Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PCF DU JARNISY 54
  • PCF DU JARNISY 54
  • : PCF du Jarnisy Section Henri Bezon
  • Contact

PERMANENCES HEBDOMADAIRES

Tous les vendredis de 16h à 18 heures
à La Maison du
 Peuple de Jarny,
elles sont ouvertes à tous!!!

VISITEURS :



compteur pour site web


compteur visite

Pcf du Jarnisy

Créez votre badge 

23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:53
Travailleurs de Goodyear : une condamnation scandaleuse !

Vingt-quatre mois de prison dont neuf mois de prison ferme et cinq ans de mise à l’épreuve ! C’est la condamnation qui a été prononcée, en première instance, par le tribunal correctionnel d’Amiens à l’encontre de huit anciens salariés et militants de Goodyear.

Que leur est-il reproché ? D’avoir retenu deux cadres de l’entreprise pendant trente heures dans une salle de réunion dans le cadre d’une lutte contre la fermeture de leur usine.

Mais s’il y avait une justice, ce sont les tribunaux qui auraient dû « retenir » les dirigeants de cette multinationale et empêcher que la rapacité du groupe fasse 1 143 chômeurs de plus. Et trente heures n’auraient peut-être pas suffi !

Au lieu de cela, les ouvriers de Goodyear se sont battus avec les seuls moyens à leur disposition, leur force collective et leur capacité de révolte. Et aujourd’hui, ce sont huit d’entre eux que la justice voudrait envoyer derrière les barreaux. C’est bien la preuve que les lois et la justice ne sont pas faites pour les ouvriers !

Les grands groupes capitalistes ont tous les droits. Leurs dirigeants mentent comme des arracheurs de dents. Ils mentent sur leurs produits, comme les affaires Volkswagen et Renault le montrent. Ils mentent sur leur situation financière alors qu’ils offrent des parachutes dorés à leurs dirigeants et des dividendes royaux à leurs actionnaires.

Ces mastodontes du profit ont le droit de nuire à toute la société sans être inquiétés par la justice parce que les lois sont des lois de classe. Parce que la politique menée est une politique de classe.

Après la chemise déchirée des cadres d’Air France et les déclarations infamantes de Valls à l’encontre des salariés, le gouvernement montre, une fois de plus, qu’il considère les ouvriers qui défendent leur emploi comme de vulgaires criminels. Car il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés l’ont fait.

Cette condamnation est donc le fait de l’acharnement du ministère de la Justice et, derrière lui, de Taubira et de Hollande.

Le même Hollande s’était rendu à l’usine Goodyear d’Amiens à l’occasion de la campagne pour la primaire socialiste. À la suite de Montebourg qui avait promis « l’interdiction des licenciements boursiers », Hollande s’était engagé à faire passer une loi permettant de sauver le site. Il avait alors insisté : « Je vous dis qu’au mois de mai, si je gagne, vous serez dans une meilleure situation pour vos luttes et votre emploi. »

Aujourd’hui, huit de ces salariés sont menacés de prison ferme. Et Hollande prétend toujours faire de la lutte contre le chômage sa priorité ! Avec cynisme, il nous fait même le coup de « l’urgence », après trois ans et demi de pouvoir, et après 41 milliards de CICE versés aux entreprises sans qu’un seul emploi ne soit créé !

Comme sous la droite, la lutte contre le chômage aura été le prétexte à de nouveaux cadeaux au patronat et à la démolition des droits sociaux.

Aujourd’hui, outre la manipulation statistique qui permettra de sortir 500 000 personnes des chiffres du chômage en les mettant en formation, le gouvernement prévoit encore d’attaquer les droits des salariés aux Prud’hommes en plafonnant les indemnités de licenciement.

Preuve supplémentaire que le gouvernement ne combat pas les licencieurs, mais les salariés menacés de licenciements. Ce n’est sûrement pas cela qui créera le moindre emploi !

Alors oui, il faut se mobiliser pour obtenir la relaxe des ex-salariés de Goodyear. Pour dénoncer cette attaque visant tous les travailleurs qui veulent défendre leur emploi. Pour réaffirmer la nécessité d’interdire les licenciements et forcer ces grands groupes richissimes à embaucher et répartir le travail entre tous, sans diminution de salaire.

C’est, pour nous tous, travailleurs, une question de survie.

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 16:53

Un plan d’urgence pour l’emploi : voilà comment patronat et gouvernement veulent encore nous berner, au prétexte de lutter contre le chômage. Cela fait plus de trois ans que le gouvernement nous mène en bateau. En 2013, promis-juré, les affaires allaient reprendre et la courbe du chômage s’inverser.

En 2014, grâce au crédit d’impôt compétitivité et au pacte de responsabilité, synonymes de 50 milliards d’allégements de cotisations et d’impôts pour les entreprises, le gouvernement et le patronat garantissaient la création d’un million d’emplois. Pour l’occasion, le Medef avait même réalisé des Pin’s « 1 million d’emplois ».

En 2015, le gouvernement nous annonçait la reprise. Tels madame Irma, tous les ministres voyaient un parfait alignement des planètes, avec des taux d’intérêt historiquement bas, un euro plus faible et un pétrole en baisse. Et puis, avec la loi Macron, le travail du dimanche et la déréglementation d’activités, forcément, des emplois seraient créés…

Le bilan de toutes de ces années de « lutte » contre le chômage s’élève à un million… de chômeurs supplémentaires ! Depuis que Hollande est élu, Pôle emploi enregistre 670 000 chômeurs de plus en catégorie A, sans aucun travail, fût-ce à temps partiel, et 1,12 million de plus si on inclut ceux qui ont eu une activité réduite dans le mois.

Et voilà qu’Hollande nous fait le coup de l’état d’urgence économique et sociale !

Pour les plus de 6 millions de femmes et d’hommes qui doivent se débrouiller pour vivre sans emploi, c’est une urgence quotidienne. C’est une urgence vitale pour des centaines de milliers de jeunes condamnés à l’inactivité et à la précarité. Pour les licenciés de plus de 50 ans, certains de rester sur la touche s’ils ne retrouvent pas un emploi très vite, oui, chaque jour compte.

Mais Hollande n’a rien à faire de cette urgence-là. Ce n’est pas son monde. Il ne détermine pas sa politique pour répondre à l’urgence et aux besoins des chômeurs ou des salariés. Il définit sa politique pour répondre aux exigences du patronat, pour faciliter leurs affaires et leurs profits.

Quant au patronat, le chômage l’arrange bien. Il lui permet de faire le chantage au coût du travail, à la compétitivité et à la délocalisation, tout en bénéficiant de la politique de lutte contre le chômage qui consiste à arroser les entreprises à coups de milliards et à liquider les droits sociaux. Et cela va continuer.

Hollande a donné les grandes lignes du plan qu’il présentera le 18 janvier. Le patronat, qui réclame de payer toujours moins la main-d’œuvre, y est déjà bien servi puisqu’une nouvelle prime de 1 000 à 2 000 euros serait accordée à chaque embauche dans les très petites entreprises.

À côté de cela, il promet – encore et toujours – de relancer l’apprentissage et il serait prêt à mettre un milliard sur la table pour la formation de 500 000 chômeurs dans les métiers dits d’avenir ou en tension.

Envoyer des milliers de chômeurs en formation pour les sortir des chiffres du chômage permettra peut-être d’inverser la courbe sur le papier, et à Hollande de se présenter pour 2017, mais ce n’est pas cela qui créera de vrais emplois.

Et puis, il y aura la loi de la ministre du Travail, El Khomri, censée réécrire le Code du travail pour faciliter la tâche des patrons. CDI, 35 heures, indemnités prud’homales, exonérations de cotisations sociales : le patronat pousse pour remettre tous les droits des salariés en cause. Pourquoi se gênerait-il quand le gouvernement a, jusqu’à présent, satisfait toutes ses exigences ?

Les voilà donc repartis pour une campagne d’intox sur « les freins à l’embauche » et « la peur du patronat d’embaucher ». Et pendant ce temps, tous les grands groupes continueront de planifier des suppressions d’emplois, comme chez Air France, à la SNCF ou dans l’automobile.

Sans que cela fasse la une de l’actualité, les licenciements se poursuivent. C’est le cas du groupe Pentair, qui veut fermer son usine à Ham dans la Somme avec 130 licenciements à la clé, d’Avenir télécom qui a planifié la fermeture de 60 agences et 260 licenciements, du groupe Tétra qui veut licencier 111 salariés au Havre-Octeville-sur-Mer. Et combien d’autres dans le pays ?

Un véritable plan d’urgence imposerait d’arrêter cette hémorragie et d’interdire à tous ces groupes de licencier. Il imposerait la répartition du travail entre tous les salariés sans baisse de salaire, à commencer par l’embauche immédiate des intérimaires et CDD. Mais, pour cela, il faudrait déclarer l’état d’urgence contre la rapacité patronale dont le gouvernement est complice.

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 16:53

Suite à la décision du tribunal correctionnel d'Amiens de sanctionner les salariés mobilisés contre la fermeture de leur entreprise à 9 mois de prison ferme, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) font part de leur colère face à cette condamnation et expriment à nouveau avec force leur engagement en faveur de l’action collective et de la défense des salarié-e-s victimes de la répression, alors que les sanctions à l’encontre des représentant-e-s du personnel se multiplient.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC rappellent l'adoption par la majorité du Sénat de leur proposition de loi d'amnistie sur les faits commis à l'occasion de mouvements sociaux le 27 février 2013. Ils affirment vouloir continuer à défendre l'amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux mais aussi d'activités syndicales ou revendicatives ainsi que l'amnistie des sanctions disciplinaires actuellement en instance de débat à l’Assemblée nationale.

Aussi, les Sénatrices et Sénateurs du groupe CRC demandent l’inscription à l’ordre du jour à l'Assemblée Nationale dans les plus brefs délais de l’examen de leur Proposition de loi d'amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

Paris, le 12 Janvier 2016

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 20:55

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d’Amiens vient de rendre son jugement concernant les 8 camarades « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ».
24 mois de prison dont 9 mois fermes ! C’est un véritable scandale et une atteinte grave à la liberté de défendre ou conquérir des droits sociaux !

Le gouvernement est plus apte à faire condamner des ouvriers, des syndicalistes CGT, qui n’ont comme seul reproche que d’avoir défendu leurs emplois pendant plus de 7 ans, alors que les patrons délinquants en col blanc qui bafouent le Code du Travail au quotidien, fraudent le fisc au travers de paradis fiscaux, licencient en toute impunité, ne sont jamais inquiétés !

Les camarades qui ont défendu l’emploi pour éviter à des familles de sombrer (les divorces, les suicides, le chômage, les dépressions…comme l’ont vécu, les ex continental de Clairoix) se voient traiter comme des gangsters.

La section du Parti communiste du Jarnisy est indignée. Elle apporte tout son soutien fraternel aux 8 camarades et au syndicat CGT Goodyear dans cette terrible injustice qu’ils subissent.

Rien ne peut justifier un tel acharnement, si ce n’est que de vouloir museler les salariés, en profitant d’un état d’urgence pour casser les acquis sociaux et le Code du Travail.

La mobilisation est plus que jamais d’actualité.

Il ne peut y avoir de défense des droits conquis ni de nouvelles conquêtes sociales sans liberté syndicale.

Le bureau de section

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:09
Complémentaires santé obligatoires : un pactole pour les sociétés d’assurance

Depuis le 1er janvier, tous les salariés doivent bénéficier d’une complémentaire santé d’entreprise, financée pour moitié par leur employeur. Jusqu’à présent, plus de 4 millions de salariés, en particulier dans les TPE (les très petites entreprises), ne bénéficiaient pas de mutuelle d’entreprise, et 10 % de ces travailleurs n’avaient pas de mutuelle du tout.

Depuis des années, les gouvernements successifs, de droite et de gauche, ont tous diminué, de plus en plus, la part des frais de santé remboursés par la Sécurité sociale. Se soigner coûte donc de plus en plus cher, lorsqu’on n’a pas de mutuelle, et de plus en plus de gens y renoncent faute d’argent.

Pour un certain nombre de salariés, l’instauration de la complémentaire d’entreprise constituera sans doute un progrès, soit parce qu’ils n’en avaient pas auparavant, soit parce qu’ils seront ainsi mieux couverts. Mais cette mutuelle qui sera choisie par l’employeur ne conviendra pas forcément à tous. Beaucoup d’entreprises, en particulier les plus petites, ont visiblement choisi les mutuelles les moins chères possible, avec le minimum de remboursements imposé par la loi. Certains salariés, qui avaient déjà une mutuelle individuelle, seront moins bien couverts qu’avant. Ils pourront alors souscrire une « surcomplémentaire », mais celle-ci sera entièrement à leur charge, et l’ensemble risque de coûter plus cher. Par ailleurs, dans les entreprises qui ont choisi des mutuelles plus complètes, mais plus chères, certains salariés paieront plus qu’avec leur ancienne mutuelle.

D’autre part, la moitié de la mutuelle sera financée par l’employeur, qui sera exonéré de cotisations sociales supplémentaires. Mais pour le salarié, la part financée par le patron sera considérée comme un revenu imposable supplémentaire, ce qui fera augmenter l’impôt sur le revenu.

La loi a prévu le cas des travailleurs licenciés, des CDD, des intérimaires, mais pour tous les travailleurs, de plus en plus nombreux, qui alternent les mois de chômage avec des contrats de quelques jours ou de quelques mois, en CDD, en intérim, en passant d’une entreprise à l’autre, la situation risque d’être bien compliquée !

Selon des professionnels du secteur interrogés dans le journal Les Échos, la concurrence a été effrénée ces derniers mois entre les sociétés d’assurance. Beaucoup d’assureurs auraient réduit leurs tarifs afin de remporter les contrats, mais s’apprêteraient à les augmenter rapidement dans les prochaines années. Il faut bien mettre la main sur ce marché profitable qui leur est offert sur un plateau par le gouvernement. Mais la seule mesure juste serait la prise en charge sans restriction des soins par la Sécurité sociale, sans aucun besoin de ces complémentaires destinées à combler un peu ses failles, moyennant finances.

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:19
SOCIAL TRIBUNAL DE COMMERCE DE BRIEY EMAUX : DECISION VENDREDISOCIAL TRIBUNAL DE COMMERCE DE BRIEY EMAUX : DECISION VENDREDI

L’épilogue est proche pour les salariés des Faïenceries et Émaux de Longwy. Six mois après son placement en redressement judiciaire,

La manufacture séculaire est dans l’attente d’un repreneur. Sur les sept retenus initialement par le tribunal de commerce de Briey, quatre ont été auditionnés, hier, au cours d’un après-midi marathon. Deux dossiers tiennent la corde. Avec à chaque fois, la préservation de la quasi-totalité du personnel, soit une petite quarantaine de salariés. C’est du moins ce qu’annoncent ces deux repreneurs potentiels. Décision vendredi en fin de matinée.

Le PCF apporte son soutien aux salariés des Faïenceries et Émaux de Longwy

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:18
Premier tour des élections régionales 2015 – Déclaration de Pierre Laurent

Les premières estimations connues à cette heure des résultats du premier tour des élections régionales confirment le grave état d'alerte social et démocratique du pays.

Dans notre pays, la France, où des millions et des millions de personnes souffrent durement du chômage, de la précarité, du pouvoir de la finance sur nos vies et sur notre travail, où l'angoisse du lendemain ronge la vie de tant de nos concitoyens, où les attentats du 13 novembre ont ajouté la peur à toute cette insécurité sociale, la menace est réelle de voir la droite et l'extrême-droite diriger dimanche prochain la très grande majorité, et peut-être la totalité, des 13 nouvelles régions. Ce serait une catastrophe que la très grande majorité de notre peuple paierait cher.

C'est une situation d'extrême danger pour notre pays car le Front national renforce, après les élections européennes, sa place de premier parti politique. Le racisme déclaré de son programme libéral-populiste constitue une mise en cause explicite des valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité de notre République.

Dans ce contexte, plus de 50% des électrices et des électeurs ont une nouvelle fois choisi de s'abstenir, marquant leur défiance massive et désormais structurelle à l'égard du fonctionnement de plus en plus défaillant de notre démocratie. La colère contre tous les manquements à la parole donnée, aux engagements pris aussitôt abandonnés dans les actes, continue de grandir.

Les résultats portent évidemment la marque de la situation exceptionnelle dans laquelle se sont déroulés ces élections. Les enjeux des élections régionales ont été sciemment marginalisés. Depuis les attentats du 13 novembre, la peur qu'ils ont suscitée et l'inquiétude provoquée par l'état d'urgence ont été largement instrumentalisés et ont compliqué encore le scrutin.

Pourquoi en sommes-nous là? Parce que depuis des années les attaques des pouvoirs de l'argent contre le monde du travail, les déréglementations de la mondialisation capitaliste, les politiques ultralibérales européennes ont démantelé les solidarités. Parce que la pensée unique dominante a matraqué toutes les tentatives d'ouvrir un nouveau chemin de transformation sociale.

La responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité du pays, le cap de politiques d'austérité de plus en plus dures, appliquées avec des méthodes de plus en plus autoritaires, est immense. L'impasse politique, économique, sociale dans laquelle ils se sont acharnés à enfoncer le pays a nourri un rejet que plus rien ne peut arrêter.

La montée du Front national s'est d'autant plus nourrie de ce rejet que la droite des Républicains et de l'UDI et les dirigeants socialistes se sont dépensés sans compter pour installer le Front national et, en faire leur principal «concurrent», un repoussoir pour sauvegarder leur hégémonie. Ils ont eux même banalisé ses idées, espérant ainsi étouffer tout espoir de transformation sociale et favoriser leurs projets de recomposition politique. Le résultat est le désastre politique auquel nous assistons. Jamais les communistes ne s'y résigneront. Et nombreux avec eux sont les démocrates, les électeurs de toutes les familles de gauche à ne pas accepter ce scénario mortifère. Leur rassemblement dans l'action sera plus que jamais nécessaire.

Les listes sur lesquelles les communistes étaient engagés avec le Front de gauche et des forces citoyennes et écologistes ont travaillé à ouvrir un autre chemin, contre l'austérité, pour la solidarité et le progrès humain partagé. Ce soir, le score obtenu par les listes est un point d'appui pour les batailles à venir et pour battre la droite et le Front national au second tour. Ces scores sont certes encore très insuffisants. Nos ambitions demeurent pour l'avenir. Mais ce soir, sans le respect de ces listes et de leurs électeurs, rien n'est possible à gauche.

Ce soir, une chose est certaine. Le grand défi de la nouvelle période politique qui s'ouvre sera celui de la construction d'un nouveau projet de gauche solidaire et fraternel pour notre pays et pour notre République. Ce projet doit être un projet de solidarité, de prospérité partagée et de paix et non un projet de guerre, de concurrence et d'égoïsmes réciproques. Dans les semaines et les mois à venir, les communistes prendront à gauche, avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles, toutes les initiatives nécessaires à la construction politique de ce nouveau pacte d'avenir pour la France, pour la conduite duquel les dirigeants actuels du pays sont totalement défaillants.

Pour le second tour, le PCF veut faire respecter la volonté des électeurs qui ont accordé leur confiance aux listes citoyennes et du Front de gauche au premier tour. Pour que ces électeurs soient représentés par des élus auxquels ils font confiance, pour que les régions aux compétences élargies et utiles au quotidien, comptent des élus à gauche déterminés à poursuivre les combats contre l'austérité et par la promotion de politiques publiques de solidarité, pour battre la droite et écarter le danger extrême du Front national, le PCF appelle à construire des listes de second tour qui rassemblent les différentes listes de gauche du premier tour. Dans ces listes, personne ne se rallie à personne. L'addition de ces listes est la seule manière d'empêcher la victoire totale de la droite et de l'extrême droite. Dans les assemblées régionales, les élus communistes agiront librement sur la base de leurs engagements devant les électeurs au premier tour pour faire avancer tout ce qui aidera notre peuple à mieux vivre.

La France ne pourra en rester là... Notre peuple est en demande de changement, de rassemblement et de sens pour se sortir de l'impasse actuelle. Il est urgent de mettre l'humain au cœur de toutes les questions sociales et non la finance.

Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français dimanche 6 décembre – 20 heures

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 13:22

La fédération de Meurthe-et-Moselle du PCF remercie les électeurs qui ont fait le choix de la liste "Nos vies d'abord !" au premier tour des élections régionales.

Le Front national et Florian Philippot sont aujourd'hui en mesure de diriger notre région, ce qui aurait des conséquences catastrophique pour la population.

Le PCF54 appelle les électeurs à se mobiliser massivement dimanche prochain pour faire barrage au Front national.

Au-delà des élections régionales, la gauche, toute la gauche, doit tirer les enseignements de ces résultats. L'urgence est à la refondation de la gauche autour d'un nouveau pacte social et républicain, autour d'autres pratiques politiques, d'un projet qui donne des perspectives au monde du travail et à la jeunesse, qui donne du sens à nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

Le PCF54 prendra toute sa part dans cette bataille.

Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français


Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:02
Lundi à Longwy : soutenir les salariés des faïenceries

Les salariés des faïenceries et Émaux de Longwy vont débrayer lundi 7 décembre à 8h30 pendant une réunion à laquelle vont participer la juge-commissaire, la mandataire judiciaire et peut-être le liquidateur, ainsi que le PDG actuel de l’entreprise longovicienne. L’union locale de Longwy/Longuyon/Villerupt et le syndicat CGT des Émaux de Longwy appellent la population et les élus à se rassembler à partir de 8h15 devant la société, avenue d’Huart à Longwy pour « soutenir les salarié(e)s et exiger le choix d’un repreneur qui préserve l’emploi et le savoir-faire ». A cette occasion, sera distribué un trac annonçant un second rassemblement devant le palais de justice de Briey, à partir de 15h30, le lendemain, mardi 8 décembre. Les représentantes du personnel seront à l’audience du tribunal de commerce, qui débutera à 14h, avec leur avocat Me Blindauer, « pour défendre le dossier de reprise qu’elles estiment le plus sérieux ».

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 12:46
Politique élections régionales Le marché est clos…

Voilà, c’est fini. Du moins en ce qui nous concerne. Les prochains articles portant sur les élections régionales ne paraîtront que lundi, au lendemain du premier tour de scrutin. C’est fini, également, pour Eric Monnini. Un brin éprouvé, le visage marqué par de longues semaines de campagne, ce Jarnysien a terminé son marché, plutôt ses marchés. Inscrit en bonne place sur la liste "Nos vies d’abord" menée par Patrick Peron, maire d’Algrange, le secrétaire de section du Parti communiste de Jarny a couvert ces rendez-vous populaires avec entrain. Et toujours un tract en main, « celui qui représente la vraie gauche, une gauche populaire », affirme-t-il. Que retient-il de ce travail de terrain, lui qui s’apprête à vivre son premier passage devant les électeurs ?

« Que les gens ont besoin de réponses. Que cette politique d’austérité menée par le gouvernement, ce n’est pas seulement des mots ou des chiffres. Mais plutôt des coups portés à la solidarité et au vivre ensemble ». Voilà, c’est fini. Place désormais aux citoyens qui feront entendre leur voix, dès dimanche.

Paru dans le Républicain Lorrain

Repost 0
Published by PCF du Jarnisy 54
commenter cet article