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Discours de Christian Tabaglio

BUREAU REPAS

 

Jarny 13 mars 2011,

 

 

            Chers Amis, chers Camarades,

 

            Avant tout, je voudrais vous remercier d’être aussi nombreux à ce traditionnel repas organisé par la section du Parti Communiste Français du Jarnisy. Votre présence, prouve que notre repas s’inscrit dans la durée, ce que je souhaite de toutes mes forces.

 

            Deux raisons font que je suis heureux d’intervenir aujourd’hui. La première, c’est une date anniversaire, la deuxième, c’est que l’on arrive, dans huit jours, au terme d’un long processus démocratique d’une campagne électorale qui nous l’espérons, sera suivie d’un résultat positif.

 

            Je tiens ici à remercier les soixante quinze militants qui ont arpenté les rues des villes et villages, qui ont fait le porte- à- porte pour faire connaître le programme de notre duo, Olivier et Manuela. Il vaut mieux que les communistes soient partie prenante des décisions pour qu’ils se mobilisent.

 

            Revenons tout d’abord à la date anniversaire.  En effet, il y a 90 ans et 3 mois, en décembre 192O à Tours, naissait le Parti qui allait prendre quelques mois plus tard le nom de Parti Communiste Français. L’ouverture d’une parenthèse politique qui peine à se refermer après l’écroulement du système soviétique comme certains l’affirment.

 

            Combien de fois nous a-t-on enterré ?

 

            Après la disparition du système soviétique, beaucoup se sont interrogés sur la nécessité d’un parti continuant de se référer au communisme puisque l’histoire prétendait-on en aurait démontré définitivement l’inutilité. Et ne vaudrait-il pas mieux, ajoutent certains, qu’il se dissolve dans un mouvement plus large, comme l’olivier en Italie, ou en Espagne (on voit où cela les a menés : plus d’élus de gauche) se contentant d’aménager le capitalisme à la manière de la Social- Démocratie triomphant en Europe.

 

            Le problème est que ce propos repose sur un contresens dont ont été victimes aussi bien les partisans dont j’étais que les adversaires du système soviétique. Car on pensait défendre le communisme, alors qu’il ne s’agissait que de sa caricature, qui contredisait à bien des égards cette démocratie intégrale qui définissait le communisme. Celui-ci n’est donc pas mort avec la chute du mur puisqu’il n’a, en fait, jamais vraiment existé nulle part.

 

            Il reste à inventer dans nos sociétés développées en respectant la liberté politique héritée de 1789. Pour autant, ce scepticisme engageait un diagnostic sur la viabilité et les bienfaits d’un capitalisme réformé, moralisé diraient certains que la crise récente a disqualifié. Car il s’agit bel et bien d’une crise systémique, du système lui-même, qui ne cesse de s’approfondir et fait le malheur des peuples à un degré que l’on n’aurait jamais imaginé : paupérisation des pans entiers de la population (8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté) – Pendant ce temps, les sociétés du CAC 40 ont versé 39 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2010. (256 milliards de francs, ce qui représentent quelques SMIC, vous en conviendraient, ou payer les retraites à 60 ans.) – en France, mais aussi dans toute l’Europe y compris les Ex pays de l’Est sans qu’ils y aient beaucoup gagné sur le plan de la démocratie.

 

            Le poids insoutenable de la finance internationale, qui contraint les Etats à revenir sur les acquis obtenus par la lutte des classes qu’elles soient politiques ou syndicales. Rappelons nous que pour certains, il faut gommer de la mémoire des français, le CNR, pour d’autres, c’est Mai 1968. Deux périodes qui avaient imposé au capital des compromis substantiels avec le monde du travail. Pour aller vite : en 45, c’est la sécu avec Ambroise Croizat ministre communiste, Nationalisation EDF, charbon, en 68 SMIC + 30%, 4e semaines de C.P, etc…

 

            Aujourd’hui, tout se passe sans le consentement des peuples, en France un véritable déni de démocratie.

 

            Le Peuple dit non au traité de Constitution Européenne, à 55%, contre l’avis des grands partis UMP, PS, Centre,  qu’à cela ne tienne, Sarko convoque un congrès pour modifier la Constitution (adoptée à 1 voix) qui lui permettra d’ignorer le Peuple ; plus récemment, la contre réforme sur les retraites a mobilisé plusieurs millions de personnes, pour autant Sarko et ses sbires n’en n’ont cure et continuent à appliquer leur politique de destruction, de casse de notre système social, pourtant tellement vanté lors de la crise financière.

 

            Dernière attaque en règle, une véritable déclaration de guerre contre la population minière : le rapport BUR qui précipite la disparition du régime de sécurité sociale minière, acquis de haute lutte par une corporation à qui la France doit une reconnaissance imprescriptible.

 

17 mineurs licenciés à la suite d’une grève menée en 1948 obtiennent justice.

 

Vous savez ces mineurs, qui devaient relever la France, contre qui Jules Moch envoya l’armée…

 

         La cour d’appel de Versailles, dans un arrêt rendu hier, a donné raison à 17 mineurs qui avaient été licenciés en 1948 à la suite de la longue grève menée dans tous les bassins miniers de France et principalement dans le Nord et le Pas-de-Calais. Ils avaient porté plainte contre les Charbonnages de France pour discrimination. La cour a reconnu qu’ils avaient été licenciés pour fait de grève, elle a rejeté l’argument de la prescription des faits avancé par les Charbonnages, et accordé à chacune des 17 familles la somme de 30 000 euros de dommages-intérêts. C’est l’aboutissement d’une longue bataille, conduite par les mineurs et/ou leurs héritiers, avec l’appui d’un collectif d’avocats du Syndicats des avocats de France. Mais ces gueules noires n’ont toujours pas bénéficié de l’application de la loi d’amnistie d’août 1981, contrairement aux travailleurs sanctionnés dans toutes les branches professionnelles nationalisées.

 

            Tout cela se passe, je le disais, sans le consentement des peuples, mais par contre, encouragé par la social-démocratie, voir le social-libéralisme à l’instar du directeur du FMI, on aura reconnu D.S.K, l’homme providentiel qui impose au nom de la finance, du capitalisme une rigueur sans précédent au peuples grecs, espagnols, portugais, irlandais et autres… N’est-ce pas J.C Trichet patron de la BCE qui déclarait récemment : « augmenter les salaires serait une énorme bêtise ».

 

            C’est bien pourquoi, face à ce désastre global, nous avons besoin de maintenir haut et fort, mais avec intelligence aussi, l’exigence communiste, d’une société largement différente, entièrement consacrée au service de l’humain.

 

             Mais cela ne se fera pas tout seul. Il faut un parti Communiste, qu’il faut certes améliorer, ouvrir au maximum sur l’extérieur, mais un parti, à savoir une organisation dotée d’une théorie révolutionnaire, capable de faire des propositions nourries de connaissances économiques et sociologiques pointues et ayant pour fonction d’éclairer le chemin de la lutte anticapitaliste dans tous les domaines. Ne cédons pas à cette mode qui critique la « forme parti » : ce serait fuir notre responsabilité, ce serait risquer de voir se diluer l’exigence communiste elle-même. La politique a besoin de ces médiations que sont les partis, c’est encore plus vrai pour un parti qui lutte contre l’ordre dominant : refuser la nécessité de cette médiation, c’est contribuer au discrédit de la politique elle-même alors que nous, Communises, entendons lui redonner toute sa place. C’est André Chassaigne qui disait à Audun-le-Roman : « donner à la politique ses lettres de noblesse ». Le lien est tout trouvé, qui m’amène tout simplement aux élections qui nous concernent. Les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains se tiendront dans un contexte de crise aggravée, crise économique, sociale, morale et démocratique.

 

            A propos de démocratie ou plutôt d’un manque de démocratie :

Alors que le Président de la République en visite au Puy-enVelay, il y a une dizaine de jours, une manifestation était organisée à l’appel de syndicats et partis de gauche. Cette manif a été purement et simplement interdite car les rues étaient bouclées. Pire, alors que les 5OO personnes présentes tentaient de quitter la place où ils étaient confinés, des responsables syndicaux ont été matraqués et gazés. Il fallait cacher la colère populaire au président.

 

            Après le formidable mouvement populaire auquel ont participé des dizaines de milliers de Meurthe-et-Mosellans, des milliers de Jarnysiens  pour défendre les retraites, ces élections seront un rendez-vous électoral de première importance avant 2012 et les élections présidentielles et législatives. Un test grandeur nature.

 

            Les grandes manœuvres ont déjà commencé, et l’on voit bien la fébrilité du Président et de son parti qui partent chasser sur les terres du FN, au risque de banaliser le vote frontiste. Et les sondages qui placent Le Pen Fille en 1e ou 3e position doivent être pris au sérieux, même s’il ne s’agit que d’une projection à l’instant T, à 15 mois des élections.

 

            Le Parti Communiste associé à d’autres forces PG, GU, dans le département, a décidé de s’engager dans la bataille des Cantonales 2011 avec Europe Ecologies- Les Verts sur le canton de Conflans- Jarny avec le soutien du Front de gauche, PG, GU et des Verts. Pour cela, les communistes en assemblée générale ont désigné Olivier Tritz en tant que titulaire et Manuela Ribeiro sa remplaçante pour succéder à notre camarade Evelyne Didier, Sénatrice et Maire de Conflans qui passe le témoin.

 

            Notre département a besoin d’élus engagés, soucieux de la démocratie, qui, porteront dans l’institution départementale nos combats pour vivre mieux. Ils prolongeront et amplifieront l’action des Conseillers généraux communistes et apparentés républicains. Il nous faudra porter ensemble, élus et citoyens, un projet départemental : appeler la population à défendre les services publics de proximité (école, lycée, La poste, commissariat, etc…) la laïcité et la démocratie avec la contre réforme territoriale (qui va éloigner les citoyens des centres de décision) et nous mettrons tout en œuvre pour nous opposer à son application.

 

            Nous présentons des candidats décidés à faire entendre la voix d’une gauche de transformation sociale et écologique capable d’opposer un projet en rupture avec la logique du capitalisme en crise, ce capitalisme prédateur qui met en cause notre nation et nos valeurs. Les peuples se soulèvent en Tunisie, en Egypte, en Libye et ailleurs pour la liberté et la démocratie.

 

            Nous avons la liberté, nous avons la démocratie, donc je n’ai aucune raison de rester à la maison, je n’ai aucune raison de na pas voter et surtout, je n’ai pas envie de faire de cadeaux à Sarkozy, comme je n’ai pas envie de faire de cadeaux à tous ceux qui se foutent comme d’une guigne des souffrances du peuple et je veux d’autant moins leur faire de cadeaux que le pire est peut-être devant nous.

 

            Il suffit de voir les augmentations : (EDF, GAZ, Essence, Gasoil, etc…) On nous augmente l’essence, le gasoil, le fioul pour se chauffer et pendant ce temps,

            Total                   fait 10,5 milliards de bénéfice,

            Arcelor               fait   3   milliards,

            LVMH (le luxe) fait   3 milliards, ce qui vaut à son PDG d’être la 4e fortune de la planète.

Qu’à cela ne tienne, pour Christine Lagarde, « pour faire des économies, utiliser son kit : gonflez vos pneus, réduisez la vitesse, coupez le moteur, ne roulez pas de manière saccadée. » Quel cynisme !

 

            Aussi, je vous invite à vous procurer le texte publié dans l’Humanité du mercredi 9 mars. Un document anti social, préparé dans le secret des couloirs du Parlement Européen, un document de régression sociale qui vise à faire payer aux peuples les dettes contractées par les Etats auprès des marchés financiers… quand il fallait sauver ces derniers, des mesures bien plus terribles que la directive Bolkestein.   

 

            Ne pas voter, quelles qu’en soient vos raisons !!, c’est abandonner le combat de nos pères fondateurs de la République. Nous n’avons pas le droit de laisser les mains libres aux revanchards, à cette grande bourgeoisie, au service du grand capital, du capitalisme de la finance. D’ailleurs, n’est-ce pas Yvon Chotard Ex n°2 du CNPF (ancêtre du MEDEF) qui déclarait « On ne peut pas faire la même politique lorsque le PC est à 8% ou à 15%. » Même si cela vous dérange, aller voter pour ne pas avoir de regret demain et dire : « Ah, si j’avais su !!! »

 

            Le vote, quels que soient nos sentiments, quel que soient nos rancoeurs, notre défiance, ce bien unique,  nous n’avons pas le droit de le déprécier, de le dévaluer. Nous oublions trop souvent que le vote est une liberté qui a la prise et la couleur du sang, d’hommes et de femmes qui sont morts pour que nous soyons libres. Alors le 20 mars, je vote pour ne laisser personne décider à ma place, je vote et je fais voter ma famille, mes amis pour Olivier Tritz et Manuela Ribeiro pour renforcer la gauche de transformation sociale en Meurthe-et-Moselle.

 

            Je ne pourrai finir mon intervention, sans un appel à l’adhésion à notre Parti, à vous inviter à rejoindre les 75 communistes qui ont fait le pas depuis 6 ans ; en effet, lorsque nous avons décidé de relancer l’activité de la section avec Jean, Elise, Pascal, Jean-Marc et d’autres… nous n’étions que 25 ou 26 alors qu’aujourd’hui, nous sommes 1OO. Alors oui, prenez votre carte au PC pour qu’ensemble nous soyons plus forts.

 
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