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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 07:16

http://espana36.voila.net/exil/guerrillero/reconq04/reconq3.jpg

Par Jean Ortiz, Maître de conférences, université de Pau.


La vocation d’un Parti communiste, c’est un lieu commun, est de défendre toutes les victimes du capitalisme et de construire une alternative socialiste. Nous avons douloureusement appris que le processus serait long, complexe, non linéaire, imprédictible, mais il faut clairement en fixer l’objectif socialiste, mener la lutte des classes, sur tous les fronts. Je suis de ceux qui considèrent que la révolution commence aujourd’hui, à l’endroit où l’on travaille, où on lutte ; que résister, militer, c’est créer du communiste, produire des valeurs nouvelles.

 

« Au nom de la « mutation », nous avons affadi la fonction tribunitienne du PCF. »

 

Telle me paraît être la raison d’être d’un Parti communiste. Je suis de ceux qui pensent que renouveler l’identité n’implique pas de brader l’héritage, nos valeurs constitutives ; cela n’empêche pas que l’on puisse les revisiter, les enrichir, les adapter pour aujourd’hui… Une identité renouvelée ne se décrète cependant pas. Elle se construit quotidiennement par l’exercice de la pensée critique, par des réflexions collectives, par des pratiques de collégialité, de rassemblement sans instrumentalisation, de combat social, de luttes d’idées, de priorité aux contenus, etc.

 

En quelques mots, ni opportunisme ni dogmatisme. Entre ces deux écueils peut s’ouvrir un boulevard pour le « socialisme du XXIe siècle ». Je ne comprends pas que l’on ait du mal à concilier la nécessité d’un PC vivant, créatif, pleinement communiste, et une stratégie de rassemblement sur des positions de rupture avec le capitalisme. Le PCF n’a jamais été aussi grand et respecté que lorsqu’il a porté les stratégies de rassemblement sur des contenus émancipateurs. A mes yeux, le danger n’est pas de diluer le PCF (lorsqu’on est solide sur ses bases, on peut ouvrir portes et fenêtres), mais de se recroqueviller dans une démarche par trop frileuse et identitaire.

 

Beaucoup de communistes portent en eux les blessures de batailles perdues, de revers préjudiciables, de périodes de renoncement, de déchirements fratricides ; la préparation des prochaines échéances électorales peut être l’occasion, fraternelle et démocratique, de se retrouver sur l’essentiel : des valeurs et un combat pour un « communiste du XXIe siècle ». Je suis convaincu de la nécessité de mener de front le « Basta ya », le « Dégage ! », et la proposition, l’utopie concrète.

 

Je regrette que nous ne portions plus aussi fort, aussi viscéralement, aussi passionnément que jadis, la colère de tous les exploités, de tous « ceux d’en bas ». Au nom de la « mutation », nous avons affadi la fonction tribunitienne qu’exerçait le PCF, et nous l’avons laissée à d’autres. Commençons donc, camarades, par crier plus vigoureusement : « Non ! Notre monde n’est pas celui-là ! » Dire non passionnément, c’est recouvrer la liberté afin de construire un monde nouveau, avec « la grande armée des rêveurs » (sous-commandant Marcos).

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 07:48

http://pcfsaintquentin.unblog.fr/files/2010/12/pcffaucillemarteau.gif

Alain de POILLY membre du conseil national à

Pierre LAURENT

secrétaire national du PCF

Cher Pierre

Je tiens à te faire part de mon sentiment sur le conseil national du 8 et 9 avril 2011. Je te rappelle les faits pour qu’il n’y ait pas de malentendu sur la nature de mon indignation.

Après ton rapport, les intervenants choisis par le président de séance étaient très majoritairement favorables à la candidature de Mélenchon. Il n’y aurait rien à dire, si ce n’est que c’est la seule période où la presse a été autorisée à entrer dans la salle du conseil. La manœuvre était tellement évidente qu’un camarade est intervenu l’après-midi pour la dénoncer, en faisant observer que dés que la presse a quitté la salle les interventions en faveur de la candidature de André Chassaigne sont devenues subitement majoritaires, un pur hasard, peut-être ? Mais ce n’est pas tout. Il était onze heures, un camarade intervient : « je viens de recevoir un mail, n’informant que sur le blog de notre journal l’Humanité il est écrit que le conseil national avait décidé de soutenir la candidature de JL Mélenchon ». Une erreur, peut être ? Ta réponse a été claire « je ne tiens pas la plume des journalistes, j’ai toujours défendu l’indépendance des journalistes ».

On aurait pu en rester là, un hasard, une erreur, pourquoi pas. Mais le soir même les médias diffusent ton interview, notamment sur BFM où tu déclares « Qu’il n’y aura pas de candidat issu du parti communiste à l’élection présidentielle 2012 ». En conséquence, le lendemain, je t’ai interpellé en ces termes : « tu as affirmé devant la presse qu’il n’y aura pas de candidat issu du parti communiste à l’élection présidentielle en 2012. Alors nous ici on sert a quoi ? La conférence nationale, le vote des communistes servent à quoi ? Si toi tu peux décider tout seul, et cette fois ce n’est pas la faute des journalistes, ce sont tes propres paroles, je demande à ce qu’un démenti soit fait dans la presse ». Ta réponse a du être quelque chose comme « je n’ai pas dit cela » si bien qu’elle a suscité plus tard une réaction de révolte d’un autre camarade. «  Je suis journaliste, toujours soucieux de vérifier l’information à la source, j’ai visionné la vidéo de ton interview, tu as bien dit qu’il n’y aurait pas de candidat issu du parti communiste à l’élection présidentielle en 2012. Déontologiquement, je ne peux pas accepter ta réponse, dans ces conditions je m’interroge si j’ai encore ma place au CN. Puis il s’est levé et il a quitté le CN. On attend toujours ton démenti.

Par ailleurs, depuis des mois la direction a pris des mesures pour que rien ne puisse faire obstacle à son choix de faire de JL Mélenchon le candidat du FG à l’élection présidentielle. Elle a repoussé le congrès qui devait se tenir en 2011 à 2012, c’est à dire après les élections présidentielles, elle a décidé d’inverser le vote des adhérents et de l’instance de décision statutaire, ainsi la conférence nationale va décider avant que les adhérents puissent faire connaître leur opinion par un vote. Comme l’a dit une secrétaire fédérale « on n’a pas besoin du vote des adhérents pour connaître leur opinion et le vote des communistes n’est pas une garantie de démocratie ». Bien sûr le conseil national a voté pour maintenir cette anomalie démocratique par 83 voix pour et 29 voix contre, mais cela n’en fait pas pour autant une décision qui favorise la démocratie, cela démontre seulement que la stratégie de la direction est majoritaire dans les instances de direction du parti.

Par ailleurs, comme l’a fait remarqué un délégué, il n’est pas honnête de présenter le choix de JL Mélenchon comme le seul choix qui permet de poursuivre le Front de Gauche. On ne peut pas exercer ainsi un chantage sur ceux qui dans notre parti sont attachés au Front de Gauche. Ce chantage a été effectivement fait par J.L Mélenchon « Ou vous me désignez comme votre candidat ou il n’y a plus de Front de Gauche ». Mais tu n’étais pas obligé de t’y soumettre. Bien sûr André Chassaigne est communiste, et à t’écouter, désigner un communiste comme candidat du Front de Gauche serait interprété par les citoyens comme une preuve que les communistes n’ont pas changé, qu’ils préfèrent toujours l’intérêt de leur parti à l’intérêt du peuple. Que désigner un communiste cela serait reproduire l’échec de 2007 parce que le parti communiste n’est pas un parti rassembleur. Pourtant, les communistes représentent 98 % des forces organisées du Front de Gauche et là où le Front de Gauche progresse le plus c’est là où le parti communiste est le plus fort, le mieux organisé.

Si je tiens à porter ces faits à la connaissance de tous, c’est parce que je crois que le débat qui va s’engager dans notre parti sur la désignation de notre candidat à l’élection présidentielle mérite mieux que des coups de forces médiatiques, du chantage sur l’avenir du Front de Gauche et des manœuvres pour réduire la souveraineté des communistes à une simple ratification des décisions prises par des instances du parti où la direction est assurée d’une majorité.

Notre parti est un parti démocratique et il doit le rester. Le meilleur moyen pour qu’il y reste c’est que dès qu’il y a des dérives il faut en parler, c’est ce que j’ai fait. Je pense que tu es tout aussi attaché que moi à la démocratie dans notre parti et que de ce fait tu es attentif à l’avis de tous les communistes. Je souhaite que nous poursuivions notre combat commun contre le système capitaliste dans une confiance mutuelle et fraternelle.

Reçois cher Pierre mes fraternelles salutations.

Fait le 12 avril 2011.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:47

http://s2.lemde.fr/image/2008/04/18/540x270/1035859_3_2781_les-avocats-sont-de-plus-en-plus-nombreux-avec.jpg

 

Pour réguler le nombre des médecins qui travaillent en France, l’ Etat a eu l’idée merveilleuse de créer un robinet ou un goulet d’étranglement à l’entrée des études médicales : le numerus clausus, institué en 1972. Cette année-là, le nombre de médecins nouveaux était fixé à 8588 pour 82 000 en activité. En 1980, ce chiffre est tombé à 6400. En 1997, il n’est plus que de 3 583. Estimant que plus il y a de médecins, plus les dépenses de santé augmentent, les experts d’alors ont décidé de réduire le nombre de médecins… pour réduire le déficit de l’assurance maladie ! 

 

En 1997, pour accélérer la baisse du nombre de médecins, on crée le Mica (mécanisme d’incitation de cessation d’activité) et on propose une allocation de départ pour les médecins acceptant une retraite anticipée : 9 000 médecins la prennent. A cette époque, aucun responsable n’a jugé utile d’émettre un avis contraire ou la moindre réserve face à la théorie de la « pléthore médicale ». Puis viennent l’été 2003, sa canicule et ses morts ! A ce moment-là, le gouvernement s’alarme et s’inquiète de sa pénurie de médecins. On décide alors de desserrer l’étau et de relever le numerus clausus à 5 300 médecins. Mais cette mesure n’aura de l’effet que dix ans plus tard, le temps nécessaire pour former un médecin. Aujourd’hui encore, la pénurie médicale est programmée, la densité médicale va baisser de 20% d’ici à 2020. Le corps médical va vieillir : de 2013 à 2020, 40% des médecins auront plus de 55 ans. En 2020, on aura perdu un généraliste sur cinq et, pire encore, plus d’un spécialiste sur trois. D’ici à 2020, 40% de l’encadrement médical de la population française aura disparu. Et ce indépendamment des autres facteurs qui aggravent le problème : l’accroissement de la population et son vieillissement, l’émergence de nouvelles pathologies, la médicalisation croissante de la vie quotidienne et les besoins croissants en prévention et dépistage. Les psychiatres, les obstétriciens, les pédiatres et les réanimateurs feront le plus défaut. Qui s’occupera des femmes enceintes, qui les accouchera, qui prendra en charge les enfants et soignera les troubles mentaux ?

 

Cette pénurie de médecins a déjà des conséquences dramatiques. Certaines sont irréversibles, comme la fermeture de structures de soins, faute de praticiens. Elle a provoqué une inégalité de la répartition des médecins sur le territoire en créant des zones désertiques. D’ici à 2030, le nombre de médecins exerçant en zone rurale diminuerait de 25,1% et celui des médecins des zones périurbaines de 10,5%, tandis que le recul serait limité à 6,2% dans les pôles urbains avec CHU.

 

Il y a fort à parier que le fossé va encore s’agrandir et que les zones rurales ou dépeuplées ne verront pas l’arrivée d’un médecin de sitôt.

http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/DemographieProfSante/ImagesDemoMedecins/EvolNumerusClausus.gif

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 07:20

http://sacreblogueur.unblog.fr/files/2009/05/facteur.jpgFabien L.

Facteur

 

Le cauchemar pour un patron (en dehors du fait que ses ouvriers soient tous communistes), c’est le lundi matin : « Tous les salariés vont-ils venir ? La production sera-t-elle assurée ? Vais-je perdre de l’argent s’il manque un ou plusieurs salariés ? ». Qu’à cela ne tienne, La Poste a trouvé la solution. Plus il y a de malades, plus La Poste gagne de l’argent. Alors, bien sûr, vous n’aurez pas forcément votre courrier tous les jours, comme c’était le cas auparavant. Mais La Poste n’est plus vraiment un service public. C’est désormais une entreprise soumise à la concurrence – et donc l’objectif est de dégager des profits. Avant de commencer mon explication, je rappelle qu’un employé malade n’est pas payé les trois premiers jours d’absence (sauf pour les fonctionnaires, qui sont en voie de disparition à La Poste).

 

A La Poste, un facteur est payé 6 h 30 par jour. Lorsqu’un facteur est malade (disons un mercredi), ses collègues (5 facteurs)  se répartissent sa tournée et seront payés 45 mn de plus. Donc, si je calcule bien (et je calcule bien) cela fait 3 h45 de paye supplémentaire (5 fois 45 mn). Ainsi, pour un facteur malade, La Poste économise 2 h 45 de salaire (6 h30 moins 3 h 45). On pourrait me répondre : « oui, mais les 45 mn de travail supplémentaires sont payées en heures supplémentaires ». Eh bien non. Car le gouvernement de droite a fait voter la loi TEPA, qui prévoit une défiscalisation des heures supplémentaires. En conséquence, une heure supplémentaire coûte moins cher au patron que la première heure de travail. Et La Poste gagne donc beaucoup d’argent grâce aux… facteurs malades.

 

A ceci vient s’ajouter le récent système dit « facteur d’avenir », suivant lequel les facteurs se répartissent déjà une tournée tous les lundis et mardis, pour qu’un facteur prenne ses RTT et que La Poste ne perde pas d’argent à payer des facteurs remplaçants. Supposons maintenant qu’un facteur soit malade le lundi. Ses collègues ne pourront pas assurer le partage des deux tournées. Ainsi, une tournée restera « à découvert » : le courrier ne sera pas distribué. Le lendemain, le facteur (souvent un remplaçant) aura le double de travail. Logiquement, si on double le travail, alors on double la paye. Mais non ! Ces dernières semaines, une nouvelle directive de La Poste vient de sortir : les facteurs remplaçants effectuant une double tournée ne seront payés que 2 h supplémentaires maximum. Donc, si par bonheur (pour les dirigeants de La Poste) un facteur est malade le lundi ou le mardi, vous n’aurez pas de courrier, mais La Poste économisera plus de 4 h de salaire. Mieux encore, dans le cas d’une tournée « à découvert », les primes de rendement de l’ensemble des facteurs seront diminuées. Elle n’est pas merveilleuse la vie des capitalistes ? L’objectif est non seulement de gagner de l’argent, mais aussi de créer des tensions entre facteurs.

 

Voici comment les dirigeants de La Pose justifient ces mesures : « Notre intérêt n’est pas que les facteurs multiplient les doubles tournées, ceci reste exceptionnel, car sinon les facteurs seront fatigués et nous multiplierons alors les maladies et les accidents de travail ». Sans blague ? N’est-ce pas là précisément l’objectif de La Poste ? Mieux encore que l’exploitation pure et dure, La Poste a inventé en système où moins l’entreprise fonctionne, moins les employés sont en forme, et plus elle gagne d’argent ! Qu’attendons-nous pour vous révolter ? D’avoir le courrier tous les trois jours ? D’avoir des facteurs cassés, malades et déprimés ? Révoltons-nous contre leurs méthodes injustes de Négriers. Nous ne sommes pas leurs esclaves et La Poste doit rester à notre service.


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 07:16

 



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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:32

pcf

A l’arrivée de la droite aux affaires en 2002, nous pouvions compter 862 610 postes de fonctionnaires dans l’éducation nationale (*). Alors qu'à la rentrée 2010, ils ne sont déjà plus que 804 043, voilà que le gouvernement annonce une suppression supplémentaire de 16 000 postes pour 2011. En près de 10 ans, ce sont plus de 74 600 postes qui ont été supprimés, soit 8,6% !

Dans le même temps, la natalité ne cesse de progresser : 774 800 nouveaux nés en 2000 pour 797 700 naissances en 2010. Qui va enseigner à ces enfants en nombre croissant ? Les solutions envisagées par le Gouvernement sont intolérables : fermer les classes de maternelle, entasser un plus grand nombre d'élèves dans les classes, favoriser le privé. Pire, au nom de l’autonomie des établissements, ils devront, grâce à des dons du privé, des familles et des collectivités locales, se résoudre à des recrutements locaux d’enseignants vacataires. Le PCF dénonce cette conception inégalitaire du service rendu au public dans un fonctionnement marchand.

Le projet pour l’école du PCF est bien plus ambitieux.La démocratisation scolaire, de la maternelle au supérieur, doit être le moyen pour les futurs adultes d'affronter les défis d'un monde en mouvement, d'y vivre et d'y travailler.

Pour préparer la rentrée 2011, le PCF appelle tous ses collectifs militants à s’unir pour obtenir, école par école et nationalement, la réouverture de toutes les classes nécessaires dès l’âge de 2 ans. Stoppons les suppressions de postes à l'école, exigeons de l'Etat qu'il rétablisse la totalité des postes de fonctionnaires dans l'Education nationale qu'il s'acharne à supprimer depuis 2002, alors même qu'arrive dans le secondaire la vague du Baby Boom de l'an 2000.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:57

http://24heuresactu.com/wp-content/uploads/2010/11/marine_le_pen.jpg

Assez de calomnies ! Non Georges Marchais n’aurait jamais voté FN !

 

Une nouvelle infamie circule actuellement sur le Net, impulsée par des sites d’extrême droite. C’est une citation tronquée qui démontrerait que « Georges Marchais aurait voté Front national »

De quoi s’agit-il précisément ? Des faussaires ont trafiqué une lettre de Georges Marchais, publié dans l’Humanité le 6 janvier 1981, adressée au recteur de la Mosquée de Paris, qui explique la position du PCF sur la situation des immigrés.

Nous sommes alors dans les dernières années du giscardisme pourrissant. Les travailleurs immigrés sont accueillis, généralement sans leurs familles, dans de sinistres conditions, concentrés contre leur volonté dans les mêmes communes, en banlieue parisienne, majoritairement communistes. Grâce aux militants du PCF, des mobilisations ont lieu pour apporter des réponses concrètes afin qu’on détruise les bidonvilles et que chacun soit logé dans des conditions dignes.

C’est dans ce contexte que, à la veille de Noël 1980, le maire giscardien de Saint-Maur fait détruire un foyer d’immigrés et les refoule tous vers Vitry dont la municipalité est communiste. Désemparés, ces travailleurs se concentrent dans un foyer totalement vétuste qui devait être rénové. Le drame humain est à son comble, aucune condition de sécurité n’est respectée. Le gouvernement giscardien se lave les mains du problème. Pour éviter l’accident et refuser le coup de force du maire de Saint-Maur, le maire de Vitry décide de faire détruire ce foyer insalubre. Cette décision est une lourde erreur politique, qui va fort légitimement choquer beaucoup de gens. Mais elle n’est pas un geste raciste dirigé contre les immigrés. C’est un coup de colère contre les maires de droite qui chassent tous les travailleurs immigrés pour les concentrer aux mêmes endroits dans les pires conditions.

C’est de cela que parle Georges Marchais dans sa lettre : « la cote d’alerte est atteinte : il n’est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée. C’est pourquoi, nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes ». Le FN manipule cette phrase en laissant croire que l’expression de « cote d’alerte » est à propos de l’immigration. C’est faux. Avec clarté, Georges Marchais précise : « Ce qui n’a rien à voir, avec la notion non scientifique et raciste d’un prétendu "seuil de tolérance″ dont nous ne parlons jamais. » Aujourd’hui, on dirait qu’il exige une réelle « mixité sociale ».

Ce faisant, il est vrai que, dans sa démonstration, Georges Marchais a une exigence sur laquelle le PCF reviendra très vite : « il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage (…). Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » Comme le PCF aujourd’hui, je suis en désaccord avec cette phrase qui sous-entend que les travailleurs immigrés sont responsables du chômage qui augmente. Cette vision est fausse. La preuve ? Depuis le début 1980 le chômage a pratiquement quadruplé alors que le monde d’étrangers présents sur le territoire a stagné. L’un n’a donc pas de lien avec l’autre. Georges Marchais se trompe, mais il est abject de comparer ses propos avec ceux actuels du FN. Car, aussitôt après, il écrit avec fermeté : «  Mais non chasser par la force les travailleurs immigrés déjà présents en France(…). Nous disons également : il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu’à leurs camarades français. » Le propos est donc clair, rien à voir avec Marine Le Pen. « Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés, de la couleur de leur peau, des croyances, de la culture, des valeurs ou des coutumes auxquelles ils sont attachés », ajoute-t-il. Il conclut, fidèle au combat que le PCF a toujours mené : « C’est pourquoi dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, mais à unir leurs forces contre les vrais ennemis commun, les exploiteurs et ceux qui les servent. »

Tout démontre donc les manipulations à coups de ciseaux du FN sont de basses calomnies. A la lecture attentive, jamais le contenu de cette lettre ne peut être assimilé aux propositions de « préférence nationale » mises en avant par les membres de la famille Le Pen. Ces derniers veulent expulser les étrangers et les priver de tous droits sur le territoire, Georges Marchais propose à l’inverse la totale égalité des droits entre travailleurs.

Le débat doit se poursuivre à gauche sur toutes les questions y compris celles complexes de l’immigration. Mais il est une chose que nul ne peut accepter. C’est que l’on salisse l’honneur d’un homme et d’un militant qui s’est battu sans relâche toute sa vie pour les intérêts des travailleurs, quelles que furent leurs nationalités.

Défendre la mémoire de Georges Marchais face aux ragots de l’extrême droite, c’est défendre l’honneur de toute la gauche

 

                                                                                                                                                                             Alexis CORBIERE

Conseiller de Paris

(vu dans l’Huma du 5 mai 2011)

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:01

http://pcf71.elunet.fr/public/pcf71.elunet.fr/HUMOUR/.MoinsChomeurs01-230ef_m.jpg

La « justice sociale » selon Nicolas Sarkozy, c’est forcer les chômeurs à prendre des emplois précaires. Une rhétorique absurde en plus d’être brutale, ces emplois précaires multiplient les entrées et sorties à Pôle emploi, donc l’activité d’un service public déjà asphyxié. Avec pour seul résultat d’éloigner un peu plus les chômeurs d’un véritable emploi.


49 000

C’est le nombre d’agents du Pôle emploi, dont 1 800 en contrats aidés, et une proportion importante en CDD.

 

1 000

C’est le nombre de salariés en contrat à durée déterminée que Pôle emploi avait embauchés en 2009 pour « faire face à la crise ». CDD non renouvelés pour « participer à la réduction des déficits publics »

4 millions

C’est le nombre total de demandeurs d’emploi début 2011. un chiffre qui devrait stagner cette année mais qui pourrait repartir à la hausse selon l’OFCE (+ 73 000 chômeurs en 2012) sous l’effet des politiques d’austérité menées

 

EN FRANCE :

150 AGENTS S’OCCUPENT DE 10 000 CHOMEURS CONTRE 377 EN ALLEMAGNE ET 349 EN GRANDE-BRETAGNE

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 11:23

http://www.agoravox.tv/IMG/jpg/vote_ouvrier_2012.jpg

 

Face au FN, il est « urgent de se réveiller », selon Alain Bocquet (PCF)

 

Sondages. Mme le Pen séduit l’électorat ouvrier. C’est ce que révèle en tout cas un sondage IFOP publié en début de semaine par le « JDD », en plaçant la présidente du FN à 36% des intentions de vote chez les ouvriers. En comparaison, les candidats de gauche semblent largués : Dominique Strauss-Kahn est le mieux placé avec 17% des intentions de vote, alors que Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot sont respectivement à 2% et 1%. Les ouvriers déçus par Nicolas Sarkozy (15%) ne se retrouvent donc toujours pas à gauche.

« Cela ne m’étonne pas du tout », explique le député communiste du Nord, Alain Bocquet. « Je ressens depuis des années, sur le terrain, cette fuite de la classe ouvrière qui existe pourtant bel et bien. Plus largement, le monde du travail a été particulièrement meurtri par les promesses non tenues du temps de la gauche, sous Mitterrand comme sous la gauche plurielle. » Pour le député communiste, « il ne s’agit pas d’un vote d’adhésion à des idées racistes mais de l’expression d’une colère forte », tandis qu’en face, « il n’y a pas de perspectives crédible à gauche ». «  Le monde du travail s’est fait avoir par le vote Sarkozy, et met un coup de pied dans la fourmilière avec le vote Le Pen ». Et Alain Bocquet de fustiger la « démagogie sans borne » de la présidente du FN. Selon lui, « on ne s’en sortira qu’avec une grande franchise envers le monde du travail, avec du concret, dans les luttes ».

« Il y a urgence à se réveiller, et faire un travail de fond, de proximité avec les gens », prévient-il.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:14

http://www.ouest-france.fr/photos/2011/04/19/110419133523138_26_000_apx_225_.jpg

Ces enfants n’auront plus ni prof ni classe : l’UMP veut gagner des voix……

 

DIVISION. A l’UMP, la chasse aux fonctionnaires est à nouveau ouverte. Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, a déclaré le 24 avril que l’on pouvait »encore réduire le nombre de fonctionnaires », alors que près de 35 000 postes ont encore été supprimés en 2010. un peu plus tôt, le gouvernement avait annoncé la poursuite du gel des salaires de la la fonction publique pour 2011. le gouvernement l’assure, les raisons de cette purge n’ont rien d’idéologique. Il s’agit de « faire des économies », car les déficits ont atteint un niveau insoutenable. Mais de quelles économies parle-t-on ?

 

En 3 ans, la droite se targue d’avoir supprimé 100 000 postes de fonctionnaires. La Cour des comptes a chiffré l’ « économie » ainsi réalisée : en 2009, elle s’élève seulement à 160 millions d’euros…..Une paille, comparée aux 138 milliards de déficits publics affichés cette année là. Pour Nadine Prigent, secrétaire confédérale CGT, cette gestion au hachoir s’inscrit en fait dans une stratégie politique : « le gouvernement joue la carte de la division des salariés : il annonce la même semaine une prime pour le secteur privé et le gel pour le point d’indice pour le public ! » Ou comment opposer, encore et toujours, la « France qui se lève tôt » à celle « qui profite », les fonctionnaires étant toujours considérés en termes de coût et jamais de richesse. Electoralement, cette stratégie peut s’avérer payante, tant la question de la fonction publique joue dans ce pays un rôle de marqueur idéologique.

Un sondage réalisé en 2008 sur la « France en faillite » le rappelle : seulement 16% des « sympathisants de gauche » jugent qu’il y a trop de fonctionnaires… contre 50% à droite. En attendant, les conséquences de ces coupes claires affectent tout le monde, usagers comme salariés. A Pôle emploi, 150 agents suivent 10 000 chômeurs contre 377 agents en Allemagne. L’éducation nationale se retrouve prise en étau entre suppressions de postes et hausse du nombre d’élèves. Réponse du ministre de l’Education ? On ne change rien ! luc Chatel vient de confirmer la suppression de 1 500 classes dans le primaire. La France affiche pourtant le taux d’encadrement le plus faible de tout l’OCDE : 5 profs pour 100 élèves.

 

Article paru dans l’Huma Dimanche

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