc Mélenchon a joué. Il a perdu son pari politicien. Il va repartir du Pas-de-Calais comme il y est venu. Il pourra continuer à siéger au Parlement européen où le Front de gauche a assuré une reconversion à l’ancien sénateur PS.

A la fin du cycle électoral dans le Front de gauche, le PCF va se retrouver avec au mieux 7 députés (18 en 2007) qui ne pourront pas constituer de groupe à l’Assemblée nationale avec les 2 ou 3 refondateurs et PG en ballotage. Pour les militants communistes, ce résultat fait mal.

En 1958 aussi, notre parti n’avait eu que dix élus mais avec 20% des voix, 400.000 militants et une identité et une ligne claire… on en est très loin en 2012.

En 2012, il est temps de remettre en cause la stratégie suivi avec le Front de gauche, dans la suite des collectifs anti-libéraux, de la « mutation » du PCF depuis au moins le congrès de Martigues de 2000.

La base de l’existence du Front de gauche est, depuis sa constitution en 2008, avant tout électorale. Même sur ce plan, le résultat n’est pas concluant. Le soufflé médiatique, monté sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche perd plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.

S’effacer dans le Front de gauche devait renforcer le PCF notamment en termes d’élus : c’est le contraire qui se produit après déjà l’effondrement dans les conseils régionaux.

Le résultat le plus marquant et inquiétant du 1er tour des élections législatives est le niveau inédit de l’abstention : 42,8%. Le Front de gauche n’a pas contribué à inverser la tendance lourde.

Pour une part, l’abstention aux législatives est certes due à l’aggravation de la présidentialisation du régime depuis l’avènement du quinquennat. L’élection présidentielle concentre et réduit tous les enjeux. Comment la direction du PCF (Hue-Buffet) a-t-elle pu en 2000 s’abstenir devant le projet Chirac/Jospin ? Le Front de gauche s’est malheureusement coulé dans ce système en personnifiant au maximum ses campagnes, même celle des législatives, derrière la figure de Mélenchon.

Mais le niveau de l’abstention s’explique aussi par l’absence de véritable alternative.

Pour beaucoup, la seule chose qu’il y avait à attendre des élections, c’était se débarrasser (ou non) de Sarkozy, sans illusions. C’est fait. Presque automatiquement  Hollande allait disposer d’une majorité parlementaire.  C’est quasiment fait.

Pour battre la droite, le vote Front de gauche n’est pas apparu utile, encore davantage après le désistement « sans conditions » du leader Mélenchon sur Hollande et les encouragements répétés des dirigeants du PG et du PCF aux premières mesures du gouvernement Ayrault.

Le Front de gauche a essayé de se poser comme meilleur rempart contre l’extrême-droite. Mélenchon a fait le calcul politicien de faire don de sa personne face à Marine Le Pen.

Les résultats dans le Pas-de-Calais le montrent gravement : Se servir de Le Pen comme faire-valoir est irresponsable. Elle sort archi-gagnante du « duel front contre front » et progresse d’encore 10% dans sa circonscription pour atteindre 42%.  

S’il s’agit seulement d’empêcher le FN d’avoir des élus, le vote PS est plus efficace.

S’il s’agit de seulement d’exprimer un rejet du racisme anti-immigrés du FN et d’une bonne partie de la droite, le vote PS paraît aussi plus efficace. La perte de 5 sièges sur 8 en banlieue parisienne et du seul siège sortant en banlieue lyonnaise est particulièrement dure à encaisser, encore plus quand on songe à l’implication des militants communistes.

Pour démonter la démagogie « anti-système » de l’extrême droite, il y a besoin non d’un ex-cacique du PS qui se joue les Zorros mais d’une organisation militante ancrée dans le monde du travail, comme l’était et l’est encore un peu le PCF. Pour démonter la démagogie sociale de l’extrême droite, il y a besoin des positions de rupture que portait le PCF, notamment contre l’UE.

« Peser à gauche du PS », « tirer le PS à gauche » : cette perspective du Front de gauche n’a pas pris. L’expérience l’a toujours montré après 1981 ou 1997: ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie.

Les jeux de scène et la grandiloquence du candidat avant la présidentielle ont pu masquer qu’il se contentait de surenchérir sur le programme de Hollande, contribuant à le présenter comme allant dans le bon sens. Depuis le 6 mai, il n’est plus possible de traiter Hollande de « capitaine de pédalo ». Sortant de l’Elysée le 5 juin, le toujours Maastrichtien Mélenchon a souhaité que Hollande « puisse aller au bout de sa tentative de conciliation européenne »…  

Actuellement, au moment où Hollande et Ayrault tentent d’incarner une gauche raisonnable, mais quand même la gauche, le système n’a pas besoin, en France d’un deuxième PS, d’une social-démocratie de substitution.  

En revanche les travailleurs et le peuple vont avoir besoin de l’existence et du renforcement du parti communiste. C’est aussi l’attente qu’a traduite la sympathie réelle bien que limitée selon les couches de la population, envers le Front de gauche dans sa période d’essor médiatique.

Vraiment, il y a des choses qui ne peuvent plus durer dans notre Parti.

La direction a esquivé tous les débats de fond sur la stratégie du Front de gauche, écarté systématiquement les communistes de la décision. En 2008, le Front est créé en marge du 34ème congrès. Le principe des candidatures Front de gauche en 2012 est imposé lors d’un congrès non statutaire en juin 2010. Le congrès normal de 2011 a été annulé, empêchant une définition collective des axes de campagne. Le programme « partagé » est tombé, après coup, du ciel. Etc.

Il faut remettre les choses à plat et dès maintenant.

Bien sûr, notre première tâche est d’assurer la défaite de la droite.

Mais le débat sur la participation éventuelle au gouvernement ne peut pas se dérouler comme il est programmé, avec consultation des communistes en 24h chrono entre le lundi 18 juin à 18h00 et le mardi 19 à 18h00 avant que la direction décide seule en « conférence nationale ». Comme nous sommes plusieurs membres du Conseil national à le demander depuis des mois, le Comité exécutif ou même le secrétaire général doivent mettre en discussion d’urgence une orientation. Les résultats définitifs des législatives, prévisibles, ne changeraient aux données du débat. L’alternative ne peut pas se limiter non plus à une question tactique : comment le PCF soutiendrait le mieux la majorité, avec ou sans ministres. Il est nécessaire de caractériser la politique de Hollande.

Pour nous, le gouvernement mène et mènera une politique d’austérité au service du capital, sous l’égide de l’UE, donnant quelques gages très légers « à gauche », avant d’engager un virage encore plus antipopulaire. L’heure est à préparer la riposte, ce qui implique évidemment de ne pas participer au gouvernement, mais aussi de ne pas se ranger dans sa majorité.

Dans cet état d’esprit, nous proposons que le Parti lance de grandes campagnes d’action, sur les positions de rupture les plus rassembleuses. Il faut se sortir de la logique électorale permanente, sinon électoraliste, du Front de gauche. Depuis des mois, sinon des années, les réunions de direction nationale et locale sont obnubilées par les négociations, les calculs, les marchandages politiciens du Front de gauche pour les élections successives. On commence à voir que la forme de campagne superficielle du Front de gauche ne rencontre pas durablement l’aspiration au changement, ne donne pas les moyens de lutter.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail, pour le retour de La Poste comme établissement publique détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne sur les salaires articulant revendications pour le SMIC et pour une échelle mobile etc.

Contrairement au Front de gauche, tournons-nous vers les luttes !

Depuis des mois, nous demandons un débat de fond sur la rupture avec l’UE du capital et l’euro. Directions du Parti et Front de gauche ne répondent à rien mais se posent en défenseurs de l’euro réorienté. Les positions défendues par le PCF contre Maastricht et les Maastrichtiens tels Fabius ou Mélenchon sont-elles dépassées ? Comme le refus de l’intégration dans l’Europe du capital ? Ce débat est urgent.

Tout cela pose la question de la poursuite de la stratégie du Front de gauche.  Sa faculté de rassemblement durable sur des objectifs de rupture est nulle, on le constate. Le projet de recomposition politique supplantant le PCF ne cesse de se confirmer comme son orientation réformiste et sa structure de parti électoraliste tourné vers les catégories moyennes « politisées ».

Le PCF ne pourra pas faire l’économie de ces discussions fondamentales dans les mois qui viennent sous peine – est-ce le choix de certains ? – que se poursuive le processus de disparition qui évacue le PCF de l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Les grandes luttes qui se préparent vont avoir besoin des communistes ! Reprenons en main notre parti, le PCF !   

 

 

Emmanuel Dang Tran

Secrétaire de section du 15ème arrondissement de Paris

Membre du Conseil National du PCF

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 19:15

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Pasta Asciuta ...   (1 Pasta, 1 boisson & 1 fromage)

Au prix de 7 euros

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VENEZ NOMBREUX  EN FAMILLE ET AVEC VOS AMIS

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SECTION DU PCF DU JARNISY

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 11:57

Image144444Doctrine prônant l’abolition de la propriété privée au profit de la propriété collective et notamment la collectivisation, les moyens de production et la répartition des biens de consommation selon les besoins de chacun.

Faut-il se rappeler que le nombre de citoyens français communistes, qui ont été dénoncés, déportés, fusillés, pourchassés, torturés, trahis même par leur propre famille.

Nombreux ont résisté aux occupants nazis, souvent des êtres très jeunes au péril de leur vie, se battaient avec ce qu’ils trouvaient, vivants clandestinement sans confort, et, se privant du nécessaire. Aujourd’hui d’un revers de main, les bobos, les nantis, les élus bourgeois de gauche, veulent tirer un trait sur un vécu et un passé aussi enrichissants.

Faut-il rappeler à certains comment et par qui, ils bénéficient de certains avantages entre autre « sécurité sociale, caisse d’allocations familiales, liberté syndicale, de la presse, d’expression etc… ».

Ce n’est pas en vivant égoïstement que l’on s’enrichit l’esprit, je pense que c’est seulement dans la communauté avec d’autres dans tous les sens, c’est seulement dans la communauté que la liberté personnelle est possible. Il est clair que la véritable richesse intellectuelle de l’individu dépend entièrement de la richesse de ses rapports réels.

 

RAPPEL :

 

-  17 juin 1940 : Charles Tillon responsable du Parti communiste lance un appel à la résistance depuis Bordeaux.

 De nombreuses tortures barbares exercées, des exécutions auront lieu sur des communistes.

Création d’une véritable démocratie économique et sociale, de promouvoir la participation des travailleurs à la direction de l’économie, un plan complet de sécurité sociale, la sécurité de l’emploi et les nationalisations

 

-  Ambroise Croizat fait adopter un véritable système de sécurité sociale. Il permet aux travailleurs d’avoir un plus grand pouvoir d’intervention dans les entreprises, grâce à la création et à l’élargissement des fonctions du comité d’entreprise aux questions économiques.

 

-  Maurice Thorez met en place le statut des fonctionnaires et de la fonction publique.

 

-  Marcel Paul, ministre de la production industrielle fait triompher son projet de nationalisation «  EDF, GDF, Renault et les houillères etc… ». ne les oublions pas, soyons dignes d’eux !

 

En abandonnant la référence au monde ouvrier et à la lutte, le PCF a laissé la place à des constructions concurrentes de la représentation des classes populaires, issues en particulier des classes dominantes.

La non -participation des ouvriers à la vie politique renforce la capacité des groupes sociaux et militants éloignés des classes populaires à parler en leurs noms

 

Claude Reignier

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