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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 12:54

http://a2.idata.over-blog.com/350x233/1/02/36/32/photos/24-juin-2010-Paris.jpgC’est au fur et à mesure que s’applique la réforme des retraites que les français découvrent l’ampleur du désastre. La réforme doit permettre aux seniors de rester plus longtemps au  travail. En fait pour beaucoup ce sera plus longtemps…au chômage. On apprend ces jours-ci que le nombre de chômeurs âgées de plus de 50 ans  atteindrait 800 000 fin juin 2011, soit 100 000 de plus qu’un an plus tôt. Cette situation est en partie liée à la suppression progressive de la dispense de recherche d’emploi (DRE) votée en juillet 2008, qui permettait aux chômeurs de 57,5 ans d’attendre leur retraite sans craindre d’être radiés. S’y ajoute le scandale issu de la suppression de l’allocation équivalent retraite (AER) attribué aux privés d’emploi ayant cotisé suffisamment pour une retraite à taux plein, mais n’ayant pas encore atteint l’âge légal de départ à la retraite.

30 000 bénéficiaires potentiels en sont privés cette année. Or le relèvement progressif de l’âge légal de la retraite provoque un grave problème de jointure. Les Echos révélait récemment une estimation de l’Unedic sur l’impact de premier relèvement de quatre mois de l’âge légal (60 ans et 4 mois) au 1er juillet 2011. Verdict : 8 700 chômeurs supplémentaires cette année. Parmi eux, 1 500 verraient leur indemnisation interrompue, du fait de l’épuisement de leurs droits.

Et pour 2012, le nombre des privés de retraite maintenus à la case chômage pourrait atteindre 27 000, dont 4 500 sans indemnisation

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 08:02

http://www.tiwinoo.com/wp-content/uploads/bourse.jpg

En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la Constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés.

De quel droit des agences de notation, des banques font la loi et imposent leurs mesures d'austérité aux gouvernements qui acceptent docilement les sentences ?! La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures qui prennent radicalement le contre-pied de ce plan d'austérité, en favorisant le pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires des Français, en taxant fortement la spéculation et les revenus du capital, en mettant réellement fin aux exonérations sociales et fiscales.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 13:34

Image144444-copie-1En 2012, il n’y aurait donc pas de candidat communiste à l’élection présidentielle ?

 

Le vote des adhérents qui s’est achevé le 18 juin 2011, et qui intronise Jean-Luc Mélenchon comme candidat aux élections présidentielles de 2012 de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche » (Marque déposée du Parti de Gauche), est la conséquence logique des tractations et accords tenus au sommet entre le groupe dirigeant le PCF et les états-majors du PG et le groupuscule Gauche Unitaire. Dans leur principe et sur la forme, ces accords bafouaient le principe de la souveraineté des organisations de base du Parti Communiste Français, socle élémentaire de la démocratie interne du Parti.

 

La section du PCF du Jarnisy a depuis le début contesté la légitimité de ce processus.

 

Il est indéniable que le contenu des débats vifs qui se sont tenus lors de la conférence nationale du PCF du début du mois de juin a contrarié les plans du groupe dirigeant le PCF puisque ce dernier s’est vu contraint d’accepter le principe d’une primaire, ce malgré les efforts inédits déployés tous azimuts pour démoraliser les adhérents et leur faire accepter la candidature de J.L. Mélenchon par un véritable coup de force. Le résultat de cette primaire qui semble en apparence faire la part belle au nouveau cheval de course de la direction du PCF, c'est-à-dire au très mitterrandien  J.L. Mélenchon, révèle en fait une fracture profonde au sein du PCF, fracture ou divisions dont le direction du parti porte l’entière responsabilité.

Au niveau national, la candidature d’A. Chassaigne remporte la majorité des votes dans de nombreux départements dont la Meurthe et Moselle

Cette fracture n’est pas uniquement une conséquence de la stratégie d’accords au sommet qui préside toujours au fonctionnement de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche ». Elle naît du malaise réel causé par les orientations du leader du Parti de Gauche en matière de politique intérieure et de politique internationale, orientations qui font la part belle à la démagogie, à l’opportunisme et au bellicisme de circonstance, des caractéristiques qui s’opposent aux fondements du communisme français.

Le « programme partagé », sorte de programme de gouvernement censé cimenter la démarche électorale dudit « Front de Gauche » n’est finalement partagé en Meurthe et Moselle que par une infime minorité de militants peu impliqués dans le mouvement syndical et social.

 

C’est peu dire, mais la démarche globale du « Front de Gauche », trop découplée des mouvements sociaux et essentiellement muet par les appareils politiques ne fait recette ni parmi les militants syndicaux, ni parmi la masse des travailleurs et des classes populaires touchés de plein fouet par la crise capitaliste et la politique du gouvernement Sarkozyste.

Conscient des enjeux actuels, le bureau appelle tous les adhérents du PCF de Meurthe et Moselle à entrer dans l’action:

 

-pour sortir le PCF de l’ornière de ce cartel politicien qu’est le « Front de Gauche »

-pour empêcher la transformation formelle de ce dernier en parti politique social démocrate qui signerait le véritable arrêt de mort du PCF

-pour redonner sa couleur révolutionnaire au Parti communiste français en Meurthe et Moselle, dans la lignée des héros anonymes de la République des Conseils de 1918, du Front populaire antifasciste de 1936 et concrétisée au niveau national par les réalisations du Conseil National de la Résistance aujourd’hui mises en pièce par le régime Sarkozyste.

 

Le bureau de section, prend acte de la désignation du socialiste J.L Mélenchon et annonce qu’il ne soutiendra pas cette candidature aux prochaines élections présidentielles (mais laisse le libre choix aux adhérents de faire ou non la campagne)

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 10:44

http://q.liberation.fr/photo/319572/?modified_at=1314183939&ratio_x=23&ratio_y=13&width=460Alors que des millions de jeunes souffrent du chômage et de la précarité, le Premier ministre se réjouit de la destruction de 130 000 emplois publics, des 15 milliards de réduction des dépenses publiques réalisée grâce à la RGPP, de l'asphyxie des collectivités territoriales.

Son super plan d'austérité sera appliqué au plus grand nombre, et la contribution des plus riches – au delà de son caractère exceptionnel – sera seulement de 3% : une provocation ?

Non, c'est la conception qu'a le gouvernement de la justice sociale : pénaliser les revenus les plus modestes. En effet, la Sécurité sociale et les droits sociaux sont en ligne de mire, avec dans un premier temps l'augmentation de la taxation des conventions d'assurance qui coûtera 1,2 milliard aux assurés. Mais aussi, l'augmentation de la taxation sur le tabac, l'alcool, les sodas ou encore les déremboursements nouveaux envisagés.

Aucune des mesures annoncées ne restaurera la croissance ni l'équilibre des comptes publics !

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:23

http://gauche-unitaire.fr/wp-content/uploads/2010/10/budget-2011-620x397.jpgLe manque a gagné total, pour l’Etat, des allègements accordés aux entreprises est de  172 milliards d’euros en année pleine, soit 67,7% du total des recettes fiscales net du budget 2011 et 1,87 fois le déficit prévu ! Si elle veut répondre aux aspirations et aux espérances populaires, la gauche ne doit pas reculer devant le mur de l’argent. Ce débat est au cœur des contradictions entre les courants qui la composent. La fête de l’humanité combinera la riposte aux sales coups en préparation et les confrontations sur les politiques alternatives. Aujourd’hui et pour les campagnes électorales qui se dessinent. Le rôle de la gauche n’est pas de caresser les marchés financiers, il est de leur reprendre le pouvoir et de gouverner contre eux.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 11:34

Image144444-copie-1

Les dernières élections nous ont montré que beaucoup de nos concitoyens sont las de toutes les combinaisons et qu’ils n’avaient pas l’intention de voter pour des partis qui n’offrent comme perspective que d’attendre une élection présidentielle qui elle-même est présenté par la gauche institutionnelle comme le moment qui permettra de chasser Sarkozy, mais sans définir le but et les moyens de transformer cette société inhumaine face à l’urgence sociale. Pendant ce temps nos dirigeants politiques de gauche et de droite sont totalement sourds à ce qui se meurt dans notre société, il y a une exigence d’humanité, de solidarité, de fraternité, de justice qui a force de ne pas être entendue va bientôt exploser

La gauche politique est incapable d’investir le champ immense de transformation radicale, simplement parce qu’elle ne le veut pas, elle vit encore avec l’illusion quelle peu composer avec le système.

 Nous avons vécu les épisodes de l’Union de la gauche, celle de la gauche plurielle, ne pensez-vous pas qu’il est temps de tourner la page, de ce qui est certainement la source de notre étiolement et à terme le risque de notre disparition. Je pense qu’il est temps d’agir avec tous ceux qui, désillusionnés de la classe politique, qui aspirent non pas à un changement de gouvernement, mais à un changement de société. Il s’agit d’organiser la lutte pour renverser le système en commençant à saisir toutes les occasions de l’affaiblir. Ce combat porte un nom : c’est la lutte de classe, notre devoir c’est décider à le mener jusqu’au bout. Il est nécessaire aujourd’hui  de se débarrasser des pratiques tordues et pourries

Des élus de droite comme de gauche, il faut aussi en finir avec ses dirigeants syndicaux qui au lieu de pousser l’offensive revendicative jusqu’au débouché politique, cantonnant le niveau des luttes. A la défensive, malheureusement ce combat ne fait que commencer. Il faut savoir qu’il sera âpre, nos adversaires utiliseront tous les moyens de la division, de l’intimidation en passant par la corruption et aussi la violence, mais il faudra peut-être les chasser ! Le changement de société est à ce prix et ça s’appelle la Révolution.

Pour cela le PCF doit sortir de l’espace politique étriqué dans lequel il s’est enfermé  avec le Front de Gauche pour porter à travers les intérêts du salariat, ceux de l’ensemble de notre pays

A ce point à ce point de l’antagonisme de classe, c’est donc l’ensemble de la société, ses forces sociales, syndicales et politiques qui sont amenées à se positionner sur l’affrontement capital/travail. Il ne s’agit donc plus de rallier à gauche pour constituer des majorités électorales, mais de rassembler le monde du travail et notamment les salariés et ceux qui sont liés au salariat sur leurs intérêts de classe avec l’objectif de mener la lutte de classe jusqu’au changement de société et au renforcement des classes dirigeantes. C’est là la nécessité historique que le monde du travail prenne toute sa place dans la direction des affaires du pays pour la maitrise des moyens de production, de ces conditions de vie.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 11:30

hjtyiLa crise du capitalisme  réveille l’actualité du socialisme.

 Un peu partout dans le monde, une recherche nouvelle se manifeste vis-à-vis du communisme, un intérêt nouveau pour son histoire, sa forme d’organisation.

 Au lieu de l’habituelle union des directions des  partis communistes européens avec les formations et  partis opportunistes ainsi qu’avec la sociale démocratie au nom de l’ « unité de la gauche », dont le mouvement communiste a tant pâti dans le passé, la tâche principale aujourd’hui pour les partis communistes est la libération massive de la classe ouvrière et des forces populaires  qui se trouvent actuellement sous l’influence des partis bourgeois, tant sociaux-démocrates que libéraux.

Si nous avons appris quelque chose durant ces 25 dernières années, c’est que la seule chose que l’on ne peut remettre en cause, c’est l’existence des partis communistes.

 Les sections sont plus nécessaires que jamais pour le rassemblement et l’intervention politique de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme


<< FAIS ATTENTION AU PARTI COMMUNISTE

COMME A LA PRUNELLE DE TES YEUX ! >>

recommandait Maurice Thorez.


Loin des combinaisons du Front de gauche, de la «  métamorphose » du PCF en comité électoraux du Front de Gauche, nous continuerons à relever le défi de

FAIRE VIVRE ET DE RENFORCER LE PCF.

Et nous serons de plus en plus nombreux pour cela !

Notamment à la fête de l’Huma 2011 qui doit rester

la fête des communistes

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:58

http://1.bp.blogspot.com/_OVYmAA_0tbY/SdX0BsCXiOI/AAAAAAAAD_c/oiQtY52u7GI/s400/zz+sarko+ac.jpg

Le chômage partiel continue pour les 2 600 salariés du site de Florange. La direction d’Arcelor- Mittal ( 2 milliards d’euros de bénéfices) a annoncé qu’elle prolongerait l’arrêt des hauts-fourneaux jusqu’à fin 2011.

Sarko n’avait-il pas promis la reprise ?

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 09:33

http://actualite.portail.free.fr/monde/11-08-2011/calme-precaire-en-grande-bretagne/grande-bretagne-emeutes-pillages-vols-agressions-369831-jpg_240777.JPG·   20 % des jeunes sont au chômage

·        300 % l’augmentation des frais d’inscription à l’Université

·        500 000 emplois supprimés dans la fonction publique

·        10 % des plus riches gagnent 100 fois plus que 10 % des plus pauvres

·        Le taux d’imposition des plus riches est passé, sous Thatcher, de 83 % à 40 %

 

La presse et la droite britanniques les appellent les « rats à capuche ». Il s’agit des émeutiers qui ont pris part aux évènements ayant secoué les villes anglaises. Certes, il ne s’agit pas de Robin des bois mais de desesperados issus des quartiers pauvres, engendrés par la politique thatchérienne (voir les chiffres que nous publions ci-dessus) et réduits à l’état de spectateurs de la société du luxe. Le premier ministre Cameron (un es-voyou casseur, d’après « il Manifesto ») veut leur faire la peau. Pendant ce temps, « les banquiers goulus et immoraux et les députés magouillant leurs  notes de frais », dénoncés par le travailliste Ed Miliband, continuent leurs méfaits en toute impunité.

Le pire est à venir.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 08:48

http://a4.idata.over-blog.com/300x375/0/54/47/14/kpl2.png

Les communistes luxembourgeois ont trouvé les moyens de dire non

 et de maintenir leur parti

 

On le sait peu en France mais il existe un parti communiste au Luxembourg qui a une histoire glorieuse et un ancrage réel notamment dans le bassin sidérurgique. Il a joué ainsi en 2005 un rôle important dans les 43.4% de non au référendum sur le projet de constitution européenne.

Sur bien des points, la situation et les débats du Parti communiste luxembourgeois (KPL) présentent des similitudes avec les nôtres. A partir des années 1990, une partie des directions ont poussé pour l’abandon de la référence communiste. Mises en échec une première fois, les mêmes sont revenus à la charge avec une coalition électorale « de gauche » qui s’est vérifiée être destinée à supplanter le KPL et à récupérer (et dévoyer) son patrimoine politique. Les pressions du PGE, ont été d’autant plus fortes que le pays est au cœur de l’UE.

Nos camarades luxembourgeois ont refusé de de se laisser enfermer et de se saborder. Ils restent fidèles à leur choix de classe et internationaliste.

Un exemple encourageant pour les communistes français. Le Luxembourg est un petit pays mais le KPL est voisin, sous bien des aspects, notamment des fédérations du PCF de Lorraine

Ci-dessous l’article écrit par notre camarade Julien Villain (après interview des camarades dirigeants luxembourgeois en 2009)

Retour sur l’histoire du KPL

Le parti communiste du Luxembourg est fondé en 1921. Dès l’origine, il est en butte à une répression féroce de la part des gouvernements. Il parvient cependant à s’implanter durablement dans le bassin sidérurgique et minier du sud du pays, autour d’Esch sur Alzette, deuxième ville du pays.

Principale force politique engagée dans la Résistance à l’occupant nazi, le KPL gagne une grande popularité après la Libération.

En 1945, sur une population de 220 000 habitants, 20 000 travailleurs sont sidérurgistes. Ils soutiennent massivement le Parti, tout comme les Lorrains le PCF de l’autre côté de la frontière. Le syndicat d’inspiration communiste fondé après-guerre domine parmi eux. Il est le seul à mener le combat de classe contre le grand trust sidérurgique ARBED.

A Esch sur Alzette,  dont il a détenu la municipalité, à Differdange, le KPL réalise des scores électoraux de 25 à 30% dans les années 1950 à 1960, bien qu’en pleine guerre froide il soit traité comme un ennemi de l’intérieur par les autres forces sociales et politiques.

Les efforts du KPL se sont portés vers les nouveaux segments de la classe ouvrière qui se développent dans les années 1960 (nouvelles usines Du Pont de Nemours et Goodyear). Dans les zones essentiellement rurales et sans culture revendicative, les tentatives d’organisations des ouvriers de ces industries ont été farouchement réprimées et ont rencontré un succès limité. Le KPL n’a pas non plus réussi à s’implanter fortement parmi les employés du public ou du privé : les socialistes du LSAP ou les chrétiens sociaux du CSV, qui gouvernent ensemble le pays depuis 1948 au sein d’une « grande coalition », y sont restés prédominants

La crise de la sidérurgie a touché le Luxembourg de plein fouet. En 1974, alors que le trust ARBED annonce des coupes sombres dans les effectifs. Alors que toutes les autres forces politiques acceptaient les conditions d’ARBED et discutaient que sur l’indemnisation des sidérurgistes licenciés, les communistes se battirent pour sauver les emplois, faisant campagne pour la nationalisation de la sidérurgie en porte à faux avec la direction nationale du syndicat réunifié OGB-L.

 Une situation qui n’est pas sans rappeler notre situation en Lorraine au même moment.

La défaite finale du mouvement, l’effondrement des effectifs de la sidérurgie, qui passe de 30.000 à 15.000 ouvriers entre 1974 et 1986, contribuent à accentuer l’affaiblissement de l’influence du KPL

Evolution dans les années 1980

Le recul électoral est très net. La base des soutiens du KPL dans la société est désorientée par le déclin industriel. Une partie se laisse courtiser par un nouveau parti d’extrême droite, qui affecte un discours ouvriériste et prétend défendre les « petits »

Le paradoxe est que le KPL ne perd pas d’adhérents. Il en gagne même, grâce à son action efficace et résolue dans le mouvement de protestation contre l’installation de missiles « Pershing » au Luxembourg, et semble même à cette occasion réussir à étendre son influence dans de nouvelles couches de la population : jeunes intellectuels, enseignants, fonctionnaires, professions libérales… Le KPL leur laisse assez rapidement des postes de responsabilité jusqu’au bureau politique du parti. Le plus en vue de ces nouveaux dirigeants est André Hoffmann, professeur de philosophie, adhérent depuis les années 1970, qui devient député à la fin des années 1980.

En finir avec le communisme ? Les débats internes au sein du KPL avant la rupture de 1994

Le KLP n’avait jusqu’au début des années 1990 jamais connu des grandes dissensions en son sein, juste des débats dans les années 1980 sur la stratégie à adopter vis-à-vis des couches intermédiaires. L’effondrement du bloc de l’est entraina dans les sections du KPL des débats très durs sur l’analyse du régime soviétique et de sa chute, particulièrement à la section d’Esch sur Alzette, la plus grosse du pays, dont André Hoffmann était un dirigeant. Ce dernier défendait dès 1991 la renonciation à l’étiquette communiste et la fondation d’une nouvelle force : il lança ainsi avec ses partisans les « forums de la Nouvelle Gauche », cercles de discussion censés préparer la transformation du KPL en nouvelle force de gauche ». Seul député du parti élu en 1990, Hoffmann disposait d’une influence non négligeable dans la KPL et bénéficiait de nombreux soutien dans la direction, contrôlant également la rubrique « vie interne » dans le journal du parti, ce qui permettait de diffuser largement ses vues en directions des adhérents.

Les tensions entrainées par les prises de positions d’une partie des dirigeants éloignent du KPL bon nombre de militants

 Au congrès de 1993, les tenants de la ligne Hoffmann proposent au vote des militants une résolution de transformation en une nouvelle organisation ouvertement réformiste, faisant passer au second plan l’entreprise et la lutte des classes. Ils parviennent à l’emporter chez les adhérents des sections d’Esch sur Alzette et de Luxembourg ville

Mais malgré le soutien de la moitié du comité central, les adhérents se prononcent au deux tiers pour une autre voie : pour le texte affirmant le maintien du parti sur des bases communistes.

Du coup, Hoffmann, en mauvais perdant, quitta le parti avec plusieurs de ses amis, dirigeants et élus locaux, pour fonder la « Nouvelle Gauche » (Nei Lénk), qui trouva d’emblée dans les médias une complaisance sans commune mesure avec son influence réelle dans la population

Aux élections législatives de 1994, KPL et Nouvelle Gauche présentent chacun leurs listes, aucune des deux organisations ne parvenant à faire élire un député.

1999 : naissance de la coalition électorale « la Gauche »

Devant la remise en cause des conquêtes démocratiques et sociales, l’idée d’une convergence, notamment en vue des élections nationales, entre les formations situées à gauche de la « coalition » se développe. Le KPL décida d’intégrer une alliance électorale pour les élections législatives et européennes de 1999 qui prit le nom de la « Gauche » (Déi Lénk), avec notamment la « Nouvelle gauche ». La possibilité de l’adhésion individuelle à la « Gauche » avait été acceptée pour permettre à des syndicalistes ou des citoyens non organisés de s’y associer.

Des divergences de fond apparurent rapidement entre le KPL et les autres organisations la « Nouvelle Gauche » et des petites formations trotskistes). Désaccord sur l’analyse de l’UE : la « Nouvelle Gauche défendant l’idée d’une réorientation de l’UE vers une « Europe sociale » ; désaccord sur les questions internationales (comme le soutien à Cuba) ; désaccord sur la pratique politique, le KPL souhaitait donner la priorité au travail politique dans les entreprises, quand les autres organisations préféraient s’adresser « aux citoyens »

2004 : le KPL se dégage de la « Gauche »

Avec le succès relatif de  la Gauche » aux élections de 1999, « la Gauche » devenait progressivement un parti à part entière, sous l’impulsion d’André Hoffmann, élu à nouveau député sous cette nouvelle étiquette. « la Nouvelle Gauche » se dissout pour se fondre dans « la Gauche » et les pressions sur le KPL sont fortes pour qu’il se dissolve à son tour.

 Le KPL, perdrait son autonomie et sa visibilité. Au lieu de  rassembler, les positions de « la Gauche » dégoutaient de nombreux communistes et sympathisants. Le KPL, à une large majorité, décida donc de retrouver son indépendance d’expression et d’action en quittant  « la Gauche » , se présentant désormais sous ses propres couleurs. De son côté, «  la Gauche » aligne ses positionnements sur ceux du PGE et bénéficie manifestement d’une complaisance des médias dominants du pays.

« La Gauche », le « Parti de la Gauche », les coalitions électorales de « gauche » amenant un effacement des partis communistes : l’exemple luxembourgeois en rappelle d’autres, comme en France actuellement. Avec le PGE, il apparaît qu’est déployée de façon parallèle et coordonnée, partout en Europe, une stratégie d’abandon de l’identité communiste, d’alignement dans le cadre institutionnel sur une version de « gauche » de l’idéologie dominante. Capter l’héritage des partis communistes tout en coupant avec leur organisation et leur théorie révolutionnaires, voilà le projet mené par des directions internes ou des personnalités extérieures. Sans ou contre les communistes.

Non sans difficultés et déchirements, nos camarades luxembourgeois ont réussi à garder la raison d’être de leur Parti

Le KPL continue d’être un élément de la coopération internationale entre PC, souhaitons-le toujours avec le PCF, notamment ses fédérations de Lorraine.

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